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  • Cyrille Dubois, et le très notable renouveau des ténors français : poursuite d’une très précieuse tradition et riches singularités…

    Le mardi 5 novembre dernier, j’ai relevé la réussite parfaite

    du jeune ténor français Cyrille Dubois

    dans un récital de Lieder et mélodies de Lisz, O Lieb ! (avec le pianiste Tristan Raës),

    soit le CD Aparté AP 200 :

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    Et,

    comme pour poursuivre mon article d’hier

    consacré au magnifique ténor français Benjamin Bernheim

    ,

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    voici que je découvre ce matin

    sur le blog Discophilia de Jean-Charles Hoffelé,

    un bel article consacré à Cyrille Dubois et ce CD O Lieb !,

    intitulé Sur les ailes du chant :

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    SUR LES AILES DU CHANT

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    Les ténors se sont peu risqués _ en effet _ aux lieder comme aux mélodies de Liszt au disque, Ernest Haefliger, Nicolaï Gedda s’y sont penchés, l’un et l’autre tardivement, mais avec encore tout leur art, exceptions heureuses _ bien sûr : deux très grands !

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    Territoire souvent par annexion des « voix moyennes », mezzos, barytons, le ténor est pourtant chez lui ici, bien sûr dans les redoutables mélodies sur les vers de Victor Hugo – pour le célèbre Oh quand je dors, Cyrille Dubois préfère la seconde version, plus contournée – mais aussi lorsque Liszt débusque avec génie le lyrisme de Goethe ou de Heine _ des poètes majeurs…

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    Cyrille Dubois les éclaire avec ce timbre si net _ oui _, ce vibrato de flûte, cette voix longue et si française _ absolument ! _ qu’on reconnaissait hier un peu chez Paul Derenne, beaucoup chez Eric Tappy (lequel aimait regarder les mélodies de Liszt, mais n’y touchât guère), affaire de ténor et de ténor avec aigu, qui peuvent se mesurer aux sopranos lesquelles auront peu parcouru ces opus éparses, sinon Hildegard Behrens pour un album fugitivement publié par Deutsche Grammophon, merveilleuse comète filante.

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    Et bien voilà, maintenant cette part charmeuse et aventureuse _ tiens, tiens… _ de Liszt et jusqu’au génial Freudvoll und Leidvoll aura trouvé cette voix venue d’ailleurs _ oui ! très marquante dans son infinie tendresse ; et sans jamais rien forcer ; tout est dans la douceur _, encorbellée par la piano harpe de Tristan Raës, mieux qu’un accompagnateur, un amoureux qui fait son clavier aussi chantant que la voix qu’il emporte.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Franz Liszt (1811-1886)

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    Hohe Liebe, S. 307
    Jugendglück, S. 323
    Liebestraum „O lieb“, S. 298
    Morgens steh’ ich auf und frage (2e version), S. 290/2
    Es rauschen die Winde (2e version), S294/2
    Die Loreley (2e version), S. 273/2
    Freudvoll und Leidvoll II, S. 280/2
    Vergiftet sind meine Lieder, S. 289
    Bist du, S. 277
    Was Liebe sei (1re version), S. 288/1
    Die Zelle in Nonnenwerth (4e version), S. 274/2
    Nimm einen Strahl der Sonne, S. 310
    Laßt mich ruhen, S. 314
    Schwebe, schwebe blaues Augen (1re version, posthume), S. 305/1
    Der Fischerknabe (1re version), S92/1
    S’il est un charmant gazon (1re version), S. 284
    Enfant, si j’étais roi (2e version), S. 283/2
    Oh ! quand je dors (2e version), S. 282/2
    Comment, disaient-ils (2e version), S. 276/2
    Angiolin dal biondo crin (2e version), S. 269/2
    3 Sonnets de Pétrarque (1re version), S. 270/1

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    Cyrille Dubois, ténor
    Tristan Raës, direction

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    Un album du label Aparté AP200
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    Photo à la une : le ténor Cyrille Dubois – Photo : © DR

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    Ce merveilleux CD Liszt _ un CD majeur de l’année 2019 ! _ de Cyrille Dubois

    a peu à voir avec le superbe CD carte de visite de Benjamin Bernheim ;

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    il n’empêche : voici deux superbes jeunes ténors _ tous deux ont 34 ans _

    magnifiques dans la continuation de la tradition si précieuse pour nous du _ bien spécifique _ chant français !

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    Et chacun d’eux parfaitement reconnaissable et singulier…

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    Ce lundi 25 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa