Catégorie : Arts plastiques

  • La force fulgurante des regards fascinants des très très grands portraits de Serge Labegorre (suite)…

    Les regards exacerbés des visages le plus souvent presque hallucinés des très très grands portraits, déjà par leur format, et puis par leurs couleurs très vives, en plus de la foudre de leurs traits souvent comme à la hache, de Serge Labegorre, ont une force proprement fulgurante, qui très intensément fascine, et très très profondément, qui se laisse d’abord accrocher, et puis  durablement attacher, et peut-être même à jamais, par eux, ces regards-là…

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    C’est absolument fascinant ! Quelle extraordinaire et très rare force de peinture possèdent ces portraits-la de Serge Labegorre !..

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    Ce vendredi 25 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Formidable émotion devant les portraits au vif, hallucinants de présence, de Serge Labegorre exposés à la Benoiterie d’Arbonne, présentés spécialement pour nous ce jeudi 23 septembre, par le Dr André Elicagaray, de l’Association Topatekak…

    Grâce à l’intervention expresse en notre faveur de Sophie Labegorre, le Dr André Eliçagaray, de l’Association Topatekak, a Arbonne, est, très aimablement, venu tout spécialement nous ouvrir la Benoiterie d’Arbonne, afin de nous permettre de contempler le temps qu’il fallait, les œuvres d’éternité de Serge Labegorre qui y sont présentement exposées, jusqu’à dimanche prochain 27 septembre.

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    Le choc de la rencontre avec les visages, et les regards mordants de vie des portraits ainsi présentés, est immense, et creuse très très loin nos émotions de spectateurs, qui sommes comme abruptement happés par eux et retenus à les contempler considérablement longtemps, face à face avec eux, comme si c’était aussi à nous, hic et nunc, que ces regards la plupart furibonds adressaient, peut-être d’outre-tombe, en tout cas d’outre temps, et par delà la diversité des temps écoulés, leur injonction furieuse à notre égard d’innocents regardeurs aussi…

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    Ce jeudi 23 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Aller à la rencontre, à Arbonne, à la Benoîterie, de l’œuvre si puissant et si émouvant sur l’essentiel, de Serge Labégorre, récemment disparu le 16 avril 2026, à l’âge de 94 ans…

    C’est un article mis en ligne par Sud-Ouest hier après-midi mardi 22 septembre, à 15h 49, intitulé « Arbonne : l’œuvre puissante de Serge Labégorre s’expose à la Benoîterie« , qui m’a fait immédiatement désirer me rendre à Arbonne à la rencontre de l’œuvre très puissant, en effet, de ce peintre décisif et majeur qu’est Serge Labégorre (Talence, 15 décembre 1931 – Bordeaux, 16 avril 2026)…

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    Je connais Serge Labégorre, libournais, depuis mon année de Terminale au Lycée de Libourne l’année scolaire 1963-64, car ma chère professeur de philosophie – cf notamment mon article « Réception hier du très émouvant « La Femme sans visage », recueil de contributions d’amis qu’elle a profondément marqués par son exceptionnelle humanité, à un hommage vibrant à Simone Gipouloux (1914 – 2024), rayonnante en son sourire libre et généreux… » en date du 7 juillet dernier  – , Simone Gipouloux, très amatrice d’arts, et amie proche de Serge Labégorre qu’elle encourageait dès cette époque libournaise, possédait en son salon, à Libourne, une très imposante toile de lui, qui a continué d’impressionner très fortement en sa jolie petite maison de l’avenue Georges Clémenceau à Talence, où j’allais de temps en temps lui rendre visite quand elle fut à la retraite…

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    Et la dernière fois que je l’ai vu, lui, Serge Labégorre, ce fut à la cérémonie des obsèques de Simone Gipouloux (Toulon, 25 mars 2014 – Talence, 14 février 2014), au temple de Talence, le 18 février 2014…

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    Mais, professeur – de philosophie – à mon tour au Lycée – devenu Lycée Max Linder – de Libourne, j’ai eu comme élève sa fille Sophie Labégorre (née à Pau le 14 avril 1963), qui a fondé, à Seignosse en 2014, l’importante et toujours très active Fondation Labégorre – cliquez sur l’onglet « œuvres disponibles« , et vous accèderez à un trésor éblouissant d’images de tableaux plus saisissants (!) les uns que les autres de Serge Labégorre : quel artiste !.. – , consacrée à la conservation et à la mise en valeur de l’œuvre – considérable et vraiment magnifique ! – de son père :

    écoutez ici cet entretien très détaillé – et passionnant – (de 75′) du mercredi 1er octobre 2025, avec Sophie Labégorre, ainsi que – mais oui ! – son père Serge en personne…

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    « La peinture n’est pas, n’a jamais été une imitation – mimesis – des apparences, mais la traduction par des formes et des couleurs de ce qui ne se voit pas, c’est à dire la tension irréductible – voilà – de l’homme vers ce qui le dépasse, son désir absolu – et sans limite et infini – qui le déchire – car il y du tragique, et intense, aussi dans ces élans si profonds – ; c’est ce désir habité d’éternité – à  la fois dans le temps et d’une autre dimension que le temps, comme en un radieux (et irradiant de lumière) moment de surplomb du temps… – qui est sa réalité. Et c’est bien ce déchirement et cette souffrance qui font la dignité – oui ! et absolument essentielle… – de l’homme, que j’aime approcher », a excellemment dit, avec l’humilité de son parcours d’artiste de toute une vie de recherche d’approche de cela, Serge Labégorre…

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    À suivre…

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    Ce mercredi 23 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Brillant coup de projecteur de Jean-Pierre Poussou sur les Pré-Raphaélites anglais pour la rentrée de l’Académie de Bordeaux, ou comment les visiteurs français de la Tate Gallery se pressent devant, s’attardent et s’enchantent aux Turner, et passent indifférents devant les Pré-Raphaélites qui ne leur parlent pas : un courant de peinture idéologique passablement rétrograde, et sans guère de postérité avant, au XXe siècle, la puissance émotionnelle éblouissante de Francis Bacon et Lucian Freud…

    Très brillant coup de projecteur – et très remarquablement illustré ! – , hier après-midi 17 septembre, de l’académicien Jean-Pierre Poussou sur les Pré-Raphaélites anglais , pour la rentrée de l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux, ou comment les visiteurs français de la Tate Gallery à Londres se pressent devant, s’attardent et s’enchantent aux toujours éblouissants Turner – de John Mallord William Turner (Londres, 23 avril 1875 – Londres, 19 décembre 1851) : impressionnistes avant l’heure : ils ont beaucoup marqué la formation du jeune Claude Monet (Paris, 14 novembre 1840 – Giverny, 6 décembre 1926)… – , et passent d’un pas rapide très indifférents – voire rétifs… –,  devant les Pré-Raphaélites qui ne leur parlent en rien et ne les touchent pas – même si certaines images, telle l‘ »Ophélie » de Millais (de 1851-1852) , sont dans leurs souvenirs, comme une illustration largement diffusée de la noyée de l’« Hamlet » de Shakespeare, celle qui, selon Arthur Rimbaud, « flotte comme un grand lys« …

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    Fichier:John Everett Millais - Ophelia - Google Art Project.jpg

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    Soit  un courant de peinture – de la seconde moitié du XIXe siècle anglais – d’abord et surtout idéologique, constitué d’un mélange de religiosité passablement rétrograde – même si la notion de progrès n’a bien évidemment pas de sens en Art ! mais mon qualificatif de « rétrograde«  concerne ici l’évolution des mentalités et des mœurs, ainsi que de la religiosité, du moins à ce qu’il me semble… – et d’érotisme – assez vénéneux ici – , mais puissamment refoulé celui-ci, et bien mal assumé alors – pas un seul nu représenté en leurs œuvres : schoking ! – pour un groupe de  peintres tels que – et ce sont bien eux les trois fondateurs de ce mouvement pictural : en 1847, Hunt, Rossetti et Millais débattent dans l’atelier de ce dernier, de l’une des œuvres les plus représentatives du talent de l’artiste Raphaël, La Transfiguration (au Vatican, à Rome). « Nous la condamnions pour son dédain grandiose de la simplicité et de la vérité, pour les poses pompeuses des Apôtres et les attitudes du Sauveur, contraires à une spiritualité vraie. » Ce tableau avait, à leurs yeux, marqué un pas décisif vers la décadence de l’art à l’époque de la Renaissance italienne… – William Holman Hunt (Londres, 2 avril 1827 – Londres, 7 septembre 1910), John Everett Millais (Southampton, 8 juin 1829 – Londres, 13 août 1896) et Dante Gabriel Rossetti (Londres, 12 mai 1828 ) Birchington-on-Sea, 10 avril 1882), qui s’échangeaient aussi – et nonobstant leur moraline – , leurs épouses-maîtresses – telles, par exemple les très belles Elisabeth Siddal (Holborn, 25 juillet 1829 – Blackfriars, 11 février 1862) et Jane Morris, née Burden (Oxford, 19 novembre 1839 – Bath, 26 janvier, 1914)… –  :

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    Portrait d

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    Et un mouvement pictural cependant sans guère de postérité, même en Angleterre…

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    Avant que ne surviennent, en Angleterre au XXe siècle, le stupéfiant choc des génies proprement picturaux, et la puissance émotionnelle étourdissante, sidérante, et d’un Francis Bacon (Dublin, 28 octobre 1909 – Madrid, 28 avril, 1992) et d’un Lucian Freud (Berlin, 8 décembre 1922 – Londres, 20 juillet 2011)…

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    Une conférence passionnante, donc, qui nous a beaucoup beaucoup appris par ses remarquables précisions historiques sur un aspect artistique notable – ainsi que, aussi, ses notables à-côtés passablement contradictoires… – de l’Angleterre victorienne :

    « Les préraphaélites avaient pour dessein, entre autres, de rendre à l’art un but fonctionnel et édifiant – voilà : d’abord et surtout idéologique – : leurs œuvres avaient pour fonction d’être morales. Mais cela n’excluait pas leur désir – aussi – d’esthétisme. Le but de ces artistes était de s’adresser à toutes les facultés de l’humain : son esprit, son intelligence, sa mémoire, sa conscience, son cœur… et non pas seulement – hélas ! – à ce que l’œil voit. Les préraphaélites aspiraient à agir sur les mœurs – voilà, voilà ! – d’une société qui, à leurs yeux, avait perdu tout sens moral – voilà, voilà ! – depuis la révolution industrielle« .

    « La franchise et l’application étaient les mots d’ordre – du moins affichés – de cette nouvelle «école» : on n’imite plus les grands maîtres de la Renaissance. En opposition à l’académisme – suiviste – victorien, ils voulaient retrouver la pureté artistique – sic – des primitifs italiens, prédécesseurs de Raphaël, notamment en imitant leur style. Ils privilégiaient le réalisme – du moins selon eux… – , le sens du détail et les couleurs vives« …

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    Très très peu de paysages pour ces peintres se prétendant pourtant réalistes, à l’exception d’un très beau « The Dead Sea from Siloam« , peint lors d’un de ses voyages en Palestine, en septembre 1854, par William Holman Hunt, et conservé au Musée de Birmingham :

    A typical detailed study made in the Holy Land depicting a view from the Mount of Offence, looking towards the Dead Sea and the Mountains of Moab – morning. Hunt appears to have begun this watercolour around Sept 1854 as indicated in a letter to Thomas Combe: ‘Tomorrow morning I am to rise ere the sun to go out to finish a sketch which I commenced on the Mount of Offence…last year about this time‘. Today the Mount of Offence is identified with the southern and lowest peak of the Mount of Olives, to the south-east of Jerusalem.

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    The Dead Sea from Siloam by William Holman Hunt

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    Un point d’histoire de la peinture fort bien réalisé et très enrichissant, donc, par Jean-Pierre Poussou, hier après-midi 17 septembre, à l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux, pour cette rentrée d’automne…

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    Et voici qu’au final de ma relecture de cet article, je m’aperçois que les illustrations de tableaux de ces peintres Pré-Raphaélites que je viens de choisir pour illustrer mon article, n’ont vraiment pas grand chose de rétrograde ni de repoussant, bien loin de là… Elles n’ont donc pas grand chose de représentatif de ce que j’ai qualifié pourtant d’inintéressant ou de répulsif pour les visiteurs français de la Tate Gallery, si rétifs à ces Pré-Raphaélites qui ne leur parlent vraiment pas, qu’ils croisent au pas de charge leurs tableaux, sans leur accorder, pressés qu’ils sont en leur séjour toujours trop bref à Londres, un minimum de soigneuse attention…

    Et donc je m’avise que moi-même je continue de résister à rapporter, même à titre de simples documents représentatifs, à montrer en exemples d’images, ici – en m’en faisant en quelque sorte le relais visuel – , ces œuvres que je trouve en effet rétrogrades et répulsives – à ma sensibilité picturale, à mon goût personnel, du moins… –, en mon article sur ce qu’a si bien dit, narré et commenté, détaché – exemplairement, lui – , de ces Pré-Raphaélites anglais, hier à l’Académie de Bordeaux, Jean-Pierre Poussou…

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    Ce vendredi 18 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa