Nouveaux progrès de connaissance luzienne sur les traces de la famille d’Hélène Coronado (1890-1982) : les avancées d’une micro-histoire…

En continuation de mon article d’hier «  « , et de la poursuite de passionnants échanges de courriels avec Martin Cochard,

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voici ce lundi 4 août les très précieuses et très précises réponses ponctuelles – en gras – de Martin Cochard à mon envoi de courriel hier à 11h 15 :

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Les parents d’Hélène Coronado (née à Lucenay-les-Aix (Nièvre) le 29 décembre 1890), sont Charles Marie Isidore Coronado, né à Moulins (Allier) le 23 décembre 1854, et Marie Madeleine Goetz, née à Saverne (Bas-Rhin) le 7 novembre 1860 ; il se sont mariés à Paris 6e le 8 avril 1886.

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Les 3 frères d’Hélène Coronado sont :

_ Charles Antony Coronado, né à Paris le 17 juin 1885 ;

_ Charles Emile Alexandre Coronado, né (j’ignore où) en 1887 (sans plus de précision) ; 

Martin Cochard : naissance à Paris 6° Arrondissement le 31 juillet 1886

_ Pierre Edgard Coronado, né à Bressay (Allier) le 18 décembre 1889…

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La vraisemblance conduit à penser que le neveu de Mme Veuve Debas (née Camille Hélène Antoinette Félicie Coronado, le 26 octobre 1856 à Moulins), qui était présent (et âgé de 16 ans) lors de l’accident qui a coûté la vie à sa tante le mardi 29 juillet 1902 au pont d’Olette, était Charles Antony Coronado, né à Paris le 17 juin 1885,  l’aîné des 4 enfants de Charles Marie Isidore Coronado et sa future épouse, alors, Marie Madeleine Goetz…

Réponse Martin Cochard : Maïna Coronado, la fille de Charles Antony Coronado, n’a jamais entendu parler de cet accident, mais valide le fait que ce soit son père qui était présent dans la voiture, si le journaliste ne s’est pas trompé. Sauf que si Charles Emile Alexandre Coranado, le deuxième fils de Charles Marie Isidore Coronado, est né le 31 juillet 1886, cc peut tout à fait être lui ce neveu de Mme veuve Debas, alors âgé de 16 ans, qui fut présent, dans l’automobile accidentée, peut-être blessé ou peut-être indemne – les 3 compte-rendus journalistiques de l’accident du pont d’Olette dans 3 journaux différents, ne concordent hélas pas… – , lors de l’accident survenu le 29 juillet 1902, à ce pont d’Olette, qui coûta la vie à sa tante : 1902 – 1886 = 16… En conséquence de quoi, l’accidenté ce jour-là ne fut peut-être pas le père de Maïna Coronado (1902 – 1885 = 17) , mais le premier (âgé de 16 ans) de ses deux oncles Coronado, Charles Emile Alexandre – le second de ses oncles Coronado, Pierre Edgard, né le 18 décembre 1889, n’avait lui que 12 ans de demi au moment de cet accident du pont d’Olette, le 29 juillet 1902.

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Antonia Coronado (veuve d’Edgar Debas) et son frère Charles Marie Isidore Coronado étaient les enfants de Jean Alphonse Coronado, né à Ciudad Real le 21 octobre 1815, et son épouse Suzanne Alix Touzain, née à Saint-Pourçain sur Sioule le 27 septembre 1830 (et qui décédera à Moulins le 24 octobre 1870), lesquels s’étaient mariés à Moulins le 15 novembre 1847.

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Voici où j’en suis de mes recherches sur cette famille Coronado, d’origine espagnole (Ciudad Real), venue s’installer au pays basque, après leur long séjour (très prospère !) à Madrid, probablement suite à la construction, par Edgar Debas, dans les années 1880 de la Villa « Antonie » dans le quartier d’Aice Errota à Saint-Jean-de-Luz ; Edgar Debas qui décèdera à Madrid le 28 décembre 1891 d’une maladie pulmonaire, et sera enterré au cimetière d’Aice Errota à Saint-Jean-de-Luz…

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Ìl est d’ailleurs possible que la succession par achat de l’entreprise madrilène d’Edgar Debas par le concurrent Pedro Calvet, en 1902 – celui-ci résidait en face ! – , soit consécutive au décès d’Antonia Coronado, veuve Debas, au pont d’Olette, le 29 juillet 1902.

Réponse Martin Cochard : C’est effectivement une hypothèse fort probable.

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Demeure la question : pourquoi ce choix d’Edgar Debas d’une villa à Saint-Jean-de-Luz ?.

Réponse Martin Cochard : Pas d’informations à ce sujet, juste le constat que l’implantation des Debas à Saint-Jean se fait au moment du projet de développement du quartier Aïce Errota (« Village-jardin ») au milieu des années 1880, et que les Coronado sont des espagnols émigrés en France.

Cela peut-il avoir un rapport avec Charles Coronado, le frère d’Antonia ?

Les Debas sont les premiers à s’être installés à Saint-Jean, Charles Coronado a ensuite hérité de la maison des Debas (la Villa « Antonie ») dans laquelle il s’est installé avec sa famille.

Même si celui-ci, Charles Marie Isidore Coronado, est né à Moulins en 1854,

a eu son flls aîné Charles Antony à Paris en 1885 ;

s’est marié avec Marie Madeleine Goetz, la mère de son fils, à Paris 6e en 1886 ;

a eu leur second fils Charles Emile Alexandre en 1885, ni 1887, 1886, mais j’ignore où celui-ci est né (Paris) ;

a eu leur troisième fils Pierre Edgard à Bressay (Allier) en 1889 ;

et leur fille Hélène à Lucenay-les-Aix en 1890…

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Jusqu’alors donc, en 1890, rien en Pays basque.

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Cependant, dès avant le décès accidentel, le 29 juillet 1902, de sa soeur Antonia veuve Debas, Charles Coronado et sa famille (qui résideront ensuite à la Villa «  Antonie » d’Aice Errota : par exemple le 3 juin 1912, au moment du mariage, à Paris, de leur troisième fils Pierre Edgard Coronado) résident probablement au Pays basque : ainsi le fils aîné de Charles Marie Isidore Coronado, Charles Antony Coronado, a-t-il passé au mois de juin 1901 le bac (mention Bien) au lycée de Bayonne…

Réponse Martin Cochard : je suis preneur de la source de cette information très intéressante – il s’agit d’une remarque concernant en effet le jeune Charles Antony Coronado et son obtention du bac avec une mention Bien, présente en un article intitulé « Deux traces de Pierre Laval (1883-1945) au lycée de Bayonne » (en date du 14 novembre 2018) consacré à la présence au lycée de Bayonne (à Marracq) l’année scolaire 1900-1901 de Pierre Laval, dans le très riche blog retours-vers-les-basses-pyrenees.fr du bayonnais Philippe Durut, que j’ai découvert en avril 2019 ; cf mon important article du 14 avril 2019 « »… Pour moi, à ce stade, Charles Coronado est à Moulins au moins jusqu’en 1905, année où sa fille Hélène est admise au Conservatoire national de musique de Paris. Son fils Charles Antony aurait-il été accueilli à Saint-Jean avant cette date par son oncle Edgar Debas (non : pas Edgar Debas, car celui-ci est décédé à Madrid le 28 décembre 1891) sa tante Antonia ?

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Voilà ce que pour le moment, en cherchant sur le web, j’ai réussi à glaner…

A suivre…

Francis Lippa

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Oui, ces échanges de recherches sont décidément passionnants, et font avancer la connaissance de cette micro-histoire luzienne…

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Plus que jamais à suivre…

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Ce lundi 4 août 2025, Titus Curiosuss – Francis Lippa

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