Auteur/autrice : francislippa

  • Laszlo Krasznahorkai, ou la phrase sans point

    Mardi dernier, au Studio Ausone,

    vers le final de sa prestation,

    et évoquant son style, 

    Laszlo Krasnahorkai a fait l’éloge du souffle,

    capable d’envelopper à l’infini notre approche éminemment sensible du monde et notre perception éblouie du réel.

    …

    A titre d’exemple afin de mettre à l’épreuve cet angle d’approche sensuel éventuel sur son œuvre d’écriture,

    j’ai pris mon exemplaire de son tout récent _ en traduction française _ Seiobo est descendue sur terre,

    …

    et je me suis décidé à choisir un de ses 17 chapitres,

    susceptible, à vue de nez, de peut-être un peu mieux me parler que d’autres ;

    ..;

    et après avoir hésité entre celui _ le quatrième, mais numéroté 5 (pages 89 0 120) _, Cristo morto, qui concerne la déambulation du narrateur dans le sestier San Polo de Venise, en direction de San Rocco,

    et celui _ le dixième, mais numéroté 89 (pages 263 à 284) _, Vaguement autorisé à voir, à propos de sa fascination devant le mystère de l’Alhambra, palais, jardins, site, de Grenade :

    deux lieux qu’il se trouve que je connais un peu, où je me suis trouvé, où j’ai baigné un moment, et dont je conserve, des deux, un vibrant souvenir de la perception ;

    …

    j’ai choisi le chapitre vénitien.

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    Et il se trouve en effet aussi qu’on retrouve certaines sensations de ce ordre

    dans l’article (du 26 août 2012) que j’ai intitulé Ré-arpenter Venise : le défi du labyrinthe (involutif) infini de la belle cité lagunaire…

    ainsi que dans l’article (du 4 septembre 2012) que j’ai intitulé La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise...

    quand je déambule dans les calli labyrinthiques du sestier de San Polo…

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    Voici le tout début du souffle vénitien de Krasznahorkai, page 89 :

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    « Il n’était absolument pas du genre à claquer ses talons, n’avait rien d’un militaire marchant au pas à la hussarde, non, c’était juste que, soucieux de protéger la semelle et le talon en cuir de ses chaussures, il les faisait ferrer à l’ancienne mode, en conséquence de quoi chacun de ses pas, résonnait, résonnait si fort dans les étroites ruelles que mètre après mètre il devenait de plus en plus clair que ces chaussures, ces chaussures en cuir noir, n’avaient rien à faire ici, rien à faire à Venise, et surtout pas maintenant, surtout pas dans ce quartier entièrement plongé dans la quiétude de la sieste« , etc. ;

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    et maintenant sa fin, page 120 :

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    « …le Christ était VRAIMENT là, mais plus personne n’avait besoin de lui, son temps était révolu, et il faisait maintenant ses adieux, car il allait quitter cette terre, il tressaillit en entendant ces paroles résonner dans sa tête, mon Dieu quelles horribles paroles ! je dois me lever, finalement j’ai vu ce que je voulais voir, je peux partir, et il se vit lui-même se lever, descendre les marches de l’escalier, sortir et rejoindre les jeunes gens du Campo San Rocco, puis se mêler à l’agitation des rues en ce début de soirée, il se vit, assis sans bouger de son siège, quitter le bâtiment, monter dans un vaporetto et, renonçant au dîner et abandonnant ses bagages au San Polo 2366, aller directement de San Toma jusqu’à la Stazione, pour ensuite gagner l’aéroport de San Marco, et s’enfuir de Venise, pour rentrer, oui, il se vit vraiment se diriger vers le fameux escalier _ ce qu’il ignorait, c’est qu’il ne pourrait jamais plus sortir du bâtiment.« 

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    Ce vendredi 6 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter la merveille Louis Couperin

    Louis Couperin est un compositeur d’exception !

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    Ce jeudi 5 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    P. s : et voici que je découvre cette interview, sur l’excellent site de ResMusica, à cette même date d’aujourd’hui 5 avril,

    mais sans nulle mention à ce miraculeux CD Hyperion CDA 68224 Louis Couperin :

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    ANNÉE BEETHOVEN POUR LE PIANISTE PAVEL KOLESNIKOV

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    6Pavel_Kolesnikov_Copyright_EVA_VERMANDELDepuis qu’il a été lauréat du Prix Honens en 2012, le pianiste Pavel Kolesnikov se produit dans le monde entier. Il entreprend ce mois-ci une tournée au Royaume-Uni et en Europe avec le Czech National Symphony Orchestra et les Flanders Symphony Orchestra.

    « Dans mon travail, cependant, j’aime assez pouvoir m’affranchir de toutes mes certitudes. »

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    ResMusica : Vous entamez une tournée au Royaume-Uni. Votre répertoire se tourne essentiellement vers les concertos n° 4 et 5 de Beethoven. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce qui vous touche dans l’œuvre de ce compositeur ?

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    Pavel Kolesnikov : Pour moi, cette saison est l’année de Beethoven. Je vais jouer tous les concertos excepté le n° 2. J’ai aussi enregistré un CD pour le label Hyperion, qui est une exploration du caractère tempétueux et des colères de Beethoven dans ses premières compositions. Je pense que Beethoven est progressivement devenu une sorte de « vache sacrée » pour les musiciens. Chaque petit détail dans ses partitions dénote une autorité écrasante. Dans mon travail, cependant, j’aime assez pouvoir m’affranchir de toutes mes certitudes et je tente de voir et d’entendre les choses sous un angle nouveau, plus actuel, un peu comme si j’utilisais le système Stanislavski.

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    Les partitions de Beethoven offrent le plus grand défi pour un tel travail, pas seulement à cause de l’immense et puissante personnalité qui est derrière, mais pour de nombreuses autres raisons. J’éprouve cependant la plus grande des joies à ne finalement pas être guidé (pour résumer : « c’est ce que Beethoven voulait dire »), afin de découvrir ce que Beethoven veut me dire, à moi personnellement, mais aussi à mon public. C’est la manière de procéder la plus difficile, mais à mon sens, la plus complète et la plus passionnante.

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    RM : Vous avez sorti récemment un CD sur les Mazurkas de Chopin. Votre orientation est résolument tournée vers des compositeurs de la période romantique. Avez-vous pensé à rendre hommage à d’autres compositeurs emblématiques de cette période ?

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    PK : J’aime entrer en immersion dans le monde d’un compositeur, mais d’un autre côté je n’aime pas être isolé du reste. Cela ne me convient pas et je trouve plus gratifiant de travailler en liant une chose à une autre. De mon point de vue, c’est comme cela que l’on obtient une véritable vision pour une grande représentation. Donc, je peux ainsi travailler sur une œuvre et voir peu à peu où le fil me porte. En ce moment, chaque racine que je prends me porte littéralement vers Brahms. Je suis surpris car Brahms n’est pas vraiment un compositeur avec lequel je suis à l’aise mais c’est pourtant ce qui se passe. Je jouerai ses œuvres l’année prochaine. Parallèlement, je travaille sur un autre enregistrement de Chopin. Donc oui, en termes musicologiques, je joue actuellement beaucoup d’œuvres romantiques, mais je n’aime pas penser de cette manière. A mon sens, c’est une terrible simplification.

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    RM : Vous allez vous produire au Royaume-Uni. Quel lien entretenez-vous avec ce public ?

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    PK : Je me suis beaucoup produit au Royaume-Uni depuis que je suis venu étudier là-bas en 2011. J’ai également été l’un des New Generation Artists 2014-2016 de la BBC, ce qui m’a donné de merveilleuses chances de jouer devant le public britannique. Je suis déjà familier avec certaines des villes où je vais me produire. En 2016, j’ai fait une tournée avec l’Orchestre symphonique Tchaïkovski de la Radio de Moscou, sous la direction de Vladimir Fedoseiev.

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    2pavel_kolesnikov_Copyright_EVA_VERMANDEL
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    RM : Vous avez été lauréat du Prix Honens en 2012, ce qui a propulsé votre carrière. Pouvez-vous nous parler de ce concours ?

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    PK : Ma carrière a commencé lorsque j’ai gagné le Prix Honens au Canada. Je pense qu’à ce moment-là, en 2012, Honens était résolument le concours le plus avant-gardiste du monde. Depuis, le modèle de Honens qui ne ressemblait à aucun autre, a inspiré un changement remarquable dans la manière dont les concours sont menés dans le monde. Stephen McHolm, qui était le directeur du concours à ce moment-là, est un visionnaire bouillonnant. Il a créé à Calgary quelque chose de très spécial et puissant. Ce concours est vraiment un modèle. Il met le musicien, le participant au centre de la structure. Et c’est de cette seule façon qu’un concours de musique peut passer du simple divertissement à des objectifs plus nobles et sérieux.

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    RM : Durant votre enfance, vous avez appris le violon pendant une dizaine d’années. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté par rapport à votre carrière actuelle ?

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    PK : J’ai en effet joué du violon pendant 10 ans. C’est difficile pour moi de dire si cela m’a aidé ou non, mais je pense probablement que oui. J’adore jouer avec des cordes, et j’ai d’ailleurs récemment formé un trio avec mes amis de longue date, la violoniste Elina Buksha et le violoncelliste français Aurélien Pascal. Cependant, j’ai toujours pris davantage de plaisir à travers le piano que le violon. Cela m’a donné l’opportunité de créer mon propre univers.

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    Crédits photographiques : © Eva Vermandel

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    Et encore cet article- ci, de Jean-Charles Hoffelé :
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    LA MÉLANCOLIE DANSE

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    Trois Suites de Louis Couperin, compositeur dont l’œuvre est déjà plutôt rare au disque sous les doigts des clavecinistes – Blandine Verlet y excelle – et plus rare encore chez les pianistes : Pierre Chalmeau en avait gravé chez Fondamenta un plein disque assez magnifique où les danses s’imaginaient en couleurs vives. Aujourd’hui, Pavel Kolesnikov lui répond de son toucher sensible, faisant chanter les esquisses de danses dans les splendeurs secrètes de son très beau Yamaha artistement réglé.

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    Son imagination discrète, son art de la confidence sotto voce s’allient parfaitement à la langue du grand Louis : son clavier est nu, et passe en clin d’œil du charme au tragique, le tout en estompe. Rien ne pèse dans cet art, qui semble idéalement apparié au toucher plein mais évocateur du jeune pianiste sibérien. Si ce n’est pas une rencontre ! Mais malgré ce ton réservé, lorsqu’il faut danser vraiment, les doigts claquent des talons et lancent le pas : écoutez seulement la Gavottede la Suite en ré, et les Canaries qui suivent. Soudain, c’est Rameau qui se profile, et rien d’étonnant à cela, la base de la syntaxe du Dijonnais a toujours été plus proche de celle de Louis que de celle de François.

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    Mais impossible de ne pas souligner que ce qui charme Kolesnikov et nous charme d’abord, c’est l’indicible mélancolie des chaconnes, la stèle ouvragée du Tombeau de Mr de Blanrocher où un luth s’évoque et avec lui presque un chanteur, c’est ce clavier qui songe les yeux ouverts dans les roideurs de ce Grand Siècle hivernal, poète sans mots dont les notes tourmentées cherchent et trouvent ici cette consolation, cette sérénité dans l’art consommé d’un si jeune homme.

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    LE DISQUE DU JOUR

     

     

     

     

     

     

     

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    Louis Couperin (1626-1661)
    Suite en ré mineur
    Allemande Grave en fa majeur
    Chaconne en fa majeur
    Chaconne ou Passacaille en sol mineur
    Suite en sol mineur
    Tombeau de Mr de Blancrocher
    Suite en la majeur
    Pavanne en fa dièse mineur

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    Pavel Kolesnikov, piano

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    Un album du label Hypérion CDA68224

     

  • L’exquise politesse d’Europe centrale : Laszlo Krasznahorkai

    Hier soir, au Studio Ausone, un merveilleux écrivain (d’Europe centrale), Laszlo Krasznahorkai,

    pour son tout récent, en traduction française, Seiobo est descendue sur terre (aux Editions Cambourakis) :

    un homme d’une exquise politesse _ et délicatesse _,

    depuis bien longtemps hélas disparue en France.

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    De cet auteur,

    j’avais lu, il y a assez longtemps, La Mélancolie de la résistance,

    parue en traduction française aux Éditions Gallimard en 2006,

    et dont le cinéaste Bela Tarr avait tiré le scénario de son film important, en 2001, Les Harmonies Werckmeister,

    sorti en France en 2003,

    que j’avais vu alors ; et dont je possède le DVD…

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    Il est dommage que la confusion de la modération de cette conférence

    n’ait pas suffisamment permis, hier soir, d’entendre l’auteur nous parler vraiment de son livre.

    …

    Ni même de donner vraiment envie de le lire, d’entrer dans la chair de cette écriture.

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    Désir que me donne, a contrario, le parcours rapide, de la _ riche ! _ bibliographie de l’auteur.

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    Laszlo Krasznahorkai, a très aimablement répondu à ma question, à propos de ce merveilleux roman sans point, lui aussi, qu’est le merveilleux Zone, du merveilleux, aussi, Mathias Enard

    _ cf mon article du 21 septembre 2008 : «  _ ;

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    et non seulement il l’a lu,

    et grandement apprécié,

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    mais il connaît Mathias Enard, qu’il apprécie beaucoup ;

    et en tant que personne, aussi.

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    Et, notamment, m’a-t-il dit, pour sa modestie : celle des grands ! des plus grands ! des très grands.

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    Ce mercredi 4 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

     

  • Une très étonnante réussite discographique : le « Suite Case _ Violin Duos from Vivaldi to Sollima », par Chiara Zanisi et Stefano Barneschi…

    Une excellente et magnifique surprise que ce CD Arcana A 448,

    intitulé Suite case,

    et sous-titré Violin Duos from Vivaldi to Sollima…

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    Une réalisation extrêmement virtuose,

    qui en dépit de la très grande diversité des compositeurs interprétés ici, et de leurs styles (!!!) :

    Giovanni Sollima (1962),

    Georg Philipp Telemann (1681 _ 1767),

    Bela Bartok (1881- 1945) _ nous avons déjà le vertige !!! _,

    Carlo Tessarini (1690 – 1766),

    Luciano Berio (1925 – 2003),

    Jean-Marie Leclair (1697 – 1764),

    Ignaz-Joseph Pleyel (1757 – 1831),

    Joseph Haydn (1732 – 1809)

    et Antonio Vivaldi (1678 – 1741),

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    est parfaitement cohérent !!!

    et plus encore merveilleux à suivre et écouter !

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    Il serait malheureux que cette étrange suite _ au tout premier abord, sans avoir commencé d’y prêter si peu que ce soit une oreille… _ de compositeurs de styles aussi différents,

    freine la curiosité du mélomane !

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    L’écoute emportera notre adhésion ;

    et encore mieux :

    …

    notre enthousiasme

    chaleureux !!!

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    Ce mardi 3 avril, Titus Curiosus – Francis Lippa