Auteur/autrice : francislippa

  • Un merveilleux « Magnificat » de Jean-Sébastien Bach par Arcangelo et Jonathan Cohen

    J’aime beaucoup le Magnificat de Jean-Sébastien Bach

    _ que j’ai pu apprécier à diverses reprises au concert ;

    et dont j’aime écouter (et comparer) diverses versions au disque :

    la dernière fois, il s’agissait d’une très belle version de John Eliot Gardiner dirigeant, pour ce Magnificat en sa version originale du 2 juillet 1723, à saint-Thomas de Leipzig, en mi bémol majeur (BWV 243a), ses troupes du  Monteverdi Choir et des English Baroque Soloists (le CD Soli Deo Gloria SDG 728). 

    …

    Ce jour,

    voici le CD Bach Magnificats d’Arcangelo, que dirige Jonathan Cohen (le CD Hyperion CDA 68157) ;

    …

    avec au _ superbe ! _ programme,

     

    …

    en plus du resplendissant Magnificat de Jean-Sébastien Bach (1685 – 1750), cette fois en sa version révisée de la fin des années 20 ou du début des années 30, car « beaucoup plus facile pour les trompettes« , en ré majeur, BWV 243,

    …

    un Magnificat en ré majeur, lui aussi, composé en 1749, mais ici en sa version révisée de 1779, avec ajoût de trompettes et timbales,  (H 772) _ qui a choisi de conserver cependant le très émouvant Et misericordia de 1749 _, de Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788),

    et un autre _ son troisième, en 1760 _, en do majeur (E 22), lui, de Jean-Chrétien Bach (1735 – 1782).

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    Un CD brillantissime.

    Et qui permet de faire une sorte de point sur la postérité bachienne _ révisions des œuvres comprises _ au long du XVIIIème siècle : 1723 – ca 1729 ; 1760 ; et 1749 – 1779…

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    Ce mercredi 18 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Les musiques qu’aimait à Rome en son palais la reine Christine

    La magnifique harpiste qu’est Mara Galassi

    nous gratifie d’un somptueux CD

    intitulé Portrait of a lady with a harp _ Music for Queen Christina of Sweden, (le CD Glossa 921304),

    constitué d’un très beau programme de musiques qu’à Rome aimait, ou même jouait elle-même, en son palais _ un temps dit le palais Riaro, puis aujourd’hui le palais Corsini_, situé sur la rive droite du Tibre, le long de la via della Lungara qui joint les quartiers du Vatican et du Trastevere _ juste en face de la splendide Villa Farnesina _, et au pied du Janicule,

    la reine Christine de Suède (1626 – 1689)…

    …
    Rein
    e _ ou plutôt, selon son titre officiel voulu par feu son père, « Roi«  _ de Suède depuis l’âge de six ans _ et la mort de ce père, le roi Gustave II Adolphe _ en 1632,

    elle abdique de sa couronne en 1654, et part vers l’Europe du Sud ; elle décide de se convertir secrètement au catholicisme, lors de son passage à Bruxelles ; puis publiquement cette fois lors de son passage à Innsbruck. Le pape Alexandre VII l’accueille alors fastueusement à Rome, le 20 décembre 1655, en faisant élever en son honneur la porte monumentale d’entrée de Rome qui jouxte Santa Maria del Popolo, Piazza Del Popolo.

    …

    …

    Suite à de complexes péripéties,

    elle se fixera à Rome en octobre 1668 ; et résidera, définitivement, au Palazzo Riaro alla Lungara _ l’actuel Palazzo Corsini. Elle y réunit de splendides collections de tableaux ; et y organise de superbes concerts de  musique, avec la fine fleur des musiciens présents à Rome :

    Alessandro Melani, Alessandro Scarlatti, Arcangelo Corelli, Bernardo Pasquini, Alessandro Stradella, Giacomo Carissimi, Marco Marazzoli.

    …

    Et elle ouvre aussi le premier théâtre public à Rome, le Tor di Nona.

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    Au programme de ce très beau CD Glossa,

    et toutes pièces interprétées ici _ splendidement ! et avec une magnifique prise de sons _ à la harpe , au lieu du clavecin ou de l’orgue,

    une suite d’œuvres  _ dont deux Toccatas _ de l’organiste et claviériste Bernardo Pasquini (1657-1710),

    la sonate n°1 de l’opus 1 d’Arcangelo Corelli ( 1653-1713),

    une sinfonia a violino solo d’Alessandro Stradella (1639-1682),

    ainsi que quelques autres pièces d’Alessandro Scarlatti (1660-1725), de Jacques Arcadelt (1670-1747), de Bernardo Pasquini et d’Arcangelo Corelli ; ainsi que d’un compositeur anonyme.

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    Un récital merveilleux !!!

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    Ce mardi 17 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Hommages à un homme généreux et pionnier de la musique baroque en France : Jean-Claude Malgoire

    Le chef d’orchestre et hautboïste Jean-Claude Malgoire,

    créateur de la Grande Écurie & la Chambre du Roy, ainsi que l’Atelier Lyrique de Tourcoig,

    nous a quittés dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril,

    à l’âge de 77 ans..

    …

    Une pluie _ plus qu’amplement méritée ! _ d’hommages lui est très justement rendue,

    notamment sur France-Musique.

    …

    L’homme _ originaire d’Avignon _ était extrêmement sympathique,

    et le musicien, était un infatigable défricheur d’œuvres

    comme de talents.

    …

    Et nous adressons notre pensée émue à l’excellente musicienne qu’est sa fille, violoniste, Florence.

    …

    …

    Voici un lien

    permettant d’ écouter certains de ces hommages, au choix de chacun :

    …

    par exemple,

    l’émission (de 1 h 53′) de Saskia Deville, la Matinale, ce lundi matin 16 avril ;

    l’émission (de 1 h 58′) de Renaud Machart, Zig-zag, ce dimanche 15 avril ; 

    ainsi que la rediffusion des très récents Grands-Entretiens qu’avait consacrés à Jean-Claude Malgoire, Benjamin François (chacun de 27′), les lundi 19 mars, mardi 20 mars, mercredi 21 mars, jeudi 22 mars et vendredi 23 mars…

    …

    …

    Ce lundi 16 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La double filiation (entrelacée) Buchholz – Lauterpacht de Philippe Sands en son admirable « Retour à Lemberg »

    N’ayant que trop conscience de l’himalayesque difficulté de mes lecteurs

    _ y compris « Dear Philippe« , qui n’a guère de temps à s’échiner à suivre de prolixes vétilles de superfétatoire commentaire de son œuvre, lui l’avocat d’autrement pressantes affaires de droit international _

    à se perdre dans les poussives velléités de synthétiser les rhizomes baroques de mes hirsutes efforts pour mettre clairement  au jour ce qui court et brûle explosivement dessous _ mais maintenu discret, caché, tenu secret, pour ne pas être affreusement crié… _ les longues phrases serpentines des auteurs de ma prédilection

    …

    _ René de Ceccatty (cf mon article du 12 décembre dernier sur son Enfance, dernier chapitre : «  ; et écouter le podcast de notre entretien du 27 octobre 2017),

    Philippe Forest (en son absolument déchirant et torturant Toute la nuit),

    Mathias Enard (en son immense et génialissime Zone),

    le grand Imre Kertesz (en ce terrifiant sommet de tout son œuvre qu’est Liquidation),

    William Faulkner (l’auteur d’Absalon, Absalon !), 

    Marcel Proust (en cet inépuisable grenier de trésors qu’est sa Recherche…), 

    et quelques autres encore parmi les plus grands ;

    mais pourquoi ne sont-ce pas les œuvres souveraines et les plus puissantes des auteurs qui, via de telles médiations médiatiques, se voient le plus largement diffusées, commercialisées par l’édition, et les mieux reconnues, du moins à court et moyen terme, du vivant des auteurs, par le plus large public des lecteurs ? Il y a là, aussi, un problème endémique des médiations culturelles et de ses vecteurs, pas assez libres de l’expression publique de leurs avis, quand ils sont compétents, car, oui, cela arrive ; mais bien trop serviles, au final, dans leurs publications, inféodés qu’ils se sont mis à des intérêts qui les lient, bien trop exogènes à l’art propre : j’enrage… _,

    …

    j’éprouve,

    au lendemain de l’achèvement de mon article _ et qui me tient à cœur ! _   de dialogue serré avec le Retour à Lemberg de l’admirable Philippe Sands, 

    le besoin _ possiblement vain _ de proposer un regard plus synthétique et bref _ et probablement impossible _ sur l’œuvre et son auteur.

    …

    Voilà.

    …

    …

    La piste que je propose de surligner ici

    est celle de la double filiation

    …

    et entrecroisée : d’abord géographiquement à Lemberg-Lwow-Lviv _ les carrefours de lieux et moments, tel celui d’Œdipe en route peut-être vers Deiphes, se révèlent décisifs !!! _,

    qui lie, tant dans sa vie personnelle que dans sa vie d’auteur, et dans sa profession d’avocat, aussi,

    Philippe Sands

    _ et cela, via sa mère Ruth (née à Vienne, en une courte étape très peu de temps après l’Anschluss, le 17 juillet 1938) _,

    …

    d’une part, à son merveilleux grand-père Leon Buchholz (Lemberg, 1904 – Paris, 1997) ;

    et, d’autre part, _ et cette fois via son professeur, maître à l’université, et mentor de sa carrière d’avocat et d’universitaire : Sir Elihu Lauterpacht (Cricklewood, Londres, 13 juillet 1928 – Londres, 8 février 2017) _, à ce grand juriste britannico-polonais qu’est Hersch Lauterpacht (Zolkiew, 16 août 1897 – Londres, 8 mai 1960)…

    …

    …

    Car c’est le croisement de ces deux filiations-là,

    la filiation familiale

    et la filiation professionnelle de juriste en droit international,

    …

    qui fait

    non seulement la base et le départ,

    mais tout le développement, et cela, jusqu’à la fin,

    …

    de l’entrelacement serré des lignes et chapitres constituant le fil conducteur fondamental du récit

    de l’extraordinairement passionnante enquête

    que mène vertigineusement, six années durant, de 2010 à 2016,

    Philippe Sands

    en ce merveilleux Retour à Lemberg…

    …

    …

    Entrelacement serré des lignes

    _ de vies et morts multiples : dont les fantômes ne nous quitteront plus _ 

    qui constitue d’abord l’occasion _ biographico-anecdotique, qui aurait fort bien pu n’être que superficielle… _ du départ de cette enquête que vont narrer les 453 pages aussi époustouflantes que profondément émouvantes du récit de ce livre,

    puisque Lviv _ où avait été invité au printemps 2010 l’avocat britannique spécialisé en droit international qu’est Philippe Sands _ va se trouver constituer bientôt pour Philippe Sands le carrefour _ complètement insu de lui, forcément, au départ _ de deux questionnements qui, à la fois, s’emparent très vite de lui, et lui sont personnels, singuliers, propres :

    …

    _ le questionnement proprement familial sur ce que fut le parcours de vie de son grand-père, Leon Buchholz _ décédé il y avait treize ans (c’était en 1997, à l’âge de quatre-vingt-treize ans) au moment de ce voyage à Lviv en octobre 2010 _, d’une part _ grand-père dont son petit-fils savait (mais seulement vaguement, puisque son grand-père ne lui en avait pas une seule fois parlé !) qu’il était né à Lemberg, puis en était parti, encore enfant… _ ;

    …

    _ et le questionnement sur ce que furent les parcours de vie (ainsi que, d’abord _ afin de rédiger sa conférence d’histoire du droit ! _, sur ce qu’avait été la genèse de leur œuvre juridique, à chacun) des deux grands juristes que sont Lauterpacht et Lemkin _  qui ont, eux aussi, vécu en cette même cité de Lemberg-Lwow-Lviv, et y ont fait leurs études de droit (ce qui n’était pas du tout manifeste au départ de la prise de connaissance par Philippe Sands de leurs thèses de droit international ; et c’est même là un euphémisme !) _ ;

    …

    et qui sont, eux deux, à l’origine et au fondement même de la discipline juridique que pratique au quotidien l’avocat en droit international qu’est Philippe Sands ;

    et qui lui a, très factuellement, valu cette confraternelle invitation à Lviv, en Galicie ukrainienne, au printemps 2010.

    …

    ..

    C’est donc la simple préparation _ on ne peut plus anodine, en quelque sorte _ de cette conférence sur l’histoire de la genèse des concepts au fondement du Droit international,

    qui, au cours de l’été 2010, va faire découvrir à Philippe Sands, loin de toute attente préalable de sa part _ et donc avec une immense surprise pour lui, le conférencier à venir, à l’automne ! _

    que Lemkin comme Lauterpacht avaient, eux aussi, des liens puissants

    avec cette cité de Lviv :

    …

    des liens tant biographiques, pour y avoir vécu un moment de leur vie,

    que juridiques, pour y avoir étudié, l’un et l’autre, le Droit, en son université :

    …

    l’université de ce qui était encore la Lemberg autrichienne, pour Hersch Lauterpacht, entre l’automne 1915 et le printemps 1919 _ l’Autriche perdant sa souveraineté sur Lemberg par sa défaite militaire de novembre 1918 ; perte confirmée lors de la signature du Traité de Versailles, le 28 juin 1919 _ ;

    et l’université de ce qui était la Lwow polonaise, pour Raphaël Lemkin, entre l’automne 1921 et le printemps 1926.

     

    …

    …

    Et cette découverte

    que fait cet été 2010 Philippe Sands en préparant sa conférence à venir de l’automne,

    se révèlera, et à sa grande surprise, aussi une découverte pour ses invitants ukrainiens de la faculté de Droit de Lviv,

    qui ignoraient

    non seulement tout des personnes de Hersch Lauterpacht comme de Raphaël Lemkin,

    mais, a fortiori, de ce que ces derniers avaient pu recevoir de l’enseignement de leurs professeurs de droit en leur université même de Lemberg-Lwow et maintenant Lviv…

    …

    …

    Mais l’enquête est loin de se cantonner à cette première découverte biographique concernant Leon Buchholz, Hersch Lauterpacht et Raphaël Lemkin.

    …

    Car le détail des multiples micro-enquêtes successives auxquelles va se livrer Philippe Sands,

    et dans le monde entier, entre 2010 et 2016 _ 2016 étant l’année de la première publication du livre en anglais, à New-York et à Londres _,

    avec leurs incessants rebondissements,

    concernant les quatre principaux protagonistes que sont Hersch Lauterpacht, Raphaël Lemkin, Hans Frank et Leon Buchholz,

    mais aussi le cercle de leurs proches,

    …

    va livrer à son tour de très nombreuses découvertes, et à multiples rebondissements, elles aussi, au fur et à mesure,

    …

    faisant apparaître d’autres parentés, ou plutôt de très intéressantes similitudes de vie,

    concernant cette fois les identités personnelles,

    et cela jusqu’à leur intimité la mieux préservée de la publicité, pour la plupart d’entre eux,

    de nos principaux protagonistes…

    …

    …

    Il est vrai que ne découvrent

    que ceux qui cherchent vraiment !

    …

    je veux dire ceux qui cherchent avec méthode, patience, constance, obstination,

    grâce à l’examen le plus attentif qui soit des documents que peuvent receler des archives, ou bien publiques ou bien privées, qu’ils vont dénicher ;

    et grâce, aussi, à l’obtention, mais recherchée par eux, elle aussi, de témoignages,

    tant que vivent encore et que consentent à leur parler, des témoins

    _ cf ici par exemple, la démarche de recueuil (et l’œuvre cinématographique) extrêmement féconde d’un Claude Lanzmann ; et les indispensables réflexions de fond d’un Carlo Ginzburg, par exemple en son très remarquable Un Seul témoin…

    …

    …

    Nous découvrirons alors que l’identité des personnes,

    en leur intimité même, et la mieux protégée,

    à côté de leur vie manifeste et publique de membres de groupes et de communautés,

    est quelque chose _ c’est-à-dire un processus vivant _ d’ouvert, complexe, riche, assez souvent secret et, parfois, douloureusement vécu, eu égard aux regards (et jugements, et condamnations _ jusqu’aux violences et même parfois meurtres… _) des autres ;

    …

    et cela que ce soit sur un terrain parfaitement public,

    ou sur un autre, plus privé, lui, et tenu au moins discret, sinon caché ou secret…

    …

    …

    J’ajoute aussi l’importance des filiations,

    tant biologiques qu’affectives

    ainsi que professionnelles ;

    …

    et qui marque puissamment aussi _ et, que ce soit voulu ou pas, assumé ou pas, cela travaille obstinément les consciences et finit le plus souvent par émerger… _,

    jusqu’aux générations suivantes :

    …

    ainsi, dans ce récit,

    outre le cas princeps de Philippe Sands, son petit-fils,

    par rapport à Leon Buchholz, son grand-père ;

    …

    les cas de Elihu Lauterpacht, son fils,

    par rapport à Hersch Lauterpacht, son père ;

    …

    de Niklas Frank, son fils,

    par rapport à Hans Frank, son père ;

    …

    ou même celui de Horst von Wächter, son fils

    par rapport à Otto von Wächter, son père ;

    …

    mais aussi _ et faute de descendance pour lui ; et du fait de la détresse morale de son neveu Saul Lemkin _,

    le cas de Nancy Ackerly, sa dernière confidente et collaboratrice,

    par rapport à Raphaël Lemkin, son ami de l’année 1959 et employeur occasionnel _ et in extremis… 

    …

    …

    Le Droit _ auxquel Leon Buchholz désirait vivement que son petit-fils Philippe se consacre _

    se révèle ainsi, in fine, une fondamentale mission de défense de la personne

    en sa liberté même d’exister et s’épanouir _ et aimer _,

    avec d’autres,

    ou quelque autre, peut-être unique et singulier _ en quelque chaleureuse intimité préservée…

    …

    …

    Et il me semble que c’est là un point très important de ce qu’apporte l’analyse de Philippe Sands.

    …

    …

    Ce dimanche 15 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa