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  • Une troisième mise en bouche pour aborder du mieux possible l’écoute attentive du coffret « Louis Couperin » de 10 CDs de Jean Rondeau : aujourd’hui le CD « Le clavecin de Louis XIV – Tome I : La gloire du Soleil » de Brice Sailly (enregistré en juillet 2024 à l’Abbaye de Royaumont)…

    Troisième mise en bouche, donc, pour aborder du mieux possible l’écoute des 10 CDs du coffret Erato « Louis Couperin – the complete works« , de Jean Rondeau :

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    après l’écoute du CD Ricercar RIC 427 « Mr Couperin – Louis, Charles, François Ier – Pièces de clavecin » de Brice Sailly – cf mon article du 23 novembre dernier « En prélude à une re-découverte approfondie de l’oeuvre musical de l’immense Louis Couperin, écouter le CD « Mr Couperin – Louis, Charles, François Ier – Pièces de clavecin » de Brice Sailly : une excellente mise en bouche pour percevoir à nouveaux frais un compositeur de génie…« … – ,

    et après l’écoute du CD L’Encelade ECL 1901 « Blanccrocher : L’Offrande – Froberger, Couperin, Dufaut, Gaultier » de Pierre Gallon – cf mon article du 26 novembre « Une seconde superbe mise en bouche à mon approche du coffret de 10 CDs que Jean Rondeau consacre à sa mise à l’honneur de l’œuvre musical de Louis Couperin : le CD « Blancrocher : L’Offrande – Froberger – Couperin – Dufaut – Gaultier » de Pierre Gallon (en 2019), d’une délicatesse infinie… « … -,

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    voici maintenant l’écoute, de ce même Brice Sailly, du CD Château de Versailles Spectacles CVS 166 « Le clavecin de Louis XIV The I : La gloire du Soleil » – enregistré du 7 au 9  juillet 2024 à l’Abbaye de Royaumont…

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    Et je relève que si Brice Sailly et Pierre Gallon ont été les élèves de mon amie l’excellente Élisabeth Joyé, Jean Rondeau, lui, a été l’élève de Blandine Verlet…

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    Ce samedi 29 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Mot de remerciement-gratitude à Concetta Cavallini pour sa lumineuse intelligence ultra-sensible de Montaigne en sa magnifique conférence d’hier après-midi à l’Académie de Bordeaux, en conclusion-apothéose du mois Montaigne 2025 à Bordeaux

    Chère amie montanienne, chère Concetta,
     
    En vous remerciant à nouveau et très chaleureusement pour votre merveilleuse conférence montanienne « La mort chez Montaigne : préméditation ou expérience ? » d’hier après-midi dans les beaux salons de l’Académie de Bordeaux – vous êtes magnifiquement allée au fond des choses !.. – ,
     
    et à propos du refus de simplement « passer le temps » de Montaigne, et son ultime mot fondamental de « cultiver la vie » en son final « De l’expérience » (Essais, III, 13),
    et en toute modestie forcément de ma part,
     
    voici sur mon blog encherchantbien.fr mon article du 26 février 2025 :
    dans lequel je cite les deux passages si puissants de cet essai testamentaire si positif de Montaigne !
     
    La question de l’usage du temps de la vie est au cœur de mon regard philosophique existentiel personnel…
    Et Montaigne en est une très éminente boussole…
     
    Ainsi qu’aussi en mon commode récapitulatif de vidéos et podcasts d’entretiens enregistrés (en date du 29 avril 2025) :
    voici un lien à la vidéo de mon entretien avec mon ami montanien lui aussi Bernard Sève à propos de son magistral Les Matériaux de l’art (60′), en date du 14 janvier 2025 à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux…
     
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    Comme je vous l’ai brièvement évoqué hier soir, Montaigne est LE voisin de mon enfance sur les bords de la belle Dordogne, puisque nous allions à pieds de chez nous, à Castillon-la-Bataille où mon père était médecin, jusqu’au château de Montaigne, et sa magique tour, dont j’ai gravi maintes fois l’escalier…
     
    Et s’il vous reste encore un peu de patience (et diligence),
    voici encore un lien à cet article-ci, en date du 26 février 2025 :
    à un moment où je réfléchissais à une sorte d’ébauche de CV pour, à la demande de mon ami Joël Dehais, l’actuel président de l’Académie de Bordeaux, satisfaire à ce passage obligé du CV à présenter à une candidature (si improbable !) à un siège à l’Académie de Bordeaux (en manque de philosophes…), de la part de quelqu’un qui déteste et les titres et l’auto-promotion…
     
    Francis Lippa
    vice-président (eh oui !) de la Société de Philosophie de Bordeaux
     
    P. s. :
     j’aimerais pouvoir lire et relire le texte de votre mervelleuse conférence d’hier soir, qui va si loin dans l’intelligence sensible de lecture de ce que Montaigne (voyage en Italie compris) nous a laissés…
    J’ai beaucoup apprécié aussi vos remarques orales, en réponse à divers interlocuteurs, sur l’importance de la diversité des lectures (et lecteurs !) de Montaigne, notamment en fonction des âges de la vie, et des « expériences » de chacun : ce mot si montanien (comme celui d’ « essai ») figurant aussi dans le titre même de votre conférence…
    Vous avez été lumineuse.
    …
     
    J’ajoute in extremis encore ceci, extrait de l’article inaugural de mon blog encherchantbien.fr en date – déjà ! – du 3 juillet 2008 dans lequel j’énonçai ce que serait ce blog ouvert ce jour-là à la demande de la librairie Mollat :
    et qui comportait ce passage montanien éminemment crucial :
     
    …

    J’évoquerai l’ombre tutélaire et protectrice (depuis un 13 septembre 1592)
    – l’ombre “amie” –
    de Montaigne,
    et l’humour infini – “tant qu’il y aura(it) de l’encre et du papier” ; ainsi qu’”à sauts et à gambades” –
    de ce merveilleux (et humble) essayeur gascon ;

    Montaigne
    – le maître (sans disciple),
    dans les couloirs limpides du labyrinthe duquel
    (à qui consent de jouer – en « diligent lecteur » tout de même ! – à l’y suivre, ou plutôt ac-compagner, et converser avec !..)
    introduit lumineusement le récent livre, indispensable, de Bernard Sève, “Montaigne. des règles pour l’esprit” (aux PUF en octobre 2007) –

    Montaigne “fondant”
    – au participe présent du verbe “fonder” – ,
    et sans le moins du monde le chercher,
    par la seule grâce (et autorité
    – non didactique, loin de la chaire et du moindre “titre”) de son espiègle exemple
    cf le défi à “l’indiligent lecteur” : “Quitte mon livre !” – ;

    Montaigne « fondant » donc
    – sans rien « fonder » –
    ce qui va tout aussitôt,
    et en Angleterre d’abord (où “il” est aussitôt traduit),
    devenir un genre, et littéraire, et philosophique
    – lui ne les disjoint certes pas !
    ou plutôt “il” n’est pas, lui, Montaigne, dans (dedans, enfermé dans) les “genres”,
    tant son génie mutin et facétieux
    en même temps qu’il n’y a – vraiment pas ! – plus sérieux ni grave,
    est, “à sauts et à gambades”, trans-genres – ;

    Montaigne “fondant”, donc,
    pour dorénavant en quelque sorte, si j’ose dire
    – lui n’en sait fichtre rien ! et combien s’en rirait ! -,
    “fondant”,
    si l’on y tient,
    l’”essai”
    – lui ne disant (et c’est la chose même !) qu’“essais“,
    au pluriel et sans article
     –
    tel, ou tels, par exemple, ceux, très vite (dès 1597),
    ceux de Francis Bacon :
    celui (1561-1626) du tournant du XVIIème siècle élisabéthain,
    pas le génie tourmenté – pictural – , et sublime, du siècle qui vient de passer (1909-1992, pour cet autre),
    un des « fondateurs », ce Bacon de Verulam là, philosophe et politique (« chancelier d’Angleterre« ),
    par l’”essay“, donc,
    de la “méthode expérimentale” du connaître (qui est un juger)…

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    Ce vendredi 28 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le détonant CD « Gypsy Melodies » du Talich Quartet : une nouvelle reconnaissance de la verve virtuose si ardente des Talich en un répertoire très épatant…

    Comme en renfort à ma reconnaissance admirative de ce que, le 17 septembre dernier, en mon article « Amour de la Bohème (II) : les sublimes « Gypsy Melodies » du Talich Quartet, Dvorak, Janacek, Bartok, etc. : une fête !..« , je qualifiais très évidemment de « fête !« ,

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    voici que ce lundi 24 novembre 2025, sur son site Discophilia, en un article intitulé « Kaléidoscope« , Jean-Charles Hoffelé vient comme confirmer l’admiration portée à ce splendide CD La Dolce Volta LDV 129 « Gypsy Melodies » par le Talich Quartet – enregistré à Ceské Budejovice les 24-25 février et 29-30 juillet 2024.

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    KALÉIDOSCOPE

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    Les quatre arrangeurs – Jiri Kabat, Miroslav Kolacia, Tomas Ille et Alexej Asiamas – sont les héros discrets d’un disque détonant – voilà ! – , où le cymbalum de Ľubomír Gašpar convoque tour à tour la nostalgie de la puszta et les envols des danseurs de village, les Talich se régalant – oui ! – de ce voyage balkanique où les mélodies de Georges Boulanger – Ghita Bulencea – ne parviennent pas à faire hiatus : sa Chanson tzigane rappelle sa roumanité.

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    Merveille, les Chants tziganes – Op. 54, B. 104 – de Dvořák si savoureusement repris par la plume de Jiří Kabát, chez Janaček une poésie supplémentaire qui emplit les Chansons de poésie morave montre quels raffinements, quelles élégances ils mettent derrière le brio, même pour le spumante de l’œuvre de Grigoraș Dinicu – 1889 – 1949.

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    Le plus étonnant, et à vrai dire la perle – oui ! – de cet album irrésistible – absolument – sera le cahier des Danses populaires roumaines – Sz. 56 – où Béla Bartók herborise les rythmes et les mélodies de la Transylvanie, quasi coda d’un voyage où l’émotion le dispute à l’effervescence – voilà ! – , rappelant la verve virtuose si ardente – voilà, voilà ! – des Talich.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Gipsy Melodies

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    Antonín Dvořák (1841-1904)
    Mélodies tsiganes, Op. 55,
    B. 104 (version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

    Duos moraves, Op. 32, B. 62
    (2 extraits : Nos. 11, 4 ; version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

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    Leoš Janaček (1854-1928)
    Poésie populaire morave mise en mélodies, JW 5/2 (extraits : Nos. 27, 18, 14, 1, 2, 25, 7, 19, 44, 36, 5, 46, 51, 52, 39, 17, 8, 45, 50 ; version pour quatuor à cordes : Jiří Kabát)

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    Béla Bartók (1881-1945)
    Danses populaires roumaines, Sz. 56 (version pour quintette à cordes et cymbalum : Jiří Kabát)

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    Georges Boulanger (1837-1891)
    Sérénade tzigane (version pour quintette à cordes : Tomáš Ille)
    Avant de mourir (version pour quintette à cordes et cymbalum : Tomáš Ille)

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    Grigoraș Dinicu (1889-1949)
    Hora Mărţişorului (version pour quintette à cordes et cymbalum : Tomáš Ille)

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    Ivan Vasiliev (ca. 1810-ca. 1870)
    Deux guitares (version pour quintette à cordes et cymbalum : Alexej Aslamas)
    +
    It’s Morning
    Let’s Go Home
    When I Was a Little Boy I Told You
    And I Have (version pour quatuor à cordes : Miroslav Kolacia)

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    Quatuor Talich
    Filip Herák, contrebasse
    Ľubomír Gašpar, cymbalum

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    Un album du label La Dolce Volta LDV 129
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    Photo à la une : les musiciens du Quatuor Talich –
    Photo : © Radek Kalhous

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    Une fête !!!

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    Ce lundi 24 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La plénitude lumineuse de Gaia Sokoli en ses CDs Fanny Mendelssohn, en excellente disciple qu’elle est du meilleur interprète au piano de Felix Mendelssohn : Roberto Prosseda…

    C’est la lumineuse plénitude de Gaia Sokoli – née le 16 mai 1998 à Erba – en ses CDs Fanny Mendelssohn « Piano Sonatas » – Piano Classics PCL10187 , enregistré à Prato du 8 au 10 mai 2020 – et « Das Jahr«  – Piano Classics PCL10296 , enregistré à Prato les 4 mars, 9 et 20 mai 2023 – qui m’emplit ces jours de joie ;

    et j’y perçois l’excellente disciple que Gaia Sokoli est du meilleur interprète au piano de Felix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 9 novembre 1847), le frère cadet de Fanny (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847) : le magnifique Roberto Prosseda – Latina, 7 mai 1975… – ,

    auquel j’ai consacré de nombreux articles de mon blog encherchantbien.fr – par exemple celui-ci : « Ecouter une interprétation parfaite, par Roberto Prosseda, des Lieder ohne Worte, de Felix Mendelssohn« , en date du 3 mars 2018…

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    Écoutez-ici ce superbe « Das Jahr » de Gaia Sokoli…

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    Et aussi ici son « Fanny Mendelssohn – Piano Sonatas« , qui, déjà, m’avait marqué…

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    C’est, à deux siècles de distance, de la plénitude lumineuse même de l’écriture musicale de Fanny Mendelssohn que Gaia Sokoli nous offre la grâce de jouir ici et maintenant à son écoute enchantée…

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    Bref : tout ce qu’on peut attendre d’une interprétation musicale, au concert comme au disque…

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    P. s. :

    sur la très étroite proximité – musicale aussi ! – de Fanny et Felix Mendelssohn,

    jeter aussi un œil à mon article du 23 février dernier : « La délicate et délicieuse difficulté d’attribuer à l’oreille soit à Fanny soit à Felix Mendelssohn leurs merveilleux de poésie « Lieder für das pianoforte » et « Lieder ohne Worte » : le jubilatoire CD Alpha 1119 « Guess Who ? – Fanny et Felix Mendelssohn » de la magicienne Olga Pashchenko ; et la question de la singularité idiosyncrasique de ces magnifiques compositeurs à la jointure du classicisme éternel et du romantisme naissant…« … 

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    Ce mardi 18 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa