Auteur/autrice : francislippa

  • L’interprétation musicale des chefs d’oeuvre : Paul Lewis dans les dernières pièces pour piano de Brahms…

    Les sublimes chefs d’œuvre de musique requièrent de toujours nouveaux chefs d’œuvre d’interprétation de la part de ceux qui s’efforcent de nous y faire accéder, au concert comme au disque, afin que, à notre tour, nous éprouvions-approchions un peu davantage l’infini des myriades de richesses que les compositeurs ont laissées en pauvres traces précipitamment notées, dans l’urgence de l’opération de création, sur les partitions qu’ils avaient sous la main.

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    Soit un défi perpétuellement recommencé, à leur tour, pour les interprètes.

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    Et encore faut-il, aussi, en aval, que notre accueil de réception, à nous qui nous contentons d’un peu activement écouter, soit lui aussi à semblables hauteurs…

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    Soit une conjonction toujours difficile… Et rare.

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    Or, ce jour,

    voici que j’admire profondément l’interprétation que vient de nous donner-proposer le pianiste anglais Paul Lewis de ce chef d’œuvre _ au singullier ? au pluriel ? En quelque unité éprouvée in fine de leur diversité… _ si intensément émouvant _ sublime ! _ « Late Piano Works _ Opps. 116-119 » de Johannes Brahms (1833 – 1897).

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    Bien sûr, il existe déjà de bien belles interprétations au disque de cet Himalaya de piano…

    Auxquelles il nous arrive, bien sûr, de revenir…

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    Mais aujourd’hui,

    voici la très belle propositition que nous offre Paul Lewis, en un CD Harmonia Mundi HMM 902365.

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    Et telle que je l’ai apprise, avant de la découvrir sur ma platine, ce même jour, en un très juste article de Jean-Charles Hoffelé, en son Discophilia, un article intitulé « Journal intime« .

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    Or, il se trouve qu’à l’écoute répétée des 77′ 07 de ce CD, je dois convenir tout à fait partager le ressenti qu’y exprime le chroniqueur à l’égard ce cette interprétation si brahmsienne de Paul Lewis pour ces quatre opus 116-117-118-119 de Johannes Brahms,

    presque au bout de sa vie, lui, quand il les a composés…

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    En leur crépusculaire fondamentale sobriété, aux bords si proches de silences chuchotés, sans pathos.

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    Mais de fait, tout vrai chef d’œuvre est fondamentalement oxymorique…

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    Et toute interprétation à sa hauteur, doit l’être aussi…

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    Ainsi que toute modeste et humble écoute vraie…

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    Il faut donc se laisser engager-conduire dans de pareilles essentielles _ en même temps que très simples, très sobres, très humbles _ expériences de perception…

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    JOURNAL INTIME

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    « Late Piano Works » proclame la pochette », et c’est bien dans un crépuscule _ de journée, de vie _ que Paul Lewis joue les quatre ultimes cahiers _ de piano _ d’un Brahms s’aventurant aux limites de la tonalité _ oui.

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    Pourtant, il ne le tire pas du côté des Modernes, comme le faisait Glenn Gould _ que j’exècre _ en herborisant dans les seuls Intermezzos _ cf, à ce propos, mes articles des 15 septembre « «  et 15 septembre 2019 « « , à propos du très beau travail d’interprétation de Johannes Koroliov… _, non, son Brahms reste dans le monde d’hier _ romantique, donc _, il ose un rapprochement assez inédit avec le monde des Lieder _ de Brahms pour la réception d’interprétations desquels j’ai toujours, décidément, il me faut l’avouer, personnellement bien du mal… Le bref de ces haïkus de clavier les y confronte de nature, mais je n’avais pas jusqu’ici perçu que se tissaient entre le piano et l’imaginaire vocal de telles affinités électives _ peut-être qu’il fallait à Brahms l’expression seulement pianistique, enfin, de tels Lieder ohne Worte…

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    Cela chante, contre-chante, dit _ voilà ! _ autant qu’évoque, mais toujours dans ce crépuscule de sons _ oui _, dans ces _ si délicats et si ténus et fins _ sfumatos où l’harmonie se diapre _ voilà : Johannes Brahms, même à Vienne, garde quelque chose des brouillards nacrés des bords de l’Elbe, de sa native Hambourg _, et lorsque la nuance appassionato paraît, lorsque même des tempêtes se lèvent – le Capriccio introductif de l’Opus 116, la Ballade qui ferme l’Opus 119 – c’est l’envers lyrique du texte qui s’impose _ voilà.

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    À mesure, l’album devient un univers total _ oui ! _, les cahiers ne sont plus individualisés _ en effet… _, je suis saisi par la main du voyageur qui m’emmène par ce sentier perdu, vers ces forêts sombres qu’ourle un crépuscule éternel.

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    Disque de poète assurément _ oui _, et que l’on doit entendre comme on lirait, dans le propre silence _ voilà _ imposé par la musique-même _ du très grand art, en sa fondamentale chaste simplicité-nudité-vérité…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    7 Fantasies, Op. 116
    3 Intermezzi, Op. 117
    6 Klavierstücke, Op. 118
    4 Klavierstücke, Op. 119

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    Paul Lewis, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM902365
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    Photo à la une : le pianiste Paul Lewis – Photo : © Kaupo Kikkas

     

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    Un essentiel CD.

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    Ce mardi 1er février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La merveilleuse musique du génialissime Frantisek Ignac Antonin Tuma…

    En re-rangeant encore, à nouveau, et toujours, quelques piles de CDs de mon assez pléthorique discothèque, à la recherche de quelques CDs encore égarés,

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    je viens de mettre la main sur un CD Naïve _ OP 30436 _ de 2008 :

    les « Partite, Sonate e Sinfonie » instrumentales de Frantisek Ignac Antonin Tuma (1704 – 1774),

    un CD que je désespérais depuis pas mal de temps de retrouver, d’une œuvre superlative d’un compositeur de génie que je porte au pinacle,

    dans l’interprétation magnifique du Concerto italiano, sous la direction de son excellent chef, Rinaldo Alessandrini.

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    Une Œuvre d’un merveilleux compositeur,

    dans la filiation directe et immédiate _ à une génération à peine de distance _ du génialissime compositeur tchèque, lui aussi, Jan Dismas Zelenka (1679 – 1745)…

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    Ce lundi 31 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’élégance musicale exaltante, sublime, des Mendelssohn : Felix et Fanny ; et la question de la perception de la singularité de la voix de Fanny…

    Ce dimanche,

    j’ai désiré percevoir davantage l’élégance musicale sublime des Mendelssohn,

    Felix ainsi que sa sœur aînée Fanny.

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    Ainsi que la singularité, à découvrir-distinguer, de la voix spécifique, de compositrice, de Fanny Mendelssohn-Hensel (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847)…

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    Aussi, à cette fin, j’ai essayé de rassembler _ et c’est un défi ! _ les divers CDs de ma discothèque personnelle comportant une association d’œuvres de Felix et de Fanny…

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    Et je dois bien reconnaître que jusqu’à ce jour _ et bien à tort ! _ je n’avais prêté toute l’attention qu’elle mérite à l’œuvre personnelle de Fanny Mendelssohn ;

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    dont il faut bien admettre aussi que le réflexe des  producteurs de disques consistait à faire de l’œuvre de la sœur un simple « appoint » en quelque sorte anecdotique aux réussites éminentes _ elles, et universellement reconnues… _ de son cadet ;

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    ou bien _ et c’est, bien sûr, pire encore _ de simples exemplaires de certaines capacités de « réalisation artistique » de femmes compositrices :

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    en associant assez souvent Fanny Mendelssohn, par exemple, à Clara Wieck, l’épouse de Robert Schumann… 

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    Comme si notre attention envers certaines œuvres de ces femmes compositrices ne se justifiait, in fine, que comme une modeste toute petite « réparation » à l’encontre du sexisme endémique dont celles-ci avaient été, de leur vivant d’abord, et ensuite de la part de la postérité _ et encore toujours aujourd’hui… _ victimes, du point de vue de tout un chacun confronté à leurs noms, plutôt qu’à l’écoute vraie _ et en quelque sorte à l’aveugle _ de leurs œuvres…

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    Voilà.

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    Donc, j’ai entrepris de réunir les divers CDs de ma collection personnelle comportant au moins une œuvre de Fanny Mendelssohn,

    afin d’écouter vraiment, et pour elle même seulement, la voix et l’idiosyncrasie de Fanny Mendelssohn – Hensel que l’on peut y percevoir…

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    Après, il faut absolument bénéficier d’une interprétation qui soit vraiment à la hauteur de l’œuvre ; et pas seulement anecdotique…

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    Mais est-ce si fréquent ?..

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    Et voilà que je suis tombé sur un magnifique CD de 2019, du label Pentatone _ PTC 5186 781 _, le CD « Felix & Fanny Mendelssohn _ Works for Cello and Piano« , par le violoncelliste Johannes Moser _ je l’apprécie beaucoup ! _ et le pianiste Alasdair Beatson _ regarder et écouter cette brève présentation par Johannes Moser…

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    Et je prends assez vite conscience que j’ai consacré deux articles de mon cher blog « En cherchant bien » à ce magnifique CD-ci :

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    _ l’article «   » du 11 septembre 2019 ;

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    _ et l’article «  » du 6 novembre 2019.

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    Retour au splendide Mendelssohn de Johannes Moser et Alasdair Beatson : une fête de fées…

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    — Ecrit le mercredi 6 novembre 2019 dans la rubrique “Histoire, Musiques”.
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    En un article de ce jour de son blog Discophilia,

    par un article intitulé Ivresse,

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    Jean-Charles Hoffelé me permet de revenir

    _ cf mon article du mercredi 11 septembre :  _

    au très beau CD consacré

    par le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson

    à des œuvres de Fanny et Felix Mendelssohn :

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    le CD Pentatone intitulé Felix & Fanny Mendelssohn : PTC 5186781 _ regarder et écouter ceci pour percevoir la magnifique qualité de leur jeu si idoine…

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    Ivresse

    IVRESSE

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    Le giocoso qui ouvre la Deuxième Sonate de Mendelssohn a un petit côté Songe d’une nuit d’été, c’est une pure musique de plaisir _ voilà, comme si souvent dans l’œuvre de Mendelssohn, surtout en sa jeunesse ; mais il est mort à l’âge de 38 ans seulement … _ où le violoncelle se fait chanteur _ oui _ avant que faire paraître Puck dans les pizzicatos du scherzando.

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    Il n’aura jamais sonné aussi enjoué et léger _ c’est là sa marque de famille ; d’où une certaine étrangeté en une période de romantisme assez souvent enclin au dolorisme et à un certain appesantissement… _ qu’ici, Alasdair Beatson jouant un Erard magique, piano-harpe éolienne qui fait la musique de Mendelssohn ce qu’elle est, celle des fées _ voilà ! Felix est aussi et peut-être d’abord un héritier en ligne directe, via ses maîtres à Berlin, de l’Empfindsamkeit de Carl-Philipp-Emanuel Bach _, bonnes ou mauvaises.

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    Dans un clavier si leste, l’archet de Johannes Moser ne pèse pas, qui envole _ oui _ la sonorité de grand alto du magnifique Guarneri joué à cette occasion. Et si l’on tenait enfin _ OUI !!! _ le duo parfait qu’attendaient les deux Sonates ? La Première est tout aussi réussie, comme les Variations concertantes si rarement enregistrées, et les deux amis ajoutent une Romance sans parole, un Feuillet d’album et deux pièces de Fanny Mendelssohn délicieuses à force de fantaisie discrète _ oui. Quelle fête ! _ c’est cela ! _, qui inaugure bien des futurs disques de ce duo inspiré.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)

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    Sonate pour violoncelle et piano No. 2 en ré majeur,
    Op. 58, MWV Q 32

    Variations concertantes,
    Op. 17, MWV Q 19

    Lied ohne Worte,
    Op. 109, MWV Q 34

    Sonate pour violoncelle et piano No. 1 en si bémol majeur, Op. 45, MWV Q 27
    Albumblatt en si mineur, MWV Q 25

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    Fanny Mendelssohn-Hensel (1805-1847)

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    Sonata o Fantasia in G Minor, H-U 238
    Capriccio in A-Flat Major, H-U 247

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    Johannes Moser, violoncelle
    Alasdair Beatson, piano Erard

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    Un album du label PentaTone PTC5186781
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    Photo à la une : le violoncelliste Johannes Moser et le pianiste Alasdair Beatson – Photo : © DR

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    Mendelssohn, sublime dans la joie…

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    Ce mercredi 6 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Outre l’immense plaisir de jouir de la Fantaisie en sol mineur et du Capriccio en La bémol Majeur de Fanny Mendelssohn _ deux œuvres composées en 1829 ou un peu avant _,

    j’en retire la toute petite satisfaction d’avoir reconnu, même sans m’y être vraiment attardé, comme le mérite le génie propre _ à explorer vraiment ! _ de Fanny Mendelssohn.

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    Laquelle, Fanny, de cinq ans l’aînée de son frère Felix, avait elle-même été formée par l’excellent Carl-Friedrich Zelter (Berlin, 11 décembre 1758 – Berlin (15 mai 1832),

    lui-même élève de Carl-Friedrich Fasch (Zerbst, 18 novembre 1736 – Berlin, 3 août 1800),

    lui-même formé par son père Johann-Friedrich Fasch (Buttelstädt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758), un excellent compositeur _ une œuvre à explorer, avec ravissement assidu assuré ! ; à commencer par ses magnifiques Ouvertures… _,

    qui lui-même avait été l’élève, à Leipzig, de Johann Kuhnau (Geisig, 6 avril 1660 – Leipzig, 5 juin 1722), le prédécesseur de Johann-Sebastian Bach à Saint-Thomas de Leipzig…

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    Le génie musical de Fanny avait ainsi été, très tôt, formé-aidé à s’épanouir à la même vraiment excellente école que son frère Felix.

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    et c’est à l’école des descendants musicaux  _ berlinois : Zelter, donc, au tout premier chef… _ de CPE Bach et de l’empfindsamkeit, dont on perçoit les splendides échos de vie, en résonance, en les œuvres et de Felix et de Fanny, que leur merveilleuse élégante vivacité jubilatoire rayonnante, de chacun d’eux, s’est formée, à Berlin _ suite à l’installation en cette capitale de la Prusse, en 1811, de la famille Mendelssohn-Bartoldy venue de Hambourg… Même si, en une lettre à Fanny, en date du 16 juillet 1820, son père Abraham lui a écrit : « la musique deviendra peut-être pour lui [Felix] son métier, alors que pour toi elle doit seulement rester un agrément, mais jamais la base de ton existence et de tes actes »…

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    Il nous reste maintenant à mieux percevoir, au disque, ou, plus rarement, au concert, la singularité idiosyncrasique _ pardon de la redondance _ du génie propre de Fanny Hensel – Mendelssohn,

    en d’autres œuvres, et en d’autres CDs que ce sompteux CD d’œuvres pour violoncelle et piano interprétées si lumineusement par Johannes Moser et Alasdair Beatson _ ici,

    pour lui donner-rendre, à elle, Fanny, la plus juste écoute possible…

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    Ainsi, aussi, qu’espérer que de nouveaux interprètes s’intéresseront à incarner maintenant, au concert comme au disque, l’œuvre entier, en la diversité de ses facettes et en toute sa richesse d’inspiration, de Fanny Mendelssohn-Hensel, pour d’enfin bonnes raisons, je veux dire des raisons enfin exclusivement musicales ! :

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    donner à nous faire entendre et partager la joie de l’épanouissement du génie musical de celle-ci en toute sa spécificité.

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    Et non simplement _ anecdotiquement, bien pauvrement _ parce qu’elle est la sœur de ;

    ou une femme compositrice _ parmi quelques rares autres…

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    À suivre, donc…

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    Ce dimanche 30 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Eloge de Jelyotte aujourd’hui…

    Alors que le lundi 18 octobre dernier,

    en mon article ,

    je faisais l’éloge du magnifique  CD « Jéliote, haute-contre de Rameau «, soit le CD Alpha 753,

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    voici que, hier 28 janvier 2021,

    Jean-Charles Hoffelé a consacré sa chronique de son site Discophilia à ce même CD superbement interprété  par Reinoud van Mechelen,

    en un article intitulé, lui, « Ténor à la française« … 

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    Le voici donc :

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    TÉNOR À LA FRANÇAISE

    Une carrière _ celle d’un chanteur : Pierre Jélyotte _, voilà bien ce que Reinoud van Mechelen veut illustrer au long de cet album groupant dans l’ordre chronologique les rôles _ voilà _ qui auront porté le plus fameux ténor de son temps _ Pierre Jélyotte, donc _ à l’empyrée de la tragédie lyrique _ soit l’opéra à la française…

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    Ce ne sera pas faire injure à notre ténor d’aujourd’hui _ Reinoud van Mechelen, en l’occurrence _ de le trouver mieux accordé aux incarnations de l’apogée – à commencer par l’inclassable grenouille _ de « Platée« … _ que Rameau imagina afin de dévoyer _ avec humour… _ sa voix et de flatter ses multiples talents _ voilà ! comiques, aussi _ d’acteur – qu’à celles des débuts _ de Pierre Jélyotte _ : il n’a pas les aigus glorieux de l’Air pour les coureurs des Fêtes grecques de _ Colin de _ Blamont, mais du moins l’élan. Pourtant sa Platée _ de l’opéra éponyme _ est irrésistible, car sans charge, tout dans le détail, avec des falsettos caressés là _ voilà _ où tant les coassent.

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    Cette élégance _ oui _ qui signe toujours l’art de Reinoud van Mechelens’accomplit dans les airs de la fin de la carrière : magique la rossignolade du Temple de la Gloire, délicieux les airs occitans du Daphnis et Alcimadure de Mondonville, dont j’aimerai tant _ et nous donc !!! _ enfin tenir une intégrale digne de ce nom.

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    Au crépuscule, une fois la cour regagnée, le temps des airs tendres et nostalgiques sera _ certes _ venu, magnifiant des textes complexes qui exigent du chanteur un art _ subtil et délicat _ des affects _ voilà _ dont le ténor se régale : écoutez le sublime _ oui ! _ « Que l’amour embellit la vie » des Boréades, ou ce quasi air de cour si nostalgique _ oui _ signé par Jean-Benjamin de La Borde, Pourquoi cruel amour ?.

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    Le temps serait-il venu de découvrir ce compositeur lettré que Jean-François Parot aura ressuscité au long de ses romans ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Jéliote, haute-contre de Rameau

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    Airs et extraits instrumentaux, de Jean-Philippe Rameau (Hippolyte et Aricie, Dardanus, Platée, Le Temple de la Gloire, Castor et Pollux, Les Boréades), François Colin de Blamont (Les fêtes grecques et romaines), François Rebel et François Francœur (Scandeberg), Charles-Louis Mion (Nitétis), Pierre de Jélyotte (Zelisca), Jean-Marie Leclair (Scylla et Glaucus), Antoine Dauvergne (Les amours de Tempé), Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (Daphnis et Alcimadure), Pierre-Montan Berton (Erosine), Jean-Benjamin de La Borde (Ismène et Isménias)

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    Reinoud van Mechelen, ténor
    A Nocte Temporis

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    Un album du label Alpha Classics 753
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    Photo à la une : le ténor Reinoud van Mechelen – Photo : © DR

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    Bravo !

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    Ce samedi 29 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa