Étiquette : Victoire Dupous-Bibal

  • D’une idée de recherche, en mars 2019, sur la parenté basque de Maurice Ravel, à la réalisation de la maquette du livre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel », en juillet 2025 : un petit historique en quelques étapes d’un parcours de recherche et de découvertes inédites, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

    Pour parvenir à marcher très effectivement, par les rues de Ciboure, mais aussi de Saint-Jean-de-Luz, sur les pas des divers parents basques – ancêtres Delouart, mais aussi nombreux cousins : Delouart, Billac, Etcheverry, Hiriart, Dargaignaratz, Gaudin, Goyenague, Passicot, Cerciat, Etchepare, Sagarzazu, Larrarte, etc.  – des natifs eux-mêmes de Ciboure Maurice Ravel, en 1875, et sa mère Marie Delouart, en 1840, il a fallu d’abord mener une longue enquête, patiente et ultra- attentive, à partir d’abord de ce qu’il était possible d’induire des moindres indices que pouvait fournir une lecture très méthodique – débutée le 12 mars 2019 – de la Correspondance de Maurice Ravel telle que celle-ci a été réunie et publiée par les soins de Manuel Cornejo – une première édition au mois d’octobre 2018 (au Passeur), puis une seconde, très enrichie, au mois de mars 2025, aux Editions Gallimard, collection Tel, en deux volumes – : un travail de lecture-déchiffrage minutieux qui a été mené depuis le 12 mars 2019 jusqu’à ce mois-ci de juillet 2025, soit en 6 années et 4 mois…

    …

    Puis, et à partir d’une réunion, le 24 octobre 2024 au Centre culturel Peyuco Duhart à Saint-Jean-de-Luz, de diverses associations luziennes ainsi que cibouriennes invitées, dont l’Association Jakintza – et c’est là, peu avant, que son président Guy Lalanne m’a proposé de bien vouloir l’y accompagner, en tant que « spécialiste » de Ravel, et un peu luzien aussi… – , en vue de mettre au point de quoi rendre hommage en son pays natal à Maurice Ravel pour le 150e anniversaire de sa naissance – le 7 mars 1875, à Ciboure – , en cette »Année Ravel 2025 » qui s’annonçait,

    c’est le concours très actif, hyper-compétent et ultra-riche de ressources (!) de l’infatigable cher Guy Lalanne, le président hyper-vigilant de la dynamique et très féconde association Jakintza, qui a permis de bien localiser– et puis, maintenant aussi, photographier – ces maisons de ces divers parents et cousins de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, telles qu’elles sont aujourd’hui, ces maisons, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, elles-mêmes si elles n’ont pas – ou guère – changé, ou bien celles qui, sur leur emplacement, les ont remplacées, afin d’aboutir à réaliser un parcours – fléché… – de localisation de ces maisons liées à Ravel, par les rues de Ciboure et de Saint-Jean-de-Luz, devenant, ainsi matérialisé, aisément suivable pour qui s’intéresserait à venir se rendre compte de visu, sur le terrain, en de passionnantes promenades – je pense en particulier ici aux maisons situées dans le superbe quartier aujourd’hui de Bordagain – des diverses maisons liées à Maurice Ravel et sa mère Marie Delouart, et leur parenté basque, à Ciboure ainsi qu’à Saint-Jean-de-Luz – par exemple lors de futures « Journées du patrimoine » .

    Et je veux ici mettre tout spécialement en exergue, car c’est un des apports majeurs, et ultra-sensible par sa visibilité à venir, de notre recherche, cette découverte que nous avons réussi, Guy Lalanne et moi-même Francis Lippa, à situer – les premiers – avec exactitude et sur place – ce fut, pedibus, le vendredi 2 mai 2025 – , la maison qui a été, et de mère en fille – Françoise Benoît (1786 -1855) épouse Dupous, sa fille Victoire Dupous (1922-1903) épouse Bibal, puis sa petite-fille Annette Bibal (1844-1936) épouse Gaudin – le domicile – avant même 1844 pour la naissance le 7 février 1844, en cette maison du n° 21 de la Grand-Rue, du fils aîné de Victoire Dupous et son mari Pierre Bibal : Jean-Baptiste Bibal (qui décèdera à l’hôpital de Rochefort le 18 février 1871) – de la famille des Benoît-Dupous-Bibal-Gaudin – ces Benoît et ces Dupous-là exerçaient la profession de boulanger – , chez lesquels Maurice Ravel a maintes fois séjourné, dès son enfance et son adolescence, en vacances, auprès de sa chère grand-tante Engrace-Gachucha Billac (1819-1902) – celle-ci y était domestique, en charge tout particulièrement des enfants, depuis au moins 1862, et peut-être même dès 1855, pour ce qui concerne les enfants Bibal, avant de s’occuper, à partir de 1875 et jusqu’à son décès en 1902, des enfants Gaudin… – , en ce qui, de n° 21 de la Grand-Rue – en 1844… – , est devenu – entre le 31 janvier 1883 (Pascal Gaudin naît ce jour-là au n° 21 de la Grand-Rue) et le 28 avril 1884 (son oncle Léon-Pierre Bibal décède ce jour-là au n° 41 de la rue Gambetta) – le n° 41 de la rue Gambetta – le nom de rue Gambetta fut donné à la Grand-Rue de Saint-Jean-de-Luz afin d’honorer le grand républicain Léon Gambetta, décédé le 31 décembre 1882) ; là-dessus, lire mon article en date du 2 novembre 2019 «  » ; et cela avant un nouveau changement de numérotation de cette rue Gambetta, advenu vers 1930 : ce sera alors que  le n° 41 deviendra le n° 49 ! – ; et cela jusqu’à ce qu’en 1924 la maîtresse de cette très belle maison, Annette Bibal-Gaudin (1845-1936) vende cette maison devenue désormais trop vaste (et peuplée de trop de souvenirs de ses défunts Gaudin…), pour déménager avec sa sœur Bernardine Bibal (1855-1943), sa fille Marie Gaudin (1879-1976) et sa petite-fille Annie Courtault (1913-1994) – Annie Courteault, dont la grand-mère Annette Bibal-Gaudin avait tenu à s’occuper de l’éducation, à Saint-Jean-de-Luz:; Annie suivait alors les cours de la Pension Sainte-Odile… – pour la plus modeste Villa Mirentchu, Rue du Midi,…

    …

    Et tout ce travail de localisaton actuelle des maisons, sur les bases des indications de repérage des domiciles de ces parents de Marie Delouart et Maurice Ravel, telles que j’ai pu les répertorier peu après ce 24 octobre 2024, dans deux articles commodes, les plus précis et complets possibles, en date des 5 et 6 novembre 2024 : «  «  et «  « …

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    Il me faut aussi préciser que c’est à partir de l’article – de visée panoramique – intitulé « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022, de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel… », rédigé le 18 octobre 2024 dans la perspective même de ce livre à venir que je me suis mis à l’effort de récapituler les étapes marquantes de ma recherche d’élucidation de ces parentés basques de Maurice Ravel, via les divers cousins – méconnus ou ignorés jusqu’alors par les chercheurs – de sa mère, la cibourienne Marie Delouart (1840-1917)…

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    Et je me permets ici de renvoyer les lecteurs les plus courageux – c’est que je ne suis pas toujours facile à lire, du fait de ma manie quasi invétérée de fournir le détail documentaire le plus poussé… – à cet article-florilège du 18 octobre 2024 « Et puis un florilège d’articles marquants, entre mai 2019 et août 2022, de ma recherche des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel…« , qui a au moins le mérite d’offrir un commode recueil-documentaire récapitulatif de 11 autres articles de mon blog « En cherchant bien » qui constituent, à mes yeux, autant d’étapes de progrès et découvertes marquantes de ma recherche, en date – et je les énumère ici –

    du 13 mai 2019 : «  » ;

    du 26 mai 2019 : «  » ;

    du 28 mai 2019 : «  » ;

    du 19 août 2019 : «  » ;

    du 31 août 2019 : «  » ;

    du 2 septembre 2020 : «  ;

    du 4 octobre 2020 : «  » ;

    du 11 octobre 2020 : « » ;

    du 7 octobre 2021 : «   » ;

    du 11 octobre 2021 : «  » ;

    du 17 août 2022 ; «  » ;

    et du 18 août 2022 : « « ,

    tous ces articles-jalons pouvant être parcourus comme autant d’avancées de cette patiente recherche, avec ses tournants marquants et ses étapes de progrès…

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    Je dois aussi mettre dès maintenant l’accent sur un article important – en partie généalogique, mais pas seulement, de réflexion originale aussi – , rédigé le 11 juillet dernier – 2025 – : « « , dont je reprends ici l’essentiel…

    …

    Avant d’aller plus loin, je tiens à reprendre et compléter ce que j’ai commencé à détailler le 1er juin dernier – 2025, en mon article de réflexion aussi – « » , à propos, d’une part, des liens familiaux entre la désormais parisienne Marie Delouart – à partir de 1872-1873 (une ambiguïté d’année demeure ici) : en tout cas Marie Delouart épouse Pierre-Joseph Ravel à Paris le 3 avril 1873 –  et ses deux tantes Billac, la cibourienne Gracieuse Billac (1824-1897), et celle qui de cibourienne est devenue luzienne – peut-être dès 1855, et en tout cas dès 1862, au service des Dupous-Bibal… – , Engrace-Gachucha Billac (1819-1902) ; et, d’autre part, à propos des liens amicaux – cette fois, et sur lesquels il me paraît falloir insister… – ayant existé entre Marie Delouart (1840-1917), ainsi que son fils Maurice Ravel (1875-1937), avec les luziens Victoire Dupous-Bibal (1822-1903), sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845-1936), et les enfants Gaudin, dont, tout spécialement, Marie Gaudin (1879-1976), car ces divers liens familiaux ainsi qu’amicaux et affectifs basques sont décisifs pour mieux comprendre les rapports de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel tant avec leurs tantes Billac, qu’avec leurs amis luziens Dupous, Bibal et Gaudin, les employeurs de la tante (et grand-tante) Gachucha Billac ; et c’est elle, Gachucha Billac, qui fait le lien entre eux tous…
    …
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    En creusant la généalogie des Billac et celle des Errecalde – Jacques Billac (1772-1839), époux à Ciboure le 14 septembre 1814 de Marie Delouart (1782-1855), est le fils de Pierre Billac (? – ?) et Sabine Errecalde (1726-1806), mariés à Ciboure le 17 janvier 1769) – , je me suis aperçu que Marie Delouart avait conservé – depuis son installation à Paris (ajout du 10 juillet 2025) – des rapports privilégiés surtout avec sa tante Engrace-Gachucha Billac, luzienne dès avant 1862, et peut-être même dès l’automne 1855 – suite au décès, à Saint-Jean-de-Luz, chez lui, au 41 Grand Rue, le 13 septembre 1855, de Pierre Bibal, au plus fort de l’épidémie de choléra (qui emporta aussi, à Ciboure cette fois, et Marie-Baptiste Billac (ce fut le 17 août 1855), et Marie Delouart veuve Billac, la grand-mère de Marie-Delouart et arrière-grand-mère de Maurice Ravel  (ce fut le 23 août suivant, en 1855 : c’est-dire rien moins que la sœur et la mère d’Engrace-Gachucha Billac, décédées le 17 et le 23 août 1855, en la maison Lamacenia, au n° 137 du quartier de la Place, à Ciboure) ; ce Pierre Bibal, qui était l’époux de Victoire Dupous-Bibal, laissait cette dernière, veuve, avec à sa charge les 6 enfants encore vivants des 9 qui leur étaient nés, dont la dernière, Bernardine Bibal (la future « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à ses amies Jane et Marie Gaudin…), venait tout juste de naître le 22 août 1855, quand Gracieuse-Gachucha Billac, vint peut-être de sa Ciboure natale, seconder, au n° 41 de la Grand Rue de Saint-Jean-de-Luz, Victoire Dupous-Bibal, pour, de toute urgence, l’aider à élever ses 6 enfants devenus orphelins de leur père (ajout du 10 juillet 2025) – ; cette Engrace « Gachucha » Billac, qui au décès de son propre fils naturel Romain Billac (Ciboure, 9 août 1844 – Ciboure, 2 août 1862), à l’âge de 18 ans, le 2 août 1862 – est mentionné sur l’acte de décès, que le jeune Romain Billac était de profession charpentier de marine – , est déclarée résider, elle, à Saint-Jean-de-Luz, alors que son fils Romain résidait, lui, à Ciboure – au n° 146 du quartier de Pocalette  ; et en ce mois d’août 1855 de la grande épidémie de choléra, Romain Billac venait d’avoir 11 ans (ajout du 10 juillet 2025) – ; et je me suis aperçu aussi que Marie Delouart n’avait plus eu, semble-t-il, guère de rapports – du moins connus par quelque témoignage qui ait été conservé : la tante et la nièce ne savaient pas écrire… – avec son autre tante Billac, la cibourienne Gracieuse Billac (1824-1897), laquelle l’avait aidée à accoucher, à la maison San Esteven, rue du Quai, de Maurice Ravel le 7 mars 1875, et avait même été la marraine de l’enfant à l’église saint-Vincent de Ciboure le 13 mars 1875 – beaucoup de biographes de Ravel continuant malencontreusement de confondre encore les deux sœurs Billac, Engrace-Gachucha et Gracieuse…
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    La troisième tante cibourienne de Marie Delouart, Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 18 août 1855), étant, elle, décédée à l’âge de 39 ans en 1855 – 5 jours exactement avant sa mère… – , lors de l’épidémie de choléra qui décima les populations de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz !
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    Et de l’oncle Pierre-Jacques Billac (Ciboure, 5 juillet 1821 – ?, ?), qui résidait en 1840 en la maison Beloquenia au quartier de Pocalette à Ciboure, j’ignore ce qu’il est devenu après 1840 : était-il encore vivant en 1855 ? et en 1862 ?.. Je n’ai trouvé aucun document là-dessus…
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    Marie Delouart – analphabète sa vie durant : et son fils, sous sa dictée, transcrivait comme il le pouvait les noms de parents que sa mère prononçait, et en basque, pour ce qui concerne les noms de personnes : par exemple Sabadin Quinior (?) et Eslonta Maicourné (?) en la lettre adressée à Marie Gaudin en date du 22 juin 1911… ; toutefois, enfin parvenu à être mobilisé lors de la Grande Guerre, Maurice Ravel finit par obtenir de sa mère qu’elle lui écrive, et il lui demande alors : « écris-moi souvent, tous les jours, même illisiblement« , ainsi qu’il répondit le 29 mars 1916 à la toute première lettre reçue d’elle ; « Si tu avais pu voir ma joie lorsque j’ai enfin reçu une lettre de toi ! Qu’est-ce que ça peut faire qu’elle ne soit pas calligraphiée ? Ecris-moi souvent, tous les jours si tu peux. Fais mettre l’adresse par Edouard (tu n’as qu’à lui en faire écrire plusieurs d’avance). Et dis-moi tout ce que tu fais » (page 660 du Tome 1 de la Correspondance) – n’écrivant – et pour cause – presque pas – et pour l’excuser auprès de ses correspondants de ne pas répondre elle-même à leurs courriers, son fils Maurice expliquait que sa mère était ou bien « un peu fatiguée et trop âgée«, ou bien « un peu paresseuse« … – , nous ne disposons que de très peu de lettres manuscrites d’elle – une unique, à Maurice pendant la Grande Guerre, le 21 septembre 1916 (page 811 du tome I de la Correspondance) – , et donc rien d’un peu détaillé sur les rapports que Marie Delouart a pu entretenir, depuis Paris, avec sa parenté la plus proche, demeurée au Pays basque, telles ses deux tantes Billac, la cibourienne Gracieuse et la luzienne Engrace-Gachucha…
    …
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    Toutefois en l’importante lettre de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin du 22 juin 1911 – m’y voici ! – , où il prie son amie luzienne Marie Gaudin de bien vouloir se charger de trouver un logement à Ciboure pour à partir du 15 juillet et environ 3 mois, pour sa mère, lui-même et son frère Edouard, Maurice Ravel précise : « Nous préférerions que ce soit chez des parents (sic). Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) ; chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… ou autre part. «
    Maurice n’était donc pas sans savoir qu’existaient encore à Ciboure, en 1911, certains des parents – des cousins… – de sa mère Marie Delouart, qui a alors 71 ans…
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    …
    Mon hypothèse est ici que la proximité avérée de Marie Delouart (1840-1917) avec sa tante Gachucha Billac (1819- 1902) tient en partie au fait de l’amitié forte que Marie Delouart a pu nouer à Saint-Jean-de-Luz, avant son mariage à Paris avec Pierre-Joseph Ravel, avec la luzienne Annette Bibal-Gaudin (1845-1936) – qui, après sa mère Victoire Dupous-Bibal (1822-1903 : celle-ci, devenue veuve de Pierre Bibal le 12 septembre 1855), avait employé Gachucha Billac pour être la gouvernante de 6 des 9 enfants Bibal, employa elle aussi, à son tour, et dans la même maison, dès 1875, Gachucha, pour être la gouvernante des 7 enfants Gaudin, après avoir été la gouvernante de 6 des enfants Bibal : une tâche qui rendit Gachucha effectivement très présente (elle avait une forte personnalité !), en la demeure du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ; comme me l’ont confirmé les récits (détaillés d’anecdotes mémorables : le jeu de chat au piano du petit Maurice, l’assiette ébréchée qu’on lui réservait, etc.) de souvenirs des Gaudin, de Maylen Gaudin-Lenoir (petite-fille des époux Magdeleine Hiriart et Charles Gaudin et arrière-petite-fille des époux Annette-Bibal et Edmond Gaudin)… – ;
    …
    Cette Annette Bibal-Gaudin, qui, en demandant à Marie Delouart de bien vouloir prendre sa place en 1871 – probablement : Annette Bibal désirait en effet demeurer à Saint-Jean-de-Luz auprès de son fiancé Edmond Gaudin, qui souffrait de séquelles des blessures reçues lors de la guerre de 1870 contre la Prusse – pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui y allait présenter, comme chaque année, sa prestigieuse collection de chapeaux – et Annette Bibal avait à plusieurs reprises déjà accompagné celle-ci à Madrid – , donna l’occasion à Marie Delouart – la nièce de Gachucha Billac – de faire la connaissance là-bas de son futur mari Pierre-Joseph Ravel (1832-1908)…
    …
    Et de fait Maurice Ravel, à son tour, a lui aussi, entretenu sa vie durant de précieux et durables liens d’amitié avec la famille luzienne d’Annette Bibal-Gaudin (1845-1936), et sa mère Victoire Dupous-Bibal (1822 1903) – la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz  jusqu’à son décès en 1903 – , les employeurs successifs, et en la même maison, Grand-Rue (puis rue Gambetta), de sa chère grand-tante Engrace « Gachucha » Billac (1819-1902)…, ainsi qu’avec la fratrie des enfants Gaudin, et tout spécialement, la plus proche de son cœur, Marie Gaudin (1879-1976) – celle-ci a même dit, à la fin de sa vie, qu’elle considérait Maurice Ravel comme  »le cinquième de ses frères » Gaudin : rien moins !
    …
    Et il reste à en découvrir davantage sur cet oncle unique Billac de Marie Delouart – le seul fils de sa grand-mère Marie-Baptiste Delouart (1782-1855), mère de 4 filles : Sabine Delouart (1809-1974), Marie-Baptiste Billac (1815-1855), Engrace-Gachucha Billac (1819-1902) et Graciense Billac (1824-1897) – qu’est Pierre-Jacques Billac (1821-?) : s’est-il marié ? A-t-il eu une descendance Billac ? – et peut-être ailleurs qu’à Ciboure, où jusqu’ici je n’ai rien trouvé d’accessible (où Pierre-Jacques Billac est-il done décédé ?), du moins via Internet… Il faudrait revenir explorer de plus près les archives d’état-civil d’un peu plus loin que Ciboure pour découvrir le lieu et la date de son décès…
    …
    …
    Il me faut aussi bien mettre en exergue la découverte toute récente, par conjugaison de nos savoirs, Guy Lalanne et moi-même, Francis Lippa, de la localisation actuelle de ce qui avait été le domicile des Benoît et des Dupous, boulangers, puis des Bibal et des Gaudin, en la Grand-Rue qui deviendra en 1883 la rue Gambetta à Saint Jean-de-Luz, comme vient de le retracer mon article du 15 juillet dernier « « 
    que je me permets de reproduire tout simplement ici, avec ses 5 liens à de précédents articles ou courriels :
    …

    1°) le 2 novembre 2019, mon article : « « ,

    affirmant la propriété de la maison de l’ancien n° 21 Grand-Rue, puis n° 41 Grand-Rue, et ensuite n° 41 rue Gambetta, comme étant celle de la famille Benoît-Dupous – en l’espèce Françoise Benoît (Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1886 – Saint-Jean-de-Luz, 13 septembre 1855, décédée en cette maison du 21 Grand-Rue), épouse Dupous, et son mari Jean Baptiste Dupous (Béhobie-Urrugne, 26 juin 1800 – Saint-Jean-de-Luz, 11 avril 1865, en cette même maison du désormais 41 Grand-Rue), tous les deux décédés en leur domicile du n° 21, puis n° 41, Grand-Rue à Saint-Jean-de-Luz : au rez-de-chaussée de cette maison, se tenait leur boulangerie… – ,

    puis celle de la famille Dupous-Bibal – en l’espèce celle de leur fille et héritière Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845, née en cette maison du 21 Grand-Rue – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936, décédée en la villa Mirentchu, rue du Midi), épouse, puis veuve d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844, né Rue Neuve n° 39 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920, décédé en cette maison du 41 rue Gambetta) – , d’au moins à partir du 7 février 1844 – la naissance du fils aîné de Victoire Dupous et son mari Pierre Bibal : Jean-Baptiste Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 7 février 1844, né en cette maison du 21 Grand-Rue – Rochefort, où il est décédé à l’hôpital militaire, le 18 février 1871) –

    et cela jusqu’à la vente de cette maison, par sa propriétaire Annette Bibal, veuve Gaudin, au cours du mois d’août 1924 – une date déduite des indications de la correspondance entre Maurice Ravel et Marie Gaudin…

    …

    Pour le détail des naissances et décès des divers membre des familles Benoît, Dupous, Bibal et Gaudin, ainsi qu’Engrace-Gachucha Billac – la domestique des Dupous-Bibal-Gaudin, et la tante de Marie Delouart (1840-1917) et grand-tante de Maurice Ravel (1875-1937) – : née à Ciboure, le 2 juin 1819, 118 rue Pocalette, Maison Bourbouillonbaïta, et décédée à Saint-Jean-de-Luz, le 17 décembre 1902, en cette maison du 41 rue Gambetta, se reporter à la foultitude de détails de cet article : « » , en date – c’était précoce ! –  du 2 novembre 2019.

    …

    2°) le vendredi 4 avril 2025 – une date importante ! – , ce courriel-ci que m’adresse Guy Lalanne :

    …

     » Bonjour Francis

    J’ai enfin la confirmation de l’emplacement de la maison des Gaudin indiquée partout 41 rue Gambetta sur les fiches d’état-civil.

    Avec le changement de numérotation vers 1930, le 41 correspond au 49 actuel à côté du magasin de chaussures Larralde (n° 39 en 1923 et n° 47 de nos jours). La maison Gaudin est la tres belle maison labourdine aux volets verts dont le rez de chaussée est occupé par le magasin Adam, succursale de celui de la rue de la République.

    Guy »

    …

    …

    3°) le vendredi 2 mai 2025, intervient la résolution visuelle de l’énigme, sur place, rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, en nous rendant, pedibus, Guy et moi-même, au 47 rue Gambetta, et rencontrons le patron de la boutique de chaussures, M. Larralde, qui nous confirme bien l’ancienne numération, au n° 39 de la rue Gambetta, de son magasin de chaussures avant 1930 : une confirmation que le n° 41 de la maison du domicile des Bibal-Gaudin jusqu’en 1924, était bien devenu le n° 49…

    …

    …

    4°) le lendemain, le samedi 3 mai 2025, le puzzle finit de s’ajointer complètement pour moi par ma consultation de visu, à Ciboure, du « Plan d’alignement de la traverse de Saint-Jean-de-Luz passé par l’ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées Isidore Daguenet, Bayonne le 10 mai 1847, approuvé par ordonnance royale du 7 septembre 1847 « , concernant cette Grand-Rue de Saint-Jean-de-Luz : dont la parcelle n° 400 porte effectivement bien inscrit le nom de son propriétaire : DUPOUS…

    …

    …

    5°) et le lundi 5 mai 2025,  je peux rédiger mon article décisif là-dessus, « « , que je me permets de reproduire ici, avec quelques menus ajouts à la relecture :

    …

    Petit aperçu historique luzien sur la maison Dupous, 21 Grand-Rue en 1846, et 41 rue Gambetta en 1903, et encore en 1924…

    —
    Ecrit le lundi 5 mai 2025 dans la rubrique “Blogs, Histoire, Villes et paysages”.

    …

    …

    Sur les changements de nom de la Grand-Rue ainsi que de numérotation des maisons, et à propos de la maison Dupous, on pourra lire avec un peu de profit mon assez détaillé article du 2 novembre 2019 – j’avais déjà bien travaillé ! – « Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin…» , dont voici le lien : « Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin au XIXe siècle à Saint-Jean-de-Luz : les changements de numérotation ainsi que de dénomination des rues de Saint-Jean-de-Luz ».

    …
    …
    On y découvre que c’est la même maison qui est successivement indiquée située
    « 21 Grand-Rue »
    « 41 Grand Rue »
    puis « 41 rue Gambetta »…
    …
    …
    Annette Bibal (fille de Victoire Dupous-Bibal) naît dans cette maison le 21 novembre 1845 – un an et 7 mois avant la rédaction du « Plan d’alignement de la traverse de St-Jean-de-Luz dessiné par l’Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées Isidore Daguenet« , qui attribue la parcelle 400 de cette Grand-Rue traversante de la ville de Sant-Jean-de-Luz, au propriétaire Dupous ; cette parcelle comporte aussi sur le plan en rouge l’inscription n° 21 !
    …
    …
    Françoise Benoît, épouse de Baptiste Dupous, boulanger (et fille du boulanger luzien François Benoît (1746-1828), et grand-mère maternelle d’Annette, meurt en cette maison le 13 septembre 1855,
    …
    et son mari Baptiste Dupous (né à Béhobie le 26 juin 1800) y mourra lui aussi le 11 avril 1865 ;
    …
    …
    et Pierre Bibal, époux de leur fille Victoire Dupous (et qui est aussi le père d’Annette Bibal), est mort lui aussi – lors de l’épidémie de choléra qui fit de très nombreuses victimes, tant à Saint-Jean-de- Luz que Ciboure… – en cette même maison, le 12 septembre 1855, la veille même du décès, encore ici, en cette même maison, le lendemain 13 septembre, de sa belle-mère Françoise Benoît…
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    Cette maison fut donc bien une propriété Dupous depuis au moins 1846, et même auparavant, car y était né, déjà aussi, le premier né des enfants de Victoire Dupous et son mari Pierre Bibal, Jean-Baptiste Bibal (1844-1871), le 7 février 1844 ; et cela jusqu’au décès de la propriétaire de la maison en 1903, Victoire Dupous, veuve Bibal, advenu en cette maison du n° 41 de la rue Gambetta, le 16 juin 1903.
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    Et c’est alors la fille de Victoire Dupous-Bibal, Annette Bibal-Gaudin qui en hérite, au décès de sa mère Victoire en 1903 ; puis, devenue veuve d’Edmond Gaudin le 28 décembre 1920, Annette Bibal-Gaudin décide de vendre cette maison devenue trop grande – et surtout trop vide de tous ses tragiques défunts – , l’été 1924, pour s’installer, pas très loin de là, à la Villa Mirentchu, rue du Midi, avec sa fille célibataire Marie Gaudin (1879-1976), sa petite fille Annie Courteault (1913 -1994) – que Maurice Ravel adorait combler de cadeaux ramenés de ses divers voyages –  et sa sœur, célibataire elle aussi, Bernardine Bibal (1855-1943), née en cette même maison le 22 août 1855, et qui décèdera le 28 février 1943, 5 place Maréchal-Foch, non loin de là…
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    Et mon article du 2 novembre 2019 avait déjà l’insigne intérêt de passer en revue les diverses naissances et décès qui advinrent en cette maison de la famille Benoît-Dupous-Bibal-Gaudin ; même la domestique Gachucha Billac, la grand-tante de Maurice Ravel, est décédée, le 17 décembre 1902, en cette maison Dupous de la Grand-Rue, devenue dès avril 1884 la rue Gambetta…
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    A suivre…
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    Ce lundi 5 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Une boucle se trouvait ainsi bouclée…

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    Mais le chef d’œuvre, et la base et le socle de tout ce travail-là ainsi que de ce livre « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel« , qui en est à la fois le fruit et le couronnement,
    c’est le patient travail de généalogie des quatre lignées de descendance Delouart,
    via
    _ Marie-Baptiste Delouart n° 1 (1782-1855), mère célibataire, puis épouse de Jacques Billac,
    _ Marie-Baptiste Delouart n° 2 (1884-1842), épouse de Sea n Etcheverry,
    _ Marie Delouart n° 3 (1786-1872), épouse de Michel Goyenague,
    _ et enfin Jean Delouart (1788-1872) époux de Marguerite Larrea ;
    …
    soient les 4 enfants de Gratien Delouart (1748-1798) et son épouse Sabine Laxague (1752-1845),
    qui sont à l’origine de 3 lignées cibouriennes,
    soient la branche aînée, cibourienne, d’où sont issus Marie Delouart (1840-1917) et son fils Maurice Ravel (1875-1937),
    ainsi que les deux autres branches cibouriennes des Goyenague et des Delouart ;
    …
    mais aussi de la branche luzienne Etcheverry – non repérée jusqu’à notre travail ! – , qui a donné des Hiriart et des Dargaignaratz,
    et des Gaudin,
    jusqu’à Charles-Paul Gaudin (1938-1936) et ses descendants, et sa sœur Maylen Gaudin-Lenoir (1942) et ses descendants…
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    …
    Et j’ai un insigne plaisir à  rappeler ici la surprise de celle-ci, Maylen Gaudin-Lenoir, très aimable – et avec laquelle je suis en correspondance et que je revois à Saint-Jean-de-Luz – , quand le 29 mai  2019 je lui ai appris son cousinage bien effectif – et pas seulement affectif, comme l’affirmait son père Edmond Gaudin (1903-1988)… – avec Maurice Ravel :
    …
    « Cher Monsieur,
    Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin, nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale…Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint-Jean-de -Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations .
    Encore merci,Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations Maylen Lenoir« …

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    Un parcours – de l’idée de recherche, et sa mise en train, en 2019, jusqu’à ce livre bien effectif en 2025, pour Jakintza – passionnant !!!

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    Et maintenant, chers lecteurs, à votre tour : excellentes lectures !

    Et excellents parcours sur les pas des parents basques de Maurice Ravel par les rues chargées d’histoire de Ciboure et de Saint-Jean-de-Luz !!!

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    Ce dimanche 20  juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur les liens familiaux en la fratrie des cibouriens Sabine Delouart (1809-1874), Marie-Baptiste Billac (1815-1855), Engrace-« Gachucha » Billac (1819-1902), Pierre-Jacques Billac (1821-après 1840) et Gracieuse Billac (1824- 1897), et les liens amicaux entre Marie Delouart et son fils Maurice Ravel avec Victoire Dupous-Bibal (1822-1903), sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845- 1936) et la fratrie des enfants Gaudin, dont tout spécialement Marie Gaudin (1879-1976)…

    Ici, avant d’aller plus loin, je tiens à reprendre et compléter ce que j’ai commencé à détailler le 1er juin dernier – en mon article «  » – , à propos des liens familiaux entre la désormais parisienne – à partir de 1872-1873 , et son mariage avec Pierre-Joseph Ravel (1832-1908) – Marie Delouart (1840-1917) et ses tantes Billac, la cibourienne Gracieuse Billac (1824-1897) et celle qui de cibourienne est devenue luzienne – peut-être dès 1855, et en tout cas dès 1862, au service des Dupous-Bibal… – , Engrace-Gachucha Billac (1819-1902), de même qu’à propos des liens amicaux – cette fois – ayant existé entre Marie Delouart (1840-1917) ainsi que son fils Maurice Ravel (1875-1937) avec les luziens Victoire Dupous-Bibal (1822-1903), sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845-1936), et les enfants Gaudin, dont, tout spécialement, Marie Gaudin (1879-1976), car ces divers éléments affectifs sont décisifs pour mieux comprendre les rapports de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel avec la famille Billac, ainsi qu’avec leurs amis luziens Dupous, Bibal et Gaudin, les employeurs de la tante (et grand-tante) Gachucha Billac (1819-1902).
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    En creusant la généalogie des Billac et celle des Errecalde – Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, 10 mars 1839), époux à Ciboure le 14 septembre 1814 de Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), est le fils de Pierre Billac (? – ?) et Sabine Errecalde (1726 – Ciboure, 4 septembre 1806, mariés à Ciboure le 17 janvier 1769) – , je me suis aperçu que Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) – la mère cibourienne de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1837) – , avait conservé – depuis son installation à Paris après sa rencontre madriléne, en 1871, avec celui qui devint son mari le 9 avril 1873 à la mairie de Montmartre, Pierre-Joseph Ravel (ajout du 10 juillet 2025) – des rapports privilégiés avec sa tante Engrace-Gachucha Billac, luzienne dès avant 1862, et peut-être même dès l’automne 1855 – aux suites du décès, à Saint-Jean-de-Luz, chez lui, au 41 Grand Rue, le 13 septembre 1855, de Pierre Bibal, au plus fort de l’épidémie de choléra (qui emporta aussi, à Ciboure cette fois, et Marie-Baptiste Billac (ce fut le 17 août 1855), et Marie Delouart veuve Billac (ce fut le 23 août suivant, en 1855) : la sœur et la mère d’Engrace-Gachucha Billac) ;
    ce Pierre Bibal, qui était l’époux de Victoire Dupous-Bibal, laissait cette dernière veuve avec à sa charge les 6 enfants encore vivants des 9 qui leur étaient nés, dont la dernière née, Bernardine Bibal (la future « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à ses amies Jane et Marie Gaudin…), venait tout juste de naître le 22 août 1855, quand Gracieuse-Gachucha, vint peut-être, donc, de sa Ciboure natale, seconder, au 41 Grand Rue de Saint-Jean-de-Luz, Victoire Dupous-Bibal, pour, de toute urgence, l’aider à s’occuper de ses enfants devenus orphelins de leur père (ajout du 10 juillet 2025) – ; Engrace « Gachucha » Billac, qui au décès de son fils naturel Romain Billac (Ciboure, 9 août 1844 – Ciboure, 2 août 1862), à l’âge de 18 ans, le 2 août 1862 – il est mentionné sur son acte de décès que le jeune Romain Billac était de profession charpentier de marine – , est déclarée résider, elle, à Saint-Jean-de-Luz, alors que son fils Romain Billac résidait, lui, à Ciboure – au n° 146 du quartier de Pocalette – ; et en ce mois d’août 1855 d’épidémie de choléra, Romain Billac venait d’avoir 11 ans (ajout du 10 juillet 2025) – ,
    …
    et je me suis aperçu aussi que Marie Delouart n’avait, semble-t-il, plus guère de rapports – du moins connus par quelque témoignage conservé – avec son autre tante la cibourienne Gratieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Ciboure, 24 décembre 1997), laquelle avait été la marraine de Maurice Ravel le 13 mars 1875.
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    La troisième tante cibourienne de Marie Delouart, Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 18 août 1855), étant, elle, décédée à l’âge de 39 ans en 1855, lors de l’épidémie de choléra qui décima les populations de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz !
    …
    Et de l’oncle Pierre-Jacques Billac (Ciboure, 5 juillet 1821 – ?, ?), qui résidait en 1840 en la maison Beloquenia au quartier de Pocalette à Ciboure, j’ignore ce qu’il est devenu après 1840 : était-il encore vivant en 1855 ? et en 1862 ?.. Je n’ai trouvé aucun document là-dessus…
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    …
    Marie Delouart – analphabète qu’elle demeura sa vie durant : son fils transcrivait comme il le pouvait les noms de parents que sa mère prononçait, et en basque : par exemple Sabadin Quinior ? et Eslonta Maicourné ? en la lettre adressée à Marie Gaudin en date du 22 juin 1911… – n’écrivant presque pas – pour l’excuser auprès de ses correspondants de ne pas répondre elle-même à leurs courriers, son fils Maurice écrivait que sa mère était ou bien « un peu fatiguée et trop âgée«, ou bien « un peu paresseuse« … – , nous ne disposons que de très peu de lettres manuscrites d’elle – une unique à Maurice pendant la guerre, le 21 septembre 1916 (page 811 du tome I de la Correspondance)… – , et donc rien d’un peu détaillé sur les rapports que Marie Delouart a pu avoir et entretenir, depuis Paris, avec sa parenté, même la plus proche, demeurée au pays basque, telles ses  deux tantes Billac, la cibourienne Gracieuse et la luzienne Engrace-Gachucha…
    …
    …
    Toutefois en l’importante lettre de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin du 22 juin 1911 – m’y voici ! – , où il la prie de bien vouloir trouver un logement à Ciboure pour à partir du 15 juillet et environ 3 mois, pour sa mère, lui-même et son frère Edouard, Maurice Ravel précise :
    « Nous préférerions que ce soit chez des parents (sic). Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) ; chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… ou autre part. «
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    Maurice n’est donc pas sans savoir alors qu’existent encore à Ciboure, en 1911, des parents de sa mère Marie Delouart, qui a alors 71 ans…
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    …
    Mon hypothèse est ici que la proximité avérée de Marie Delouart – née en 1840 – avec sa tante Gachucha Billac – née en 1819 – tient au fait de l’amitié forte que Marie Delouart a pu nouer à Saint-Jean-de-Luz, avant son mariage à Paris – qui eut lieu le 3 avril 1873 – avec Pierre-Joseph Ravel, avec la luzienne Annette Bibal-Gaudin – qui, après sa mère Victoire Dupous-Bibal (devenue veuve de Pierre Bibal le 12 septembre 1855) qui avait employée la tante Gachucha Billac pour être la gouvernante de 6 des 9 enfants Bibal, employa à son tour, dès 1875, Gachucha pour être la gouvernante des 7 enfants Gaudin, après avoir été la gouvernante des enfants Bibal : une tâche qui rendit Gachucha effectivement très importante en la demeure du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ; comme me l’ont confirmé les récits (détaillés d’anecdotes mémorables) de souvenirs des Gaudin, de Maylen Gaudin-Lenoir… – ;
    …
    Cette Annette Bibal-Gaudin – née en 1845 – , qui, en demandant à Marie Delouart de bien vouloir prendre sa place en 1871 pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui y allait présenter, comme chaque année, sa prestigieuse collection de chapeaux, donna l’occasion à Marie Delouart – la nièce de Gachucha Billac – de rencontrer là-bas son futur mari Pierre-Joseph Ravel…
    …
    Et de fait le petit Maurice Ravel a lui aussi, à son tour, entretenu sa vie durant de précieux et durables puissants liens d’amitié avec la famille luzienne d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936), et de sa mère – et maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz  jusqu’à son décès en 1903… – Victoire Dupous-Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903) – les employeurs successifs, et en la même maison, de sa chère grand-tante Engrace « Gachucha » Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 19021902)… – , et avec toute la fratrie des enfants Gaudin, et tout spécialement, la plus proche de son cœur, Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…
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    Et il reste à en découvrir davantage sur cet oncle unique Billac de Marie Delouart – fils de sa grand-mère Marie-Baptiste Delouart (1782-1855) – qu’est Pierre-Jacques Billac (1821 – ?) : s’est-il marié ? A-t-il eu une descendance Billac ? – et peut-être ailleurs qu’à Ciboure, où jusqu’ici je n’ai rien trouvé d’accessible (où celui-ci est-il décédé ?), du moins via Internet… Il faudrait revenir explorer de plus près les archives conservées à la mairie de Ciboure…
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    Recherches à poursuivre, par conséquent, concluais-je alors cet article signifieatif du 1er juin dernier.
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    Ce vendredi 11 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Une journée de relecture et corrections d’erreurs de précédents articles marquants de ma recherche-enquête des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel…

    Un travail un peu chronophage, mais nécessaire :

    c’est par correction des erreurs que tout travail, et toute recherche, progressent…

    …

    Et au sein de l’imposante série desquels articles, je remarque tout particulièrement celui du 1er juin dernier :

    …

    «  » ;

    un point sur lequel ce n’est que très récemment que je suis revenu me pencher…

    …

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    Ce mercredi 9 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel, à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel

    D’une recherche sur la parenté basque de Maurice Ravel à une enquête de terrain par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz sur les traces des ancêtres Delouart et les cousins collatéraux de Marie Delouart et Maurice Ravel.
     

    Au départ, au mois de mars 2019, à la lecture minutieuse de la première édition (au Promeneur) par Manuel Cornejo de la Correspondance integrale de Maurice Ravel – accessible désormais dans le coffret (très enrichi) de 2 volumes de la collection Tel Gallimard – ,

    c’est mon double attachement personnel à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et le pays basque, d’une part, et d’autre part à l’œuvre musical enchanteur de Maurice Ravel, qui m’a fait immédiatement relever minutieusement et exhaustivement tout ce qui, en cette Correspondance de Ravel – réunie par les soins infinis et inlassables de Manuel Cornejo – , concerne le pays basque, à l’occasion des diverses venues et séjours – 21 semble-t-il à partir de celui de 1901… – de Maurice Ravel, de ses rencontres avec des amis, tels que, au premier chef, les Gaudin, du 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, ou bien des musiciens et artistes de sa connaissance…

    … 
    Je me suis ensuite très vite intéressé aussi et surtout à la recherche des ancêtres cibouriens Delouart de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) :
    ainsi sa mère Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), née de père inconnu ; sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), née elle aussi de père inconnu ; son arrière-grand-mère Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855) ; ainsi que les parents de cette dernière : Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Sabine Laxague (Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, 27 février 1845)… Gratien Delouart se révélant ainsi constituer le premier ancêtre masculin identifié en remontant cette généalogie Delouart de la branche maternelle de Maurice Ravel…
    …
    Ainsi qu’à la recherche de ce que j’ai très vite nommé, un peu plus tard, « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, en redescendant cette fois, des sœurs et frères Delouart de son arrière-grand-mère Marie Delouart (1882 – 1855), aux successives générations des descendants, tant cibouriens que luziens, de ceux-ci :
    des cousinages auxquels nul jusqu’ici ne s’était – assez étonnamment pour moi ! – , avisé de poursuivre la moindre recherche, du fait probablement de cette a priori assez dissuasive généalogie marquée par plusieurs naissances d’enfants nés de père inconnu ; et m’étonnant aussi, un peu, de la sorte d’incuriosité de Maurice Ravel lui-même à l’égard de la parenté basque de sa mère, lors de ses divers séjours à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, séjours évidemment dominés par le goût de la plage et de la natation, ainsi que des virées en voiture, parfois de plusieurs jours, vers l’intérieur du pays basque, surtout, ou, et à d’assez rares exceptions, le souci ultra-exigeant et presque permanent chez lui de la composition et de sa perfection (!), comme pour le « Trio » et le début du « Tombeau de Couperin », réalisés à Saint-Jean-de-Luz l’été 1914, quand Ravel résidait rue Sopite, à la pension Ongi Ethori, comportant un piano…
    …
    Maurice Ravel ne cherchait donc pas à rencontrer les cousins basques de sa mère, même si il n’en ignorait pas l’existence ; ses liens affectifs – intenses et fidèles – étant réservés aux membres de la famille luzienne des Gaudin, au domicile desquels, et à diverses reprises, il a résidé, dès son enfance pour des vacances, où il rendait visite à sa chère grand-tante Gachucha Billac, leur domestique, en leur domicile du 41 rue Gambetta…
    …
     
    Effectuant alors des recherches généalogiques – notamment à la mairie de Ciboure où sont précieusement conservés les registres d’état-civil (naissances, mariages et décès) de la ville – , et les confrontant aux travaux sur les ascendants Delouart de Maurice Ravel réalisés par le chanoine Narbaitz (Ascarat, 25 mars 1910 – Cambo, 16 août 1984) et le professeur de collège luzien Jean-Noël Darrobers (Bayonne, 25 décembre 1910 – Saint-Jean-de-Luz, 23 mai 2004),
    je me suis vite rendu compte que le chanoine Narbaitz s’intéressait surtout aux plus prestigieux des ancêtres Delouart des 16e, 17e et 18e siècles, riches capitaines de navires, et beaucoup moins aux branches secondaires pauvres des Delouart, aux XVIIIe et XIXe siècles, dont celle d’où est issu le simple marin qu’était Gratien Delouart (1748 – 1798), et à sa suite, sa descendance, via ses trois filles Marie Delouart et ses deux fils Jean Delouart…
    …
    Et j’ai aussi dû constater alors – ce fut le 7 avril 2019 : un tournant très précoce de mes recherches – que le très scrupuleux (et laïque) Jean-Noël Darrobers avait malencontreusement confondu les deux premières des trois filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, toutes les trois, il est vrai, prénommées Marie (ou Marie-Baptiste), nées respectivement en 1782, 1784 et 1786, à Ciboure – les archives d’avant 1789 étant il est vrai de lecture-déchiffrage assez malcommode – :
    …
    _ Marie Delouart n° 1, l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel : née à Ciboure le 29 juin 1782, et qui décèdera à Ciboure le 23 août 1855, mère à Ciboure le 11 mars 1809 de sa fille aînée Sabine Delouart (née de père inconnu), puis épouse, à Ciboure le 14 septembre 1814, du marin cibourien Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, 10 mars 1839), et mère alors de 4 enfants Billac :
    Marie-Baptiste Billac (née à Ciboure le 17 novembre 1815, et qui décèdera à Ciboure le 18 août 1855) ; Engrace-Gachucha Billac (née à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de Luz le 17 décembre 1902, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta – de ces Gaudin luziens dont Gachucha Billac était la domestique-gouvernante des 7 enfants – ; Pierre-Jacques Billac (né à Ciboure le 25 juillet 1821 – j’ignore le lieu et la date de son décès – ) ; et Gracieuse Billac (née à Ciboure le 15 mai 1824 et qui décèdera à Ciboure le 24 décembre 1897 : celle qui assistera sa nièce Marie Delouart-Ravel en son accouchement en la maison Estebenia le 7 mars 1875, et qui sera la marraine du petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 13 mars 1875 ;
    …
    _ Marie Delouart n° 2 : née à Ciboure le 17 juin 1784 et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 du marin Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – noyé en mer, 15 novembre 1841), et mère d’une descendance luzienne (Etcheverry – Hiriart – Dargaignaratz, Gaudin…) demeurée méconnue de Jean-Noël Darrobers – je l’apprendrai le 29 mai 2019 à Maylen Gaudin-Lenoir qui ignorait ce cousinage effectif sien : via sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart-Gaudin, arrière-petite-fille de cette Marie Delouart n°2 – avec Maurice Ravel ; et elle en accusera aussitôt réception :
    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur, mes meilleures salutations« … Et nous nous rencontrerons très amicalement à plusieurs reprises en son domicile à Saint-Jean-de-Luz… – ;
    …
    _ Marie Delouart n° 3 : née à Ciboure le 6 août 1786 et  qui décèdera à Ciboure le 15 décembre 1872, épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 12 novembre 1849), et mère de 3 enfants Goyenague : Simon Goyenague (né à Ciboure le 29 novembre 1829, et qui décèdera à Ciboure le 18 avril 1890 ; et c’est lui qui, aux côtés de Gracieuse Billac la marraine, a remplacé le parrain absent sur les fonts baptismaux lors de baptème du petit Maurice Ravel…) ; Jacques Goyenague (né à Ciboure le 16 octobre 1823) ; et Marie Goyenague (née à Ciboure le 28 juillet 1827, et qui épousera, à Ciboure le 17 juillet 1850, Martin Passicot (Ciboure, 24 octobre 1824 – Buenos-Aires, 22 octobre 1888) ;
    et quand dans sa lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911 Maurice Ravel écrit « les Goyenague« , c’est au couple formé par les époux – à Ciboure le 20 août 1890 – en même temps que cousins Pierre-Paul Goyenague et Nicolasse Goyenague, résidant rue du Quai qu’il fait allusion : Pierre-Paul Goyenague (Ciboure, 19 mars 1854 – Ciboure, 6 mars 1929) est fils de ce Simon Goyenague et son épouse Josèphe-Joachine Albistur (Fontarabie, 4 février 1828 – ?) ; et Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945) est fille de ce Jacques Goyenague et son épouse Catherine Larrea (Ciboure, 9 octobre 1832 – Ciboure, 9 décembre 1895).
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    Gracien Delouart et son épouse Sabine Laxague (1752 – 1845) ont aussi eu deux fils, tous deux prénommés Jean,
    nés respectivement en 1788 et 1790, à Ciboure :
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    _ Jean Delouart n° 1 : né à Ciboure le 26 août 1788 et qui décèdera à Ciboure le 21 septembre 1872, époux à Ciboure le 30 avril 1823 de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844), et père de 3 enfants Delouart : Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825, et qui épousera à Ciboure le 12 août 1852 Bernard Cerciat (Ciboure, 9 octobre 1824 – noyé en mer, le 9 mars 1863) ; Marie Delouart (née à Ciboure le 30 juin 1827, et qui épousera à Ciboure le 21 décembre 1853 Guilhen Etchepare (Ciboure, 5 février 1825 – Ciboure, 22 mai 1872) ; et Jean Delouart (né à Ciboure le 3 juin 1833, et qui épousera à Ciboure le 13 novembre 1861 Dominique Etchepare (Ciboure, 12 décembre 1828 – Ciboure, 16 avril 1899) ;
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    _ Jean Delouart n°2 : né à Ciboure le 4 octobre 1790 ; sans descendance semble-t-il…
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    Pour les plus curieux soucieux d’un peu de recul de synthèse sur l’historique de ma recherche, 
    voici les références à six commodes récents articles récapitulatifs de mon blog « En cherchant bien » à propos de ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel :
     
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    La mère de Maurice Ravel (1875 – 1937), Marie Delouart (1840 – 1917), petite-fille et fille de deux filles-mères, Marie Delouart (1782 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874), de condition très modeste, n’a jamais beaucoup insisté sur son ascendance familiale Delouart, et, quasi analphabète, elle a probablement eu un certain mal, après son installation et son mariage à Paris le 3 avril 1873 avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908 : né à Versoix, le 19 septembre 1832, celui-ci décèdera à Levallois-Perret le 13 octobre 1908), à maintenir des liens – épistolaires (!) ainsi que physiques, à l’occasion d’éventuels voyages depuis ses successifs domiciles parisiens – avec les quelques membres de sa famille du pays basque :
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    _ d’abord avec les membres de sa fratrie Billac – à l’exception, probable, cependant, de Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, auprès de laquelle, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, Maurice enfant s’est à plusieurs reprises rendu – des anecdotes transmises dans la famille Gaudin (l’assiette ébréchée, le jeu des sauts de chat du petit Maurice sur le piano) en témoignent – à diverses reprises, donc, et probablement par le moyen du train, et y a séjourné lors de vacances… ; ce lien entre Marie Delouart-Ravel, puis son fils Maurice Ravel, avec la tante (et grand-tante) Gachucha Billac (1819 – 1902), étant probablement lié à l’amitié de Marie Delouart (1840 – 1917) avec Annette Bibal (1845 – 1936) – fille de Victoire Dupous (1822 – 1903) et Pierre Bibal (1806 – 1855) – , la future « Madame Gaudin » – épouse d’Edmond Gaudin (1844 – 1920), fils de Catherine Goyetche (1799 – 1875) et Martin Gaudin (1788 – 1864) – , que Marie Delouart avait au pied levé remplacée, en 1872, au moment de partir accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui, chaque année, allant à Madrid présenter sa nouvelle collection de chapeaux, faisait halte à Saint-Jean-de-Luz, et se faisait accompagner à Madrid, afin de se faire assister, par la luzienne Annette Bibal, encore célibataire ; ce qui avait ainsi permis la rencontre – peut-être surprise… – , là-bas en Espagne, de Marie Delouart avec Joseph-Pierre Ravel (1832 – 1908), son futur mari : à Paris le 30 avril 1873… – ,
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    _ et ensuite avec ses cousins luziens Hiriart et Dargaignaratz – la seconde Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 20 novembre 1900, épouse, puis veuve de Bernard Dargaignaratz (Saint-Jean-de-Luz, 17 juin 1815 – Le Havre, 29 janvier 1865), était à son décès, en 1900, la directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz ; et leur fille Marie-Clotilde Dargaignaratz, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860 et qui décèdera à Urrugne, Maison Elizartzea le 26 février 1943 : bonne pianiste, celle-ci possédait plusieurs très beaux pianos, m’a confié Maylen Gaudin-Lenoir, d’après les récits de son père Edmond Gaudin (1903 – 1988) et sa grand-mère Magdelaine Hiriart Gaudin (1875 – 1968) : la cousine Marie-Clotilde légua l’un d’entre eux à son cousin Edmond Gaudin, arrière-petit-fils de la première Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850, épouse à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846 de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859), les parents de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926) et grands-parents de Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968)… – ,
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    _ de même qu’avec ses cousins cibouriens Goyenague – Marie Delouart les mentionne cependant oralement quand elle désire résider trois mois à Ciboure l’été 1911 : « nous préférerions que ce soit chez des parents », écrit, pour elle et sous sa dictée, son fils Maurice à la chère amie luzienne Marie Gaudin, en date du 22 juin 1911, « Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… », en une lettre qui débute très significativement ainsi : « Ma chère Marie, D’abord, veuillez prier Madame Gaudin – née Annette Bibal ; et la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, héritée en 1903 de sa mère Victoire Dupous… – d’excuser maman. Tous les jours elle a l’intention d’écrire à votre mère pour la remercier de sa gentille lettre dont elle a été très touchée. Mais elle a la flemme. A son âge, c’est excusable » (pages 401-402 de la Correspondance de Maurice Ravel) ; Pierre-Paul Goyenague (1854 – 1929) ayant, lui, fini sa carrière directeur général du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure, et conseiller municipal – adjoint au maire de Ciboure, et propriétaire d’une des plus belles demeures du Quai… ;
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    _ et ses autres cousins cibouriens Delouart, Cerciat, Etchepare, Passicot…
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    Quant à Maurice Ravel lui-même, « pudique de nature, n’aimant guère parler de lui-même et se mettre en avant », sollicité par Henri Dubois, directeur artistique de la maison discographique AEolian, de rédiger une autobiographie (artistique, musicale) aux alentours du 10 octobre 1928, il demanda à Roland-Manuel de lui faire office de secrétaire, à Montfort-l’Amaury, pour rédiger une « Esquisse autobiographique » (pages 2169 à 2176 de la Correspondance) ; mais il faut tout de suite remarquer que cette esquisse d’autobiographie s’en tient exclusivement aux œuvres musicales du compositeur…
    Et Maurice Ravel reconnait aussi quelque part n’avoir jamais procédé à des recherches généalogiques, tout particulièrement au pays basque, du côté de sa mère…
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    Et c’est à partir de ces recherches que j’ai menées menées depuis le mois de mars 2019, que j’ai pris l’habitude de venir les samedis de ma présence à Saint-Jean-de-Luz aux réunions de l’Association Jakintza, et d’en apprécier la très grande qualité des travaux…
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    C’est donc ainsi qu’est né ce projet d’enquête-promenade (avec cartes et photographies à l’appui) sur les pas (et sur les traces) de la parenté basque – côté Delouart – de Maurice Ravel, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, avec le très efficace cibourien Guy Lalanne :
    avec notamment deux actives et très fécondes séances d’arpentage des rues de Ciboure (rue Pocalette et quartier de Bordagain), le jeudi 28 novembre 2024 – un grand moment de découvertes de terrain, pour moi ; avec notamment l’exploration, par Guy, des pierres tombales aux inscriptions à désenfouir et décrypter (!) du cimetière dit du Belvédère ! – , et de Saint-Jean-de-Luz (rue Gambetta, rue Saint-Jacques, Piace Ramiro Arrué), le vendredi 2 mai 2025 – avec en particulier la découverte-révélation (!) de l’adresse actuelle de l’ancienne maison des Gaudin, notée autrefois 41 rue Gambetta : là encore un extraordinaire moment de révélation…
    Et cela afin de repérer les demeures – ou emplacements des maisons pour celles qui ont été démolies et depuis reconstruites – des divers parents et cousins collatéraux de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel, pour les photographier…
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    De même j’ai rencontré à diverses reprises en son domicile luzien Maylen Gaudin-Lenoir, à laquelle j’avais appris – le 29 mai 2019 ; nous nous sommes revus ensuite à diverses reprises et avons beaucoup échangé… – le cousinage parfaitement effectif – et pas seulement « affectif » – de sa grand-mère paternelle la luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) et le cibourien Maurice Ravel (1875 – 1937), qui s’échangent des lettres de condoléances le 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine », signé « Maurice Ravel », à l’occasion du décès de Charles Gaudin (1875 – 1910), l’époux de Magdeleine Hiriart-Gaudin, et père d’Edmond Gaudin, aux pages 373 – 374 de la Correspondance ; et le 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice », signé « Votre cousine Madeleine ») à l’occasion des terribles décès conjoints à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914, des frères Gaudin Pierre (1878 – 1914) et Pascal (1883 – 1914), les beaux-frères de Madeleine – auxquels Maurice Ravel dédie le très jubilatoire Rigaudon de son sublime « Tombeau de Couperin » – , aux pages 608 – 609…
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    Un cousinage étrangement consciemment dénié – j’ai abordé la question en mon blog « En cherchant bien » les 10 et 11 octobre 2021 – auprès de ses enfants Charles-Paul Gaudin et Maylen Gaudin-Lenoir, par leur père Edmond Gaudin (1903 – 1988)…
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    La recherche procède et avance nécessairement à partir de plus ou moins opportunes questions…
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    Ce dimanche 15 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa