Auteur/autrice : francislippa

  • Passionnante présentation hier soir à la Librairie Olympique, Place des Chartrons à Bordeaux, par Andrea Agliozzo, des « Ecrits sur la littérature italienne (1941-1974) » de Pier-Paolo Pasolini…

    Passionnante et très vivante présentation hier soir à la Librairie Olympique, Place des Chartrons à Bordeaux, par Andrea Agliozzo – né à Catane en 1990, docteur en Etudes italiennes à la Sorbonne – , des très riches « Écrits sur la littérature italienne (1941-1974) » de Pier-Paolo Pasolini… – parus aux Cahiers de l’Hôtel de Galliffet au mois d’avril 2025 – dont il est le co-éditeur avec Manuele Gragnolati, et une traduction des textes de Pasolini par Vincent d’Orlando :

    une très bienvenue sélection de textes de Pasolini jusqu’ici inédits en traduction française, offrant un accès commode et très clair à des voix majeure du XXe siècle italien comme Bassani, Gadda, Morante, Montale et Ungaretti, parmi bien d’autres, ainsi que des réflexions de Pasolini sur ses propres œuvres, et sur des questions centrales de sa poétique, 

    à côté des déjà parus de Pier-Paolo Pasolini : « L’expérience hérétique : langue et cinéma« , paru en traduction française – d’Anne Rocchi Pullberg – en 1976 ; « Écrits corsaires« , parus en traduction française – de Philippe Guilhon – en 1976 aussi ; « Descriptions de descriptions« , parus en traduction française – de René de Ceccatty – en 1984, puis 2022 ; « Dialogues en public« , parus en traduction française – de François Dupuigrenet-Desroussilles – en 1980 ; et « Le Chaos« , paru en traduction française – de Philippe Di Meo – en 2018…
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    L’assistance, nombreuse présente à la Librairie Olympique, était particulièrement attentive et réceptive à ce que nous apprenions de ce Pasolini poète, écrivain et lecteur, bien moins connu en France – à la différence de l’Italie où Pasolini est reçu par le lectorat cultivé dans l’héritage et mouvance d’un Dante et d’un Leopardi : rien moins !.. – que le Pasolini cinéaste…
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    Et le point culminant de cette très vivante et chaleureuse rencontre
    – organisée par l’Association Notre Italie que préside la dynamique et inventive Stefania Graziano-Glockner ; et dont j’étais le modeste modérateur… – , fut probablement la double lecture, en français par Monique Moulia, et en italien par Andrea Agliozzo, d’un passage crucial du « Trasumanar e organizzar » de Pasolini (publié par lui chez Garzanti en 1971 – la traduction française « Transhumaner et organiser« , par Florence Pazzottu, qui vient de paraître le 7 octobre 2025 aux Éditions Lanskine, comporte 248 pages… – ), qui nous a donné à ressentir on ne peut plus physiquement le style vibrant de force et de vie des longues phrases rythmées de Pasolini, inspiré et respiré à son écritoire – « Le style, c’est l’homme même« , a dit Buffon en son beau « Discours sur le style« , lors de sa réception à l’Académie française le 25 août 1753…

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    Ce vendredi 30 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • De génialissimes Illuminations de Rimbaud-Britten par le parfait Edgardas Montvidas : totale admiration !

    Le CD Accentus Music ACC 30677 « Chausson – Britten – Poème de l’amour et de la mer « du parfait ténor lithuanien Edgardas Montvidas et des Lithuanian National Symphony et Chamber Orchestra dirigés par Modestas Pitrenas, nous offre une des plus sublimes interprétations des sublimissimes « Illuminations « de Benjamin Britten et Arthur Rimbaud de la discographie ! Un enchantement !!!
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    C’est une fois encore le blog Discophilia de l’excellent Jean- Charles Hoffele qui nous a mis sur la piste de cet exceptionnel CD de chant français – Chausson – Britten – Saint-Saëns, sur des poèmes de Maurice Bouchor, Arthur Rimbaud et Victor Hugo…  – , avec son si juste article « Amour de ténor « du 9 janvier dernier…

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    Et en ce CD ce chef d’œuvre sublimissime de Britten – Rimbaud reçoit une interprétation qui nous transporte d’emblée et totalement au plus haut de l’empyrée !..

    Quelle merveille !!! Et écoutez déjà ceci…
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    Mais déjà il faut d’abord souligner tout ce que le profond génie de Britten vient apporter de somptueux musicalement – quelle splendeur ! –  au génie poétique formidable, explosif et atypique, de Rimbaud, en la sidérante juvénile irrésistible urgence de celui-ci…
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    Et maintenant, avec cet extraordinaire CD, voici, venant s’y ajouter, la tendresse merveilleuse et si rare de l’art du chant et de la voix de miel et d’or d’Edgardas Montvidas, tel un soleil chanté splendide dans les formidables nuées noires zébrées de l’orage rimbaldien, qui foudroie…
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    Ce jeudi 29 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La singularité irréfragable des Quatuors à cordes de Bohuslav Martinu, y compris appréhendée par ses formidables interprètes, au concert comme au disque, que sont les membres du somptueux Pavel Haas Quartet…

    Je vénère tout l’œuvre de Bohuslav Martinu (1890-1959), comme je porte au pinacle l’entière discographie du Pavel Haas Quartet…
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    Cependant, l’audition du CD Supraphon SU 4368-2 « Martinu – String Quartets 2 – 3 – 5 – 7 – Pavel Haas Quartet « – enregistré à Prague en avril et mai 2025 – que je me suis procuré dès sa récente parution, m’a, dois-je reconnaître, laissé assez étrangement circonspect…

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    Je ne parvenais décidément pas à vraiment entrer dedans, et pour des raisons sensibles qui complètement m’échappaient…
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    Jusqu’à avant- hier lundi 26 janvier ma lecture sur le site de Crescendo magazine de l’entretien intitulé « Peter Jarusek, Martinu avec le Quatuor Pavel Haas « , soit un passionnant et très instructif entretien de Pierre-Jean Tribot avec le violoncelliste Pavel Jarusek, membre fondateur du Pavel Haas Quartet,

    qui vient cerner au plus près la singularité renversante de ces 7 quatuors de Bohuslav Martinu, ainsi que l’extrême difficulté d’interprétation satisfaisante qu’ils présentent aux essais-efforts d’interprétation, tant au concert qu’au disque…

    Et ce que Peter Jarusek explicite…
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    Le voici donc in extenso :
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    Peter Jarůšek, Martinů avec le Quatuor Pavel Haas

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    Le 26 janvier 2026 par Pierre Jean Tribot

    Le Pavel Haas quartet est le récipiendaire d’un ICMA 2026 dans la catégorie “musique de chambre” pour un enregistrement des Quatuors n°2, n°3, n°5 et n°7 de Martinů pour Supraphon. Le jury note à propos de cet album “les musiciens réussissent magistralement à révéler les caractères très différents des Quatuors n°2, 3, 5 et 7. Les enregistrements capturent toute la gamme des émotions contenues dans les pièces, de la tension énergique à la mélancolie lyrique”. Peter Jarůšek, violoncelliste du Quatuor Pavel Haas nous donne des précisions sur cet album et sur l’interprétation des quatuors de Martinů.

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    Votre album comprend les quatuors n°2, n°3, n°5 et n°7 de Martinů. Je suppose que c’est la première étape vers un enregistrement complet ?

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    Ce n’est pas le cas ! – tiens donc !.. L’idée initiale de jouer l’intégrale des quatuors de Martinů est venue du directeur du Wigmore Hall, John Gilhooly. Il nous a demandé de jouer les sept quatuors de Martinů au Wigmore Hall. Cette idée est née avant la Covid. Puis certains concerts ont été annulés, et nous avons donc commencé il y a près de huit ans – déjà... L’étude et l’interprétation des quatuors de Martinů ont été très intenses, mais nous avons ensuite réalisé que sept quatuors représentaient vraiment un travail colossal. Ce sont des pièces extrêmement difficiles – voilà… – , nous avons donc décidé de n’en enregistrer que quatre – voilà ! Nous voulions présenter des quatuors très contrastés de Martinů, c’est pourquoi nous avons choisi d’enregistrer les numéros 2, 3, 5 et 7. Qui sait, peut-être compléterons-nous le cycle ou ses quatuors à l’avenir, mais ce n’est pas encore prévu, donc tout est possible. Ce fut une période très passionnante et très intense avec les œuvres – complexes, donc, et très diverses… – de Martinů. Comme je l’ai déjà dit, ces pièces, et celles de Martinů en général, sont extrêmement difficiles, tant sur le plan technique que musical, en particulier pour le jeu d’ensemble, et pas seulement pour la structure individuelle.

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    Que représentent ces quatuors pour vous dans le corpus de la musique tchèque ? Quelles sont leurs qualités musicales ?

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    Martinů possède en général un langage musical extrêmement riche – et complexe. Il combine le style néoclassique, la polyrythmie et la polyharmonie. Il expérimentait beaucoup, ce qui donne une structure très riche. Ses œuvres sont très souvent basées sur des formes pseudo-baroques. Il aimait le jazz, surtout dans les années 20, bien sûr, c’était très à la mode. Son rythme et son harmonie sont identifiables, je reconnaîtrai toujours Martinů quand j’entendrai l’une de ses pièces. Je ne peux pas dire qu’il soit très tchèque, même si dans ses dernières œuvres, il revient à une esthétique tchèque très mélodique plus proche du style de Dvořák, mais toujours avec ses harmonies et surtout son rythme vif et presque déraisonné – qui lui sont propres… Très souvent, le premier temps ne signifie rien. Le premier temps est très souvent le premier temps de la phrase. Mais dans sa musique, il faut juste reconnaître et vraiment analyser si la phrase peut commencer à partir du quatrième temps, ou si elle peut commencer après le deuxième temps. Comme si le deuxième temps était la fin de la phrase. C’est donc un peu comme des mesures, comme ces lignes, qui ne signifient fondamentalement rien. Mais quoi qu’il en soit, Martinů, encore une fois, même pour les Tchèques est un artiste si singulier – voilà le mot décidément clef. Janáček est également très différent – des autres compositeurs tchèques – et on ne peut comparer Janáček à personne d’autre – absolument ! Certains diront que Martinů a un peu de Prokofiev ou de Stravinsky, mais je ne dirais pas cela. Martinů est singulier – voilà, voilà ! – et c’est pourquoi, toutes ces années, nous avons joué et nous continuerons à jouer ses quatuors, qui sont des pièces vraiment passionnantes.

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    Vous avez joué ces quatuors à de nombreuses reprises en concert avant de les enregistrer. Est-il important pour vous de vous familiariser avec les partitions avant de les enregistrer ?

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    C’est la chose la plus importante, maintenant, si on compare avec d’autres genres musicaux, comme la musique pop. Les gens se retrouvent en studio, le producteur mixe les sons, puis on part en tournée. C’est le processus inverse, vous voyez, nous devons vraiment, et nous avons toujours voulu préparer l’enregistrement de nos albums. Nous avons besoin des concerts, nous avons besoin des périodes de répétition, puis, avant les sessions d’enregistrement, nous avons besoin d’au moins dix jours pour nous concentrer uniquement sur cette pièce. Donc, le processus avant l’enregistrement consiste à donner quelques concerts. Sans les concerts, vous ne pouvez pas gagner en intensité et en compréhension intime de la musique – les deux facteurs décisifs…

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    Malgré ses immenses qualités, ses nombreuses beautés et son incroyable variété de styles, l’œuvre de Martinů reste relativement rare en concert et sur disque. Comment expliquez-vous cela ? Pensez-vous qu’un renouveau de Martinů pourrait avoir lieu un jour ?

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    Martinů est toujours présent, mais comme je l’ai dit précédemment, j’ai constaté que les musiciens ont un peu peur – voilà ! – de jouer sa musique. Il faut entrer – vraiment – dans sa musique, car Martinů peut sembler très confus et très robotique en cas de mauvaise interprétation et de mauvaise compréhension. Malheureusement, Martinů n’était pas un compositeur très précis dans sa notation, par exemple dans ses instructions, contrairement à Dvořák, ou même Beethoven ou Brahms. Dans le cas de Martinů, il est capable de mettre environ 40 choses dans les quatre voix du quatuor.

    Il faut vraiment débroussailler et entrer au cœur de cette musique. Il faut donc vraiment réfléchir aux registres, aux structures, à la ligne qui est importante, à celle qui est le deuxième thème. C’est pourquoi cela ne figure pas dans la partition, et si vous suivez simplement sans réfléchir, sans réflexion musicale, mais en suivant la partition, cela peut sembler étrange et déroutant. Encore une fois, c’est aussi très difficile techniquement. Par exemple, quand j’ai commencé à jouer du violoncelle, j’ai joué ses Variations sur un thème slovaque ou sa Sonate. Mais ces deux partitions sont plus faciles parce qu’il y a une ligne solo et le piano. Mais les quatuors sont un grand défi. Je pense donc que les gens ne comprennent pas d’emblée sa musique, et il faut vraiment commencer, à la lire, à la jouer et à y réfléchir. C’est évidemment, un effort !

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    Vous avez déjà enregistré des quatuors de Pavel Haas, Dvořák, Janáček et Smetana. Les quatuors de Martinů sont-ils une sorte d’aboutissement de la musique tchèque ?

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    Nous sommes encore jeunes, donc je pense que cela ne doit pas nécessairement être la fin de notre aventure avec la musique tchèque. Martinů n’était qu’une autre pièce du puzzle de la tradition musicale bohémienne, qui est vraiment incroyable. Il suffit de voir le nombre incroyable – mais oui ! – de personnalités et de compositeurs que comptent la République tchèque ou la Bohême. C’est tout simplement unique – oui. C’est pourquoi nous sommes très fiers et heureux de faire partie de cette culture et de pouvoir présenter Martinů comme un autre exemple de cette région très unique – singulière, voilà… – d’Europe centrale. Ainsi, notre prochain album sera à nouveau consacré à la musique tchèque, avec un peu de Dvořák. L’année prochaine, nous enregistrerons l’Op. 61 en do majeur et l’Op. 105 en la bémol majeur de Dvořák, qui sont vraiment des joyaux de son œuvre.

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    Est-il important pour vous, en tant qu’ensemble de musique de chambre tchèque, de promouvoir la musique tchèque ?

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    Nous sommes très honorés de promouvoir cette musique, mais la musique se promeut d’elle-même, vous savez. Même s’il n’y a pas de musiciens tchèques, je suis sûr qu’il y aura d’autres musiciens du Royaume-Uni, des États-Unis, d’Asie, et qu’ils joueront toujours Dvořák, Janáček ou Smetana. Bien sûr, nous sommes un ensemble tchèque, nous sommes heureux de comprendre – voilà, et servir au mieux – cette musique, et nous sommes heureux que les organisateurs des concerts comprennent nos propositions. Bien sûr, ils nous demandent de jouer des compositeurs tchèques, mais nous ne jouons pas uniquement des compositeurs nationaux. Mais il y a quand même une telle richesse de personnalités incroyables dans ce pays, et il y a toujours quelque chose à découvrir. En effet, nous sommes très heureux de jouer de cette musique.

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    Votre quatuor à cordes porte le nom de Pavel Haas, un brillant compositeur tchèque assassiné par les nazis. Pavel Haas est-il connu des jeunes générations de musiciens ? Comment pouvons-nous faire vivre son œuvre ?

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    Les gens jouent la musique de Pavel Haas, c’est donc l’essentiel, cela permettra de le garder vivant, lui et sa musique. Il y a encore 20 ans, il n’était pas très connu. Aujourd’hui, les gens le connaissent de plus en plus. Je suis sûr que c’est aussi grâce à notre quatuor, car nous portons son nom. Je suis donc sûr que sa musique est également plus jouée pour cette raison. Son œuvre n’est pas si importante numériquement, car il existe des suites pour hautbois, des études pour orchestre de chambre, un quintette à vent, qui sont de superbes morceaux, ainsi que trois quatuors, quelques chansons, mais c’est tout.. Il est mort à Auschwitz, mais il a emporté avec lui de nombreuses pièces. Nous allons continuer à œuvrer à sa mémoire et à faire connaître son œuvre.

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    Le site du Pavel Haas Quartet : www.pavelhaasquartet.com/en/home/

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    A écouter :

    Bohuslav Martinů : Quatuors à cordes Nos. 2, 3, 5 & 7. Pavel Haas Quartet. Supraphon SU4368-2

    Crédits photographiques : Robert Tichý

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    C’est passionnant et si vrai…

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    Ce mercredi 28 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir grâce au magnifique altiste qu’est Amihai Grosz une magistrale interprétation, avec le pianiste Sunwook Kim, de la Sonate Arpeggione de Schubert ainsi que du bouleversant chef d’œuvre ultime de Chostakovitch qu’est la bouleversante Sonate Op. 147 : chapeau bas !!!

    C’est un bouleversant CD Alpha 634 « Schubert – Shostakovich – Pártos » qu’ont enregistré à Berlin au mois de septembre 2019 l’altiste miraculeux qu’est Amihai Gross, et le pianiste parfait qu’est Sunwook Kim,

    nous offrant deux interprétations magistrales de la Sonate Arpeggione D. 821 de Franz Schubert, et de la Sonate pour alto Op. 147 de Dimitri Chostakovitch, son adieu à la vie…
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    Après, et en ouverture, le « Yizkor (in Memoriam) « – une prière pour les morts – du compositeur hongrois Ödön Pártos (1907 -1977), éleve du grand Zoltan Kodaly, en forme d’indication de signification profonde de ce CD,
    une interprétation merveilleusement enlevée, sinon joyeuse, du moins fondamentalement gaie, de la merveilleuse Sonate Arpeggiata D821 de Franz Schubert, à la façon tournoyante mais avançant tout de même à chaque tour d’un pas, d’une valse viennoise jusqu’au final, foncièrement ambivalent, sinon ambigu, ou bien d’un effondrement mortel, ou bien d’un explosif orgasme jouissif, ou bien les deux – Thanatos et Éros – , mais ils ne sont probablement pas tout à fait exclusifs l’un de l’autre – cf les deux interprétations également possibles et justes de « La Valse « de Maurice Ravel par et selon ses divers interprètes… – ,
    l’aboutissement génialissime d’une terrible Sonate pour alto Op. 147 de Dimitri Chostacovitch, l’ultime opus du compositeur sentant sa mort toute proche, et en hommage à la fabuleuse Suite pour 2 Pianos Op. 6 qu’en 1922 le compositeur avait écrite sous le coup de la disparition de son père, ainsi que nous le rappelle, à la page 14 du livret de ce CD, le très beau texte intitulé « In Memoriam « de Nicolas Derny…
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    Le jeu d’Amihai Grosz et Sunwook Kim nous atteint et nous étreint absolument, ici, au plus profond et en plein cœur !
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    Ce CD est ainsi un absolu chef d’œuvre d’interprétation qu’à sa parution, en 2020, faute du moindre signalement médiatique ou autre reçu, nous avons alors laissé passer…

    mais l’écoute enchanteresse maintenant de l’interprétation d’Amihai Grosz de la formidable « Sinfonia Concertante «  Kv 364 de Mozart dans le CD Alpha 996 sous la direction de Julien Chauvin

    – cf mon article « Que 2026 soit une année mozartienne ! Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la «  Sinfonia concertante « KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir à un tel degré de jubilation Julien Chauvin, le concert de la loge et l’altiste Amihai Grosz en le si beau CD Alpha 996 «  en date du 1er janvier dernier… –

    nous a remis dans le droit chemin de la magnifique discographie de cet extraordinaire altiste qu’est Amihai Grosz !

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    Et permis de commander à notre disquaire préféré ce formidable CD Alpha 634, enregistré à Berlin en septembre 2019 : la négligence de 2020 est ainsi désormais superbement réparée ; et c’est maintenant en boucle que je me passe et repasse ce sublime CD…
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    Ce mardi 27 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa