Catégorie : Arts plastiques

  • La merveille des bouteilles lancées à la mer, et rencontrant quelque destinataire inconnu (4 nouveaux épisodes en rafale) : après les épisodes Cédric Costantino et Edmond Gaudin, les épisodes Armand Magescas, Heinrich-Ignaz-Franz Biber, Généalogie Ducos du Hauron, et Françoise Talazac… Ou l’enchantement des improbables rencontres par retour de message, et l’importance du maximum de précisions données…

    Décidément mon blog encherchantbien.fr constitue un formidable vivier de micro-informations inédites à approfondir pour les chercheurs surfant sur Internet à la recherche de données leur permettant d’enrichir leur connaissance sur des sujets assez pointus qui les intéressent, voire les passionnent pour des raisons souvent très personnelles.

    …

    Mes récents articles en date des 7  et 9 mars 2016, « La merveille des bouteilles lancées à la mer et rencontrant un de leurs destinataires inconnus : à propos d’Edmond Gaudin (1844 – 1920) et une trace de sa présence à Santoña en 1891. Un passionnant et très prometteur échange de courriels avec l’historien Luis Javier Escudero… » et « La merveille des bouteilles lancées à la mer, et rencontrant quelque destinataire inconnu (épisode 2) : le claveciniste et chef Cédric Costantino s’étonnant de voir mention de son nom en un article mien en date du 8 juillet 2020 à propos d’un CD « Nicolas Lebègue » du claveciniste Agustin Alvarez, qu’il ne connait pas, et de ce qui s’en est suivi…« , viennent de faire état de ce phénomène qui une nouvelle fois me ravit…

    …

    Mais voici que d’autres correspondants que l’historien espagnol Luis Javier Escudero, à la recherche de données un peu précises concernant le marineur luzien Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) – en un courriel en date  du 7 mars dernier – et le claveciniste et chef d’orchestre Cédric Costantino (à propos de son nom cité dans un de mes articles, le 8 juillet 2020 consacré à un CD de l’œuvre de clavecin de Nicolas Lebègue) – en un courriel en date du 27 février dernier – , ont, à leur tour, découvert des articles de mon blog nourrissant leur propre curiosité sur des sujets parfois très pointus de micro-histoire :

    …

    _ ainsi – en un courriel en date du 28 février dernier – , Cécile-Astrid Magescas me fait part de tout ce qu’elle a appris de l’histoire de son grand-père Résistant Armand Magescas (Pau, 6 août 1905 – Peyrehorade, 10 novembre 1991) en mon très détaillé article « Poursuite d’enquête sur les liens de résistance entre Pierre de Bénouville et les Portmann, père et fils » en date du 27 septembre 2014 – article pour lequel j’avais reçu, le 21 avril 2015, le commentaire suivant de Denis Peschanski : « C’est à une enquête exemplaire que vous vous livrez et, ainsi, vous éclairez, par une histoire singulière, un pan important de l’histoire de la France des années noires » qui m’avait fait très plaisir… – et me proposait de répondre à mes propres questions…

    …

    _ puis – en un courriel en date du 12 mars dernier – , un mélomane passionné de musique baroque Patrick Marchal qui a lu mon article « Se ré-enchanter aux sublimissimes « Sonates du Rosaire » (1678) de Heinrich Ignaz Franz Biber (1644 – 1704) en un sidérant double CD Glossa de Leila Schayegh et La Centifolia… » en date du 25 février dernier, me fait très gentiment part de l’existence, inconnue de moi jusqu’ici, d’un double CD de Lila Tur Bonet paru chez Pan Classics en 2015 consacré à ces sublimissimes « Sonates du Rosaire » de Biber…

    …

    _ et – en un courriel en date d’hier 15 mars – , c’est un membre de la famille Ducos du Hauron, Aline Boulanger, qui avait lu mes articles consacrés aux descendants des neveux et de la nièce de Louis Ducos du Hauron (Langon, 8 décembre 1837 – Agen, 31 août 1920), les avait conservés, puis perdus, me demande de l’aider à les lui retrouver…

    …

    _ enfin – en un autre courriel en date d’hier 15 mars – , c’est une proche d’une ancienne élève de mon amie Françoise Talazac (Tarbes 10 septembre 1941 – Pau, 28 août 2020), qui, découvrant mon article « En forme d’adieu à une amie de près de cinquante années : Françoise Talazac » en date du 30 août 2020, me demande si c’est de la même Françoise Talazac qu’il s’agit : oui !!!  

    …

    Mon blog, ouvert  le 3 juillet 2008 sur le site de la librairie Mollat (cf mon article inaugural et programmatique « le Carnet d’un curieux » de ce 3 juillet 2008 – il n’a pas pris une ride ! – ), est depuis le 12 août 2025 indépendant, mais, devenu encherchantbien.fr , il a conservé l’accès à l’intégralité de ses articles… Et il comporte à ce jour 3341 articles ! Une forêt…

    …

    Ce blog est le très commode – pour moi, déjà – journal de bord de mes très ouvertes et assez variées curiosités, les unes ouvrant sur les autres, car telle est ma forme particulière d’esprit : cf ici ces mots de réponse sur moi d’Yves Michaud auquel j’avais écris « Je pense être un deleuzien… » : « Vous êtes ramifié et rhizomatique comme Gilles Deleuze, mais il avait un défaut que vous n’avez pas : il pensait faux, radicalement faux, toujours à côté de la réalité » en un courriel en date du 11 novembre 2011, et que j’ai repris en mon article en date du 26 février 2025 : « Un commode petit récapitulatif de mes essais bien poussifs de présentation de moi même, Francis Lippa et Titus Curiosus, pour un difficile essai de rédaction d’un improbable CV, de la part d’un hétéro-centré, tourné vers le dehors, et que hérisse, dans les œuvres d’art qui le passionnent, le moindre narcissisme auto-complaisant…« …

    …

    Ce lundi 16 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Délicieux voyage avec Jacques Battin autour de Saint-Lary à découvrir les peintures polychromes des petites églises romanes ornées des vallées d’Aure et du Louron…

    Oui, c’est bien à un délicieux voyage avec lui, son regard vif, incisif, et sa très riche culture que le Dr Jacques Battin nous a conviés, diapositives choisies à l’appui, en un commentaire merveilleusement alerte et plein d’esprit, autour de Saint-Lary-Soulan, où il possède depuis longtemps une résidence, nous a-t-il dit, à découvrir les peintures polychromes des petites églises romanes ornées des villages perchés des vallées d’Aure (Gouaux, Grailhen, Bourisp, Azet, Ens) et du Louron (Jézeau, Mont) qu’il aime parcourir et fréquenter-regarder-explorer patiemment d’un œil magnifiquement cultivé et expert…

    …

    « Ces 24 églises ornées des vallées d’Aure et du Louron ont été qualifiées de chapelles sixtines des Pyrénées. Les fresques datant du XVIe siècle – et avant… – sont l’œuvre d’artistes anonymes, itinérants, qui ont peint une catéchèse, en forme de bande dessinée pour des populations alors analphabètes. Ces œuvres sont anonymes, probablement dues des peintres itinérants. Par contre, les retables de XVIIIe sont l’œuvre d’artisans connus grâce à des actes notariés conservés« , nous avait-il été préalablement annoncé…

    …

    Et cette très alerte communication de Jacques Battin formait comme un très approprié petit complément, à l’échelle de la micro-histoire, à la précédente communication présentée à l’Académie de Bordeaux le 26 février dernier par Jacques des Courtils et Marc Saboya, intitulée, elle, « La Polychromie dans la Grèce antique et dans l’architecture du XIXe siècle : les difficiles exploitations d’une découverte«  – celle de cette polychromie grecque antique réalisée par l’important architecte Jacques-Ignace Hittorff (1792 – 1867) – : lire là-dessus mon petit compte-rendu sur ce blog encherchantbien.fr en date du 28 février dernier : « A propos des difficultés d’exploitation-application dans l’architecture en France au XIXe siècle des découvertes archéologiques de la polychromie dans la Grèce antique : une lumineuse passionnante double conférence illustrée de Jacques des Courtils et Marc Saboya à l’Académie de Bordeaux jeudi 26 février dernier » …

    …

    J’avais alors parlé de la « très grande aisance au micro face à son choix tout à fait excellent de très éclairantes diapositives » de Jacques des Courtils ; que dire alors de la très jouissive performance au micro, pleine d’esprit, je le répète, en plus de son inépuisable culture (et mémoire fantastique !) et face à son choix de diapositives personnelles tout à fait éclairantes, sans parler de son éclairage lumineux des symboles issus de sa connaissance très fouillée – wow ! – de la patristique chrétienne  – une connaissance qui semble se perdre ces derniers temps dans les nouvelles générations qui ont moins fréquenté que nous les cours ce catéchisme… – , hier soir, de Jacques Battin…  

    …

    Ce fut un bonheur !

    Et qui nous à tous provoqué le désir d’aller, à notre tour, faire ce voyage des Pyrénées centrales, que pour ma part, sans être personnellement ni skieur, ni alpiniste-pyrénéiste – je ne suis pas sportif ! –  comme l’est Jacques Battin depuis l’âge de ses 10 ans, je connais assez bien : j’ai en effet très bien connu, enfant, Bagnères-de-Bigorre, où mon frère et moi passions nos vacances, accompagnant 3 années de suite notre mère – native de Tarbes, le 11 février 1918 : son père, mon grand-père adoré Paul Bioy (Oloron, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), fut responsable plusieurs années durant de tout le secteur ouest (Lourdes – Luz-Saint-Sauveur – Gavarni) des Contributions indirectes du département des Hautes-Pyrénées – qui y faisait une cure, auprès du Dr Michel Demangeat (Bordeaux, 8 août 1927 – Bordeaux, 15 mars 2011 – j’ai assisté aux obsèques de celui-ci le 18 mars en la basilique Saint-Seurin : j’avais suivi ses passionnantes présentations de malades le samedi matin au Centre Abadie dans le cadre du certificat de Psychologie de la Licence de Philosophie, l’année 1966 – ), qui, l’été, remplaçait son beau-père le Dr Borde comme médecin de cure à Bagnères – ainsi, est-ce à la piscine de Bagnères-de-Bigorre que j’ai appris à nager… – ; puis les hautes vallées de Haute-Garonne, ma belle-mère, née Paulette Germès, possédant une maison de famille à Saint Béat…

    …

    Nous, Bordelais, avons forcément fréquenté à diverses reprises, lors de vacances, les Pyrénées, comme le Pays basque et le Bassin d’Arcachon…

    …

    En recherchant des éléments biographiques à propos du Dr Michel Demangeat,

    j’ai découvert que Michel Demangeat avait été reçu membre de l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux le 23 novembre 2006 par le Pr Michel Portmann (Bordeaux, 31 mai 1924 – Arès, 17 septembre 2016) – qui est le fils de Georges Portmann (Saint-Jean-de-Maurienne, 1er juillet 1890 – Sainte-Eulalie, 24 février 1985), dont mon père le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006) avait été l’assistant en ORL de 1939 à 1942, et qui lui avait sauvé la vie (!) en lui permettant d’échapper à la Gestapo qui allait venir l’arrêter à Bordeaux, début juin 1942… ; cf mon très détaillé article du 27 septembre 2014  : « Poursuite d’enquête sur les liens de résistance entre Pierre de Bénouville et les Portmann, père et fils« … – , le 23 novembre 2006.

    …

    Ce vendredi 13 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Décès ce 5 mars 2026 d’un des plus grands écrivains contemporains, que nous avons ardemment lu, et rencontré même chez lui, à Lisbonne, le 19 février 2004 : Antonio Lobo Antunes (Lisbonne, 1942 – Lisbonne, 2026)…

    Ce jeudi 5 mars 2026,

    la lecture des journaux m’apprend le décès d’un des plus grands écrivains contemporains, que nous avons ardemment lu, livre après livre, passionnément, et même rencontré chez lui, en son atelier d’écriture à Lisbonne, Rua Gonçalves Crespo 4 B, le jeudi 19 février 2004, deux riches heures durant, de 15h 30 à 17h 30 : deux semaines durant nous – je veux dire : nous les membres de l’atelier de pratique artistique (littérature + photographie) « Habiter en poète » que j’avais créé en mon lycée Nord-Bassin d’Andernos-les-Bains – avons arpenté, en compagnie du photographe et ami bordelais Alain Béguerie, les divers quartiers de Lisbonne pour tenter de saisir par des photos les plus fidèles possibles à son style singulier d’écriture, ce que son roman « Traité des passions de l’âme » saisissait, lui, par l’écriture, de sa ville…

    …

    Campagne photographique mémorable, qui a donné lieu à plusieurs expositions, au consulat du Portugal à Bordeaux, à la libraire Mollat à Bordeaux, et à La Teste-de-Buch pour le Festival des lycéens…

    …

    Nous avions précédemment rencontré Antonio Lobo Antunes à plusieurs reprises déjà à Bordeaux pour la présentation de plusieurs de ses livres, grâce aux bons soins de notre amie Sylviane Sambor et du Carrefour des Littératures, qui avaient des liens très chaleureux et efficaces avec nombre d’excellents écrivains portugais, et même le président de la République Mario Suares, reçu grâce à son entregent à Bordeaux…

    …

    Antonio Lobo Antunes (Lisbonne, 1er septembre 1942 – Lisbonne, 5 mars 2026)…

    …

    Je renvoie donc ici par exemple à mon article « Le « ce qui fait vivre » Antonio Lobo Antunes » en date du 28 mai 2009, où j’évoquais brièvement, au passage, ces richissimes rencontres-là avec lui et son œuvre magnifique de plus de 30 livres très puissants et marquants, chaque fois différents…

    …

    C’est dire l’importance cruciale de la lecture, de la littérature, et des arts, dont la photographie, quand celle-ci est du moins un art,

    via cet exemple d’Antonio Lobo Antunes, toujours superbement singulier, qui vient, lui le lisboète, de nous quitter ce jeudi 5 mars 2026…

    …

    Ce jeudi 5 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A propos des difficultés d’exploitation-application dans l’architecture en France au XIXe siècle des découvertes archéologiques de la polychromie dans la Grèce antique : une lumineuse passionnante double conférence illustrée de Jacques des Courtils et Marc Saboya à l’Académie de Bordeaux jeudi 26 février dernier

    C’est à une lumineuse double conférence illustrée et excellemment coordonnée de Jacques des Courtils et Marc Saboya que nous avons avec un très grand plaisir assisté jeudi dernier 26 février à l’Académie de Bordeaux sur le sujet fort bien détaillé ainsi qu’argumenté des difficultés d’exploitation dans l’architecture en France au XIXe siècle, notamment de la part du brillant architecte Jacques-Ignace Hittorff (Cologne, 20 août 1792 – Paris, 25 mars 1867), des découvertes archéologiques assez récentes alors de la polychromie telle qu’elle avait existé, et même régné, en architecture, ainsi que dans la statuaire, dans la Grèce antique – qui devient romaine (!) à la défaite d’Actium, en 31 avant Jésus-Christ…

    …

    La conférence liminaire de Jacques des Courtils, avec sa très grande aisance au micro face à son choix tout à fait excellent de très éclairantes diapositives d’éléments de polychromie présents dans l’architecture – ainsi que la statuaire, aussi – grecque de l’antiquité, notamment au temple B, dit aussi d’Empédocle, à Sélinonte, en Sicile, ainsi qu’aux deux temples dits d’Aphaia dans l’île d’Égine, en face d’Athènes, ou encore au petit temple du Trésor de Siphnos à Delphes,, ainsi que les explications clarissimes et élégantes de celui-ci concernant l’histoire complexe – et la géographie : la Grèce, occupée par l’empire ottoman à la suite de la chute de l’empire byzantin en 1453, est longtemps demeurée très peu accessible et donc non explorée méthodiquement par les chercheurs archéologues, avant Missolonghi, en 1926, et l’indépendance de la Grèce au XIXe siècle… – de l’archéologie de terrain en particulier en Grèce, Jacques des Courtils s’appuyant au passage de son exposé sur les analyses très pédagogiques de Philippe Jockey en ses ouvrages »Le mythe de la Grèce blanche : histoire d’un rêve occidental » et « L’archéologie«  – tous deux disponibles en librairie – ;

    la conférence liminaire de Jacques des Courtils, donc, a constitué l’excellent socle propédeutique, lumineux, de l’exposé très précis et fourni, passionnant, et excellemment illustré lui aussi, de Marc Saboya sur les tentatives délicates, et le plus souvent infructueuses, de l’architecte Hittorff – cf le catalogue de l’exposition à lui consacrée au Musée Carnavalet (20 octobre 1986 – 4 janvier 1987) : « Hittorf, un architecte du XIXe siècle« … – pour faire accepter au public très rétif de son époque l’introduction de la polychromie en architecture ; avec, par exemple, les mésaventures advenues à ses audaces du portique de l’église Saint-Vincent-de-Paul, à Paris…

    …

    C’était un peu avant les succès assez iconoclastes, au début, de mouvements picturaux favorables à la couleur tels que l’impressionnisme ou le fauvisme ; puis ceux de l’architecture au XXe siècle de Le Corbusier (1887 – 1965) ; ou du triomphe de la couleur chez Matisse (1869 – 1954), pour ne prendre que quelques exemples…

    …

    Et pour ma part, j’adore les couleurs…

    …

    D’excellentes questions ont suivi cette passionnante double conférence, notamment celles concernant l’origine géographique des couleurs employées – par exemple le très précieux lapis lazuli originaire d’Afghanistan… – , et leur capacité de résistance aux usures du temps…

    …

    Ce samedi 28 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa