Auteur/autrice : francislippa

  • Et encore Anna Lucia Richter, à Bamberg, dans la 4ème de Malher, sous la direction de Jakub Hrusa : quelque chose de magique…

     Sans l’avoir vraiment recherché, voici que je tombe sur le CD « Malher IV « des Bamburger Symphonîker dirigés par l’excellent chef tchèque Jakob Hrusa, avec la mezzo-soprano Anna Lucia Richter,

    une interprète qui tout particulièrement m’intéresse…

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    Je suis en effet irrité – eh oui cela m’arrive ! – par l’article que, à la page 86 du numéro 7505 de ce mois de décembre 2025, et sous la plume de Jean-Philippe Grosperrin, le magazine Diapason consacre au CD Myrios classics MYR 036 « Malher – Songs of Fate « de la mezzo-soprano Anna Lucia Richter, dont j’ai fait un vibrant éloge sur mon blog le 17 novembre dernier – « La magie  des métamorphoses magnifiques d’Anna Lucia Richter… «  – :

     » un disque inutile « , y assène in cauda venenum ce critique…

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    Et voici que maintenant je peux tout à loisir déguster sur ma platine ce CD Accentus Music ACC 30502 « Mahler IV « des Bamberger Symphoniker et Anna Lucia Richter, soous la direction de Jakob Hrusa – enregistré à Bamberg au mois de juillet 2020…

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    À propos de ce CD,

    je peux renvoyer aussi à l’excellente très fine écoute de Jean-Charles Hoffelé en son article « Himmlische « en date du 13 février 2021 :

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    La « Pastorale » de Mahler tombe naturellement dans les cordes et plus encore dans les bois des Bamberger Symphoniker, orchestre historiquement composé de souffleurs et de violonistes sudètes, cette minorité allemande des bois et des vallons de Bohème et de Tchéquie – voilà ! – ; après la Philharmonie Tchèque, le plus idiomatique des orchestres mahlériens, peut-être même avant Vienne ou le Concertgebouw, car Mahler aura nourri son imaginaire sonore aux timbres singuliers des formations symphoniques bohémiennes – c’est dit. Jonathan Nott grava avec eux une intégrale trop peu goûtée à mon sens, mais dès 1971, István Kertész délivrait in loco une limpide et fantasque 4e Symphonie où l’exactitude le disputait à l’inspiration, écho d’un concert révélé dans le coffret édité pour les soixante-dix années de l’orchestre par Deutsche Grammophon (17 CD 4795805).

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    Un demi-siècle plus tard, les Bambergeois remettent l’œuvre sur le métier. L’enregistrement, réalisé avec le protocole sanitaire imposé par la pandémie, est l’aboutissement d’une longue série d’exécutions de la Quatrième Symphonie données durant l’édition 2020 de la « Mahler Competition », fameux concours de direction d’orchestre.

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    Chaque compétiteur la dirigea sous l’œil attentif de Jakub Hrůša – voilà – qui finalement signe ici ce qui pourrait être l’amorce d’une seconde intégrale des dix symphonies. Les équilibres funambules, les attaques imparables, le délié des cordes, l’imagination des phrasés qui se plient dans un sens du rubato venu d’un autre temps, tout ici tient du miracle, la poésie – le pianissimo impondérable d’où sourd la coda du premier mouvement – comme la fulgurance : le grand fortissimo subito du Ruhevoll, ordonné par l’élan insensé des violons.

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    Je crois bien que depuis les grandes versions historiques, notamment celles de Bruno Walter, peu auront trouvé à ce point de suggestion et d’incarnation à la fois, tous les mystères de cette partition. Pour le lied du Paradis – le 4ème mouvement « Wir geniessen die himmlischen Freuden« … – , et au contraire de ce que je craignais, Anna Lucia Richter est une heureuse surprise, joueuse, mutine jusqu’au fantasque, et très enfantine dans les appuis, les effets, les coquetterie, ah oui !, c’est certain, elle a entendu le concert de Bruno Walterà Vienne qui avait Seefried pour dire les joies célestes.

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    Version magique – voilà ! – qui commande en effet que l’intégrale des neuf autres symphonies suive, pandémie ou pas !

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Gustav Mahler (1860-1911)

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    Symphonie No. 4

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    Anna Lucia Richter, soprano
    Bamberger Symphoniker
    Jakub Hrůša, direction

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    Un album du label Accentus Music ACC30532
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Jakub Hrůša – Photo : © Petra Klackova

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    Ce mercredi 10 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Benjamin Alard au plus haut de son art d’interprète en le merveilleux volume 11 de son Intégrale des Œuvres pour clavier de Jean-Sébastien Bach, constitué de ces chefs d’oeuvre absolus que sont les Partitas, le Concerto italien, l’Ouverture dans le style français : une intense jubilation !

    Voici Benjamin Alard au plus haut de son – déjà immense ! – art d’interprète en le merveilleux volume 11 – Harmonia Mundi HMM 902475.77, en 3 CDs ; enregistré à Provins en avril et mai 2023 – de sa magistrale Intégrale des Œuvres pour clavier de Jean-Sébastien Bach, en ces chefs d’œuvre absolus que sont les Partitas BWV 825 à 830, le Concerto italien BWV 971, l’Ouverture dans le style français BWV 831, de ses Clavier-Übungen I & II, que Bach a pris le plus grand soin de publier lui-même, comme l’explique fort bien Peter Wollny aux pages 6 à 11 du livret de ce parfait coffret…

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    Les clavecins Jacob Kirkman (Londres, 1757) et Hieronymus Albrecht Haas (Hambourg, 1740), conservés au Musée instrumental de Provins, ne sont pas, non plus, tout à fait pour rien dans la réussite fabuleuse de cet enregistrement lumineux,

    non plus que la réalisation, direction artistique, prise de son et montage parfaits d’Alban Moraud…

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    Un enregistrement qui fait date !

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    Chapeau bien bas, Monsieur Alard !

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    Et, en forme de bonus, admirez cette jubilation-ci…

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    Ce mercredi 9 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La tendresse retenue de Bach à Mulhausen (en 1707-1708 : un séjour de 11 mois seulement d’un Bach âgé de 22 ans) splendidement irradiée par Sébastien Dauce et son Ensemble Correspondances en le CD « J. S. Bach – Christ lag in Todesbanden – Cantatas 4 – 106 – 131 « : une sublime douceur française…

    La tendresse retenue de Bach à Mülhausen (en 1707-1708 : un séjour de 11 mois seulement d’un Bach âgé de 22 ans) splendidement irradiée par Sébastien Daucé et son Ensemble Correspondances en le très touchant CD Harmonia Mundi 902745 « J. S. Bach – Christ lag in Todesbanden – Cantatas 4 – 106 – 131  « :

    un magnifique CD qui vient nous offrir un Bach délicatement illuminé par une sublime douceur française…

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    Une interprétation singulière, qui enrichit superbement la discographie,

    tout spécialement de la merveilleuse Cantate 106, Actus tragicus…

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    Regardez, écoutez et admirez cette brève vidéo...

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    Ce lundi 8 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • S’émerveiller à quelques inédits du grand Radu Lupu réunis en un coffret de 6 CDs « Radu Lupu – The unreleased recordings Decca Masters and Radio Tapes 1970-2002 », dont les sublimes Quatuors avec Piano K. 478 et K. 493 de Mozart par le Tel Aviv String Quartet avec Radu Lupu au piano, en 1976…

    Oui, ce sont bien de petites merveilles jusqu’ici inédites d’interprétation du grand Radu Lupu (Galati, 30 novembre 1945 – Lausanne, 17 avril 2022) que vient nous offrir cette fin d’automne 2025 le merveilleux coffret Decca 487 1494 de 6 CDs « Radu Lupu – The unreleased recordings Decca Masters and Radio Tapes 1970-2002« …

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    Parmi mes pépites préférées de ce miraculeux coffret Decca,

    et pour commencer sublimement, ces radieux chefs d’œuvre à mourir de bonheur que sont les magiques « Piano Quartets K. 478 et K. 493 » de Mozart, par le Tel Aviv String Quartet  – Chaim Taub, violon, Daniel Benyamini, alto, Uzi Wiesel, violoncelle, et Radu Lupu, piano – , du CD n°1, enregistrés à Petersham, Londres, du 12 au 14 août 1976…

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    Une lumière qui vient illuminer solairement ces journées uniformément grises de décembre…

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    Et je me joins modestement ici aux applaudissements enthousiastes de Jean-Pierre Rousseau en l’article « Encore du piano » de son Blog…

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    Écoutez et admirez ceci…

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    Et j’y joins aussi la joie très pure prise à l’écoute de la magnifiquement enlevée Sonate D. 850 « Gasteiner«  de Schubert – enregistrée à Corseaux, en Suisse, du 14 au 18 août 1995 – , aux plages 3 à 6 du CD n° 2 de ce très bienvenu coffret d’enregistrements inédits du très grand Radu Lupu…

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    Quel cadeau !!!

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    Ce dimanche 7 décembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa