Étiquette : virtuosité

  • Musiques de joie : la virtuosité éblouissante du violon de Carlo Farina (Mantoue, c. 1604 – Vienne, 1639), et son rayonnement immense hors d’Italie, via Dresde

    Après la joie du stylus fantasticus de Reincken (Deventer, 10 décembre 1643 – Hambourg, 24 novembre 1722)

    _ cf mon article du 28 mars : … _

    ou Buxtehude (Helsingborg, 1637 – Lübeck, 9 mai 1707)

    autour de Hambourg et Lübeck,

    …

    et celle de la virtuosité de Schmelzer (Scheibbs, 1623 – Prague, 20 mars 1680)

    _ cf mon article du 29 mars : … _,

    Vejnanovsky (Hukvaldy, 1633 – Kromerziz, 24 septembre 1793)

    _ cf mon article d’hier 31 mars : … _

    et Biber (Wartenberg, 12 août 1644 – Salzbourg, 3 mai 1704)

    _ cf mon article d’avant-hier 30 mars : … _,

    à Vienne et Kromerziz,

    …

    …

    la joie rayonnante _ et contagieuse ! _ du violon virtuose

    de celui qui fut à la source probablement principale de ce rayonnement étincelant

    de brillance jubilatoire par toute l’Europe :

    …

    Carlo Farina (Mantoue, vers 1600 – Vienne, juillet 1639),

    …

    en son séjour de trois années, 1626-1627-1628, à Dresde,

    où il publia rien moins que cinq livres de musique instrumentale

    _ comportant 128 pièces _

    dédiés à la famille des violons…

    …

    …

    J’ai choisi pour en écouter quelques unes

    le violon virtuose et très juste de Leila Schayegh

    …

    accompagnée de

    Jörg Halubek, clavecin et orgue au continuo,

    Daniele Caminiti, archiluth,

    et Jonathan Pesek, violoncelle et viole de gambe,

    …

    en un merveilleux CD PanClassics PC 10368,

    enregistré au mois de juin 2016.

    …

    …

    On y adjoindra avec un très grand profit

    l’écoute du CD Carlo Farina Cappriccio stravagante – Sonate

    de l’Ensemble Clematis

    le CD Ricercar RIC 285 paru le 22 mai 2009. 

    …

    …

    Ce mercredi 1er avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Parmi les interprètes de Beethoven au piano : Eduardo del Pueyo _ l’exemple de la Waldstein : pas assez d’emportement !

    Ayant sous la main le coffret Decca Eloquence _ 484 0193 _ de 5 CDs d’Eduardo del Pueyo

    (Saragosse, 29 août 1905 – Bruxelles, 9 novembre 1986)

    de l’intégrale de ses enregistrements pour Philips,

    …

    au sein duquel figurent 7 Sonates de Beethoven,

    les Sonates n° 8  (« Pathétique« ), 14 (« Clair de lune »), 18 (« La Chasse« ), 21 (« Waldstein« ), 23 (« Appassionata« ), 26 (« Les Adieux« ) et 29 (« Hammerklavier« ),

    …

    je choisis de commencer mon écoute

    par l’emblématique _ à mes oreilles _ « Waldstein« 

    _ enregistrée, en stéréo, à la Bachzaal, à Amsterdam, en septembre 1959…

    …

    …

    Cette « Waldstein » de 1959 pour Philips d’Eduardo del Pueyo

    sonne un peu trop apollinienne à mon goût

    _ et cela, en ses trois mouvements : pas assez emportés,

    voire parfois exaspérés ! _

    …

    et ne comporte pas assez la touche _ variable, bien sûr, d’une œuvre à l’autre _ de colère

    qui constitue à mes oreilles un trait idiosyncrasique essentiel

    de tout l’œuvre beethovenien.

    …

    …

    Mon impression

    _ pas assez d’emportement du pianiste ! _

    est identique à propos de la « Hammerklavier« 

    _ enregistrée, en mono, en la Petite Salle du Concertgebouw d’Amsterdam, en mai 1958.

    …

    …

    En son article du 21 juin 2019 sur le site ResMusica, intitulé Le legs Philips d’Eduardo del Pueyo enfin disponible,

    l’excellent Maciej Chizinski indique, lui, à propos de cette « Waldstein« – là, très précisément ceci :

     

    …

    « le pianiste fait preuve d’un toucher cristallin, résultant probablement d’un usage relativement restreint de la pédale droite. Le finale, tout à la fois solennel et chantant, impressionne par la rondeur du timbre, ainsi que la limpidité des textures dûment maîtrisée, et pourtant frappée au sceau de la fraîcheur, la virtuosité et l’énergie« 

    _ « fraîcheur, virtuosité, énergie«  : voilà ce que j’aurais personnellement aimé ressentir, mais n’ai hélas pas éprouvé…

    …

    …

    En revanche, c’est tout à fait ce que je ressens

    en écoutant et la « Waldstein » et la « Hammerklavier » de Paul Badura-Skoda

    en son The Complete Pianos Sonatas played on period instruments,

    un merveilleux coffret A 203 (de 9 CDs) que vient de nous offrir le label Arcana…

    …

    …

    Ce samedi 15 février 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les oxymores de la virtuosité justissime de Béatrice Rana dans les « Miroirs » de Ravel…

    L’enregistrement des Miroirs de Maurice Ravel

    (Noctuelles, Oiseaux tristes, Une barque sur l’océan, Alborada del gracioso et La vallée des cloches),

    par Béatrice Rana

    dans le CD Warner Classics 0190295411091,

    est étourdissant de virtuosité juste

    de la part de cette extraordinaire interprète.

    …

    …

    Et l’association

    à ces Miroirs de Ravel

    de transcriptions pour piano seul 

    de Danse infernale, Berceuse et Finale, trois extraits de L’Oiseau de feu d’Igor Stravinsky _ par Guido Agosti _

    puis de Danse russe, Chez Pétrouchka et La semaine grasse, trois extraits de Pétrouchka d’Igor Stravinsky encore _ cette fois par Stravinsky lui-même _

    …

    constituent un détonnant programme,

    que vient conclure la transcription pour piano seul _ par Ravel lui-même _ de son époustouflante _ tragique _ La Valse…

    …

    …

    Un fastueux programme

    interprété magistralement,

    avec une prodigieuse justesse d’intelligence de ces œuvres,

    par une artiste d’exception.

    …
    …

    Voici ce qu’en disait le 22 novembre dernier

    Stéphane Friédérich en un très juste article du site Res Musica

    intitulé Le piano orchestral et flamboyant de Béatrice Rana.

    …

    …

    Le piano orchestral et flamboyant de Beatrice Rana

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    …

    Les Clefs du mois

     

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    …

    Béatrice Rana : une interprète à retenir prioritairement.

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    Ce dimanche 22 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’étrangeté des Vespro de Chiara Margarita Cozzolani (1602 -1676/78), par I Gemelli et Emiliano Gonzalez Toro

    La première écoute des Vespro de Chiara Margarita Cozzolani _ le CD Naïve V 5472 _ avait de quoi me surprendre :

    je gardais dans l’oreille une musique d’une certaine austérité _ Milan est une cité espagnole depuis 1535. Et en 1650, quand furent composées les Vespro, Chiara Margarita Cozzolani, religieuse cloîtrée (= recluse) au couvent bénédictin de Santa Radegonda, avait quarante-huit ans. Et elle allait bientôt, devenue abbesse de son couvent, renoncer à la composition musicale.

    …

    Ici, dans cette réalisation brillante d’Emiliano Gonzalez Toro,

    voici que je me retrouve dans les parages de la splendeur profuse _ brillantissime _ monteverdienne…

    …

    Et Milan prend des couleurs de Venise,

    ou même de la Mantoue si raffinée des Gonzague…
    …
    …
    Ce lundi 12 août 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa