Étiquette : vivre et écrire

  • La joie de parcourir au fil de ses 711 pages la poursuite plus que jamais assidue (2021 – 2025) de l’ardent devoir de continuer d’assumer avec vaillance le récit détaillé scrupuleux du quotidien même le plus banal de ses jours, en un temps de plus en plus affecté par les blessures physiques de son vieillir, de l’admirable Pierre Bergounioux, en son présent « Carnet de notes 2021 – 2025 » : une joie de le retrouver toujours bel et bien aussi vivant et mieux que jamais profondément lui-même en son rapport vital, toujours frontalement assumé, au réel et à autrui…

    C’est une profonde, intense et vraie joie de pouvoir parcourir au fil de ses 711 pages la poursuite plus que jamais assidue (1er janvier 2021 – 31 décembre 2025) de l’ardent devoir de continuer d’assumer avec vaillance le récit détaillé scrupuleux du quotidien, même le plus banal, de ses jours – le plus souvent éminemment répétitif, mais aussi marqué-secoué par des événements (et leur retentissement affectif) uniques, assez souvent, mais pas toujours, violents : des maladies, des décès, des pertes… – , en un temps de plus en plus affecté par les blessures physiques de son propre vieillir, de l’admirable Pierre Bergounioux – né le 25 mai 1949 à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze – , en son présent « Carnet de notes 2021 – 2025« , paru – fidèlement – aux Éditions Verdier le 19 mars dernier – je l’attendais, et même avec une certaine impatience, ce 5éme volume (qui n’est ni plus ni moins que la suite du Journal de l’écrivain (depuis 1980), réunissant les notes qu’il écrit quotidiennement dans une volonté de garder une trace des jours, de fixer les événements et de sauver le présent de l’oubli) : l’ami Pierre Bergounioux allait-il toujours bien ? Comment se portait-il ? Et comment poursuivait-il sa double tâche et de vivre et d’écrire ?.. – :

    une profonde, intense et vraie amicale joie de le retrouver, ici, en ces pages, toujours bel et bien aussi vivant, et mieux que jamais profondément lui-même en son rapport vital, toujours frontalement assumé, au réel et à autrui, à commencer, bien sûr, ses proches…

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    « Quarante-cinq ans ont passé depuis que j’ai pris le parti de noter la teneur, la couleur – sensibles – de mes jours.

    Des commencements, j’ai conservé quelques habitudes, la première et la principale étant de me lever tôt, d’écrire, jusqu’à midi, pour lire, ensuite, aussi longtemps que j’en suis capable. Je me conforme toujours à la règle que je me suis fixée, dans l’internat, et dont je ne saurais m’écarter sans que le gamin de dix-sept ans que, paraît-il, je fus et qui l’a édictée, ne me rappelle à l’ordre d’une voix tonnante. « On a tous les âges à chaque instant », constatait le psychanalyste Georg Groddeck, et c’est un adolescent de jadis qui continue – fidèlement – de régenter mon existence.

    Je persiste à noter les faits quotidiens. Tout nous reste, mais les chemins d’accès au passé s’effacent. Quelques mots, sur du papier, aident, si on le souhaite, bien sûr, à le retrouver« , prévient aimablement la quatrième de couverture…

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    Ce mercredi matin, j’en suis à la page 252…

    Bien entendu à suivre…

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    Ce mercredi 15 avril 202§, Titus Curiosus – Francis Lippa