Auteur/autrice : francislippa

  • Au hasard de la discothèque : le CD « Pavane e Gagliarde 1626 – 1628 » de Carlo Farina, par Il Concerto delle Viole (2007)

    Un peu au hasard de ma discothèque,

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    le CD Pavane & Gagliarde 1626 – 1628 de Carlo Farina (Mantoue, c. 1600 – Vienne, 1639),

    par Il Concerto delle Viole

    _ soient Roberto Fini, Kees Boeke, Sabina Colonna Preti et Marco Angelilla, violes ;

    et Mario Martinoli, orgue et clavecin _,

    un CD Olive Music de 2007.

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    Le principal de l’œuvre _ publié, et possiblement composé _ de Carlo Farina,

    éminent violoniste virtuose,

    l’a été de juillet 1626 à avril 1628 à la cour de Dresde,

    auprès de son employeur d’alors, Johann Georg I, l’Électeur de Saxe,

    sous forme de cinq livres de pavanes, gaillardes, sonates et autres danses.

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    L‘interprétation que nous donne en ce CD de 2007 le Concerto delle Viole

    de son choix de pièces (de consort de violes) de Carlo Farina,

    est d’un raffinement merveilleux.

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    Ce samedi 18 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour préparer la rencontre avec Hélène Cixous et son « 1938 nuits » à la Station Ausone le jeudi 23 mai prochain : 4 articles sur le fond

    Afin de préparer un peu

    ceux qui couront venir écouter Hélène Cixous à la Station Ausone, à 18 heures,

    jeudi prochain 23 mai,

    présenter son admirable 1938, nuits,

    paru aux Éditions Galilée,

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    voici la série des 4 articles

    que je lui ai consacrés

    au mois de février dernier :

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    « Hélène Cixous retourne à Osnabrück, la ville de sa famille maternelle, les Jonas, pour comprendre _ vraiment _ pourquoi sa grand-mère Omi _ Rosalie Jonas, veuve Klein _ et ses frères et sœurs s’y trouvaient encore _ voilà ! à Osnabrück ou à Dresde, ou ailleurs dans le Reich _ en novembre 1938, période où les Juifs se savaient _ pourtant _ en danger. Au fil de ses recherches, elle suit la trace de Siegfried Katzmann, un ami _ de jeunesse, puis de vieillesse _ de sa mère _ devenu américain, à Des Moines, dans l’Iowa _ qui, au moment de la Nuit de cristal _ la nuit du 9 au 10 novembre 1938 _, a 25 ans et vient de décrocher son doctorat de médecine.« 
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    Ce vendredi 17 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • De petites corrections sur le parcours de ma recherche sur les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel

    Ce jeudi 16 mai 2019,

    je me suis employé à reprendre-corriger

    sur quelques données factuelles mieux comprises

    le parcours de ma recherche,

    en sept étapes jusqu’ici,

    du dimanche 17 mars, pour mon article de départ,

    jusqu’au lundi 13 mai, mes dernières découvertes pour le moment,

    à propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ;

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    même si j’ai bien conscience

    que cette recherche peut apparaître comme très éloignée

    du principal :

    le parcours de création musicale du compositeur.

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    Mais il m’a simplement semblé

    que mon attention-curiosité

    était à même de faire un peu progresser cette connaissance-là

    _ non centrale, certes.

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    J’ai donc repris

    en les relisant très soigneusement _ j’ai failli écrire impitoyablement _,

    et en corrigeant systématiquement

    ce qui m’apparaît désormais comme des erreurs

    dues à mes ignorances de départ,

    au vu de ce que j’ai pu découvrir et apprendre, pas à pas,

    au fil de mes recherches.

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    Chacun des 7 articles

    a donc été repris, et rectifié,

    sur les éléments qui clochaient

    _ souvent en anticipant même un peu (mais pas trop !) sur mes découvertes futures ;

    que j’annonçais, ou préparais, un peu ainsi.

    …

    Ainsi ai-je pu découvrir, surtout,

    qu’avaient existé trois sœurs nommées Marie Delouart ;

    et que la seconde d’entre elle avait eu deux filles,

    nommées toutes deux Marie Etcheverry

    _ éléments biographiques laissés jusqu’ici dans le noir, me semble-t-il…

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    J’ai compris aussi

    que Maurice Ravel avait pu personnellement souffrir

    _ sans rien en dire, ni surtout jamais se plaindre si peu que ce soit _,

    et cela toute sa vie durant

    _ pas seulement en ses débuts de musicien _,

    et malgré son incomparable réussite _ absolument extraordinaire _ de créateur _ génial ! _,

    de la faiblesse du statut social _ et économique _

    hérité de plusieurs générations d’ancêtres cibouriens _ et surtout cibouriennes _ ;

    …

    et c’était, bien sûr, avant les retombées des royalties de son Boléro

    _ dont a pu profiter, bien plus tard, son frère Edouard ;

    ainsi que les invraisemblables héritiers de celui-ci…

    …

    Pas de maison-villa à soi _ et ayant pignon sur rue _ à Saint-Jean-de-Luz.

    D’où un constant souci de prévoir un peu où il pourrait aller résider un moment

    en ses vacances basquaises….

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    Voici donc cette série de sept articles,

    revus et corrigés

    en fonction des avancées et découvertes progressives

    de ma recherche,

    et dans le flux de leur histoire :

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    Bien sûr,

    les lire in extenso, et dans la foulée,

    demande du temps

    et de la patience…

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    Mais c’est là le rythme de la recherche ;

    ainsi que le mouvement de sa dynamique,

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    et de la sérendipité…

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    Et j’essaie d’être toujours le plus précis possible…

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    J’ai encore pas mal de progrès _ et nouvelles découvertes _

    à réaliser…

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    C’est bien sûr excitant !

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    Ce jeudi 16 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’impression forte sur le spectateur du DVD de « Lessons in Love and Violence » de George Benjamin

    Le site de Res Musica

    nous propose une très bonne recension _ par Thomas Vergracht _ du DVD

    de l’opera de George Benjamin

    Lessons in Love and Violence,

    un opera inspiré de l’excellente tragédie Edward II de Christopher Marlowe…

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    La voici :

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    LESSONS IN LOVE AND VIOLENCE, NOUVEAU COUP DE MAÎTRE

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    George Benjamin (né en 1960) : Lessons in Love and Violence.

    Livret : Martin Crimp.

    Mise en scène : Katie Mitchell.

    Décors et costumes : Vickie Mortimer.

    Lumières : James Farncombe.

    Avec : Stéphane Degout, Le Roi ; Barbara Hannigan, La Reine Isabel ; Gyula Orendt, Gaveston/L’Etranger ; Peter Hoare, Mortimer ; Samuel Boden, Le Garçon/Le Jeune Roi.

    Orchestra of the Royal Opera House, direction : George Benjamin.

    1 DVD Opus Arte.

    Enregistré les 24 et 26 Mai 2018 au Royal Opera House, Covent Garden de Londres.

    Durée : 90 min.

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    Après Into the Little Hill à l’Opéra Bastille (2006), et Written on Skin au Festival d’Aix (2012), c’est le Royal Opera House qui offrait un écrin à la création du troisième ouvrage lyrique du duo George Benjamin et Martin Crimp. Au vu de la beauté des premiers opus, on ne pouvait que s’y attendre, ces nouvelles Lessons in Love and Violence touchent au meilleur _ dont acte.

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    Après la légende du joueur de flûte de Hamelin dans Into the Little Hill, et le « razo » de Guillaume de Cabestany Le Cœur Mangé pour Written on Skin, c’est à l’histoire vraie du Roi Edouard II d’Angleterre (1284-1327) – et lointainement à la _ merveilleuse ! _ pièce éponyme de Christopher Marlowe – que s’attelle Martin Crimp pour le livret de son troisième opéra avec « Sir » George Benjamin : Le Roi entretient une relation avec Gaveston, un noble de sa cour. Mortimer, le conseiller militaire du souverain (qui est au passage l’amant de la Reine Isabel), accuse ce dernier de dilapider la fortune du Royaume pour son amour (c’est l’amour « poison » qui est transgressif ici, et non l’homosexualité). S’ensuit alors un drame serré où intrigues sentimentales et politiques se mêlent étroitement. Abandonnant l’auto-narration (le livret de Written on Skin était par exemple constellé de « says the boy » ou « says the woman »), ici les dialogues _ voilà _ vont vite, fusent, et la forme des scènes élaborée étroitement avec le compositeur, permet une œuvre bien dosée d’une heure vingt environ, où l’ennui n’a pas sa place.

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    La forme condensée et changeante en permanence est une des clés de la réussite de Lessons in Love and Violence. Et cela se ressent également dans la dentelle sonore tissée par Benjamin. Comme dans Written on Skin, l’orchestre est comme « écrit sur la peau » des chanteurs, accompagnant au mieux leur jeu incarné. Souvent raréfiée, l’orchestration n’en est que plus tranchante dans les climax intenses. Toutefois, c’est dans les moments de grâce aux nuances douces que l’on se fige, et spécifiquement dans les duos entre le Roi et Gaveston, tous transpercés par la douceur d’une musique simple, pure, touchante, et sans aucune concession. L’indépendance et la liberté _ voilà _, c’est ce qui fait la réussite des œuvres de Benjamin : pour un compositeur de la génération « dure » et élève de Messiaen, il ne tombe pas dans l’écueil d’une musique constamment violente, faîte de gestes abruptes. Toutefois, ses pièces ne se refusent rien, et surtout pas dans ce nouvel opéra : tantôt une mélodie fugace, tantôt un mélisme délicat (dans la virtuose mise en abîme de théâtre à la scène 3), mais surtout un usage de la consonance dans un contexte atonal, tout cela dans un art consommé de la teinte orchestrale et des équilibres dosés en alchimiste.

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    Alchimie d’une écriture vocale taillée sur mesure pour des chanteurs que Benjamin connaît bien _ c’est à noter _, ne serait-ce que le couple royal : la très digne Isabel de Barbara Hannigan, qui malgré son aventure avec Mortimer, reste toujours amoureuse de son mari, le tragique et poignant Stéphane Degout, personnage bouleversant n’arrivant pas à faire face aux soubresauts de son cœur. Le ténor un brin trop claironnant de Peter Hoare en Mortimer est toutefois balancé par le suave baryton du Gaveston de Gyula Orendt, amant du Roi à la personnalité glaçante. Cerise sur un casting sensible, le haute-contre (spécifié ainsi par Benjamin) de Samuel Boden en fils du Roi rajoute une touche d’humanité candide à une trame pleine de sang, de sexe et de luttes de pouvoir.

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    En situant l’œuvre dans le monde contemporain, Katie Mitchell fait prendre à l’intrigue une tournure terriblement actuelle. Au travers de discrets changements de plateaux, toute l’action se déroule dans un intérieur bourgeois : un grand appartement doté d’un immense aquarium, où plusieurs toiles de Bacon _ oui _ trônent fièrement aux murs (le peintre des carcasses et des charognes _ certes _, ce n’est pas anodin). Malgré quelques facilités visuelles qui émaillent cette création, on ne peut qu’être toujours touché par les trouvailles scéniques de la metteuse en scène. D’ailleurs, après Written on Skin et ces nouvelles Lessons, comment désormais imaginer un opéra de George Benjamin sans ces intérieurs froids où chaque élément est un symbole, ou sans ces personnages évoluant au ralenti de manière cinématographique ?

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    Car finalement c’est bien la somme de tous ces éléments (texte, musique, mise en scène) qui produit cette impression si forte sur le spectateur de Lessons in Love and Violence. Chaque artiste travaille non pas avec son ego, mais en plaçant la réussite collective de l’œuvre avant tout. Et c’est de cela que naissent les grands spectacles.

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    Ce mercredi 15 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa