Auteur/autrice : francislippa

  • L’enchantement de l’évidence parfaite du « Plossu / Granet Italia discreta » du Musée Granet à Aix-en-Provence (29 avril – 28 août 2022) : un pur classicisme d’images cueillies au vol à la simple croisée de l’éternité…

    D’abord, ce tout simple petit courriel adressé hier samedi 21 mai, à 14 h 17, à l’ami Bernard Plossu :

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    Ce matin, j’ai enfin trouvé ton « Plossu/Granet Italia discreta » chez Mollat.

    Et j’achève à l’instant de le lire et regarder-contempler en entier :
    c’est un chef d’œuvre absolu ! de partaite humilité du regard, d’une tendre et éblouissante évidence sensible, à la fois.
    On dirait que vous vous êtes trouvés, Granet et toi, aux mêmes lieux, à Rome et ailleurs en Italie, et aux mêmes moments _ c’est déjà un peu plus extraordinaire ! _, avec de semblables regards : justissimes ! C’est stupéfiant !
    Mais c’est que tous deux êtes d’un parfait classicisme d’éternité !
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    Francis
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    J’aime beaucoup aussi la simplicité justissime, elle aussi, de l’entretien avec Bruno Ely.
    Bravo, bravo !
    Cette réalisation est splendide !

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    Ensuite, ce très bel article intitulé  » Rome, physica e metaphysica, par François-Marius Granet, peintre, et Bernard Plossu, photographe » _ et cliquer sur le lien précédent pour accéder aux superbes images ! _, de Fabien Ribéry, avec, en vert, de menues farcissures de ma part ;

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    et en parfaite connivence avec mon propre ressenti :

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    Rome, physica e metaphysica, par François Marius Granet, peintre, et Bernard Plossu, photographe

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     le 21 MAI 2022
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     ©Bernard Plossu
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    Il y a actuellement, au musée Granet de la cité romaine d’Aix-en-Provence, une des plus belles expositions qui soient, presque franciscaine dans son dépouillement et sa grâce, Italia discreta.
    Rien de spectaculaire ou de grandiloquent, mais une intimité de conversation et d’évidence _ les deux, en effet ! _ entre les œuvres d’artistes d’époques différentes, le peintre et dessinateur français François Marius Granet (1775-1849) et le photographe Bernard Plossu (né en 1945 à Dà Lat, Vietnam du Sud) passé par nombre de jardins de poussière et la totalité des îles italiennes.
    On a souvent pensé avec lui que Corot était son alter ego, mais Granet, dans ses tableaux de petits formats, est d’évidence de sa famille sensible _ excellente expression.
    La simplicité du principe de l’exposition en fait toute la saveur : faire dialoguer de façon dynamique une soixantaine d’aquarelles et lavis en clair-obscur du peintre aixois, réalisés à Rome et dans ses alentours, avec une centaine de photographies pour la plupart inédites du photographe globe-trotteur – l’empan chronique choisi allant du début des années 1970 à 2017 -, vues similaires ou très proches de celles de son devancier.
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     ©Bernard Plossu
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    La plupart des photographie sont en noir et blanc, mais il y a aussi _ pour mon bonheur ! _ des tirages Fresson – tirage mat au charbon au rendu granuleux très doux – qui sont d’une grande beauté (aucun effet facile de brillance).
    Les deux artistes regardent le paysage romain avec un même sens du silence intérieur, du mystère des petites formes, de la présence structurante du vide _ tout cela est magnifiquement juste..
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    Arts graphique 19è siècle – Collection du Musée Granet
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    Granet et Plossu, qui ont tous deux longuement séjourné en Italie, ne craignent pas la solitude, ni le jeu des ombres tombant sur des ruines, ni la puissance végétale ordonnant les apparences, ni les ciels gris, leurs travaux pouvant être considérés _ parfaitement ! _ comme des études d’après nature.   
    Quelques traits, des ifs, une colline, une villa patricienne ou une ferme, un escalier, une lumière spéciale, nul doute, l’Italie est là, dans sa plénitude, peinte par Granet comme on prend des notes, et photographiée au Nikkormat 50 mm par un artiste adepte des petits formats, des miniatures, lui rappelant, confie-t-il dans un entretien passionnant _ mais oui ! _ avec Bruno Ely, les fonds de tableaux qu’il aime regarder à la loupe.
    Granet et Plossu n’intellectualisent pas, sont simplement là, humblement _ oui, oui, oui ! _, sur le seuil des paysages qu’ils contemplent, comme pour ne pas déranger _ et simplement en passant là, mais sachant saisir d’un simple coup d’œil artisanal (et pudique), la grâce splendide alors croisée et offerte ; c’est tout à fait cela…
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     ©Bernard Plossu
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    « Le paysage italien de Plossu, analyse l’historien de l’art Guillaume Cassegrain, est fait de portes (Granet puise aussi dans cette iconographie de l’hospitalité) qui sont la promesse de choses à voir, « le portail secret de l’initié » [Walter Benjamin]. La porte San Paolo, qui ouvre au sud-est Rome à la mer, avec la pyramide de Cestius à sa marge, au-delà du témoignage d’un monument célèbre de la ville, vaut pour une iconographie de l’entrée et révèle au cœur du paysage sa propre structure d’accueil. Plossu y revient _ de même que Granet : sur les seuils… _ avec ses nombreuses vues à travers une arche, un portique, qui fonctionnent à la manière d’encadrements _ mais oui _ de perspectifs permettant de condenser les rayons du regard et d’intensifier le désir qu’il emporte dans son mouvement de saisie. »
    Passionné de littérature et de cinéma italiens, mais aussi par les peintres peu connus de la « Scuola romana », Bernard Plossu parvient à concilier sobriété et vivacité, culture et malice, mémoire visuelle et disponibilité absolue _ tout cela est parfaitement vu.
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     ©Bernard Plossu
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    « On dit toujours, explique-t-il, qu’il faut rester chez soi quand il fait chaud, moi ça ne me bloque pas. Au contraire, je trouve que ces ombres et ces lumières existent aussi. Dans certains paysages de notre exposition, on trouvera cette lumière crue du milieu de la journée qui n’est pas recommandée en photo mais qui ne me gêne pas, parce qu’elle existe autant que la belle lumière du matin ou du soir. D’ailleurs, je photographie même en dormant ! C’est-à-dire qu’il m’est souvent arrivé de me réveiller et de voir un truc à la fenêtre, une lumière. Je fais une photo et je me rendors. Finalement, mon truc, c’est que je ne peux plus ne pas voir. Donc, qu’il soit midi, avec plein de soleil, ou huit heures du matin, avec une douce clarté, s’il y a une photo, la lumière ne compte plus. Ce qui compte, c’est qu’il y ait une photos, mais pour moi, c’est impossible de dire POURQUOI il y a une photo. A mon avis, aucun photographe ne peut arriver à dire pourquoi il prend cette photo-là. Moi j’appelle ça le mystère de la photographie » _ une expression que pour ma part je prèfère à celle d’ « instinct » du photographe. Le déclic, bien sûr, n’ayant absolument rien d’instinctif…
    On entre en Italie par le Col d’Agnel ou le Col de Larche, on avance d’un pas ferme dans le paysage et pourtant tout est lent, comme suspendu, posé là sans drame.
    Un mot pour désigner Bernard Plossu et François Marius Granet ? La fraîcheur, l’intensité de l’immédiat, la présence comme absolu _ une disponibilité au merveilleux de ce qui se présente, Kairos aidant…
    Tous deux contemplent des paysages, mais ce sont ces mêmes paysages qui les désignent d’abord _ oui : eux se contententant d’y répondre par leur geste sûr d’artisan en toute simplicité.
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    Plossu / Granet, Italia discreta, textes de Sophie Joissains, Guillaume Cassegrain, Paméla Grimaud, entretien de Bernard Plossu avec Bruno Ely, tirages réalisés pour les noir et blanc par Françoise Nunez et Guillaume Geneste et la couleur par l’atelier Fresson, Filigranes Editions, 2022, 194 pages
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     ©Bernard Plossu
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    Catalogue publié à l’occasion de l’exposition éponyme présentée au musée Granet (Aix-en-Provence), du 29 avril au 28 août 2022 – commissariat général Bruno Ely et Paméla Grimaud
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    Arts graphique 19è siècle – Collection du Musée Granet
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    Ce dimanche 22 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
     

     

  • L’excellence saisissante et sidérante de Francesco Corti, au clavecin et à la direction de l’Ensemble Il Pomo d’Oro, dans les Concertos pour clavecin et orchestre de Johann-Sebastian Bach, dans 2 CDs Pentatone parus en 2020 et 2021…

    L’audition _ en boucle _ des 2 CDs Pentatone PTC 5186 837 et PTC 5186 859 des Concertos pour clavecin de Johann-Sebastian Bach par ,

    enregistrés le premier au Gustav Mahler Hall à Toblach du 1er au 5 mars 2019, et le second à la Villa San Fermo, à Lonigo, du 2 au 8 mars 2020 ; et parus le premier en 2020, et le second en 2021,

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    que j’avais commandés avec une très vive impatience, et que j’ai pu récupérer chez mon disquaire préféré ce jour,

    me confirme très amplement, et mieux encore !, dans ma profonde intuition-conviction du génie d’interprète de Francesco Corti _ cf l’enthousiasme de mon article du samedi 5 mai dernier :  ;  celui-là même qui m’a conduit à commander illico presto ces 2 CDs Pentatone PTC 5186 837 et PTC 5186 859 des Concertos pour clavecin de Johann-Sebastian Bach par le claveciniste Francesco Corti, à la tête de l’Ensemble Il Pomo d’Oro _,

    et cette fois ici non seulement au clavecin, mais aussi à la direction de l’Ensemble Il Pomo d’Oro :

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    avec toujours cette éloquentissime puissance d’incarnation, à la fois fluide et si juste, en même temps que la plus pure poésie musicale si fine qui émane de son jeu,

    dans les Concertos pour clavecin BWV 1052, 1053, 1055 et 1058, d’une part, et BWV 1051, 1056, 1057, etv 1044, d’autre part, de Johann-Sebastian Bach,

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    comme si ceux-ci nous étaient enfin vraiment révélés en leur plus authentique essence et audible réalité

    _  même si je dois aussi avouer, pour être le plus honnête possible, une légère préférence pour le premier de ces 2 CDs, celui paru en 2020, tout particulièrement dans les mouvements vifs ; car pour les mouvements lents, l’incarnation dans le CD de 2021 est à nouveau carrément sublimissime…

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    Il faut dire aussi que ces très enlevés et joyeux Concertos ont très probablement été créés par Bach, ses fils et ses élèves, au Café Zimmermann de Leipzig,

    pour des concerts créés quelques années plut tôt, en 1702, par le très joyeux grand ami de Bach Georg-Philipp Telemann ;

    Georg-Philipp Telemann dont la très contagieuse idiomatique joie musicale s’entend encore, mais oui, mais oui !, dans ces magnifiques Concertos de son ami Bach :

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    surtout tels qu’interprétés comme ici par le splendide Francesco Corti et Il Pomo d’Oro…

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    Chapeau bas, Monsieur Corti !

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    Et quelle prise de son de l’ingénieur du son Jean-Daniel Noir !

    À l’assez impressionnante discographie…

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    Et cela, bien sûr, compte aussi dans la réussite plus ou moins splendide et réussie, ou pas, d’un CD…

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    Ce samedi 21 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques éléments à décrypter encore, parmi ceux dont témoigne la prolongation aux années 2015-2018 du Journal 2008-2014 de Jocelyne François

    Ma lecture-décryptage du 4ème volume du Journal de Jocelyne François (2008-2018) _ qui paraît ces jours aux Moments Littéraires, en un Hors Série n° 4… _,

    pâtit forcément incontestablement de mon ignorance actuelle des trois volumes précédents de ce Journal,

    initié en 1961 avec « Le Cahier vert, journal 1961-1989« , et poursuivi avec « Journal 1990-2000, une vie d’écrivain » et « Le Solstice d’hiver, journal 2001-2007 » ;

    tous parus au Mercure de France, successivement en 1990, 2001 et 2009.

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    Parce que le Journal _ en tant que genre, déjà _ n’indique pas nécessairement les moindres données biographiques aidant à _ ou permettant de _ identifier aisément, voire immédiatement, les personnes mentionnées au fil de la plume de son auteur ; personnes dont l’identité _ au moins contextuellement _ va immédiatement de soi au moins pour l’auteur même…

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    Alors que c’est le très lâche abandon _ le 9 juillet 2014, comme le signale l’entrée du 16 novembre 2014, à la page 125 _, vécu, par l’auteur qu’est Jocelyne François, comme une très injuste traitrise de la part de son éditrice, de la publication du volume du Journal consacré aux entrées des années 2008 -2014, aux Éditions du Mercure de France, qui a entraîné, en quelque sorte de soi-même, contre bien sûr le gré de l’auteur, la poursuite, faute de publication des entrées de ces sept années allant de 2008 à 2014, d’un volume s’augmentant en quelque sorte de lui-même, des entrées de quatre années supplémentaires, les années 2015 à 2018 ;

    années marquées, et même gravement affectées, d’autre part, par diverses très graves maladies de l’auteur elle-même, ainsi que de sa compagne Claire _ elles se marient le 16 septembre 2015 à la mairie du Véme arrondissement à Paris (entrée du 19 novembre 2015, à la page 128) _ ;

    et surtout par le décès de Claire le 26 janvier 2017 (entrée du 28 janvier 2017, à la page 138)…

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    Faute donc de diverses identifications de personnes, de dates, de lieux,

    il se trouve que mon intelligence de lecteur pourtant attentif du mieux que je le peux, se trouve pour le moment encore victime de diverses incompréhensions, notamment concernant les liens enchevétrés de l’auteur avec d’une part son grand amour, Claire, et d’autre part son mari (et père de ses enfants), Gil,

    faute de mieux disposer d’indications plus précises contextuelles _ dont disposent les lecteurs des trois volumes précédents…

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    Et cela en dépit de mes efforts pour capter ailleurs _ bien des outils sont en effet disponibles, et, en mes recherches diverses, j’en ai assez bien l’habitude ! ; mais elles n’ont jusqu’ici encore rien donné ! _ ces données _ d’identités, de dates, de lieux, etc. _ qui me manquent encore, pour le moment, pour combler les pièces manquantes de ce puzzle bio-géographique qui m’intrigue, et sollicite ma curiosité… 

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    Ce vendredi 20 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Qui est Gil ? » : une première question pour commencer à préciser-établir quelques tenants et aboutissants (de lieux, de moments, d’identité précise des personnes) du récit du « Journal 2008- 2018 _ Car vous ne savez ni le jour ni l’heure » de Jocelyne François. Ou la candeur d’une audace d’écriture parfaitement assumée…

    Selon mes marottes de lectures-relectures,
    je me pose bien d’intrigantes questions historico-géographiques en ma relecture du « Journal 2008 – 2018 » de Jocelyne François, le volume 4 de son bien intéressant « Journal »…
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    À commencer par celle de la référence de la citation que René de Ceccatty donne à la page 16, en sa belle préface « Pureté et vérité » :
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    « J’épousais G. (Gil : Gil comment ?) il y a de cela 36 ans aujourdhui (quel jour de quelle année ? _ en 1953, assez probablement ; même si cela reste forcément à vérifier !.. _ Et Gil décède le 13 novembre 2014) !
    En fait, je ne l’épousais pas et je le savais. Comment ai-je pu être irréaliste à ce point alors que j’étais si rebelle ?
    Dix personnes humaines sont nées de cet écart (d’abord leurs trois enfants : Catherine, François et Dominique (23 juin 1958 – 19 juin 2007) ;
    puis leurs sept petit-enfants : Camille, Victoria et Zoé (dont le père est Eric) ; Carmen et Iris (dont la mère est Laurence) ; et Julien, le premier né de tous ces petits-enfants, né le 13 juin 1978).
    La vie est étrange. »
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    Catherine, qui a « 63 ans » à la date du 26 novembre 2017 (soit la date de l’entrée située à la page 155), doit donc être née en 1954 ;
    et son frère François, qui a alors « 61 ans », lui doit être né en 1956.
    Quant à leur sœur Dominique, née, de même que sa sœur Catherine et son frère François, à Nancy
    _ tous trois, en effet, sont « nés à la maternité de l’Hôpital Central » de Nancy, apprenons-nous à la page 50 (entrée datée du 16 septembre 2009) _,
    elle est née, elle, le 25 juin 1958 ; et est décédée le 19 juin 2007.
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    Les trois enfants, apprenons-nous encore en cette même entrée datée du 16 septembre 2009, à la page 50, ont tous les trois vécu un moment « à Nancy, au 80 rue Charles III », où « j’ai vécu presque cinq ans », indique Jocelyne :
    « presque quatre ans pour Catherine », soit de 1954  à 1958 ;
    « moins de deux ans pour François », soit de 1956 à 1958 ;
    et « un mois pour Dominique », en juin-juillet 1958. Avant de partir vivre à Jarville « dans un appartement bien ensoleillé et considérablement plus grand dans une maison que possédaient mes parents », précise ici Jocelyne…
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    Quant à Gil, dont, en l’entrée datée du 16 novembre 2014, à la page 124, nous apprenons le décès,
    voici comment Jocelyne François le présente en cette page de son « Journal » :
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    « Hier, 15 novembre 2014, s’est inscrite dans le temps la mort de Gil, mon mari durant sept ans et le père de mes trois enfants.
    C’est Catherine, ma fille aînée, qui a été prévenue, et qui me l’a aussitôt fait savoir.
    Il vivait en Lozère depuis 1959. Après avoir été professeur de philosophie au lycée Chaptal _ de Mende _, il avait été prud’homme à Mende.
    J’avais une estime totale pour lui. Mais il avait toujours été distant envers nos enfants.
    D’une distanciation involontaire et naturelle.
    Cette mort m’a touchée, elle a réveillé en moi les meilleurs moments de notre vie commune. L’annonce de la mort qui creuse chaque fois un trou en soi. Un arrêt de la pensée et de la respiration.
    Je n’ai pas été étonnée de cette annonce (pourtant inattendue) parce que cette année _ 2014 _, pour nous, a été une mauvaise année.
    J’espère sortir bientôt de ce marasme.
    La santé médiocre de Claire _ et la déception après la publication de mon livre _« Claire Pichaud, 3 vies », paru aux Éditions du Regard en 2013 _sur le parcours artistique de Claire, livre sublimement beau (ce dont je serai toujours reconnaissante envers son éditeur, José Alvarez, au sein des Éditions du Regard qu’il a fondées), mais qui est resté inconnu à ce jour, car les libraires ont été envers lui d’une frilosité révoltante, et les critiques d’art l’ont totalement négligé (sauf le superbe texte de René de Ceccatty dans Les Lettres françaises _ paru en décembre 2013 _, et deux critiques de Lorraine, Roger Michelberger et Marcel Cordier, outre le superbe blog de Claude Amstutz en Suisse). Rien, absolument rien dans Art Press et Cie… J’avoue que je ne m’en remettrai pas, tellement cette injustice a été flagrante.
    Pour couronner le tout, le refus, le 9 juillet _ de cette même année 2014 _, d’Isabelle Gallimard de publier mon Journal de six ans _ 2008-2014 _ sous des prétextes extravagants et totalement faux. C’est le tome 4 de mon Journal commencé en 1961. Elle a _ ainsi _ disloqué mon Journal, je vais devoir l’éditer ailleurs, et j’estime que c’est un vrai préjudice littéraire. Trente-sept ans de fidélité au Mercure de France, quatorze livres publiés, deux prix littéraires (le Femina en 1980), le prix Erckmann-Chatrian en 2001). La venue au Mercure du ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, ses paroles avant de me remettre la croix de commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres. Des voyages à l’étranger sous l’égide du ministère des Affaires étrangères, ce qui me vaudra de rencontrer Michel Favier (à l’origine de notre amitié profonde). Des entretiens nombreux avec un public nombreux, en France et à l’étranger. Tout cela pour aboutir à cet appel téléphoniqueque d’une sécheresse inimaginable où s’exprimait une femme _ Isabelle Gallimard est née le 4 janvier 1951 _ de l’âge de ma fille _ Catherine est née en 1954… Jamais, jamais je ne l’aurais imaginé. »
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    Voilà donc ce sur quoi _ quelque données bio-géographiques familiales : de lieux et de temps, comme de précisions d’identité des personnes _, pour commencer, ma recherche bute pour le moment…
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    De fait, j’aime savoir qui est qui ; de même que j’aime savoir où _ en quels lieux _ et quand _ à quels moments _ adviennent et se passent les événements _ ce que je nomme des tenants et aboutissants du récit.
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    Comme on peut le découvrir, ma curiosité commence ainsi par la marotte de la précision géographique…
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    Même si je sais bien que l’écriture _ puis la lecture-déchifrage _ d’un Journal personnel a _ et ont _ assez peu directement à voir avec le souci du détail implacable d’une enquête de police…
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    Ensuite, je rédigerai un commentaire de lecture un peu développé de ce bien intéressant volume 4 du « Journal », en l’occurrence ce « Journal 2008 – 2018 », de Jocelyne François,
    qui paraît ces jours aux « Moments littéraires », dont il constitue le Hors-Série n°4.
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    J’apprécie l’intitulé « Pureté et Vérité » de la très remarquable préface de René de Ceccaty. Et j’irai même, pour ma modeste part, jusqu’à dire « Candeur »…
    Il est vrai qu’à la page 13, le lucidissime préfacier se risque à dire, lui-même, avec très fine nuance : « Candidement parfois »…
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    Une candeur parfaitement assumée…
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    À suivre…
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    Ce jeudi 19 mai 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa