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  • Simplement apprécier le beau pianisme de Nikolai Lugansky en son CD « Robert Schumann – Fantasie Op. 17 – Carnival Scenes from Vienna – Humoreske »…

    C’est en toute ingénuité et quasi innocence – pour ne pas dire incompétence, faute d’assez de culture schumannienne… – que j’apprécie le jeu sensible, ouvert et varié, et sans esbroufe de Nikolai Lugansky dans le CD Harmonia Mundi HMM 902753 « Lugansky – Schumann«  – enregistré  à Dobbiaco-Toblach du 26 au 28 mai 2025 – qu’il vient de consacrer au goût vif de la fantaisie – hérité de Theodor Amadeus Hoffmann et Jean-Paul Richter –  de Robert Schumann (1810 – 1856) dans un choix de pièces où celui-ci s’y adonne tout spécialement : la « Fantasie » Op. 17 (de 1836) – admirez-la ici en cette vidéo d’un concert donné à Moscou le 10 octobre 2024 (32′ 25) – , l’ »Humoreske » Op. 20 (de 1839) et le « Carnaval de Vienne » Op. 26 (de 1839 aussi)…

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    Et je me permets, en toute simplicité, de me référer ici à l’article plus expert de Jean-Charles Hoffelé intitulé « Retour à Schumann » de son site Discophilia, en date du 10 février dernier…

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    RETOUR À SCHUMANN

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    Parmi les merveilles révélées dans le coffret des inédits de Radu Lupu – cf mon article « S’émerveiller à quelques inédits du grand Radu Lupu réunis en un coffret de 6 CDs « Radu Lupu – The unreleased recordings Decca Masters and Radio Tapes 1970-2002 », dont les sublimes Quatuors avec Piano K. 478 et K. 493 de Mozart par le Tel Aviv String Quartet avec Radu Lupu au piano, en 1976… » en date du 16 décembre 2024… – , un prodigieux Carnaval de Vienne ouvrait des espaces poétiques que je n’y avais guère aperçus jusque-là. La proposition si subtile de Nikolai Lugansky n’en est pas si éloignée, mouvement vif et apartés secrètes, clavier qui chante tout du long, rien qui pèse – voilà !

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    Quel art !, qui éclate à plein dans les ombres, les replis, les abandons de ce chef-d’œuvre absolu du piano de Schumann, la grande Humoreske que Radu Lupu justement chérissait tant. Nikolai Lugansky en laisse perler l’incipit – plage 9 de ce CD – si Waldszenen, merveille qui dit tout de son art de timbrer sans appuyer, de laisser chanter les voix qui se répondent, ce jeu à deux mains est tout simple, mais le rendre touchant à ce point… – voilà, voilà…

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    Le disque s’ouvre par la Fantaisie. L’œuvre a toujours comporté une verrue à mes oreilles : ce Mässig – plage 2 de ce CD – dont Nikolai Lugansky ôte toute pompe, du moins sous ses doigts je peux l’entendre pour mieux m’immerger dans ce Finale beau à serrer le cœur, où le boisé de son subtil Steinway peint des sfumatos inoubliables, faisant croire qu’on tient là le plus beau disque de l’artiste – voilà, voilà…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Robert Schumann
    (1810-1856)

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    Fantaisie en ut majeur, Op. 17
    Faschingsschwank aus Wien, Op. 26
    Humoreske, Op. 20

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    Nikolai Lugansky, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM 902753
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    Photo à la une : le pianiste Nikolai Lugansky –
    Photo : © Nikita Larionov

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    Très simplement…

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    Ce samedi 14 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Bravo, bravissimo ! le jubilatoire CD « Recto/Verso » de l’ensemble Sarbacanes, notamment, mais pas que, dans des arrangements, par le corniste Félix Roth, pour Octuor à vents d’œuvres de Schubert et Mozart, pour l’inventif et original label Oktav Records de Samuel Hengebaert : une superbement jouissive réalisation…

    Je dois d’abord avouer mon extrême dilection depuis toujours pour l’Harmoniemusik, tout spécialement chez Mozart, avant d’exprimer ici ma totale admiration-délectation pour le jubilatoire CD Oktav Records « Recto/Verso – Schubert -Mozart » de l’Ensemble Sarbacanes – enregistré à Jujurieux (Ain) du 14 au 17 octobre 2024  – , composé des 2 hautbois de Gabriel Pidoux et Neven Lesage, 2 bassons d’Alejandro Perez Marin et Florian Gazagne, 2 clarinettes de Roberta Cristini et Arthur Bolorinos, 2 cors de Félix Roth et Alessandro Orlando, avec l’adjonction de la contrebasse de Lilas Réglat,

    dans, pour la plupart des œuvres choisies ici, des transcriptions, la plupart  – Marche militaire Op. 51 D. 733 n°1 en ré majeur, Ouverture de Fierrabras D. 796, Ein klein Trauermusik D. 79 de Schubert, Ave verum K. 618 de Mozart – sont du corniste Félix Roth – sauf pour le Rondo à la turque K. 331 de Mozart, qui est de Carl Andreas Göpfert –, à part, bien entendu, l’Octuor à vent D. 72 de Schubert et la Sérénade en do mineur K.388 de Mozart :

    une pure jouissance sonore – quels instruments ! et quels instrumentistes ! – et bien sûr musicale !!!

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    Je retrouve ici  – cf ici cette brève mais éloquente vidéo de présentation de l’album (d’une durée de 2′ 16) par le corniste Félix Roth et la contrebassiste Lilas Réglat – l’inénarrable plaisir de pure allégresse que me donne par exemple, en ce répertoire de musiques pour vents – et plus précisément ici, avec l’ensemble Sarbacanes en ce CD « Recto/Verso« , pour Octuors à vents très en vogue en la musique de la fin du XVIIIe siècle à Vienne –  la collection des très heureux CDs de l’Ensemble Zefiro du magnifique Alfredo Bernardini...

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    Bravo ! Bravissimo !!!

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    Et un spécial merci, au passage, à Samuel Hengebaert, l’inventif maître d’œuvre de ce décidément passionnant label Oktav Records  ;

    qui a édité en 2024 un précédent CD « Pyrotechnies – Vivaldi – Haendel – Zelenka » de cet excellent Ensemble Sarbacanes ; lequel avait auparavant publié, en 2019, un tout premier CD d’Ouvertures pour vents de Telemann, chez le label Initiale : 2 CDs que je vais donc chercher à me procurer dare-dare, concernant des compositeurs, et un genre de musique, que je porte personnellement au pinacle, et cela depuis très longtemps :

    des musiques de joie ;

    et je renvoie ici à mon précieux et très commode article récapitulatif du 1er août 2021 « Le plaisir de picorer à loisir parmi mon choix de 106 « musiques de joie »…« …

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    Ce « vivant, pétillant et profond » – dixit très justement Lilas Réglat – CD « Recto/verso – Schubert – Mozart » du label Oktav Records est un Diapason d’or du mois de janvier 2026,

    et c’est l’article, fort bienvenu, de ce numéro de janvier 2026 du magazine Diapason, à la page 86, sous la plume de Bertrand Hainaut, qui me l’a fait connaître et désirer écouter,

    pour ma parfaite réjouissance…

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    Ce jeudi 12 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’art rare de la biographie de René de Ceccatty (suite) : un tout simplement merveilleux « Les Trois vies d’Hector Bianciotti », ou le portrait riche et subtil, à triple facettes au moins, d’un ami proche et discret, ou du moins sélectif en les trois volets de sa propre autobiographie ; ou l’admirable récit de vérité de vies faites de rencontres étroitement imbriquées, intriquées…

    L »ami René de Ceccatty vient de me faire adresser par les Éditions Séguier son tout nouveau « Les Trois vies d’Hector Bianciotti«  – Hector Bianciotti : Colchin Oeste (Argentine), 18 mars 1930 – Paris 16e, 12 juin 2012 – . qui paraitra en librairie le 19 février prochain…

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    Et dès ce mardi 10 février, je viens de savourer, avec la plus grande gourmandise et délectation, ma toute première lecture de son premier grand chapitre, pages 13 à 176, intitulé « Vie objective d’Hector Bianciotti« , et qui s’efforce, sans rien trahir de secrets ou non-dits un peu délicats, de retracer, le plus factuellement – pour ce qu’on peut, en recherchant, avec le recul du temps, en découvrir, mais aussi le révéler, sans trahir la confiance de l’ami hyper généreux et modeste disparu… – possible, le très complexe parcours de vie, depuis son enfance pauvre en Argentine (1930 – 1955), son passage – très difficile, miséreux, de survie précarissime… – par l’Italie et l’Espagne (1955 – 1960), et puis sa vie (1960 – 2012) – de beaucoup de services éditoriaux et journalistiques, et pas seulement d’écrivain magnifique qu’il réussit aussi et surtout à devenir … – en France et à Paris…

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    Hector Bianciotti fut en effet très sélectif en sa propre autobiographie – partielle, avec des trous importants sur certaines périodes de sa vie, ainsi que sur certaines de ses activités, jugées moins dignes d’être narrées, et sur certaines personnes selon divers critères : le focus dépendant des choix (d’écrivain) de son récit en chacun de ces trois livres… – en trois volumes : « Ce que la nuit raconte au jour » (1992), « Le pas si lent de l »amour » (1995) et « Comme la trace de l’oiseau dans l’air » (1999)…

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    Le travail biographique de René de Ceccatty est une fois encore – après ses magnifiques « Violette Leduc » (1994), « Pasolini » (2005), « Maria Callas » (2009), « Alberto Moravia » (2010), « Elsa Morante » (2018), « Serge Tamagnot«  (2025) ; sans oublier son passionnant (!) « Mes Argentins de Paris«  (2014) ; ni, forcément, sa transcendantissime (!!!) autobiographie « Enfance, dernier chapitre » (2017) : cf mon article « Lire, vraiment lire, ce chef d’oeuvre qu’est « Enfance, dernier chapitre », de René de Ceccatty » en date du 12 décembre 2017 (avec aussi  ce lien au podcast  de notre entretien sur ce merveilleux livre, qui eut lieu au Studio Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux le 27 octobre 2017…  – admirable de délicatesse, à l’égard de la personnalité lumineuse de délicatesse – voilà, voilà ! – et d’immense générosité – un trait majeur et dominant de sn caractère – , mais trop souvent très durement blessée en son parcours de vie difficile – son « destin« , disait-il… – , de celui qui a été un ami qui l’a très généreusement aidé de manière totalement désintéressée en sa carrière éditoriale et journalistique, à lui aussi : de janvier à décembre 1987, René de Ceccatty est l’assistant d’Hector Bianciotti chez Gallimard…

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    On lira aussi avec grand profit la très précise et commode « Chronologie d’Hector Bianciotti » située aux pages 506 à 524 de cet admirable « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« …

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    Et en attendant bien sûr ma lecture du très important aussi chapitre suivant (pages 177 à 264) : « Vie subjective d’Hector Bianciotti« ,

    c’est-à- dire « le point de vue personnel » – d’ami – de René de Ceccaty sur l’ami très proche et constamment fidèle qu’a été pour lui Hector Bianciotti, « dans la mesure où notre rencontre a eu des conséquences importantes sur mon existence professionnelle, intellectuelle et intime« , ainsi que prend soin de l’exprimer René de Ceccatty à la page 12, en l’Avant-Propos de son livre  – intime aussi, en effet,, avec l’épisode de la rencontre suivie des « neuf années – 7 septembre 1993 – 7 septembre 2002, très précisément – que dura la liaison«  de René de Ceccaty avec Christian Py, devenu le personnage de « Hervé » dans les 5 livres, magnifiques, que lui a consacrés René de Ceccatty : « Aimer«  (1996), « Consolation provisoire » (1998), « L’Éloignement » (1999), « Fiction douce«  (2000) et « Une Fin » (2004) ; c’est en effet Hector Bianciotti qui les avait fait se rencontrer ; et ces 5 récits, suivis, de René de Ceccatty constituent sans conteste un des sommets de son œuvre à lui, d’écrivain majeur…

    Cf ce que rapporte René de Ceccatty aux pages 205 à 224, notamment, de ce « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« …

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    Nos vies sont faites de rencontres, qu’elles soient amicales ou amoureuses, imbriquées, intriquées…

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    Et sur l’amitié, je relève ces mots-ci d’Hector Bianciotti, prononcés le 2 février 1989, et rapportés ici à la page 158 :

    « J’ai survécu – voilà ! – grâce à l’amitié – voilà, voilà ! Ma vie a été très difficile – réellement – , mais j’ai été sauvé – voilà ; et à diverses reprises, et en divers endroits – par l’amitié – de plusieurs. D’individu à individu, il peut – vraiment – y avoir de l’estime, de la fidélité, tout ce qui est de l’ordre de l’amitié, une profonde solidarité : on peut savoir – vraiment… – qu’on ne trahira jamais cet ami, et qu’il ne nous trahira jamais. »

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    Et Hector Bianciotti d’ajouter aussitôt :

    « Mais quant au mot « amour, ii implique presque toutes les possibilités de l’être, une quasi possibilité d’absence à soi-même. Et cela c’est impossible. L’enfer n’est pas de ne pas être aimé, mais de se rendre compte qu’on n’est pas capable d’aimer. Le seul amour est la mère, il faut oser le dire aujourd’hui. C’est d’ailleurs un amour qui s’exprime à contretemps. Il n’y a pas d’amour sur Terre. C’est une terrible souffrance – voilà !

    Il y a la passion, elle sert au devenir de l’espèce, mais l’amour n’existe pas« …

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    Un travail de biographie tout à fait passionnant, car il sait creuser loin et profond, avec une infinie permanente délicatesse de vérité.

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    Ce mardi 10 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir le CD « Artemisia » de l’Ensemble Agamemnon dirigé par le cornettiste François Cardey, un récital d’émouvantes œuvres musicales de l’Italie baroque en l’honneur d’Artemisia Gentileschi (1593 – 1656), peintre marquante du Seicento : un très beau CD de l’inventif label Seulétoile……

    Le CD Seulétoile SE 14 « Artemisia«  – enregistré à Saint-Amant-de-Boixe du 29 avril au 4 mai 2024 – de l’Ensemble Agamemnon dirigé par le cornettiste François Cardey, et avec la soprano Amandine Trenc – en voici une judicieuse vidéo de présentation, de 4′ 56 – , est à la fois très intéressant et très beau, par le répertoire qu’il arpente et incarne pour nous ici au disque,  constitué d’œuvres des compositeurs Giovanni Battista Fontana (1589 – 1630), Lucretia Orsina Vizana (1590 – 1662), Orazio Tardini (1602 – 1677), Salomone Rossi (1570 – 1630), Domenico Mazzocchi (1592 – 1665), Girolamo Frescobaldi (1583 – 1645), Francesca Caccini (1571 – 1640), Ippolito Tartaglino (1535 – 1582), Orlando di Lasso (1532 – 1594) et Alessandro Grandi (1590 – 1630), toutes en rapport avec la remarquable peintre Artemisia Gentileschi (Rome, 8 juillet 1593 – Naples, ca. 1656)…

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    Sur ce CD original – de l’imaginatif et créatif label Seulétoile d’Alice Julien-Laferrière – ,

    consulter l’article de Cécile Glaenzer intitulé « L’ensemble Agamemnon dans un programme de musiques caravagesques« , paru sur le site de ResMusica le 14 janvier 2026, qui me l’a fait découvrir et rechercher, goûter et apprécier…

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    L’ensemble Agamemnon dans un programme de musiques caravagesques

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    Les pièces vocales et instrumentales choisies par le cornettiste  et son ensemble illustrent les peintures les plus marquantes d’ et mettent en musique l’art du clair-obscur caractéristique de la peinture baroque.

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    Trois figures féminines issues des Ecritures parcourent l’œuvre picturale d’ : la Vierge Marie, l’infortunée Susanne et la repentie Marie de Magdala, qui ont également inspiré la production musicale de la première moitié du Seicento italien – voilà ! Ce sont elles que l’on retrouve dans les pièces vocales de ce programme, en alternance avec des pièces instrumentales de la même époque, dont le cornet et le violon se partagent la déclamation. Il est tout à fait dans l’air du temps de s’intéresser à cette artiste, victime d’un viol dans sa jeunesse – voilà ! – et qui s’identifie pour cela à la chaste Susanne surprise au bain par les vieillards lubriques ; le musée Jacquemart-André a récemment consacré une grande rétrospective à celle qui est devenue malgré elle une icône féministe. Le livret abondamment illustré qui accompagne le disque donne la parole à une historienne de l’art (Anne Delage) pour un portrait de cette artiste qui s’inscrit dans la lignée des peintres caravagesques.

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    Créé en 2015 par le cornettiste , l’ se consacre aux répertoires italien et germanique du XVIIᵉ siècle. Il s’attache à faire découvrir des pièces  oubliées, en tissant des liens thématiques avec la littérature, la poésie, les arts plastiques et les cinq sens plus généralement. Comme ce que nous donne à voir la peinture de cette époque, le répertoire baroque italien décrit les émotions humaines – les passions… – en se basant sur les contrastes. Pour illustrer l’histoire malheureuse de Susanne et les vieillards, la cantate Susana combattuta de occupe la partie centrale du programme – oui : 13′ 14 – et nous offre une véritable scène d’opéra, où la voix bien timbrée de la soprano exprime les affects les plus variés. Pour Marie-Madeleine en extase, il est fait appel à un motet très virtuose d’, puis c’est à nouveau Mazzocchi qui illustre les larmes de la sainte au pied de la croix. Ce Lagrime amare d’une grande sensualité est riche d’incroyables chromatismes – oui – , et la voix glisse sur des inflexions microtonales d’un effet saisissant. Les musiques vocales mariales d’, Lucretia Vizzana et sont plus sages et pleines de tendresse. Mais ce sont les épisodes instrumentaux, où le violon d’ et surtout le cornet de font assaut de virtuosité, qui nous réjouissent le plus, et en particulier les diminutions au cornet sur la chanson « Susane un jour » d’. Après l’ombre des sentiments tourmentés apparaît la lumière de l’espérance.

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    Artemisia. Œuvres de Giovanni Battista Fontana (1589-1630), Lucrezia Orsina Vizzana (1590-1662), Orazio Tarditi (1602-1677), Salomone Rossi (1570-1630), Domenico Mazzocchi (1592-1665), Girolamo Frescobaldi (1583-1645), Francesca Caccini (1571-1640), Ippolito Tartaglino (1535-1582), Orlando di Lasso (1532-1594), Alessandro Grandi (1590-1630). Amandine Trenc, soprano. Ensemble Agamemnon, cornet et direction artistique François Cardey. 1 CD Seulétoile. Enregistré en mai 2024 à Saint-Amant-de-Boixe. Notice de présentation en français. Durée : 60:27

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    Un programme tout à la fois beau et très intéressant.

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    Ce dimanche 8 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa