C’est une passionnante méticuleuse très féconde confrontation d’images à laquelle s’est livré Manuel Cornejo en sa conférence au cinéma Jean Eustache à Pessac le 17 avril dernier entre les reconstitutions du biopic d’Anne Fontaine « Bolero – le mystère Ravel » et son immense collection de documents rassemblés par lui-même et son Association des « Amis de Maurice Ravel » concernant Maurice Ravel,
que vient nous livrer la vidéo (de 90′ 23) qui vient d’être mise en ligne par le cinéma Jean Eustache samedi 20 décembre dernier sous le titre de « Maurice Ravel enfin incarné au cinéma », et que m’a tout aussitôt adressée Manuel Cornejo :
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j’étais présent ce 17 avril dans la salle du cinéma Jean Eustache – le matin à 10 heure Manuel Cornejo des moi-même avions enregistré à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux la vidéo de notre entretien sur les liens basques, via sa mère Marie Delouart, de Maurice Ravel : https://www.youtube.com/watch?v=ndGsOKlAUH – ,
et Manuel Cornejo évoque ma présence – en tant que « éminent chercheur sur ces généalogies et cousinages complexes (de Maurice Ravel et sa mère Marie Delouart) à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz » – à 11′ 55 de la vidéo ;
puis il en vient à citer mon nom, Francis Lippa – à propos de l’identification à venir de la personne (un luzien ?) présente sur la photo qu’il présente de Maurice Ravel et son ami sculpteur Léon Leyritz prise à Saint-Jean-de -Luz au mois d’août 1935 – , à 67′ 42 de cette vidéo…
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Cf ici mon courriel à cette fin d’identification de cette personne,
adressé à Maylen Lenoir le 20 avril 2025 : …
Chère amie,
Connaitriez-vous la personne qui se trouve entre Maurice Ravel et Léon Leyritz sur cette photo ? Cette personne non identifiée sur cette photo prise à Saint-Jean-de-Luz au mois d’août 1935, ne serait-elle pas votre père Edmond Gaudin ?
Au mois d’août 1935, celui-ci avait 32 ans (puisqu’il est né le 30 mai 1903)…
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Regarder la photo à 67′ 30 de la vidéo
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Bonnes fêtes de Pâques !
Francis Lippa, à Bordeaux
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Et je joins ici le courriel de réponse de Maylen Lenoir, adressé le 25 avril, à 16h 52 :
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Non ce n’est pas mon père qui est sur cette photo… et je ne reconnais pas cette personne, dommage j’aurais bien aimé retrouver une photo de mon père avec Maurice , je souris en écrivant cela car je m’aperçois qu’en famille nous parlions toujours de Maurice bien sûr, et non de Maurice Ravel ou Ravel tout court, et cela m’est venu naturellement.
Je ne sais pas trop si je serai disponible le 2, car c’est le pont du 1er mai, et mes enfants risquent de venir, mais appelez-moi, et j’essaierai de me rendre disponible. A bientôt, amitiés
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Un effort d’identification qui demeure donc à poursuivre.
De même que celui de la localisation de cette prise de vue à Saint-Jean-de-Luz, aussi : en quelle rue, et devant quel café ?..
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Mais j’en viens au principal de mon propos ici :
Mais j’en viens au principal de mon propos ici :
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l’apport passionnant et très très riche de cette méticuleuse confrontation d’images – au nombre de 248 diapositives préparées et sélectionnées avec le plus grand soin – du film d’Anne Fontaine et de la documentation photographique, extraordinaire, avec beaucoup d’inédits !, que vient ici livrer au public, en sa conférence, Manuel Cornejo, avec son amabilité coutumière, valorisant toujours le positif, et minimisant avec délicatesse le négatif de la confrontation – par exemple les séquences filmées en Bretagne, à Perros Guirec, censées représenter Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure au Pays basque… – ;
et présentant au public de la conférence une mise au point chronologique de la vie de Ravel là où le film procédait à d’incessants va-et-vient dans le temps, autour de la composition, à l’automne 1928 – septembre, octobre, novembre – , du ballet qui s’intitulera in fine « Bolero » , un ballet initialement prévu autour d’une orchestration de pièces extraites d’ « Iberia», d’Isaac Albeniz, commandé fin 1927 par Ida Rubinstein – mais les droits d’orchestration avaient été acquis par le compositeur Enrique Fernandez Arbos, apprit incidemment à Ravel son ami compositeur Joaquin Nin lors de leur voyage ensemble de Paris à Saint-Jean-de-Luz, via Arcachon ; ce qui contraint Ravel à composer dare-dare une œuvre entièrement de son cru, possiblement à partir d’un projet non réalisé de ballet, « Portrait de l’Infante », que lui avait commandé en 1923 la danseuse Sonia Pavloff, et qui comportait une « danse grotesque Fandango »… – , et un moment intitulé par Ravel « Fandango » – dans la vidéo, toute la séquence entre 55′ et 67′ 15…
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Manuel Cornejo commente ainsi les différents personnages apparaissant, même furtivement, dans le film d’Anne Fontaine, les confrontant judicieusement à des photos puisées dans ses archives ;
et prenant soin de signaler aussi les amis importants de Maurice Ravel non présents dans le film, tels Maurice Delage, Roland-Manuel et Maurice Dumesnil ; mais Manuel Cornejo omet cependant de citer l’amie luzienne fidèle de toute sa vie : sa chère Marie Gaudin…
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Ce lundi 22 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

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