Auteur/autrice : francislippa

  • Et lire, en 2022, André Pessel (1935 – 2019), qui marqua profondément ses élèves, dans les années 60, du lycée Michel-Montaigne, à Bordeaux…

    Les références au très remarquable _ et très profondément marquant _ professeur de philosophie qu’a été André Pessel (Versailles, 24 mars 1935 – Paris, 18 décembre 2019), au lycée Michel-Montaigne, à Bordeaux au cours des années 60,

    présentes dans l’article «  » se rapportant lui-même au très remarquable article d’hommage à Philippe Lacoue-Labarthe (décédé le 28 janvier 2007) de mai 2007 « Bordeaux 1965 : pour Philippe Lacoue-Labarthe » de Jean-Michel Rabaté _ dont mon ami Philippe Trouvé, condisciple de Jean-Michel Rabaté au lycée Michel-Montaigne en 1965, m’avait vivement recommandé la lecture _,

    m’ont conduit à rechercher ce qu’avait pu laisser, en livres, le philosophe André Pessel.

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    C’est ainsi que je viens de me procurer, après les avoir commandés, d’André Pessel, son « Dans l’Éthique de Spinoza« , paru aux Éditions Klincksieck le 9 septembre 2018 ; et son « Les versions du sujet : étude de quelques arguments sceptiques au XVIIe siècle« , paru aux mêmes Éditions Klincksieck le 6 mars 2020.

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    Ce mercredi 14 décembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Retour sur l’épatantissime CD Bach-Schütz-Buxtehude de Iestyn Davies avec l’Arcangelo de Jonathan Cohen (CD Hyperion CDA 68375)…

    Le 4 décembre dernier,

    mon article « « 

    célébrait la joie irradiante de ce magistral CD Hyperion CD68375.

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    Et voici que me voilà rejoint en cette célébration, en date du 10 décembre, par un très bon article _ en sa première partie consacrée à cet enchanteur CD-ci _ de Crescendo, sous la plume de Christophe Steyne,

    intitulé « Bach, Cantates pour soprano, alto, ou basse solistes, trois nouvelles parutions« ,

    dont voici ce qui concerne le magistral CD Iestyn Davies/Arcangelo/Jonathan Cohen (Hyperion CDA68375) :

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    Bach, cantates pour soprano, alto ou basse solistes, trois nouvelles parutions

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    LE 10 DÉCEMBRE 2022 par Christophe Steyne
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    Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantates Gott soll allein mein Herze haben BWV 169, Geist und Seele wird verwirret BWV 35.

    Heinrich Schütz(1585-1672) : Erbarm dich mein, o Herre Gott SWV 447.

    Dieterich Buxtehude (1637-1707) : Klag-LiedBuxWV 76b.

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    Iestyn Davies, contre-ténor. Carolyn Sampson, soprano. John Mark Ainsley, ténor. Neal Davies, baryton-basse.

    Tom Foster, orgue.

    Arcangelo,

    Jonathan Cohen.

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    Octobre 2020.

    Livret en anglais, français, allemand (paroles des cantates en allemand et traduction en anglais).

    TT 65’02.

    Hyperion CDA68375

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    Voici trois nouvelles parutions _ dont je ne retiens ici que la première... _ consacrées à des cantates pour voix solistes, avec ou sans chœur. Parmi les trois cantates pour alto solo et organo obbligato conçues entre l’été 1725 et l’automne 1726, l’album Hyperion en propose deux (la célèbre BWV 170 se trouve par ailleurs dans un précédent CD _ le CD Hyperion CDA68111 _ de Iestyn Davies chez le même label). Pour faire bonne mesure, elles sont séparées par de _ très _ poignantes œuvres _ deux absolus chefs d’œuvres aussi… _ écrites par deux essentiels _ oui ! _ représentants de la musique germanique avant Bach : le douloureux Klag-Lied qui fut joué aux funérailles du père de Buxtehude (on y goûtera la maîtrise du registre aigu par un soliste en état de grâce), et le Erbarm dich mein, o Herre Gott sur un choral pénitentiel, tiré des Psaumes de David d’Heinrich Schütz.

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    Orchestre de noble table _ et bien davantage encore… _, dont Jonathan Cohen depuis son clavecin exprime tous les sucs _ oui ! _, orgue pétillant (excellent _ -issime, même !!! _ Tom Foster à la manœuvre, intarissable dans la seconde Sinfonia BWV 35), un _ merveilleux _ Iestyn Davies au timbre charnu et suggestif que saluait récemment Bénédicte Palaux-Simonnet : esprit et émotion _ oui _ soufflent à chaque instant sur cette session captée à St. Jude-on-the-Hill, une église au nord de Londres souvent choisie pour son excellente acoustique (des centaines d’enregistrements y tinrent lieu). Un plaisir sans nuage _ mais oui ! un vrai ravissement !!! _ coule de ce récital, où brille le sourire du Gott hat alles wohlgemacht, radieux _ « joie irradiante« , avais-je même titré mon article…  _ à tous les étages, depuis les fondations (Inga Maria Klaucke au basson). Le chœur final (Du süße Liebe) de la BWV 169 est chanté à un par partie, par un renfort de luxe (Carolyn Sampson, John Mark Ainsley, Neal Davies). Un disque qui se laisse écouter en boucle _ mais oui ! _, parachevé par un Ich wünsche nur bei Gott zu leben chaleureusement enluminé _ oui, oui, décidément oui.

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    Un enchanteur CD à ne surtout pas laisser passer…

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    Ce mardi 13 décembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le monumental travail d’Elizabeth Schoonmaker Auld, en son édition-traduction (en anglais) des Lettres de guerre de Lucien et Louise Durosoir : « Ma Chère Maman, mon Cher Enfant _ The Letters of Lucien and Louise Durosoir 1914 – 1919 », aux Editions Blackwater Press _ disponibles en France…

    C’est un considérable extraordinaire monument à Lucien et Louise Durosoir _ à leurs personnes mêmes, je veux dire _ que vient de réaliser Elizabeth Schoonmaker Auld,

    « Biz » ,

    avec ce monumental travail de lecture, choix éditorial, ainsi que de traduction en anglais _ à destination d’abord d’un lectorat anglophone ; mais plus large évidemment aussi… _,
    aboutissant à ce merveilleux livre de 544 pages « Mon Cher Enfant, ma Chère Maman, The Letters of Lucien et Louise Durosoir 1914 – 1919 » (Blackwater Press).
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    Qui vient constituer un extraordinaire apport (de témoignage profond) à qui s’intéresse au vécu des Poilus de la Grande Guerre, ici à travers les deux sensibilités hautement cultivées de Lucien et Louise Durosoir ;
    et au-delà donc de ce qui peut intéresser déjà des musicologues attachés à l’œuvre musical si singulier de Lucien Durosoir compositeur (dont le travail de composition va de 1919 à 1950),
    et aussi, plus largement, des mélomanes amoureux de musique profonde, juste et vraie, comme celle de Lucien Durosoir…
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    J’en ai profité pour relire mes deux contributions aux Actes du Colloque « Lucien Durosoir, un compositeur moderne né romantique » du 19 février 2011 au Palazetto Bru-Zane à Venise  ;
    et suis assez surpris de ne pas en avoir honte, ni en éprouver de regrets, comme je m’y attendais _ mais ma position est forcément très partiale…
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    Exactement comme ce que je viens d’éprouver _ ni honte, ni regret _ à la relecture de mon texte perdu et retrouvé (en novembre 2022) de janvier 2006 « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész : ce qui dure d’Auschwitz » …
    Bien sûr, mon écriture n’y est pas simple, mais je m’y reconnais tout entier ;
    et surtout cette écriture me semble respecter le plus justement possible l’idiosyncrasie des auteurs dont je m’essaie à présenter-élucider les œuvres en la singularité de leur puissante voire sublime imageance.
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    Le temps n’est pas passé, ici ; rien n’a vraiment vieilli.
    Le temps nous est bien une richesse reçue avec la vie, et dont il nous faut, chacun, essayer de saisir quelque chose de l’ordre, oui, de l’éternité
    _ pour reprendre l’articulation, éminemment pratique, sensitive, voire expérimentale, que leur donne la pensée géniale d’un Spinoza…
    Et que figure excellemment le malicieux petit dieu Kairos, généreux mais tranchant, du fait de l’absolument irrattrapable de l’irréversibilité du temps passant…
    Car c’est cela avoir à apprendre à vivre sa vie passagère, et en cultiver les vraies richesses…
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    Et c’est aussi pour ces raisons-là que, au delà de sa si belle œuvre musicale qui nous touche si intensément _ cf mon article du 4 juillet 2008 « «  à propos du CD Alpha 125 des sublimissimes « Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir par le Quatuor Diotima… _,
    c’est la personnalité même, extraordinaire, de Lucien Durosoir (1878 – 1955) que j’admire et apprécie-aime du plus près, en sa fondamentale humilité-discrétion, et vérité exigeante aussi et surtout.
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    Voilà,
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    Francis
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    Ce lundi 12 décembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Réception du « Une passion franco-allemande _ Souvenirs du Goethe-Institut de Bordeaux » de Jutta Bechstein-Mainhagu

    D’abord, un grand merci pour l’envoi de vos « Souvenirs du Goethe-Institut de Bordeaux » que je lirai avec très grand plaisir.

    Faire vivre vraiment une institution est quelque chose d’important, voire essentiel. 

    Assurer et assumer un passage. Et plus que jamais dans le monde d’aujourd’hui !

    Et le Goethe-Institut a eu un rôle culturel très vivant à Bordeaux – même pour un non germanophone comme moi.
    Mais ma curiosité pour toutes les cultures d’Europe a toujours été très vive !
    Je n’ai pas encore lu intégralement votre livre, mais je l’ai aussitôt parcouru avec le plus vif intérêt !
    Ma curiosité n’a pas de frontières, même linguistiques…
    Francis (et Titus Curiosus)
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    Telle a été ma réaction à la réception du « Une passion franco-allemande _ Souvenirs du Goethe-Institut de Bordeaux » de mon amie Jutta Bechstein-Mainhagu, cheville ouvrière de ce Goethe-Institut de Bordeaux depuis 1972.
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    Et pour ma part, c’est à l’occasion d’un hommage à _ l’extraordinaire _ Thomas Bernhard _ lire en priorité les 5 volumes de son admirable « Autobiographie » : « L’Origine« , « La Cave« , « Le Souffle« , « Le Froid«  et « Un Enfant«  ; sans contestation une des œuvres les plus fortes du XXe siècle ! _ que, non germanophone, j’ai franchi pour la première fois le seuil et grimpé les larges escaliers du Goethe-Institut de Bordeaux, domicilié alors Cours de Gourgue _ dans le beau bâtiment de l’ancienne Trésorerie _, et non pas, comme aujourd’hui Cours de Verdun _ dans le non moins beau bâtiment qui l’abrite désormais.
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    Et très vite j’ai fait la connaissance de Jutta Bechstein, et suis devenu un familier de ce Goethe-Institut et de ses riches conférences et rencontres avec de passionnants écrivains ; ainsi qu’ami fidèle de Jutta avec laquelle j’ai eu de nombreuses belles conversations littéraires et philosophiques.
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    Etc., etc.
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    Et Jutta m’a aussi fait faire la connaissance de son amie Elke Jeanrond-Premauer, l’organisatrice d’un séminaire marquant consacré à Hannah Arendt au Château d’Orion, en Béarn, les 28 et 29 avril 2014, dans lequel j’ai pu communiquer l’état de mes recherches (et découvertes !) sur le parcours en France de Hannah Arendt, dont son passage au camp de Gurs en 1940, à Lourdes _ cf aussi le témoignage de Lisa Fittko : l’admirable « Chemin des Pyrénées« … _, Montauban _ où Hannah retrouva son mari et résida, cachée, un long moment au-dessus d’un atelier de photographe, que j’ai pu identifier… _, Marseille _ cf le « Livrer sur commande » de Varian Fry à propos de son réseau de sauvetage des Juifs et des artistes, en 1940-41… _, avant un départ compliqué, via l’Espagne et puis Lisbonne, vers les États-Unis…
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    Ce mercredi 7 décembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa