Auteur/autrice : francislippa

  • Splendeur impressionnante du Requiem de Cristobal Morales (c.1559 – 1553) par l’ensemble De Profundis dirigé par Eamonn Dougan…

    Splendeur impressionnante du Requiem a 5
    de Cristobal Morales par l’ensemble De Profundis dirigé par Eamonn Dougan, avec le CD « Morales – Requiem à 5  – Officium Defunctorum « ,
    soit le CD Hyperion CDA 68467
    – enregistré à Londres du 24 au 26 avril 2023…

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    Écoutez ici le superbe Introitus de ce Requiem a 5…

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    Ce jeudi 22 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le CD des sublimes « Octuors » de Mendelssohn et Enesco des Ébènes et Belcea salué, à son tour, par la critique : un CD jubilatoire, pour l’île déserte…

    Presque en écho à mon article enthousiaste « Et voici maintenant ce jubilatoire chef d’œuvre absolu d’élan irrépressible qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn, composé en 1825, à la perfection servi au disque en 2025 par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » : une irrésistible joie irénique pour l’éternité !.. » du dimanche 11 janvier dernier,

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    c’est ce 21 janvier 2026 Jean-Charles Hoffelé qui à son tour salue bien bas la réalisation musicale et discographique des Ebène et Belcea réunis en leur merveilleux CD Erato 5021732997296 « Octets – Mendelssohn – Enescu -Quatuor Ébène – Belcea Quartet » – enregistré du 6 au 11 juillet 2025 au Schloss Elmau – en son article lui aussi enthousiaste, mais un peu trop neutrement intitulé « Couplage classique » qui pourrait en atténuer l’indicible saveur et jubilation exaltantes, à mon goût du moins :

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    COUPLAGE CLASSIQUE

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    Deux œuvres de jeunesse qui n’ont rien à voir. Malgré ce hiatus les quatuors aiment se marier en ce couplage  – de deux superbes et transcendants chefs d’œuvre…
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    Pour les Ébène et les Belcea ce fut au Schloss Elmau l’été passé. Il faut lire le grand texte – oui ! – de Raphaël Merlin (L’épreuve par huit) qui assume la mise en regard des deux opus en soulignant d’ailleurs – certes – leurs distances multiples, temporelles, stylistiques, de propos.

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    Le Mendelssohn – Op. 20, de 1825  – est admirable de clarté, d’élégance, de boisé, cela respire – et jaillit ! – comme rarement et montre déjà le « sur les pointes » façon Songe d’une nuit d’été, la fusion entre les deux Quatuors parvenant à des équilibres funambulesques. Magnifique simplement – voilà !

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    Cette fusion allait-elle se retrouver dans l’Octuor – Op. 7, de 1899 – d’Enesco où le jeune homme étrangle non sans délice le Vieux Monde pour le dissoudre dans un Finale génial que Schönberg aurait pu écrire ? Pari gagné cette fois encore – voilà ! – , l’ardeur – oui, oui… – qui emporte les complexités contrapuntiques au long de l’ouvrage, l’espressivo empli de saveurs populaires savamment masquées, le ton d’orchestre fourni par la complexité des strates harmoniques, tout cela fusionne dans cette valse ivre, d’une folle intensité sensuelle – voilà, voilà ! – sous les huit archets prophètes.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Georges Enesco (1881-1955)

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    Octuor à cordes en ut majeur, Op. 7

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    Felix Mendelssohn
    Bartholdy
    (1809-1847)

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    Octuor à cordes en mi bémol majeur majeur, Op. 20, MWV R20

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    Quatuor Ebène
    Belcea Quartet

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    Un album du label Erato 5021732997296
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    Photo à la une : les deux Quatuors Ebène et Belcea sur la scène
    du Carnegie Hall – Photo : © Stefan Cohen

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    Un CD pour l’île déserte !

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    Ce mercredi 21 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un superbe récital « Fauré en héritage » (Fauré – Ravel – Schmitt – Aubert – Boulanger – Bonis – Roger-Ducasse – Enesco – Koechlin – Ladmirault) du brillant Gaspard Dehaene : une très séduisante musique française de piano, adorable, qu’il nous faut redécouvrir…

    C’est un superbe récital « Fauré en héritage » (Fauré – Ravel – Schmitt – Aubert – Boulanger – Bonis – Roger-Ducasse – Enesco – Koechlin – Ladmirault)  – qui comporte pléthore de superbes pièces de piano de 9 élèves de Gabriel Fauré (1845-1924)… – que le très brillant Gaspard Dehaene – né à Paris le 19 mai 1987, et fils aîné de l’excellente pianiste, elle aussi, Anne Queffélec… – vient nous offrir avec son très beau CD Mirare MIR 776 – enregistré à Dobiacco du 3 au 6 mars 2025 – ,

    ntitulé ainsi afin de nous bien faire ressentir à l’oreille ce que fut pour toute une génération, en France – Maurice Ravel (1875-1937) – Florent Schmitt (1870-1958) – Louis Aubert (1877-1968) – Lili Boulanger (1893-1918) – Mel Bonis (1858-1937) – Jean Roger-Ducasse (1873-1954) – Georges Enesco (1881-1955) – Charles Koechlin (1867-1950) – Paul Ladmirault (1877-1944) – , de « composer avec Fauré » – c’est là le titre des deux textes du livret du CD, de la plume, l’un de Gaspard Dehaene, et l’autre, de celle d’Isabelle Porto San Martin… – : Gabriel Fauré (Pamiers, 12 mars 1845 – Paris, 4 novembre 1924), professeur, à partir de 1896, de composition musicale au Conservatoire de Paris, dont il sera le directeur de 1905 à 1920…

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    Une très belle façon, et un peu originale, de rendre hommage, via ses brillants élèves, au grand maître, à l’occasion de la commémoration des 100 ans de sa disparition… 

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    Écoutez donc ici...

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    Un CD infiniment séduisant,

    et qui ouvre le mélomane discophile sur un bien beau répertoire, adorable (!), de piano de musique française, pas assez interprété de nos jours,

    et à redécouvrir…

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    Ce mardi 20 janvier 2026, Titus Curiosus -Francis Lippa

  • En parcourant très attentivement par la lecture les 9 livres jusqu’ici publiés de Jean-Marie Planes concernant son Bordeaux et son Sud-Ouest, c’est une œuvre qui a précisément pour sujet et pour cœur brûlant la ville de Bordeaux (et le Sud-Ouest limitrophe), consubstantiellement liés à la vie si sensuellement sensible, en son écriture, de son auteur, qui se découvre et nous atteint, à la lecture, au plus proche et délicatement intense de nous…

    En parcourant très attentivement par la lecture soigneuse, attentive aux moindres détails – assez souvent à décrypter… – les 9 livres jusqu’ici publiés de Jean-Marie Planes qui concernent – et émanent, à vif, de – son Bordeaux et son Sud-Oest – « Le Jardin public« , en 1994 (Confluences) ; « Une Ville bâtie en l’air« , en 1996 (Confluences) ; « Les Quinconces« , en 1999 (Confluences) ; « Tsanga, tsanga, fragments malgaches« , en 1999 (Mollat) ; « Une Chanson qui nous ressemble« , en 2001 (Confluences) ; « Reste avec nous car le soir tombe« , en 2004 (Mollat) ; « Le Chemin de Macau« , en 2017 (Arléa) ; « Une Vie de soleil« , en 2019 (Arléa) ; « En visitant les musées de Bordeaux« , en 2021 (Confluences)…  ; et restent à publier d’autres recueils de ses très nombreux articles, par exemple de critique littéraire, pour le journal Sud-Ouest – ,

    c’est une œuvre qui a précisément pour sujet et pour cœur brûlant la ville de Bordeaux (et le Sud-Ouest limitrophe), consubstantiellement liés à la vie – ressentie ainsi que remémorée : mais pourquoi donc écrire, sinon pour apprendre à être d’abord tellement mieux à soi, face à l »écoulement des jours qui filent, passent et fuient… – si sensuellement sensible, en son écriture, de son auteur, qui se découvre et nous atteint, à la lecture, au plus proche et délicatement intense de nous..

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    Et cela, dans un style, assez à la Chardonne, où règne une immense pudeur de fond de maintien, au final contrôlée ; en particulier concernant les personnes de son privé, le plus souvent, sinon toujours, minimalement indiquées, au très furtif passage, par une simple initiale – pas davantage – de prénom…

    Mais c’est l’enchantement profus et généreux, via le filtre-tamis des mots, du ressenti des impressions si nuancées et si délicates – sans la si petite que ce soit ombre-tache de mauvais goût de préciosité, ni encore moins le moindre soupçon d’exhibitionnisme : pouah ! – de l’auteur, ainsi qu’un art impressionniste parfait des touches fines de la palette raffinée et pourtant sobre – le mot précis toujours juste faisant instantanément et en finesse, j’y insiste, mouche en son phrasé svelte, vibrant et cursif… – de ses descriptions cursives – tout va toujours très vite, et file : à la Morand ; mais lui avait le cœur sec, et je remarque au passage que Jean-Marie Planes ne manquait jamais de le relever chaque fois qu’il évoque Morand… – de lieux et de paysages, qui  règne en l’écriture somptueuse – à la fois sobrement retenue et délicieusement épanchée : un oxymore réussi, qu’il s’autorise en s’y livrant à son écritoire… – de Jean-Marie Planes, pour enchanter, avec humilité et simplicité tempérée – c’est bien sûr là un très heureux effet du bienvenu climat dont nous jouissons à Bordeaux… – , la lecture à laquelle nous sommes ainsi, du coin de notre œil de lisant – et comme par-dessus l’épaule de l’écrivant à l’œuvre, juste en train, lui, à l’instant même, tout frais, de l’effectuer à sa plume sur le papier… – , autorisés à nous pencher, en lisant ce qu’il vient, consentant à peine, mais tout de même se livrant ainsi en ce filtre propice et incitateur de la joie de l’écriture, de nous laisser un peu regarder – et ainsi l’accompagner un peu aussi, lui, de notre complicité approbatrice de simple lecteur à distance, en temps en en lieu, de ce qu’il nous laisse, et a laissé, désormais, qu’il n’est plus là… – , au fil de la souplesse toute d’élégance foncière de la course respirante et maintenant, désormais, respirée, de ses phrases qui s’écrivaient alors, en son présent de vivant et écrivant – l’un après l’autre – à vif…

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    Beaucoup, beaucoup, nous est ainsi donné-laissé à recueillir, à notre tour de simple lecteur un peu attentif, en cette distance de délicatesse si magnifiquement retenue et millimétrée, en sa pudeur, d’épanchements, de sa délicieuse sprezzatura à l’écritoire, de Jean-Marie Planes – sur cette sprezzatura, lire l’indémodé et admirable « Livre du Courtisan«  de Baldassare Castiglione (1478 – 1529)…

    Le style, fluidissime, étant au service de l’extraordinaire précision – parfois pudiquement floutee… – , du rendu, par l’expression ainsi maîtrisée de l’écriture, du vécu même, fulgurant et à vif – jouissant et souffrant, brûlant même parfois, à l’occasion, tout à la fois tout cela, oxymoriquement, quasi en permanence… – , de l’auteur qui nous a quittés il y a maintenant un an, le 16 janvier 2025…

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    Ce lundi 19 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa