Étiquette : Villa Mirentxu

  • S’intéresser aux divers domiciles où a résidé ou séjourné, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, sa vie durant (1892 – 1971), Ramiro Arrué, le très remarquable peintre de la basquitude…

    Suite à une conversation passionnante avec notre très attentive et efficace lectrice-correctrice, et en relisant le chapitre  intitulé « Quelques amis de Ravel et leurs maisons au Pays basque » de notre livre à paraître prochainement « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz,

    je m’aperçois que ce chapitre comporte plusieurs adresses de maisons où a résidé (ou seulement séjourné) le grand peintre de la basquitude Ramiro Arrué (Bilbao, 20 mai 1892 – Saint-Jean-de-Luz, 1er avril 1971), tant à Ciboure qu’à Saint-Jean-de-Luz.

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    Time of dancing | Pays Basque - Postcards - Vintage Photos o… | Flickr

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    Parmi celles bien identifiées jusqu’ici, figurent
    _ celle du 24 rue Charles Mapou à Ciboure, où Ramiro Arrué installa en 1926, avec son frère José (Bilbao, 1er septembre 1885 – Laudio, 6 avril 1977), son atelier « Pittaragoiti »…
    _ celle de la résidence, Boulevard Thiers (quel numéro ?) où Ramiro Arrué habita, avec son épouse  Suzanne Blanché (Saint-Jean-de-Luz, 20 janvier 1896 – Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1958), à partir de leur mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 16 mars 1929…
    _ celle du 52 rue Gambetta, où Ramiro Arrué déménagea en un appartement du 3e étage, après le décès de son épouse Suzanne survenu le 2 octobre 1958…   
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    Il semble aussi que l’un d’entre ces divers domiciles de Ramiro Arrué, peut-être même le dernier – et peut-être une masure, me semble-t-il avoir lu quelque part… – , à Saint-Jean-de-Luz (il faudrait déterminer l’adresse du lieu où Ramiro Arrué est décédé le 1er avril 1971…), se situerait du côté de la place baptisée depuis peu (la date est elle aussi à préciser !) « Place Ramiro Arrué », où se trouve aussi la « Villa Mirentxu » où déménagea en août 1924 Annette Bibal, veuve Gaudin, accompagnée de sa fille Marie Gaudin et de sa petite-fille Annie Courteault, la fille de Jane, quittant la maison de ce qui était alors le 41 de la rue Gambetta (actuel numéro 49), devenue une demeure beaucoup trop grande pour elles trois…
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    Il me faut ajouter ici qu’existe un document de Baskulture en date du 28 avril 2022 intitulé « Ramiro Arrue : à Saint-Jean-de-Luz, le régionaliste rayonne » auquel je n’arrive hélas pas à avoir accès…
    Peut-être ce document comporte-t-il d’autres adresses de ces maisons où à résidé Ramiro Arrué…
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    Voilà où j’en suis ce jour du repérage de ces maisons par lesquelles est passé pour y séjourner et y résider, à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, ce grand peintre de la basquitude qu’est Ramiro Arrué…
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    Estimation, cote et valeur Ramiro Arrue | Estimon'objet
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    Ce samedi 4 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • A propos de Suzanne Blanché (1896-1958) et Ramiro Arrué (1892-1971) : un hommage…

    Le 28 octobre 2021,

    à l’occasion du cinquantenaire du décès de Ramiro Arrue (Bilbao, 20 mai 1892 – Saint-Jean-de-Luz, 1er avril 1971),

    un article « HOMMAGE AU PEINTRE RAMIRO ARRUE » s’est fait l’écho de l’hommage que la municipalité de Saint-Jean-de-Luz, en la personne de Laurence Ledesma, adjointe au Maire déléguée à la culture et au patrimoine, a rendu au célèbre peintre de la basquitude Ramiro Arrue,

    ainsi qu’à son épouse la luzienne Suzanne Blanché (Saint-Jean-de-Luz, 29 janvier 2896 – Saint-Jean-de-Luz, 2 octobre 1958)

    – ici  la plus à gauche sur cette photo prise le 24 août 1930,

    et qui est conservée désormais au Palazzetto Bru-Zane à Venise… : 

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    Maurice Ravel entouré d'amis | Bru Zane Mediabase

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    Voici donc cet hommage d’octobre 2021, au cimetière d’Aïce Errota :

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    À l’occasion des 50 ans de la mort de Ramiro Arrue (1892-1971), la ville de Saint-Jean-de-Luz rend hommage au peintre basque le plus célèbre au monde. Ce jeudi 28 octobre 2021, Laurence Ledesma, adjointe au Maire déléguée à la culture et au patrimoine, a fleuri sa tombe au cimetière Aice Errota.

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    Portrait de l’artiste

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    Né à Bilbao en 1892, Ramiro Arrue découvre très jeune, la peinture en compagnie de ses trois frères, Alberto, Ricardo et José, artistes également.

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    Après quelques années parisiennes, il s’établit en 1917 à Saint-Jean-de-Luz et devient Membre de l’association des artistes basques puis du « Groupe des Neuf ». Il participe activement à la vie artistique locale et conserve, en pleine période surréaliste, une grande simplicité de trait reconnaissable par tous.

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    En 1925, il reçoit la médaille d’or à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris pour son tableau « Le Fandango ».

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    Après avoir été accueilli au Albert Hall de Londres, il séjourne aux Amériques (Montevideo, Buenos Aires…) où son œuvre est restée très célèbre.

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    En 1929, il épouse Suzanne Blanche (petite-fille de Madame Faustin Malbos – née Marie Geneviève Beltscher (Saint-Jean-de-Luz, 31 mars 1843 – Saint-Jean-de-Luz, novembre 1939) – , libraire de la rue Gambetta) qui sera – son épouse, Suzanne – l’une de ses grandes sources d’inspiration.

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    Ramiro ARRUE (1892-1971)

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    Toute sa vie, il peindra inlassablement le Pays Basque, et exécutera un grand nombre d’affiches, de travaux publicitaires, de décors et de costumes – très admirés aujourd’hui !

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    Malgré tout, il passe les dernières années de sa vie dans le plus grand dénuement et la plus grande solitude, échangeant ses tableaux contre des repas et meurt à 79 ans. Il est enterré au cimetière d’Aice Errota.

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    Autoportrait – Ramiro Arrue
    Collection Ville de Saint-Jean-de-Luz
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    Tombe de Ramiro Arrue au cimetière Aice Errota
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    SES ŒUVRES

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    Je ne veux pas que l’on organise une exposition de mes œuvres après ma mort. Le goût actuel pour la peinture ne me serait pas du tout favorable, aussi, ce n’est pas la peine d’aller au-devant d’un échec. D’autre part, mes tableaux sont éparpillés de tous côtés et il serait trop compliqué de les réunir, d’autant plus que je ne serai pas là pour faire un choix… écrivait-il trois semaines avant sa mort.

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    Le 29 septembre 1972, la ville de Saint-Jean-de-Luz honore l’artiste en lui dédiant la place située près de son ancien domicile – sur laquelle se trouve la villa Mirentxu, de la famille Gaudin – et acquiert 63 œuvres lors de sa succession.

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    « LE FANDANGO » EXPOSÉ AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE BILBAO

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    De novembre 2021 à mars 2022, le musée des Beaux-Arts de Bilbao accueillera « le Fandango » pour une exposition baptisée « L’œuvre invitée ». Le célèbre tableau sera exposé en miroir avec une œuvre de José Arrue, reconstituant ainsi le Pavillon du Pays basque français présent à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925.

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    Le Fandango – Ramiro Arrue
    Collection Ville de Saint-Jean-de-Luz

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    Ce vendredi 3 octobre 2025; Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir la maison des Gaudin rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz telle que Maurice Ravel y séjourna à diverses reprises tant que ce fut le domicile de ses amis Gaudin, issus du mariage, en 1875, d’Annette Bibal avec Edmond Gaudin, en une maison héritée par Annette Bibal, en 1903, de sa mère Victoire Dupous, épouse en 1843, de Pierre Bibal, et qui elle-même, Victoire, la tenait de sa mère, Françoise Benoît (1786 – 1855), épouse en 1821 de Pierre Jean-Baptiste Dupous (1800 – 1865) ; et dans laquelle Gachucha Billac, la chère grand-tante (1824 – 1902) de Maurice Ravel, fut la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre 1875 et 1886) ; et où séjourna à diverses reprises, et dès son enfance, Maurice Ravel (1875 – 1937), avant que, devenue veuve (en 1920), Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936) ne déménage, avec ses filles Marie Gaudin, puis Jane Gaudin-Courteault, de ce 41 rue Gambetta pour s’installer, au cours du mois d’août 1924, à la Villa Mirentxu, rue du Midi…

    C’est non sans difficulté qu’il a fallu se déprendre de l’erreur de localisation – ainsi à la page 169 de son « Ravel – Portraits basques » (seconde édition de juillet 2016), Etienne Rousseau-Plotto présente-t-il une photo de la maison située à l’angle de la rue Gambetta et de la rue Bague, légendée « La maison des Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz« , sans s’être avisé du changement de numérotation de cette rue Gambetta advenu dans les années 30… – , rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, de la demeure identifiée dans les divers actes d’etat-civil de la famille – naissances et décès – comme le 41 de la Grand-Rue, puis 41 rue Gambetta, suite à des modifications de la numérotation des maisons de cette rue Gambetta de Saint-Jean-de-Luz…

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    Et c’est le désir de photographier maintenant et présenter les demeures, et à Ciboure, et à Saint-Jean-de-Luz – et produire aussi des photos anciennes, quand nous pouvons en retrouver… – , où sont nés ou décédés, ou bien ont séjourné – d’après des témoignages présents et retrouvés dans des correspondances conservées… – divers cousins de la cibourienne Marie Delouart (1940 – 1917) et son fils Maurice Ravel (1875 – 1937), pour le livre à  paraître cet automne aux Editions Jakintza,

    qui nous a conduit, Guy Lalanne et moi-même, à chercher à vérifier le plus « scientifiquement possible«   – preuves à l’appui – ce que nous allions asserter dans ce travail sur ce que j’ai qualifié – très tôt en ma recherche débutée au mois de mars 2019 – de « les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel« .

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    La première idée de formulation de cette expression qui deviendra frappante à propos de ces cousinages basques demeurés jusqu’ici complètement méconnus (!), car Maurice Ravel n’avait pas de cousins identifiés comme tels jusqu’alors, du très simple fait que sa mère Marie Delouart (1840 – 1917) était fille et petite-fille de deux filles-mères : Sabine Delouart (1809 – 2874) et Marie Delouart (1782 – 1855) – pour rencontrer le nom du premier ancêtre masculin officiellement reconnu et avéré du côté Delouart de la mère de Maurice Ravel, il faut en effet remonter à l’aïeul Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)… – ,

    cette première idée de formulation, donc, de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, m’est venue le 7 avril 2019, en mon article « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel« , à propos de ce que j’avais qualifié d’abord de « cousinages cibouriens de Maurice Ravel » ; et mon article se concluait par la phrase : « et je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur« … ; et le 20 mars 2019, mon article s’intitulait encore « Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague… » ; en revanche, mon article du 13 mai suivant s’intitulait, lui : « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » ;

    et le tout premier titre de mes articles à comporter expressément cette expression singulière de « cousinages cibouro-luziens » appliquée à la parenté basque de Maurice Ravel – et que je retiendrai désormais, définitivement – est celui de l’article en date du 19 août 2019 : « Pour commenter mes toutes récentes recherches sur le contexte familial (des Hiriart-Gaudin) des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel » : « cibouro-luziens« , voilà l’expression un peu frappante désormais énoncée ;

    et une expression sur laquelle je désirais mettre expressément l’accent du fait de l’ignorance constatée jusqu’alors de cette descendance luzienne des cibouriens Delouart, via des Etcheverry, des Hiriart et des Gaudin ; et voir ici le questionnement de mon article crucial, en date du 11 octobre 2021, pas sur une simple ignorance de parenté, mais carrément sur sur un étrange déni – très assumé – de parenté avec Maurice Ravel de la part de son cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988), le fils unique de la cousine de Ravel Magdelaine Hiriart (1875 – 1968) : « Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer…« … 

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    Il s’agit donc bien des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel,

    via sa mère, Marie Delouart, et les descendances cibouriennes mais aussi luziennes des deux sœurs nommées elles aussi, touts deux, comme leur sœur aînée, Marie Delouart (1782 – 1855) – d’où, ici, une malencontreuse erreur du valeureux Jean-Noël Darrobers, qui a confondu deux de ces sœurs, et n’a donc pas pu tenir compte, pour l’avoir complètement ignorée, de la descendance luzienne de la sœur née en 1784… – , Marie Delouart (1784 – 1842 – épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, du cibourien Jean Etcheverry (1777 – 1841)) – , et Marie Delouart (1786 – 1872 – épouse, à Ciboure le 28 février 1821, du cibourien Michel Goyenague (1790 – 1849)) –  ainsi que la descendancec du frère, Jean Delouart (1788 – 1872 – époux à Ciboure le 30 avril 1823 de la cibourienne Marguerite Larrea (1798 – 1844)), tous des Delouart donc, frère et sœurs de l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel, la cibourienne Marie Delouart (1782 – 1855)…

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    Et ce sont les maisons – elles-mêmes, si elles ont continué d’exister ; ou bien celles qui, à leur emplacement, leur ont succédé – et à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, de résidence de ces divers cousins basques – de Maurice Ravel – méconnus jusqu’ici, qu’après les avoir identifiées, et puis localisées précisément – eu égard aux changements de numérotation des rues, ou de noms ayant varié, au cours du temps, de ces maisons – , que nous désirons, Guy Lalanne et moi-même, présenter en photos dans notre livre à venir, dans l’espace et le temps de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

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    Trop d’erreurs ont marqué jusqu’ici les recherches ravéliennes au pays basque, faute de rigueur suffisante, et de vraie recherche de vérification de ce qui a été seulement repris tel quel – par simple copié-collé – , d’un chercheur à l’autre…

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    A suivre : c’est passionnant !

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    Ce samedi 3 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer…

    Afin d’aller un peu plus loin que ma réponse d’hier, dimanche 10 octobre, en mon article «  » à la question d’Eric Rouyer me demandant d’expliciter davantage ma première réponse au déni de reconnaissance de la part du cousin de Maurice Ravel Edmond Gaudin (1903 – 1988) de son cousinage effectif, via sa mère Magdeleine Hiriart – Gaudin (1875 – 1968), avec Maurice Ravel (1875 – 1937),

    voici une amorce de direction de réponse un peu plus précise, en l’absence présente d’indices véritablement concluants :

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    Cher ami, 

    ma réponse hier à votre question à propos du déni d’Edmond Gaudin (30 mai 1903 – 28 décembre 1988) à l’égard de son cousinage pourtant très effectif avec Maurice Ravel (7 mars 1875 – 28 décembre 1937), demeure encore bien trop partielle _ et prudente… _ de ma part.
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    Mais il me semble détecter une sorte d’animosité rétrospective _ et possiblement postérieure au décès de sa mère Magdeleine Hiriart-Gaudin, le 19 juin 1968 _ d’Edmond Gaudin à l’égard de son cousin Maurice Ravel, dont il a pourtant été très proche lors des séjours de celui-ci à Saint-Jean-de-Luz (en 1921, 23, 24, 25, 27, 28, 29, 30, 31 et 35) _ ces repères temporels constituant une aide commode pour retrouver ce qu’en a dit en sa correspondance, toujours rapide, Maurice Ravel lui-même (ajout du 18 octobre 2024) ; on trouve aussi de précieuses indications biographiques sur ces séjours luziens de Maurice Ravel d’entre 1921 et 1935, dans le très détaillé (mais non dénué non plus d’erreurs) « Ravel Portraits basques«  d’Étienne Rousseau-Plotto, notamment à partir d’entretiens avec Charles-Paul Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 15 janvier 1938 – Saint-Jean-de-Luz, 25 mai 2006), le frère aîné de Maylen Gaudin-Lenoir (née en 1942) ; mais ces récits ont aussi pati du déni de parenté avec Maurice Ravel d’Edmond Gaudin, leur père, principal transmetteur, depuis le décès de sa tante Marie Gaudin (1879 – 1976), de la mémoire des Gaudin… (ajout du 18 octobre 2024) _ : possesseur d’un permis de conduire et d’une automobile, Edmond Gaudin véhiculait en effet son cousin lors d’assez nombreuses virées en pays basque, tant espagnol que français…
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    Il est bien sûr extrêmement dommage que n’ait été conservée (et publiée) d’autre correspondance de Maurice Ravel avec sa cousine Magdeleine Hiriart que les deux lettres de condoléances du 8 octobre 1910 et du 24 novembre 1914 _ aux pages 246 et 403 de la « Correspondance » de Ravel publiée en 2018 par Manuel Cornejo aux Éditions du Passeur ; puis aux pages 373-374 et 608-609 de la nouvelle édition de cette Correspondance, aux Editions Gallimard (collection Tel)… _, pour les décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, disparu, noyé, sur le fleuve Oubangui, à Bimbo, le 13 septembre 1910, et de ses deux beaux-frères Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus, à leur arrivée sur le front, le 12 novembre 1914…
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    Et que nous ne disposions d’aucun témoignage de rencontres entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine dans l’entre-deux-guerres, lors de ces séjours de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, ou au 9 rue Tourasse, ou à la Pension Ongui Ethorri, au coin de la rue Sopite et de la rue de la Corderie : Saint-Jean-de-Luz est une petite ville, et même si Ravel venait là surtout pour se reposer et se distraire _ il adorait les bains de mer et nager ; et assister aux fêtes sur la place Louis XIV… _, il est peu vraisemblable qu’il n’ait pas fait un effort pour venir saluer sa très sympathique cousine Magdeleine, dont le domicile, 34 rue Gambetta, était lui aussi central _ cette maison, héritée des Hiriart par Magdeleine Hiriart-Gaudin, est désormais propriété de leur descendante Maylen Gaudin-Lenoir (ajout du 18 octobre 2024)… Ces années-là, Ravel a pris aussi logement, à partir de 1928, au 9 rue Tourasse, au coin de la rue Gambetta (entre l’église et la place Louis XIV : en face de l’actuelle pâtisserie Pariès)…
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    La famille Gaudin était domiciliée, jusqu’à l’été 1924, tout près du domicile des Hiriart, presque en face -non, c’était en fait un peu plus haut dans la rue Gambetta, comme Guy Lalanne et moi-même l’avons découvert et vérifié, vendredi 2 mai 2025 ; l’erreur de localisation provenant d’une assertion erronée de Charles-Paul Gaudin, reprise par Etienne Rousseau-Plotto à la page 169 de son livre « Ravel Portraits basques« , photo à l’appui… (ajout du 4 mai 2025) – , au 41 rue Gambetta _ une belle et profonde maison héritée des Bibal et, auparavant, des Dupous… _ ; et c’est devenue veuve de son mari Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) qu’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) vendit au mois de juillet 1924 cette vaste maison du 41 rue Gambetta _ héritée de sa mère Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), veuve de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855) _ désormais devenue trop grande pour elle, pour s’installer non loin de là _ même pas 100 mètres _, au 14 rue du Midi, au mois d’août 1924, avec les survivants Bibal _  en l’occurrence son neveu le peintre François-Ignace Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 17 septembre 1878 – Saint-Jean-de-Luz, 26 mai 1944) et son épouse Rose-Marie Porterie-Bibal (Auch, 22 mars 1874 – Saint-Jean-de-Luz, 11 décembre 1962), ainsi que sa sœur Bernardine Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1853 – Saint-Jean-de-Luz, 28 février 1943, la fameuse « Tante Bibi« , des lettres de Ravel à ses amis Gaudin, qu’Étienne Rousseau-Plotto confond malencontreusement (page 165 et page 230) de son « Ravel Portraits basques« ) avec Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902, décédée à l’âge de 83 ans), la grand-tante de Maurice Ravel, et gouvernante des enfants Gaudin ; page 230, Étienne Rousseau-Plotto écrit à propos de cette  »Tante Bibi«  Bibal : « allusion au surnom qu’il utilisait pour désigner sa tante Gracieuse Billac, personne austère » (pas du tout !) : Étienne Rousseau s’emmêle les pinceaux entre les noms Bibal et Billac ! De même qu’entre les sœurs Billac, Engrace-Gachucha et Gracieuse ! Ajoutant cette erreur à celle de la page 30, où il fait rester Gachucha Billac « au service de ce couple (des Gaudin) soixante-quatre ans« , alors que Chachucha Billac entra au service des Dupous-Bibal-Gaudin-Bibal probablement en 1855, et y resta jusqu’à son décès advenu au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902, soit au maximum 47 ans... (ajout du 18 octobre 2024)… _ et les descendants Gaudin de cette maisonnée _ Marie Gaudin (3 mars 1879 – 8 décembre 1976), Jane Gaudin-Courteault (Saint Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979), devenue veuve de son époux Henri Courteault (Pau, 26 août 1869 – Saint-Jean-de-Luz, 2 novembre 1937) et les deux enfants de celle-ci, bien aimés de Ravel qui ne manquait pas de les combler de cadeaux lors de ses venues à Saint-Jean-de-Luz, et leur adressait maintes cartes postales de ses voyages à l’étranger : Pierre Courteault (Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006) et sa sœur Annie Courteault (Paris, 26 septembre 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 21 août 1994) _ cf mon article du 2 novembre 2019 : , un article consécutif à celui du 1er novembre précédent : …
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    Et surtout il est dommage que nous ne disposions pas _ jusqu’ici du moins _ de témoignages directs _ nous n’en avons que d’indirects (principalement par son fils Charles-Paul Gaudin, de manière orale, et non écrite)… _ d’Edmond Gaudin lui-même, lors de ses virées automobiles avec son cousin Maurice Ravel à la fin des années 20 et au début des années 30, ou de ses séjours à Paris, invité par Maurice Ravel…
    Le jeune Edmond Gaudin se trouvant ainsi un des plus proches témoins des activités de son cousin Maurice Ravel lors des séjours _ de vacances, surtout, mais parfois aussi de travail… _ au pays basque ces années-là…
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    Le déni de parenté d’Edmond Gaudin avec Maurice Ravel, possiblement d’après la disparition de sa mère en 1968, face à ses enfants Charles-Paul (né en 1938) et Maylen (née en 1942), pourrait résulter de ce qui pourrait avoir été une blessure un peu douloureuse pour le jeune Edmond (né en 1903)…
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    Né le 30 mai 1903, c’est en 1935 – le 30 septembre – qu’Edmond Gaudin s’est marié, à Ciboure, avec Angela Rossi (Triona, 12 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 14 décembre 1999).
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    La santé de Maurice Ravel s’étant considérablement détériorée au cours de l’année 1932, et Edmond Gaudin en avait été, avec sa tante Marie Gaudin _ cf les trois accidents (une aphasie ponctuelle survenue aux arènes de Saint-Sébastien), et deux dyspraxies (sur la plage de Saint-Jean-de-Luz : il ne sait plus nager et manque se noyer ; et il lance un galet à la tête de Marie Gaudin en jouant à faire des ricochets sur l’eau…) rapportés aux pages 256-257 du « Ravel Portraits basques » d’Étienne Rousseau-Plotto _ un des tous premiers témoins à se rendre compte des prémisses de la maladie qui finira par emporter Ravel le 28 décembre 1937… Dès l’année 1933, la santé de Ravel s’est dégradée sans retour…
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    Les divers biographes de Ravel, et admirateurs de son génie musical, se sont montrés avares, faute d’éléments tant soient peu tangibles, de remarques sur la vie affective et relationnelle de Maurice Ravel, homme très discret et même secret, et ayant en détestation tout exhibitionnisme…
    Sa musique _ non expressionniste ! _ devant probablement parler pour lui…
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    Quant aux luziens, et à ma connaissance, assez peu de témoignages ont été exprimés sur les séjours de Ravel à Saint-Jean-de-Luz, et au pays basque…
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    Très peu de liens ayant donc été opérés jusqu’ici entre l’œuvre _ universellement admirée, désormais _ du compositeur et le détail _ assez simple et frugal _ de la vie quotidienne de l’homme Maurice Ravel,
    qui gagnerait d’ailleurs à être mieux connue, assez loin des clichés dont on a coutume de revêtir, par préjugés, les artistes…
    Un homme discret, courageux et droit dans ses amitiés ; pas mondain ni carriériste pour deux sous : un honnête homme véritable…
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    J’admire aussi beaucoup Ravel…
     
    Francis Lippa
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    Ce lundi 11 octobre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa