Étiquette : vie

  • Aller à la rencontre, à Arbonne, à la Benoîterie, de l’œuvre si puissant et si émouvant sur l’essentiel, de Serge Labégorre, récemment disparu le 16 avril 2026, à l’âge de 94 ans…

    C’est un article mis en ligne par Sud-Ouest hier après-midi mardi 22 septembre, à 15h 49, intitulé « Arbonne : l’œuvre puissante de Serge Labégorre s’expose à la Benoîterie« , qui m’a fait immédiatement désirer me rendre à Arbonne à la rencontre de l’œuvre très puissant, en effet, de ce peintre décisif et majeur qu’est Serge Labégorre (Talence, 15 décembre 1931 – Bordeaux, 16 avril 2026)…

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    Je connais Serge Labégorre, libournais, depuis mon année de Terminale au Lycée de Libourne l’année scolaire 1963-64, car ma chère professeur de philosophie – cf notamment mon article « Réception hier du très émouvant « La Femme sans visage », recueil de contributions d’amis qu’elle a profondément marqués par son exceptionnelle humanité, à un hommage vibrant à Simone Gipouloux (1914 – 2024), rayonnante en son sourire libre et généreux… » en date du 7 juillet dernier  – , Simone Gipouloux, très amatrice d’arts, et amie proche de Serge Labégorre qu’elle encourageait dès cette époque libournaise, possédait en son salon, à Libourne, une très imposante toile de lui, qui a continué d’impressionner très fortement en sa jolie petite maison de l’avenue Georges Clémenceau à Talence, où j’allais de temps en temps lui rendre visite quand elle fut à la retraite…

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    Et la dernière fois que je l’ai vu, lui, Serge Labégorre, ce fut à la cérémonie des obsèques de Simone Gipouloux (Toulon, 25 mars 2014 – Talence, 14 février 2014), au temple de Talence, le 18 février 2014…

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    Mais, professeur – de philosophie – à mon tour au Lycée – devenu Lycée Max Linder – de Libourne, j’ai eu comme élève sa fille Sophie Labégorre (née à Pau le 14 avril 1963), qui a fondé, à Seignosse en 2014, l’importante et toujours très active Fondation Labégorre – cliquez sur l’onglet « œuvres disponibles« , et vous accèderez à un trésor éblouissant d’images de tableaux plus saisissants (!) les uns que les autres de Serge Labégorre : quel artiste !.. – , consacrée à la conservation et à la mise en valeur de l’œuvre – considérable et vraiment magnifique ! – de son père :

    écoutez ici cet entretien très détaillé – et passionnant – (de 75′) du mercredi 1er octobre 2025, avec Sophie Labégorre, ainsi que – mais oui ! – son père Serge en personne…

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    « La peinture n’est pas, n’a jamais été une imitation – mimesis – des apparences, mais la traduction par des formes et des couleurs de ce qui ne se voit pas, c’est à dire la tension irréductible – voilà – de l’homme vers ce qui le dépasse, son désir absolu – et sans limite et infini – qui le déchire – car il y du tragique, et intense, aussi dans ces élans si profonds – ; c’est ce désir habité d’éternité – à  la fois dans le temps et d’une autre dimension que le temps, comme en un radieux (et irradiant de lumière) moment de surplomb du temps… – qui est sa réalité. Et c’est bien ce déchirement et cette souffrance qui font la dignité – oui ! et absolument essentielle… – de l’homme, que j’aime approcher », a excellemment dit, avec l’humilité de son parcours d’artiste de toute une vie de recherche d’approche de cela, Serge Labégorre…

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    À suivre…

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    Ce mercredi 23 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La splendide humanité Téchiné (suite) : son « Les Âmes sœurs » (de 2023), et son exploration toute en délicatesse de l’infinie complexité des personnes humaines, et du mystère insondable de leurs liens, en une approche qui en dérange hélas beaucoup…

    La splendide humanité Téchiné (suite) : après mon visionnage – tardif – très très admiratif de son « Les Gens d’à côté » (de 2024) – cf mon article « La merveilleuse humanité Téchiné dans « Les Gens d’à côté », sublimement servie par une immense Isabelle Huppert à son sommet… », en date du 8 août dernier – ,  je viens de découvrir – et à nouveau chez moi, sur un DVD que j’avais lui aussi tout spécialement commandé – , et avec de nouveau une suprême admiration, son « Les Âmes sœurs » (de 2023), et son exploration toute en délicatesse de l’infinie complexité des personnes humaines, et du mystère insondable de leurs liens – ici fraternels, et très forts (passionnels, et même borderline : on va le découvrir peu à peu, dans la pudeur…) : les acteurs Benjamin Voisin et Noémie Merlant sont magnifiques d’expression souvent mutiques (les regards) des ambiguïtés blessées et toujours blessantes de leurs deux personnages, que vient aggraver ici une situation de double amnésie traumatique, et le gouffre frôlé à plusieurs reprises du suicide ; et à cet égard l’ultime scène, quasi muette, dans les rouleaux de la mer, nous stupéfie, en un final ouvert… – , en une approche qui en dérange hélas, et peut-être plus que jamais, beaucoup – que viennent-ils donc chercher au cinéma ? Un miroir tout uniment embellissant d’eux-mêmes ?…

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    En voici la brève bande-annonce (de 1′ 44) …

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    Une humanité cabossée forcément par diverses cruelles blessures de la vie : mais qui y échappe ?..

    Et nous nous efforçons le plus souvent bien maladroitement de les surmonter…

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    Mais le regard d’André Téchiné – un homme du Sud-Ouest : il est né le 13 mars 1943 à Valence d’Agen –  est toujours, toujours, d’une fidèle infinie délicatesse et tendresse – toujours pudique, jamais kitsch… – envers les blessés de la vie, au milieu du chaos quand celui-ci survient…

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    Oui, l’humanité de Téchiné va vraiment très très loin.

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    Ce jeudi 13 août 2026, Titus Curiosus – Fancis Lippa

  • A propos de l’épatante Angela Hewitt au piano : un Bach solidement vivant et jouant naturellement, aux antipodes de l’imposture du sinistre Glenn Gould…

    L’article « Pré-Carré »  que le bon Jean-Charles Hoffelé consacre ce jour sur son site Discophilia au coffret Hyperion  CDS 44621/47 de 27 CDs « Angela Hewitt – The Bach Recordings » – cliquer sur le lien pour accéder à sa lecture – me donne une excellente occasion de redire tout le charmant et pur plaisir que cette jubilatoire pianiste canadienne me donne :

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    Ainsi en mes articles successifs en date des

    3 août 2018 « Dans les Goldberg, et au piano, une très tonique et plus que plaisante Angela Hewitt » ,

    15 décembre 2019 « Epatante Angela Hewitt, cette fois dans les 6 Partitas de Bach (BWV 825 à 830) » – j’y qualifiais la pianiste Angela Hewitt de « une amie de la meilleure compagnie musicale qui soit« … – ;

    10 janvier 2020 « Comparer les interprétations des Variations Goldberg au piano : Angela Hewitt… » – avec cette éloquente conclusion de la comparaison de ces diverses interprétations des « Goldberg » au piano : « Ma préférence va à l’interprétation d’Angela Hewitt« … – ;

    et 26 juin 2025 « L’excellence toujours renouvelée d’Angela Hewitt : la merveille idoinement mozartienne – intime, légère, élégante, naturelle – de son troisième volet discographique des Sonates de Mozart, sur son piano Fazioli…« …

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    D’Angela Hewitt (Ottawa, 26 juillet 1956), et à propos de ses CDs Bach,

    Jean-Charles Hoffelé dit aujourd’hui tout simplement ceci,

    de très juste :

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    PRÉ-CARRÉ

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    Et si Angela Hewitt était plutôt XVIIIe ? Parcourant ses premiers volumes de Sonates de Beethoven – mais Jean-Charles Hoffelé ne dit rien ici de ses très beaux Mozart ; cf ici mon article du 26 juin 2025 : « L’excellence toujours renouvelée d’Angela Hewitt : la merveille idoinement mozartienne – intime, légère, élégante, naturelle – de son troisième volet discographique des Sonates de Mozart, sur son piano Fazioli…« … – , et soupirant, j’ai repris ses deux – magnifiques !!! – disques Scarlatti. Soudain des couleurs, des phrasés, un son qui est un peu plus que son joli son habituel. Il fallait que je redonne une chance à ses Bach, après tout elle seule au Canada aura osé enregistrer autant le Cantor que Glenn Gould – Toronto, 25 septembre 1932 – Toronto, 4 octobre 1982 ; sur lui, cf mon article réaliste en date du 17 janvier 2025 : « Joël Dehais, rhumatologue et musicien, dressant un superbe portrait hyper-réaliste des pathologies physiologiques et névrotiques de Glenn Gould à son Steinway, à l’Académie de Bordeaux…« … – , pas plus qu’une indication tant ils sont l’un pour l’autre l’anti-matière – et c’est peu dire, en effet ! La vie versus la névrose…

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    Justement, Hypérion regroupe les 27 CDs qu’elle lui aura consacrés entre 1994 – les Inventions, début prudent surveillé par le fondateur Ted Perry – et 2018, quand elle publie sa seconde proposition – merveilleuse ! – des Partitas, Simon Perry ayant pris le relais entre temps. Elle sera également revenue sur son Clavier bien tempéré, et sur les Golberg, manière de changer d’angle de vue plutôt que de perfectionner.

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    Quoi dire ? Le toucher tout simple – sans chichis – souligne assez la modestie – sans façons – de l’approche, la musicalité n’oublie pas les danses des Suites et des Partitas, débrouille sans esbrouffe – voilà ! – les audaces des deux versions du Clavier bien tempéré, la seconde étant l’épure que la première refusait, plus aventureuse et moins certaine y compris de doigts. Les Goldberg sont assez magnifiques, tenues deux fois d’un seul geste, en noir et blanc pour l’essai, avec beaucoup plus de couleurs et de variations d’éclairage dans la nouvelle approche, on sent que l’expérience – jubilatoire ! –  Scarlatti – les CDS Hyperion 67 613 et 68 184 : je les aime beaucoup, même si c’est au piano… – a porté ses – excellents – fruits. Les Partitas sonnent un peu plus sévères, factuelles les deux fois, mais comment ne pas admirer la clarté des polyphonies – voilà ! –  dans ce clavier jamais sec et jamais gras – mais jubilatoire.

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    Et la fantaisie ? Elle ne manque pas – en effet – , écoutez simplement le Capriccio in honorem Johann Christoph Bachii, le Concerto Italien, l’Aria variata à l’italienne, le grand geste osé de l’Ouverture à la française, décidément Bach libère chez elle une certaine imagination que justement les Scarlatti indiquaient – c’est tout à fait cela ; et pour ma part, j’idolâtre l’idéalement juvénile Domenico Scarlatti… Merveille, utile de surcroit, le disque de transcriptions, avec beaucoup de raretés, mais surtout tous les Kempff, où elle n’a pas à rougir face aux gravures du pianiste de Positano.

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    Tout fut enregistré en studio, et plutôt bien, mais à chaque fois en miroir des « Bach Tours » qu’elle donnait des deux côtés de l’Atlantique, certainement ce qui rend cette somme si vivante – voilà, voilà ! – , sinon les Concertos uniment décevants, seul bémol de ce qui est, face à celle d’Ivo Janssen, son exact opposé, la plus cohérente des entreprises pour qui voudra son Bach d’abord au piano.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Angela Hewitt, piano
    The Bach Recordings

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    Johann Sebastian Bach (1685-1750)

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    CD 1. ℗ 1994
    Fantaisie en ut mineur, BWV 906
    15 Invention à deux voix, BWV 772-786
    15 Inventions à trois voix (Sinfonias), BWV 787-801
    Fantaisie chromatique et Fugue en ré mineur, BWV 903

    CDs 2-3. ℗ 1995
    Sonate pour clavier en ré mineur, BWV 964
    Suite française No. 1 en ré mineur, BWV 812
    Suite française No. 2 en ut mineur, BWV 813
    Suite française No. 3 en si mineur, BWV 814
    6 Kleine Präludien du « Klavierbüchlein für Wilhelm Friedemann Bach »
    Prélude en ut majeur, BWV 924
    Prélude en sol mineur, BWV 930
    Prélude en ré majeur, BWV 925
    Prélude en ré mineur, BWV 926
    Prélude en fa majeur, BWV 927
    Prélude en fa majeur, BWV 928

    6 Kleine Präludien
    Prélude en ut majeur, BWV 933
    Prélude en ut mineur, BWV 934
    Prélude en ré mineur, BWV 935
    Prélude en ré majeur, BWV 936
    Prélude en mi majeur, BWV 937
    Prélude en mi mineur, BWV 938

    5 Kleine Präludien (Kellner Sammlung)
    Prélude en ut majeur, BWV 939
    Prélude en ré mineur, BWV 940
    Prélude en mi mineur, BWV 941
    Prélude en la mineur, BWV 942
    Prélude en ut majeur, BWV 943

    Prélude en ut mineur, BWV 999
    Suite française No. 4 en mi bémol majeur, BWV 815
    Suite française No. 5 en sol majeur, BWV 816
    Suite française No. 6 en mi majeur, BWV 817
    Prélude et Fugue en la mineur, BWV 894

    CDs 4-5. ℗ 1997
    Les 6 Partitas (Intégrale)
    No. 1 en si bémol majeur, BWV 825
    No. 2 en ut mineur, BWV 826
    No. 4 en ré majeur, BWV 828
    No. 3 en la mineur, BWV 827
    No. 5 en sol majeur, BWV 829
    No. 6 en mi mineur, BWV 830

    CDs 6-7. ℗ 1998
    Le Clavier bien tempéré Livre I, BWV 846-869

    CDs 8-9. ℗ 1999
    Le Clavier bien tempéré Livre II, BWV 870-893

    CD 10. ℗ 2000
    Aria mit verschiedenen Veränderungen (Variations Goldberg), BWV 988

    CD 11. ℗ 2001
    Concerto nach Italienischen Gusto, BWV 971
    Capriccio en si bémol majeur sur le départ de son frère bien-aimé, BWV 992
    Capriccio in honorem Johann Christoph Bachii Ohrdrufiensis en mi majeur, BWV 993
    Duetto en mi mineur, BWV 802
    Duetto en fa majeur, BWV 803
    Duetto en sol majeur, BWV 804
    Duetto en la mineur, BWV 805
    Ouvertüre nach Französischer Art, BWV 831

    CD 12. Bach Arrangements. ℗ 2001
    Sinfonia (No. 1, extrait de la Cantate « Wir danken dir, Gott, wir danken dir, BWV 29 » ; version Kempff)
    Siciliano (No. 2, extrait de la Sonate pour flûte et clavecin en mi bémol majeur, BWV 1031 ; version Kempff)
    Nun komm, der Heiden Heiland, BWV 659 (version Kempff)
    Wachet auf, ruft uns die Stimme, BWV 645 (version Kempff)
    Ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ, BWV 639 (version Kempff)
    Sheep may safely graze (No. 10, extrait de la Cantate « Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd!, BWV 208 » ; version Mary Howe)
    Jesu, joy of man’s desiring (No. 10, extrait de la Cantate « Herz und Mund und Tat und Leben, BWV 147 » ; version Myra Hess)
    Wenn wir in höchsten Nöten sein, BWV 641 (version Angela Hewitt)
    Das alte Jahr vergangen ist, BWV 614 (version Angela Hewitt)
    In dulci jubilo, BWV 729 (version Lord Berners)
    Herzlich tut mich verlangen, BWV 727 (version Sir William Walton)
    Meine Seele erhebt den Herrn, BWV 648 (version John Ireland)
    O Mensch, bewein’ dein’ Sünde gross, BWV 622 (version Herbert Howells)
    Sanctify us by thy goodness (No. 5, extrait de la Cantate « Jesus nahm zu sich die Zwölfe, BWV 22 » ; version Harriet Cohen)
    Die Seele ruht in Jesu Händen (No. 3, extrait de la Cantate « Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott, BWV 127 » ; version Harold Bauer)
    Passacaglia en ut mineur, BWV 582 (version Eugen d’Albert)
    Alle Menschen müssen sterben, BWV 643 (version Angela Hewitt)

    CD 13. ℗ 2002
    Toccata en ut mineur, BWV 911
    Toccata en sol majeur, BWV 916
    Toccata en fa dièse mineur, BWV 910
    Toccata en mi mineur, BWV 914
    Toccata en ré mineur, BWV 913
    Toccata en sol mineur, BWV 915
    Toccata en ré majeur, BWV 912

    CDs 14-15. ℗ 2003
    Les 6 Suites anglaises (Intégrale)
    No. 1 en la majeur, BWV 806
    No. 2 en la mineur, BWV 807
    No. 3 en sol mineur, BWV 808
    No. 4 en fa majeur, BWV 809
    No. 5 en mi mineur, BWV 810
    No. 6 en ré mineur, BWV 811

    CD 16. Fantasia, Aria & Other Works. ℗ 2004
    Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 904
    Aria variata alla Maniera Italiana, BWV 989
    Sonate en ré majeur, BWV 963
    Partie en la majeur, BWV 832
    Suite en fa mineur, BWV 823
    Adagio en sol majeur, BWV 968
    Fugue en ut majeur, BWV 953
    Jesus, meine Zuversicht, BWV 728
    Wer nur den lieben Gott lässt walten, BWV 691
    Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 944

    CDs 17-18. Concertos avec clavier. ℗ 2005
    Concerto pour clavier No. 1 en ré mineur, BWV 1052
    Concerto pour clavier No. 7 en sol mineur, BWV 1058
    Concerto brandebourgeois No. 5 en ré majeur, BWV 1050
    Concerto pour flûte, violon et clavier en la mineur, BWV 1044
    Concerto pour clavier No. 4 en la majeur, BWV 1055
    Concerto pour clavier No. 3 en ré majeur, BWV 1054
    Concerto pour clavier No. 2 en mi majeur, BWV 1053
    Concerto pour clavier No. 5 en fa mineur, BWV 1056
    Concerto pour clavier No. 6 en fa majeur, BWV 1057

    Alison Mitchell, flûte (I) – Emma Sholl, flûte (II · BWV 1057) – Australian Chamber Orchestra – Richard Tognetti, violon solo, direction

    CDs 19-20. ℗ 2009
    Le Clavier bien tempéré Livre I, BWV 846-869

    CDs 21-22. ℗ 2009
    Le Clavier bien tempéré Livre II, BWV 870-893

    CDs 23-24. ℗ 2014
    L’Art de la fugue, BWV 1080
    Vor deinen Thron tret ich hiermit, BWV 668a

    CD 25. ℗ 2016
    Aria mit verschiedenen Veränderungen (Variations Goldberg), BWV 988

    CDs 26-27. ℗ 2019
    Les 6 Partitas (Intégrale)
    No. 1 en si bémol majeur, BWV 825
    No. 2 en ut mineur, BWV 826
    No. 4 en ré majeur, BWV 828
    No. 3 en la mineur, BWV 827
    No. 5 en sol majeur, BWV 829
    No. 6 en mi mineur, BWV 830

    Un coffret de 27 CD du label Hypérion CDS44621/47

    Photo à la une : la pianiste Angela Hewitt, au milieu des années 1980, quand elle grave son premier LP Bach publié en 1986 par Deutsche Grammophon, non inclus dans cette boîte – Photo : © DR

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    Une idéale jeunesse de Bach sous les doigts si vivants et si simplement joueurs d’Angela Hewitt, à l’épatant piano !

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    Ce samedi 27 juin 2026, Titus Curiosus, Francis Lippa

  • Fin ce matin 17 avril à 8h10 de ma lecture des 711 pages du « Carnet de notes 2021 – 2025 » de Pierre Bergounioux, débutée mardi 14 avril dernier : la joie sobre et sans pathos de l’attention aux plus infimes variations des sensations lumineuses et chantantes, chaudes, éprouvées lors de la succession des saisons qui s’offrent en cette vie qui passe… Avec gratitude…

    Fin ce matin 17 avril à 8h10 de ma lecture des 711 pages du « Carnet de notes 2021 – 2025 » de Pierre Bergounioux, débutée mardi 14 avril dernier – cf mon article d’avant-hier mercredi 15 avril : « La joie de parcourir au fil de ses 711 pages la poursuite plus que jamais assidue (2021 – 2025) de l’ardent devoir de continuer d’assumer avec vaillance le récit détaillé scrupuleux du quotidien même le plus banal de ses jours, en un temps de plus en plus affecté par les blessures physiques de son vieillir, de l’admirable Pierre Bergounioux, en son présent « Carnet de notes 2021 – 2025 » : une joie de le retrouver toujours bel et bien aussi vivant et mieux que jamais profondément lui-même en son rapport vital, toujours frontalement assumé, au réel et à autrui…« …

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    Une lecture volontairement cursive, sans crayon ni surligneur à la main, et sans une seule prise de note – parfois, et à plusieurs reprises, je me suis forcé à n’en rien écrire : ni une expression remarquable, ni une date… Je désirais en retirer une impression globale – moi, amateur éperdu de micro-analyses, et si peu doué pour la synthèse...

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    Alors ? Mon impression globale ? Eh bien ! selon le mot même retenu pour le titre de mon article d’avant-hier, celle d’une « poursuite plus que jamais assidue » contre les vents et marées des circonstances diverses, événements en tous genres et accidents-blessures infiniment variés de la vie – cette vie bien évidemment, et même davantage que cela, mortelle, chaque seconde de vie nécessairement reçue en sursis (avec la continûment menaçante épée de Damoclès au-dessus de la fragilité de nos têtes…) ; et quelque part, je ne l’ai donc pas noté, Pierre Bergounioux cite un beau mot (d’avertissement !) de Pasteur prévenant qu’il y aurait faute grave à les laisser futilement et vainement passer, ces secondes de vie-là, et ainsi stupidement gaspiller, sans rien du tout en faire, sans les faire fructifier (telle Cathy ramassant assidument et infatigablement les divers fruits des bois (groseilles, framboises, myrtilles mais aussi cèpes et girolles…) aux alentours de sa maison des Bordes, afin d’en remplir à ras-bords et à foison ses pots de si délicieuses confitures)… ; et Louis Pasteur, bien sûr, le dit un million de fois mieux que moi ici… – , dont il importe de faire le meilleur – le plus utile et le plus fécond, en forme d’œuvre un peu consistante et au moins un moment durable… – usage possible, quelque mal et quelque peine-douleur dussions-nous aussi y endurer…

    Et Pierre Bergounioux, en bon corrézien qu’il est – même natif seulement de Brive, et pas du haut et rude plateau de Millevaches, Davignac, Meymac, la très pauvre Haute-Corrèze… – , est presque aussi rude en endurance que sa chère compagne et princesse mandchoue de Haute-Corrèze, Cathy…

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    Ce qu’indique superbement – et je me permets de le répéter ici – , la quatrième de Couverture : « Quarante-cinq ans ont passé depuis que j’ai pris le parti de noter la teneur, la couleur de mes jours. Des commencements, j’ai conservé quelques habitudes, la première et la principale étant de me lever tôt, d’écrire, jusqu’à midi, pour lire, ensuite, aussi longtemps que j’en suis capable. Je me conforme toujours à la règle que je me suis fixée, dans l’internat, et dont je ne saurais m’écarter sans que le gamin de dix-sept ans que, paraît-il, je fus et qui l’a édictée, ne me rappelle à l’ordre d’une voix tonnante. « On a tous les âges à chaque instant », constatait le psychanalyste Georg Groddeck, et c’est un adolescent de jadis qui continue de régenter mon existence. Je persiste à noter les faits quotidiens. Tout nous reste, mais les chemins d’accès au passé s’effacent. Quelques mots, sur du papier, aident, si on le souhaite, bien sûr, à le retrouver« …  

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    J’admire donc cette inflexibilité de Pierre Bergounioux à ne – presque – jamais tenir compte du critère de plaisir, en particuler dans les foisonnantes lectures que carrément il s’inflige : que d’affligeants très lourds pensums il s’obstine ainsi à accumuler et endurer jusqu’au bout, par crainte de manquer si peu que ce soit de savoir…

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    Quand mon tempérament personnel a d’abord pour boussole la joie, la pure joie :

    c’est ainsi que cette pente m’a conduit à préférer le plus souvent l’écoute émerveillée du meilleur de la musique à d’insipides fâcheuses lectures de bien trop bavards pesants livres…

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    Mais ce n’est là qu’un avis de lecteur !

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    De Pierre Bergounioux, et sa superbe et rutilante idiosyncrasie d’écriture qui sait aller droit et avec sobriété à l’essentiel, j’adore l’immense très précise et justissime attention, si  magnifiquement soigneuse, aux infinies variations toujours renouvelées et vibrantes des lumières, des couleurs des arbres et des fleurs, des chants et des ramages des divers oiseaux, qu’il sait si bien reconnaître, des vols virevoltants des fragiles et éphémères papillons, au fil des saisons qui bien fidèlement se renouvellent, pour lesquelles variations ainsi remarquées il prend soin de noter bien scrupuleusement, et à la volée quotidienne de son ressenti ainsi que de l’écriture minutieuse de son carnet, sa gratitude immensément reconnaissante : à la vie, tant la vie reçue (de ses parents et grands-parents, et ascendants) que la vie donnée (à ses enfants et petits-enfants, et descendants) : cette chaîne se perpétuant en se renouvelant forcément un peu, au fil des générations qui se suivent et se poursuivent…

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    Une vie qui en ses 45 années d’écriture de son quotidien « Carnet de notes« , démarré le 16 décembre 1980, lui a permis, à lui, Pierre Bergounioux – né à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) le 25 mai 1949 – , d’engranger 6307 pages une fois imprimées en 6 volumes publiés jusqu’ici par les Éditions Verdier : « Carnet de notes (1980 – 1990)«  – 951 pages en 10 ans et 16 jours – , « Carnet de notes (1991 – 2000)«  – 1261 pages en 10 ans – , « Carnet de notes (2001 – 2010)«  – 1263 pages en 10 ans – , « Carnet de notes (2011 – 2015)«  – 1204 pages en 5 ans – , « Carnet de notes (2016 – 2020) » – 917 pages en 5 ans – , et maintenant « Carnet de notes (2021 – 2025)«  – 711 pages en 5 ans – , qui, donc, lui ont permis et lui permettent encore et toujours pour le moment – tant qu’il y a de l’encre et du papier, ainsi, bien sûr, que de la vie, dirait notre cher Montaigne… – , en ces pages qui ne cessent, jour après jour de se suivre en s’écrivant quotidiennement, d’inscrire fidèlement dans la durée-continuité d’une vie et d’une écriture attentives et intensives, et ici, donc, en ces pages vibrantes de vie de ce carnet manuscrit, devenant un peu plus tard ces très copieux livres imprimés à couverture jaune des Éditions Verdier, ce qui dure, s’endure, se remarque et se marque, se suit et se poursuit, s’use et se répare, et se blesse et se soigne aussi, rustine après rustine posée, de ce que lui, Pierre Bergounioux, inscrit ainsi, page à page, de ce qui touche un peu à vif, au quotidien renouvelé très matinalement de ses jours – Pierre Bergounioux a conservé la très saine et féconde habitude de toujours se lever très tôt ! – , et le fait le tenir en attention, et puis le retenir un peu en l’écriture, le ressenti sensible le plus vivant et marquant, au moins sur le moment, de sa vivante et toujours vibrante, et jusqu’au plus infime et ténu, vie ; et que nous avons la chance insigne, en les lisant, ces pages, de partager un peu, à notre tour et par délégation de notre propre attention, au fil des pages tournées de notre lecture suivie…

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    Avec gratitude, oui.

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    Ce  vendredi 17 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa