Auteur/autrice : francislippa

  • Face au stupéfiant du réel, le souci de tenir-réponse-révélation crépitant de la poésie : un entretien avec Jean-Paul Michel à la Station Ausone

    Vendredi 3 mai dernier,

    Jean-Paul Michel m’a fait la joie

    d’être son interlocuteur, à la Station Ausone,

    pour un entretien (vidéocasté, et podcasté, de 82′) présentant trois livres

    importants pour lui :

    …

    _ Défends-toi, Beauté violente ! (édition nouvelle) dans la Collection Poésie/Gallimard, préfacée par Richard Blin
    _ les Actes du colloque de Cerisy qui viennent de paraître dans la Collection Classiques Garnier, sous la direction de Michael Bishop et Matthieu Gosztola : Jean-Paul Michel, “la surprise de ce qui est”,
    _ et la Correspondance avec Pierre Bergounioux (1981-2017) publiée aux éditions Verdier.
    …
    …

    C’est à ce qui vient, là,

    nous saisir-prendre,

    …

    face au réel

    _ présent (en personne, allais-je presque dire ! et nous défiant de le saisir-penser-pénétrer vraiment-connaître…) ;

    ou à l’expérience implacablement marquante de son puissant souvenir, du moins,

    aussi formidablement vivant pour nous, alors, que présentement extrêmement actif encore,

    et terriblement incitatif ! en son défi, justement ! _,

    …

    que la poésie _ c’est-à-dire le poème lui-même qui survient,

    ou plutôt survenant, le poème ;

    car c’est au participe présent que toute la grâce de l’opération en nous,

    et par nous qui le pensons et l’écrivons,

    est en train de se passer… _

    …

    que la poésie-le poème

    tente de _ s’essaie à,

    en un certain affolement (inspirant, si l’on veut) vertigineux de tous nos sens,

    quasi asphyxiant pour le souffle, nous respirons à peine,

    à tenter de saisir-capter-retenir-faire revenir un peu, là, sur le champ ;

    mais c’est aussi extraordinairement euphorisant

    et transportant-élevant-envolant ! _ ;

    …

    que le poème

    tente de donner

    _ et puis donner à partager à quiconque, en suite, sera en situation (tellement improbable et si rare a priori, comme a posteriori ) de l’écouter, ou le lire vraiment,

    en s’y branchant entièrement, de tous les sens de son corps (pris, le corps, en l’acception la plus large)

    à son tour… _

    …

    l’incandescente réponse _ le feu à survenir-retrouver-recouvrer-raviver

    des braises qui reposaient-dormaient-veillaient, là, encore timidement et humblement, sous la cendre, de la parole captée au vol

    parce que tant bien que mal, et avec les moyens disponibles, de bric et de broc !, du bord

    (soient les ressources vives du langage, pour ce qui est du poème),

    cette parole prononcée

    enregistrée ou écrite : gardée _

    …

    de son _ propre _ feu à lui 

    _ en tentative désespérée de réponse au feu premier

    d’un incroyable (incalculé) moment du réel survenu et éprouvé, et puis ressouvenu, conservé,

    de ce qu’il faut bien nommer, probablement improprement, une expérience poétique subie

    et en même temps un peu cultivée aussi ; et nous défiant :

    car on apprend quand même, et plus ou moins à son corps défendant,

    à s’y faire un peu, et tant bien que mal ;

    car parfois aussi (voire souvent) ça rate !.. Il faut recommencer !

    Mais c’est toujours midi, le grand midi, midi le juste ! qui vient sonner,

    quand nous osons essayer de répondre si peu que ce soit à ce défi-là…

    …

    que le poème

    tente de

    donner

    l’incandescente réponse

    de son feu à lui

    …

    musicalement noté…

    …

    …

    Car « ça crépite sous les pylônes« ,

    …

    pour retenir _ et glorifier un peu : avec forcément humilité _

    le mot si juste _ comme toujours _ de l’ami Pierre

    Bergounioux…

    …

    …

    Et il arrive, mais oui, parfois,

    que ça « matche« …

    …

    …

    Ce mardi 14 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel

    Voici que
    continuant à rechercher les diverses parentés cibouriennes et luziennes des familles Ravel-Delouart et Hiriart-Gaudin-Bibal
    _ je viens, ainsi, de relire très attentivement le très intéressant Ravel _ Portraits basques, du cher Étienne Rousseau-Plotto… _ ,
    …
    je viens de découvrir _ et c’est indépendant de cette re-lecture ; simplement, continue de me travailler la question des divers cousinages basques de Maurice Ravel, tant à Ciboure qu’à Saint-Jean-de-Luz, aussi… _ que la Marie Delouart n°2 _ cf mon article du 12 avril dernier :  _
    (née à Ciboure le 17 juin 1784
    _ celle-ci était la seconde des quatre enfants de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse (leur mariage eut lieu à Ciboure le 28 janvier 1778) Sabine Laxague (Ciboure, 1758 – Ciboure, 24 novembre 1752 – Ciboure, après 1823 – 27 février 1845 – (ajout du 9 juillet 2025) : Sabine Laxague était présente au mariage, à Ciboure, le 30 avril 1823, de son fils Jean Delouart (né le 27 août 1788) avec Marguerite Larrea, née le 18 décembre 1798 et qui décèdera le 30 septembre 1844 ; Jean Delouart survivant à son épouse jusqu’en 1872 – il est décédé le 23 septembre 1872 (ajout du 9 juillet 2025) :
    soient, parmi ces quatre enfants Delouart, trois Marie (ou Marie-Baptiste) et un Jean, né(-e)s, tous à Ciboure, respectivement le 29 juin 1782, le 17 juin 1784, le 17 août 1786 et le 27 août 1788… _
    …
    et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 3 janvier 1842),
    qui avait épousé à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 le marin cibourien Jean Etcheverry
    (né à Ciboure _ le 6 août 1886 : alors qu’il a déclaré avoir 34 ans le jour de son mariage à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 ; j’ai découvert sa date de naissance réelle dans un document officiel d’attribution de pension destiné à sa veuve, en date du 18 novembre 1842 ; sa veuve qui venait de décéder, à Saint-Jean-de-Luz, le 3 janvier 1842 ! soit à peine un mois et demi après son mari _, fils naturel de Gana Curutchet, et décédé au large d’Hendaye _ probablement noyé _ la nuit du 14 au 15 novembre 1841)
    …
    n’avait pas eu de son mari qu’une seule fille se nommant Marie Etcheverry,
    mais _ au moins… je deviens plus prudent… _ deux :
    …
    j’avais réussi jusqu’ici à identifier une première Marie Etcheverry _ en fait née la seconde, nous allons le constater ! _ :
    …
    Marie Etcheverry (laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 le luzien Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage, né à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815, et fils de Martin Dargaignaratz, officier de marine),
    née le 20 novembre 1824 à Saint-Jean-de-Luz, où s’étaient installés ses parents, le marin Jean Etcheverry et son épouse Marie-Baptiste Delouart 2, cibouriens de naissance…
    …
    Cette Marie Etcheverry épouse Dargaignaratz décèdera, veuve, à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900 (elle était directrice de l’hôpital de Saint-Jean-de-Luz  et son mari Bernard Dargaignaratz était décédé au Hâvre le 29 janvier 1862).
    Elle et son mari Bernard Dargaignaratz _ après avoir eu en 1855 une fille aînée, Gracieuse, décédée célibataire, à l’âge de 24 ans, à Urrugne, le 16 avril 1879  _ ont eu une fille, Marie-Clotilde Dargaignaratz, née à Saint-Jean-de-Luz le 6 mars 1860, qui décèdera, veuve, à Urrugne le 25 février 1943 ; celle-ci avait épousé _ tardivement _ à Urrugne le 22 novembre 1905 Martin Zozaya, né à Urrugne le 1er août 1856, et qui décèdera à Urrugne le 5 Avril 1932 _ les nouveaux époux étaient âgés respectivement de 45 et 49 ans ; ils n’ont pas eu d’enfant. Maurice Ravel aurait fort bien pu connaître ces cousins urrugnars… D’autant que cette Clotilde, épouse Zozaya, excellente pianiste, collectionnait les pianos ; et c’est ainsi qu’à son décès, en 1943, elle en légua un à ses cousins Geudin ‘ajout du 9 jullet 2025)… 
    …
    …
    Voilà donc qui enrichit un peu notre panorama des cousins cibouro-luziens et urrugnars de Maurice Ravel, côté maternel.  
    …
    …
    Or voici que je viens de découvrir maintenant _ et c’est très éclairant pour ma recherche sur ces cousinages cibouro-luziens ravéliens ! _ que
    Jean Etcheverry _ fils de Gana Curutchet _ et son épouse Marie (ou Marie-Baptiste _ cela dépend des actes administratifs ! _) Delouart _ la seconde (ou n° 2)  des trois sœurs nommées ainsi Marie (ou Marie-Baptiste) Delouart, filles de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague… _
    étaient déjà parents, en 1824, d’une première Marie Etcheverry,
    née elle aussi à Saint-Jean-de-Luz, mais le 21 juin 1817, celle-ci _ soit sept ans avant sa sœur prénommée elle aussi Marie.
    Ils avaient aussi eu un garçon, Jean-Baptiste, décédé à Saint-Jean-de-Luz (rue Serpente, n°4) le 26 septembre 1819 à l’âge de cinq ans (il était né à Saint-Jean-de-Luz le 15 juin 1815)…
    …
    …
    Or il se trouve que cette première Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850 _ elle décède des suites des couches de son troisième enfant, Jean-Charles Hiriart, né une semaine plus tôt, le 20 décembre 1850 _),
    et fille aînée de la seconde Marie-Baptiste Delouart
    (la sœur cadette de la première Marie-Baptiste Delouart, la mère de Sabine Delouart, et grand-mère de la Marie Delouart épouse Ravel, la mère de Maurice)
    épousera, âgée alors de 29 ans, à Saint-Jean-de-Luz le 10 novembre 1846, Jean-Baptiste Hiriart, tonnelier, et âgé de 30 ans
    (celui-ci est né à Saint-Jean-de-Luz, le 10 avril 1816, et est décédé, à Saint-Jean-de-Luz, à l’âge de 43 ans, le 24 septembre 1859) ;
    lui-même était fils de feu Étienne Hiriart, cordonnier et luzien, 
    né à Saint-Jean-de-Luz le 13 mai 1784, et décédé à Saint-Jean-de-Luz, à l’âge de 39 ans, le 10 août 1823 ; et qui avait épousé à Saint-Jean-de-Luz le 7 juin 1815 Françoise Berduqueu _ ou Verduco : son frère Alexandre fit fortune en Argentine, et revint à Saint-Jean-de-Luz, où il reprit son nom français _, née à Bidart le 5 juillet 1789.
    Étienne Hiriart, cordonnier, était le fils de Michel Hiriart, lui aussi cordonnier et luzien, né en 1744 et décédé le 23 février 1814, à Saint-Jean-de-Luz _ Grand’ Rue, n° 61 _, et de Marie Duhamel).
    …
    …
    Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 10 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859)
    et son épouse (le mariage avait eu lieu à Saint-Jean-de Luz le 10 novembre 1846) Marie Etcheverry n°1 (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850) auront trois enfants _ luziens _ de sexe masculin :
    …
    _ Charles Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 4 novembre 1847, mais décédé à l’âge de 1 an et 9 mois, le 8 août 1849 à Saint-Jean-de-Luz, Grand’ Rue n° 67)
    _ Dominique Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvier 1849)
    _ et Jean-Charles Hiriart (né à Saint-Jean-de-Luz le 20 décembre 1850) : sa mère née Marie Etcheverry décédant une semaine plus tard, le 27 décembre 1850, des suites de cet accouchement.
    …
    Dominique Hiriart, âgé de 25 ans le jour de son mariage, et menuisier, épousera à Saint-Jean-de-Luz le 3 juin 1874 Marie Dimatz (dite Imats), née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845,
    fille de Raphaël Dimatz, charpentier, décédé à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1869, et de Madeleine Harispe, née en 1804 _ je souligne ce prénom.
    Et je remarque que, ce 3 juin 1874, la seconde Marie Etcheverry, alors veuve _ depuis le 29 janvier 1862 _ Dargaignaratz  _ elle est née à Saint-Jean-de-Luz le 20 novembre 1824 et décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900 _, assistera son neveu Dominique Hiriart à cette cérémonie de mariage, les parents du marié, soient Jean-Baptiste Hiriart et la première Marie Etcheverry, étant alors tous deux déjà décédés _ le 24 septembre 1859, pour Jean-Baptiste Hiriart, et le  27 décembre 1850, pour la première Marie Etcheverry. Les liens familiaux demeuraient puissants en cette famille Hiriart-Etcheverry-Delouart…
    …
    Et Jean-Charles Hiriart, maître bottier, âgé de 26 ans le jour de son mariage, épousera à Saint-Jean-de-Luz le 30 juin 1877 Marie Arramendy, née à Saint-Jean-de-Luz le 18 décembre 1858,
    fille de Pascal Arramendy, charcutier, alors âgé de 52 ans, et de Ramona Irazabal, née en 1826.
    …
    …
    Or il se trouve que Magdeleine Hiriart, la future épouse de Charles Gaudin _ l’aîné (1875 – 1910) des sept enfants de Saint Martin Edmond Gaudin et son épouse Annette Bibal ; leur mariage a eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 28 janvierer 1901 _, est née le 11 mars 1875, soit neuf mois et une semaine après le mariage de Dominique Hiriart et Marie Dimatz… 
    …
    …
    Si je n’ai pas pu à ce jour identifier formellement le lien de parenté précis _ administrativement _ entre les cibouriens Delouart-Ravel et les luziens Hiriart-Gaudin _ les Gaudin étant à l’origine eux aussi cibouriens : ainsi Martin Gaudin, tonnelier (né à Ciboure le 9 octobre 1788 et décédé à Saint-Jean-de-Luz le 22 avril 1864, le père d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920, rue Gambetta n°41) et grand-père de Charles, Marie et Jane Gaudin ; ainsi Martin Gaudin, donc, était-il né à Ciboure, fils des cibouriens Vincent Gaudin et son épouse Placide Etchenique ; et c’est par son mariage à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 avec la luzienne Catherine Goyetche (née à Saint-Jean-de-Luz le 13 août 1799, fille de Martin Goyetche, forgeron, et Catherine Olivier) que Martin Gaudin devint luzien ; et il décèdera à Saint-Jean-de-Luz, Grand’ Rue n°4, le 22 avril 1864 _,
    …
    il me semble que se confirment _ et la preuve formelle va venir très vite ! _ les raisons de fond justifiant que
    les liens épistolaires _ et doivent exister encore bien d’autres lettres d’entre eux deux ; certaines semblant avoir été dérobées en 1975, au moment des célébrations du centième anniversaire de la naissance à Ciboure, le 7 mars 1875, de Maurice Ravel… _ entre Magdeleine Hiriart-Gaudin et Maurice Ravel
    sont bien de l’ordre d’un très effectif cousinage,
    via la descendance luzienne de la première Marie Etcheverry (née à Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 1817) et la seconde Marie-Baptiste Delouart, sa mère (née à Ciboure le 17 juin 1784), côté Hiriart-Gaudin.
    …
    …
    Mieux,
    s’éclaire aussi l’étroitesse du lien entre les Delouart-Billac de Ciboure, et les Hiriart-Gaudin-Bibal de Saint-Jean-de-Luz…
    …
    À commencer par la proximité entre la cibourienne Marie Delouart-Ravel (1840 – 1917) et la maisonnée luzienne Dupous-Bibal-Gaudin du 41 Grand-Rue (puis rue Léon Gambetta),
    non seulement via Gachucha Billac, d’abord, en effet,
    mais aussi, ensuite, via Magdeleine Hiriart, à partir de son mariage avec Charles Gaudin _ le 28 septembre 1901 ; leur fils Edmond Gaudin naîtra le 30 mai 1903…
    Edmond Gaudin, le fils unique de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – sur le fleuve Oubangui, le 13 septembre 1910) et Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968), est en effet né à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903 (il décèdera le 28 décembre 1988) ; époux _ à Ciboure, le 30 septembre 1935 (ajout du 9 juillet 2025) _ d’Angela Rossi (Triona, 14 septembre 1905 – Saint-Jean-de-Luz, 14 décembre 1999), il aura deux enfants, Charles-Paul Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 15 janvier 1938) et Maylen Gaudin (née à Saint-Jean-de-Luz le 4 avril 1942), dont les enfants et petits enfants constituent la perpétuation de la descendance des cousins luziens _ mais oui ! _ de Maurice Ravel… 
    …
    …
    Si bien que je pense me trouver en mesure d’établir les liens de descendance suivants,
    entre le cibourien Gratien Delouart (1er mai 1748 – 21 août 1798) et le luzien Edmond Gaudin (30 mai 1903 – 28 décembre 1988) :
    …
    Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)
    Marie-Baptiste Delouart 2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1742) _ sœur de Marie-Baptiste Delouart 1 _
    Marie Etcheverry 1 (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean de Luz, 27 décembre 1850) _ cousine germaine de Sabine Delouart _
    Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – vers 1929…) _ cousin au second degré de Marie Delouart _
    Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) _ cousine au troisième degré de Maurice Ravel _
    Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – ? 28 décembre 1988) ;
    …
    et ceux-ci
    entre ce même Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) :
    …
    Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)
    Marie-Baptiste Delouart 1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855) _ sœur de Marie-Baptiste Delouart 2 _
    Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874) _ cousine germaine de Marie Etcheverry 1 _
    Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840, Paris, 5 janvier 1917) _ cousine au second degré de Dominique Hiriart _
    Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1785 – Paris, 28 décembre 1937) _ cousin au troisième degré de Magdeleine Hiriart.
    …
    …
    Si bien que quand, dans sa lettre de condoléance à Magdeleine Hiriart du 10 octobre 1910 _ page 246 de l’Intégrale de la Correspondance (1895 – 1937) de Maurice Ravel, que vient de publier Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur _,
    dont l’en-tête est « Ma chère cousine« ,
    Maurice Ravel adresse « ses sentiments bien affectueux » à sa cousine Magdeleine « ainsi qu’à (ses) parents et à (sa) sœur« ,
    les parents Hiriart de Magdeleine dont il s’agit là
    sont Dominique Hiriart _ le cousin (né le 28 janvier 1849 _ j’ignore la date de son décès : entre 1926 et 1929 _) au second degré de sa mère, Marie Delouart-Ravel (née le 24 avril 1840) ; la mère de Dominique Hiriart étant la première Marie Etcheverry (21 juin 1817 – 27 décembre 1850), la fille aînée de la seconde Marie-Baptiste Delouart (17 janvier 1784 – 3 janvier 1842), qui était la cadette de la première Marie-Baptiste Delouart (29 juin 1782 – 28 août 1855), l’aïeule directe de Maurice Ravel _
    et son épouse, née Marie Dimatz _ née à Saint-Jean-de-Luz le 28 octobre 1845, et décédée à Saint-Jean-de-Luz le 9 juillet 1932 ; fille de Raphaël Imatz (charpentier, né le 17 août 1797, et décédé le 27 janvier 1869) et son épouse, née Magdeleine Harispe (née le 10 mars 1802, et décédée le 28 février 1883) ; Raphaël Imatz et Magdeleine Harispe s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 6 février 1839…
    …
    …
    Et pourtant, à la page 73 de son très intéressant et riche _ mais parfois, à quelques reprises, un peu flou, voire carrément faux (ajout du 9 juillet 2025) ; c’est notamment le cas, assez fâcheux, à propos de l’hypothèse de l’existence de deux Gachoucha Billac : l’une qui est une grand-tante (étant la demi-sœur, née en 1819, de la grand-mère de Maurice, Sabine Delouart, née le 11 septembre 1809), et l’autre, qu’Etienne qualifie de sa tante (sic), et qui serait une cousine, en tant que fille, mais née en quelle année ?, de la Gachoucha Billac née en 1819…), de Maurice Ravel : bien du flou demeure donc ici dans pareille généalogie familiale des Delouart-Billac… _,  Maurice Ravel _ Portraits basques,
    Étienne Rousseau-Plotto écrivait :
    …
    « Une interrogation subsiste sur l’expression « ma chère cousine » _ appliquée par Maurice à Magdeleine Hiriart-Gaudin, en sa lettre du 10 octobre 1910 _,
    car personne _ et là c’est plus qu’extrêmement étonnant ! _ n’identifie un lien de parenté _ tiens donc !!! _ entre Marie Delouart (et Maurice Ravel) et la famille Hiriart _ pas même le petit-fils, Charles-Paul Gaudin, et la petite fille, Maylen Gaudin-Lenoir, de Magdeleine (décédée le 15 juin 1968) ?
    Peut-être _ poursuit donc Étienne, à la page 73, reprenant ce qu’a pu lui dire Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006) _ est-ce simplement une manière d’exprimer un lien affectif _ mais lequel ? Et en quoi ce lien-ci diffèrerait-il du lien affectif (bien avéré) qui unit Maurice à Marie et Jane Gaudin ? jamais qualifiées, elles, de « mes chères cousines«  !.. _ entre eux. »
    …
    D’autant que dans sa lettre du 24 novembre 1914 à son « cher Maurice« 
    _ lui annonçant la mort conjointe, au front, au chemin des Dames, le 12 novembre 1914, de ses deux beau-frères Pierre et Pascal Gaudin _,
    Magdeleine Hiriart-Gaudin signe semblablement « Votre cousine« ,
    …
    non sans avoir préalablement conclu sa lettre de :
    …
    « Et vous, cher Maurice, recevez de toute ma famille _ les Hiriart (ses parents, Dominique Hiriart et son épouse Marie (ou Marianne), toujours en vie, donc, en 1914 : ils sont nés, son père Dominique Hiriart, le 28 janvier 1849, et sa mère Marianne, née Imatz, le 28 octobre 1845 ; ainsi que sa sœur, probablement célibataire, et dont le prénom n’a pas encore été identifié _ si, un peu plus tard : Marie, Marie Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 27 juillet 1877 – Saint-Jean-de-Luz, 19 octobre 1946 : ajout du 9 juillet 2O25) _), et peut-être aussi les Gaudin-Bibal, en y incluant son propre fils Edmond Gaudin, alors âgé de onze ans (il est né le 30 mai 1903) ; et qui sera plus tard un grand ami de Maurice, et même son chauffeur lors des séjours de celui-ci au pays basque… _ et de moi-même, les meilleurs souvenirs les plus affectueux« .
    …
    …
    En relisant très attentivement ce riche Maurice Ravel _ Portraits basques d’Étienne Rousseau-Plotto,
    je découvre aussi
    qu’une partie de la correspondance _ il reste difficile d’en mesurer la proportion : beaucoup ? peu ? pas mal !!! _ entre Maurice Ravel et ses amis luziens Gaudin a disparu hélas (prétée et pas restituée !), notamment au moment des célébrations du centenaire de la naissance du compositeur, en 1975 _ d’autres seront vendues en ventes publiques plus tard…
    …
    Et je m’étonne aussi que ne demeurent connues _ du moins publiées _ à ce jour que _ seulement ! _ deux lettres de deux échanges épistolaires _ les lettres (de condoléances, toutes deux…) du 8 octobre 1910, page 246, et du 24 novembre 1914, page 403, de l’Intégrale de la Correspondance (1895-1937) de Maurice Ravel _ entre Maurice Ravel et sa « chère » cousine luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin.
    …
    …
    De même que je me demande comment Magdeleine a vécu à la suite de son veuvage _ de son époux Charles Gaudin _ survenu le 13 septembre 1910 _ par noyade-disparition sur le fleuve Oubangui (au Congo français)… Magdeleine décèdera le 15 juin 1968.
    Vivait-elle à Saint-Jean-de-Luz ? _ oui ; en sa maison de la rue Gambetta. Quels contacts Maurice Ravel entretint-il _ ou pas _ avec elle ?
    À l’image _ ou pas _ de ses liens si étroits avec l’amie luzienne _ et belle-sœur de Magdeleine _ Marie Gaudin (1879 – 1976) ?.. _ je me le demande…
    …
    Même si nous avons par ailleurs _ c’est-à-dire sans nulle lettre à ce jour publiée entre eux : par divers témoignages oraux de Charles-Paul Gaudin (décédé en 2006) _ connaissance
    de très effectifs liens d’amitié ayant existé _ en dépit du décalage générationnel _ entre le compositeur (1875 – 1937) et le fils de Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin (1903 – 1988) _ qui, en sa voiture, ne manqua pas d’emmener le cousin Maurice en balade de par tout le pays basque, à la fin des années 20 et au tout début des années 30 ; et Maurice Ravel l’invita à plusieurs reprises à Paris assister à des concerts…
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    Mais nous ne disposons que d’une partie seulement _ publiée _ des lettres échangées…
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    Ainsi mon propre questionnement se poursuit-il…
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    À suivre…
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    Ce lundi 13 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • L’excellence du talent baroque de Vaclav Luks et de son Collegium 1704 : le CD « Il Giardino dei sospiri », avec Magdalena Kozena

    A ma connaissance,

    aucun CD raté jusqu’ici

    de Vaclav Luks

    et son Collegium 1704.

    …

    Juste après son très réussi Messie de Handel

    _ soit le CD Accent 24354 ;

    et cf mon article du 30 avril dernier :

    … _,

    …

    voici maintenant un splendide récital de cantates profanes

    du début du XVIIIème siècle _ italien : à Naples, Rome et Venise _,

    intitulé Il Giardino dei sospiri,

    …

    toujours avec son ensemble Collegium 1704,

    et avec, cette fois, la mezzo-soprano _ tchèque, elle aussi _ Magdalena Kozena

    _ soit le CD Pentatone PTC 5186 725,

    dont on soulignera, aussi, et cette fois encore, la perfection de la prise de son _ :

    …

    avec des œuvres de

    Benedetto Marcello, vénitien (1686 – 1739) : Arianna abandonnata ;

    Francesco Gasparini, vénitien (1661 – 1727) : Atalia : Ombre, cure sospetti ;

    Leonardo Leo, napolitain (1694 – 1744) : Angelica e Medoro : Or ch’è dal sol difesa ; 

    Georg Frideric Handel, à Rome : Qual ti diveggio, oh Dio (HWV 150) ;

    ainsi que deux Sinfonie,

    une de Leonardo Vinci, napolitain (1690 – 1739), extraite de Maria dolorata ;

    j’autre, de Handel, extraite d’Agrippina.

    …

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    Un récital absolument délicieux

    et qui nous met en joie !

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    …

    Ce dimanche 12 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Marcel Marnat présente son indispensable livre d’Entretiens avec Manuel Rosenthal à propos de Maurice Ravel

    Ce samedi matin, à 7 heures 30,

    en l’émission Sous la Couverture de Philippe Venturini,

    sur l’antenne de France-Musique,

    …

    très grand plaisir d’écouter Marcel Marnat

    présenter la ré-édition, aux Éditions Fario

    _ après l’édition de 1995 aux Éditions Hazan _,

    de son superbe _ et important : esssentiel ! Indispensable !!! _ livre d’Entretiens avec Manuel Rosenthal,

    intitulé Maurice Ravel _ Souvenirs recueillis par Marcel Marnat.

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    Une infinie justesse de Manuel Rosenthal

    _ par exemple, la mise en valeur de la tendresse de Maurice Ravel : Tendresse constitue tout un chapitre, pages 165 à 173 _ ;

    qui m’a personnellement rappelé l’incroyable émotion éprouvée

    en l’église Saint-Vincent de Ciboure,

    de l’avoir entendu in vivo diriger L’Enfant et les Sortilèges,

    ce chef d’œuvre de Maurice Ravel et Colette…

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    Leur lecture,

    comme on peut s’en douter,

    est absolument passionnante !

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    C’est, d’une part, le Maurice Ravel public et le musicien célèbre que dévoilent ces Souvenirs de son élève et ami Manuel Rosenthal : ses compositeurs de prédilection (Mozart, Weber, Schumann, Bellini, Chopin), son souci du monde, sa compassion, ses inclinaisons politiques (il fut proche de Léon Blum), ses amitiés, ses admirations (Rimski-Korsakoff, Puccini, Massenet), ses relations avec ses maîtres ou avec de grands musiciens contemporains (Fauré, Debussy, Stravinsky) ainsi qu’avec ses interprètes et ses disciples. Mais c’est aussi l’intimité de l’homme _ oui : un homme si pudique et discret, qui réservait à la seule musique l’expression de ses sentiments _ qui est longuement évoquée, son style de vie, son extrême sensibilité à la beauté des femmes, sa prétendue chasteté et son goût pour l’argot militaire, ses insomnies, ses habitudes alimentaires, son engagement lors de la guerre 14-18, son refus de la Légion d’honneur, son goût pour la langue basque. Ravel apparait dans sa maison de Montfort-Lamaury, auprès de sa gouvernante _ Marie Reveleau (1871 – 1952), sa gouvernante au Belvédère, à Montfort-l’Amaury de 1921 à 1937 _, de ses amis, hommes et femmes, ou dans sa solitude de lecteur. Il est enfin et surtout question de l’œuvre, de ses influences, du théâtre, de la différence _ très éclairante _ entre orchestration et instrumentation… Un chapitre entier est consacré à la Sonate pour violon et piano. Un autre concerne L’Enfant et les sortilèges. Suit une lettre de Ravel déterminante au sujet des déclarations de la « Ligue Nationale pour la Défense de la Musique Française » auxquelles il s’oppose. Le livre s’achève avec la rare et fameuse Esquisse autobiographique rédigée par Maurice Ravel.

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    Ce samedi 11 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa