Étiquette : voix

  • Lise Davidsen, ou le déchaînement du calme au milieu de la tempête

    Découvrir une voix _ son timbre, son souffle _ peut être merveilleusement jouissif.

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    Ainsi en va-t-il du charme totalement prenant

    de la voix de la jeune sopano norvégienne Lise Davidsen,

    menée ici par le gant de velours d’Esa-Pekka Salonen

    à la tête de l’Orchestre Philharmonia

    en un programme Wagner – Richard Strauss

    qui déroule somptueusement :

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    il s’agit du CD Decca Lise Davidsen _ Decca 483 4883.

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    Voici ce qu’en chronique The Guardian :

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    Davidsen: Wagner and Strauss review – powerhouse soprano’s stunning debut

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    Davidsen/Philharmonia/Salonen
    (Decca)

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    Her voice is the calm at the centre of a storm of music by Wagner and Strauss in Davidsen’s worth-the-wait album

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    Wonderfully dark and dramatic … Lise Davidsen in Ariadne auf Naxos, Glydebourne, 2017...
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    Wonderfully dark and dramatic … Lise Davidsen in Ariadne auf Naxos, Glydebourne, 2017. Photograph: Robbie Jack/Corbis via Getty Images

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    N
    o emerging soprano has made quite the same stir recently as Lise Davidsen. Here, finally, is her first solo CD. It covers Wagner and Strauss repertoire recorded by many of the greatest voices – and yet several of Davidsen’s versions go straight towards the very top of the playlist.

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    Lise Davidsen album artwork.
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    Lise Davidsen album artwork. Photograph: AP

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    It’s not just the voice – though that is special in itself, gleaming and electric in tone, and buoyed by a seemingly endless supply of breath. It’s also the way she is able to create a still fulcrum even while all Wagner and Strauss’s orchestral manoeuvres churn around her.

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    First we hear two big scenes for Elsa, heroine of Wagner’s Tannhäuser, the full-beam excitement she switches on for Dich, Teure Halle turning to dignified resignation in Allmächt’ge Jungfrau. Then it’s Strauss: a powerhouse performance of Es gibt ein Reich from Ariadne auf Naxos, half a dozen orchestral songs, and the Four Last Songs.

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    “It’s not my responsibility to interpret. I am just the messenger” says Davidsen of her approach to Strauss, and it serves her well, though some interpretation has certainly gone into her wonderfully dark and dramatic Ruhe, meine Seele. There is, however, perhaps room for a little more individuality if she wants to make the iconic Four Last Songs truly her own – there’s a weightiness to her singing here that means they don’t soar quite as freely as they could.

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    It was the Philharmonia that gave the premiere of the Four Last Songs, in 1950. Here, conducted by Esa-Pekka Salonen, they give Davidsen solid support throughout, even if the textures can be murky. The soprano at the 1950 premiere was Davidsen’s fellow Norwegian Kirsten Flagstad. But I’d say a better comparison is with Janet Baker, who said so much by seemingly doing so little, and who would create an awed sense of vulnerability by paring her big voice down to the point where it risked cracking – as Davidsen does here in Strauss’s Morgen !, dancing with heart-stopping delicacy around Zsolt-Tihamér Visontay’s violin solo. The Baker mention alone should tell you how much this disc has been worth the wait.

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    Ce lundi 10 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Julien Prégardien chante le « Schuberts Winterreise » de Hans Zender ; et c’est superbe !

    Dernièrement _ c’était le 21 novembre dernier _

    j’ai fait ici même l’éloge de Christian Gerhaher 

    comme « le liedersänger absolu » :

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    le « liedersänger absolu » : Christian Gerhaher _ son merveilleux récital Schumann intitulé Frage

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    et il y a naguère _ le 1er novembre, et le 18 août 2018 _ j’ai fait l’éloge du merveilleux Ian Bostridge :

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    Le charme hyper-puissant de la voix du merveilleux Ian Bostridge : le CD « Requiem _ the Pity of War », en commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918 ; 

    Passionnant Ian Bostridge : son « Le Voyage d’Hiver de Schubert » ;

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    et aujourd’hui, je veux dire tout le bien que je pense

    du charme si prenant de la voix

    et de l’art

    du superbe Julien Prégardien ;

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    ici dans cette œuvre assurément un peu étrange

    qu’est le Schuberts Winterreise

    de Hans Zender (en 1936) ;

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    c’est-à-dire une orchestration originale du si beau cycle de lieder schubertien…

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    Ne passez surtout pas à côté

    de ce CD Alpha 425 !

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    Ce jeudi 29 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

     

     

     

  • Le charme infiniment prenant d’une voix (et d’un art de chanter) : le très beau et remarquable récital « Miroir(s) » d’Elsa Dreisig

    Un premier CD d’enfilade de beaux airs d’opéras

    d’un ou d’une jeune interprète,

    …

    semble constituer a priori comme une carte de visite

    à destination potentielle, en priorité, de directeurs de maisons d’opéras

    ouvrant à des engagements…

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    Et pas d’abord en direction des mélomanes…

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    Sauf qu’ici le programme de ce magnifique Miroir(s)

    est très subtilement composé

    de deux très célèbres airs de Miroir, précisément :

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    celui de Marguerite dans le Faust de Gounod (1818 – 1893), en 1859 ;

    et celui de Thaïs dans l’opéra éponyme, Thaïs, de Massenet (1842 – 1912), en 1894 ;

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    et de quatre confrontations d’héroïnes :

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    la Manon de l’opéra Manon de Massenet, en 1884,

    et la Manon de la Manon Lescaut de Puccini (1858 – 1924), en 1893 ;

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    la Juliette d’un Roméo et Juliette très peu connu de Steibelt (1765 – 1823), en 1793,

    et la Juliette du Roméo et Juliette de Gounod, en 1867 ;

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    la Rosina de Il Barbiere di Siviglia de Rossini (1792 – 1868), en 1816,

    et la Rosina devenue comtesse dans Le Nozze di Figaro de Mozart (1756 – 1791), en 1786 ;

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    et enfin la Salomé de l’Hérodiade de Massenet, en 1881,

    et la Salomé de l’opéra éponyme, Salomé, de Richard Strauss (1864 – 1949), en 1905…

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    Toutes ces confrontations sont passionnantes ;

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    et l’art d’incarner ces héroïnes à éventuellement divers âges ou dans diverses situations,

    dans le prisme de chaque compositeur

    d’Elsa Dreisig

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    est confondant d’aisance

    et plus encore de charme….

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    Ce saisissant et ravissement CD Miroir(s) est un CD Erato 0190295634131.

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    Bravissimo ! Madame…

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    Je relève aussi une excellente notice

    d’Alexandre Dratwicki,

    du Palazzetto Bru-Zane.

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    Un très brillant CD,

    dont on ne se lasse pas !

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    Ce samedi 10 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Simplement, pour commencer, écouter Stéphane Degout et Alain Planès chanter Verlaine et Debussy

    Simplement,

    et pour à peine commencer,

    …

    je me propose d’écouter Stéphane Degout et Alain Planès chanter Verlaine et Debussy

    …

    au sein du splendide coffret de deux CDs intitulé Harmonie du soir

    que publie Harmonia Mundi (HMM 90230607),

    pour célébrer discographiquement Claude Debussy,

    décédé il y a tout juste cent ans,

    en 1918.

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    Et je suis sous le charme

    absolument saisissant

    de leurs voix si splendidement confondues

    et pourtant distinctes

    se mêlant amoureusement…

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    Magie et poésie !

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    Ce mercredi 3 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    En bonus,

    ce très intéressant podcast de 15′ de l’émission de hier matin sur France-Musique,

    où parle et chante Stéphane Degout.