Étiquette : Vox Luminis

  • La bouleversante très douce lumière de la « Missa pro defunctis quinque vocum » (de 1589) de Roland de Lassus (1532 – 1594), un chef d’œuvre servi à merveille dans le CD « Roland de Lassus – Requiem » de Vox Luminis dirigé par Lionel Meunier : une vive et très profonde, intense douceur, et durable émotion…

    La bouleversante très douce lumière de la « Missa pro defunctis quinque vocum » (de 1589) de Roland de Lassus (Mons, 1532 – Munich, 14 juin 1594),

    un chef d’œuvre servi à merveille dans le CD Ricercar RIC 493 « Roland de Lassus – Requiem » de l’excellent Vox Luminis dirigé par Lionel Meunier – enregistré à Franc-Waret au mois d’octobre 2025 – ,

    provoque une vive et très profonde, intense et durable, émotion…

    …

    C’est grand !

    …

    Ce jeudi 3 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Jouir de la sublime tendresse des Messes de Johann Caspar Kerll (1627 – 1693)

    Johann Caspar Kerll (Adorf, 9 avril 1627 – Munich, 13 février 1693) est un des grands compositeurs du Baroque germanique,

    formé à Rome, vers 1640, auprès du merveilleux Giacomo Carissimi (1605 – 1674) _ et accessoirement, pour l’orgue, Girolamo Frescobaldi (1583 – 1643)… _, qui fut aussi le maître romain de Johann-Jakob Froberger (1616 – 1667), mais aussi de Marc-Antoine Charpentier (1643 – 1704), ces génies musicaux de la sublime douceur…

    …

    …

    Les messes de Kerll déploient ainsi une sublime infinie tendresse, qui nous console toujours aujourd’hui de presque tout.

    …

    …

    Parmi les CDs de ma discothèque sont présentes les Messes suivantes de Kerll :

    …

    _ la « Missa Non sine quare« , dans le CD Symphonie SY 99171, par La Risonanza dirigée par Fabio Bonizzoni, en 1999 ;

    _ la « Missa Nigra« , dans le CD Œhms OC 358, par la Neue Hofkapelle München dirigée par Gerd Guglhör, en 2004 ;

    _ et la « Missa pro defunctis« , dans le CD Ricercar RIC 368, par Vox Luminis sous la direction de Lionel Meunier, en 2016.

    …

    …

    En revanche, y font pour le moment défaut les Messes suivantes :

    …

    _ la « Missa Superba« , par l’Ensemble Balthasar Neumann sous la direction de Thomas Engelbrock, en le CD Hänssler 93.039, en 2001 ;

    _ la « Missa Cujus toni« , par l’Ensemble Kitaredium, en le CD Euphonica EU 02, en 2006 ;

    _ la « Missa Renovationi« , par le Knabenchor de Dresde, sous la direction de Matthias Jung, en le CD Cantate 58031, en 2009 ; 

    _ et la « Missa In fletu solatium obsidionum Viennensis« , par le Cantus Köln et le Concerto Palatino sous la direction de Konrad Junghänel, en le CD Accent ACC 24286, en 2013.

    …

    …

    Johann-Caspar Kerll : un compositeur majeur à redécouvrir bien attentivement…

    …

    …

    Ce vendredi 25 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : et le radieux Magnificat de Johann-Sebastian Bach, une oeuvre de grâce et d’espérance ; par Jonathan Cohen et Archangelo, ou bien Philippe Pierlot et le Ricercar Concert…

    Et le radieux Magnificat de Johann-Sebastian Bach

    _ BWV 243 _,

    que je me souviens d’avoir entendu pour la première fois en un concert

    donné à la cathédrale Saint-André, à Bordeaux, dans les années 80 du siècle dernier,

    peut-être par les Arts Florissants…

    …

    Mon impression jubilatoire est demeurée à jamais fixée en ma mémoire.

    …

    Même la nuit, au sortir de ce concert et de la cathédrale,

    me semblait transfigurée,

    clémente…

    …

    …

    Pour écouter en CD cette œuvre de grâce _ mariale _

    et espérance,

    …

    et après écoutes de plusieurs versions 

    _ dont Harnoncourt en 1984 (Teldec), Herreweghe en 1990 (Harmonia Mundi), Lionel Meunier et Vox Luminis en 2017 (Alpha) _,

    …

    deux interprétations s’imposent à mon goût

    par leur alliance justissime de radiance heureuse et de vivacité :

    …

    celle de Philippe Pierlot avec le Ricercar Consort,

    soit le CD Mirare MIR 102,

    en 2009 ;

    …

    et celle de Jonathan Cohen avec son Ensemble Arcangelo,

    soit le CD Hyperion CDA 68157,

    en 2015.

    …

    L’œuvre a été composée à Leipzig à l’occasion de Vêpres de Noël…

    …

    …

    Ce lundi 13 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Interpréter les Descentes d’Orphée aux Enfers de Marc-Antoine Charpentier : une parfaite réussite de Vox Luminis et A Nocte Temporis

    Marc-Antoine Charpentier (1643 – 1704)

    me tient tout spécialement à cœur,

    …

    ne serait-ce que par la découverte que je fis d’une partie des musiques crues perdues

    de son petit opéra de 1678 Les amours d’Acis et Galatée,

    sur un livret de Jean de La Fontaine (1621 – 1695)

    _ cf mon livret au CD Un Portrait musical de Jean de La Fontaine, de La Simphonie du Marais dirigée par Hugo Reyne

    (CD EMI 7243 S  45229 2 5),

    un programme de concert et de disque conçu à l’occasion du tricentenaire de la mort du poète en 1995,

    et qui comporte pas mal de bien belle musique de Charpentier…

    …

    Cf aussi les précisions que j’en donne

    en mon article  du 18 avril 2009…

    …

    Cf aussi la note de Catherine Cessac à propos de cette découverte

    à la page 138 de son « Marc-Antoine Charpentier » en l’édition de 2004, chez Fayard…

    …

    …

    Aussi m’est-il hors de question

    de laisser passer le CD Orphée aux Enfers

    des Ensembles Vox Luminis et A Nocte Temporis,

    de Lionel Meunier et Reinoud van Mechelen,

    …

    soit le CD Alpha 566 qui paraît présentement ;

    …

    et comporte Orphée descendant aux Enfers (H.471)

    et La Descente d’Orphée aux Enfers (H.488)

    _ ce dernier petit opéra nous étant hélas parvenu incomplet,

    privé d’un possible Acte 3 des retrouvailles aux Enfers d’Orphée et Eurydice ;

    dont on ignore même si un tel Acte 3 a été composé, puis perdu, ou bien si l’œuvre a été laissée en cet état inachevé par Charpentier lui-même :

    le manuscrit ne comportant aucune indication qui permettrait de trancher quelle a été l’intention du compositeur…

    …

    …

    Une excellente occasion de comparer quelques interprétations de ces œuvres,

    présentes parmi les CDs de ma discothèque.

    …

    …

    Je retrouve ainsi

    le bouleversant CD Ricercar RIC 037011 intitulé Orphée descendant aux Enfers,

    enregistré en 1987

    par l’unique _ et hélas irremplacé _ Henri Ledroit (1946 – 1988),

    un an à peine avant son décès prématuré.

    …

    Ainsi que le CD Erato 063011913-2 de La Descente d’Orphée aux Enfers,

    enregistré en 1995 par Les Arts Florissants,

    avec Paul Agnew en Orphée…

    …

    …

    Autant la version (d’Orphée descendant aux Enfers) du Ricercar Consort est émouvante,

    avec les tempi qui conviennent,

    et bouleversent :

    à fendre l’âme !

    …

    autant la version (de La Descente d’Orphée aux Enfers) des Arts Flo déçoit,

    avec des tempi trop rapides, inadéquats au sujet…

    _ que l’on compare ainsi, pour commencer, l’ouverture primesautière de l’œuvre par les Arts Flo en 1995

    avec l’ouverture, infiniment plus juste, en gravité, par Vox Luminis aujourd’hui… 

    …

    …

    Le présent CD

    des Ensembles Vox Luminis et A Nocte Temporis,

    est, lui, une parfaite réussite !!!

    …

    qui rend parfaitement la tension inhumaine du drame des Enfers,

    et toute la tendresse d’Orphée…

    …
    …

    Bravo !!!

    …

    …

    Les livrets de ces deux œuvres (de 1683 et 1686 ; toutes deux pour Mademoiselle de Guise) de Marc-Antoine Charpentier

    n’indiquent pas le nom du librettiste ;

    …

    mais s’inspirent précisément, les deux, des Métamorphoses d’Ovide :

    au livre X et aux vers 1 à 63,

    …

    avec le choix d’Ixion, Tantale et Tityos _ et non pas Orion, ni Sisyphe _

    comme ombres infernales suppliciées à l’infini, sans terme à venir jamais,

    avec lesquelles dialogue tendrement Orphée, en sa catabase.

    …

     

    …

    À comparer avec la Nekuia du chant XI de l’Odyssée d’Homère ;

    et les Catabases du chant VI de l’Éneïde de Virgile

    et de l’Enfer de la Divine Comédie de Dante.

    …

    …

    « Effroyables enfers« , ne sont-elles pas les premières paroles d’Orphée

    dans l’Orphée descendant aux Enfers (de 1683) ?

    …

    et « Affreux tourments« , celles d’Ixion, Tantale et Titye

    au début du second acte de La Descente d’Orphée aux Enfers (de 1686) ?..

    …

    …

    Auxquelles répondent

    et la « douce harmonie » qui « frappe l’oreille« 

    de Tantale

    dans l’œuvre de 1683 ;

    …

    et « la touchante voix » et « la douce harmonie » qui « suspend le rigoureux tourment« 

    d’Ixion, Tantale et Titye

    dans l’œuvre de 1686…

    …

    Car tel est bien l’extraordinaire efficace du chant d’Orphée

    …

    dont ces œuvres de Marc-Antoine Charpentier nous font, à leur tour, ressentir la magie

    _ au moins pour un moment _

    consolatrice…

    …

    …

    Marc-Antoine Charpentier applique,

    avec la merveilleuse tendresse qui caractérise son art,

    ce qu’il a appris des Oratorios _ sacrés _ de Carissimi à Rome,

    à l’esprit français des soirées intimes chez Mademoiselle de Guise.

    …

    …

    Ce jeudi 23 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa