Catégorie : Histoire

  • A propos des difficultés d’exploitation-application dans l’architecture en France au XIXe siècle des découvertes archéologiques de la polychromie dans la Grèce antique : une lumineuse passionnante double conférence illustrée de Jacques des Courtils et Marc Saboya à l’Académie de Bordeaux jeudi 26 février dernier

    C’est à une lumineuse double conférence illustrée et excellemment coordonnée de Jacques des Courtils et Marc Saboya que nous avons avec un très grand plaisir assisté jeudi dernier 26 février à l’Académie de Bordeaux sur le sujet fort bien détaillé ainsi qu’argumenté des difficultés d’exploitation dans l’architecture en France au XIXe siècle, notamment de la part du brillant architecte Jacques-Ignace Hittorff (Cologne, 20 août 1792 – Paris, 25 mars 1867), des découvertes archéologiques assez récentes alors de la polychromie telle qu’elle avait existé, et même régné, en architecture, ainsi que dans la statuaire, dans la Grèce antique – qui devient romaine (!) à la défaite d’Actium, en 31 avant Jésus-Christ…

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    La conférence liminaire de Jacques des Courtils, avec sa très grande aisance au micro face à son choix tout à fait excellent de très éclairantes diapositives d’éléments de polychromie présents dans l’architecture – ainsi que la statuaire, aussi – grecque de l’antiquité, notamment au temple B, dit aussi d’Empédocle, à Sélinonte, en Sicile, ainsi qu’aux deux temples dits d’Aphaia dans l’île d’Égine, en face d’Athènes, ou encore au petit temple du Trésor de Siphnos à Delphes,, ainsi que les explications clarissimes et élégantes de celui-ci concernant l’histoire complexe – et la géographie : la Grèce, occupée par l’empire ottoman à la suite de la chute de l’empire byzantin en 1453, est longtemps demeurée très peu accessible et donc non explorée méthodiquement par les chercheurs archéologues, avant Missolonghi, en 1926, et l’indépendance de la Grèce au XIXe siècle… – de l’archéologie de terrain en particulier en Grèce, Jacques des Courtils s’appuyant au passage de son exposé sur les analyses très pédagogiques de Philippe Jockey en ses ouvrages »Le mythe de la Grèce blanche : histoire d’un rêve occidental » et « L’archéologie«  – tous deux disponibles en librairie – ;

    la conférence liminaire de Jacques des Courtils, donc, a constitué l’excellent socle propédeutique, lumineux, de l’exposé très précis et fourni, passionnant, et excellemment illustré lui aussi, de Marc Saboya sur les tentatives délicates, et le plus souvent infructueuses, de l’architecte Hittorff – cf le catalogue de l’exposition à lui consacrée au Musée Carnavalet (20 octobre 1986 – 4 janvier 1987) : « Hittorf, un architecte du XIXe siècle« … – pour faire accepter au public très rétif de son époque l’introduction de la polychromie en architecture ; avec, par exemple, les mésaventures advenues à ses audaces du portique de l’église Saint-Vincent-de-Paul, à Paris…

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    C’était un peu avant les succès assez iconoclastes, au début, de mouvements picturaux favorables à la couleur tels que l’impressionnisme ou le fauvisme ; puis ceux de l’architecture au XXe siècle de Le Corbusier (1887 – 1965) ; ou du triomphe de la couleur chez Matisse (1869 – 1954), pour ne prendre que quelques exemples…

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    Et pour ma part, j’adore les couleurs…

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    D’excellentes questions ont suivi cette passionnante double conférence, notamment celles concernant l’origine géographique des couleurs employées – par exemple le très précieux lapis lazuli originaire d’Afghanistan… – , et leur capacité de résistance aux usures du temps…

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    Ce samedi 28 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Barbara Strozzi (1619 – 1677), icône présente de la création musicale féminine en 3 récents CDs : « Barbara Strozzi – A portait in Five Acts – Duets for Two Sopranos », par Romina Lischka (enregistré en 2021), « Il Segreto delle Muse », par Raphael Garrido (enregistré en 2022), et « Virtuosissima Sirena – Barbara Strozzi », par Riccardo Doni (enregistré en 2024) ; ou une rafale de parutions discographiques à la gloire de la première grande compositrice amplement publiée par ses soins de son vivant…

    Barbara Strozzi (Venise, 6 août 1619 – Padoue, 11 novembre 1677) – et élève à Venise de Francesco Cavalli (Crema, 14 février 1602 – Venise, 14 janvier 1676) : mais Barbara Strozzi n’a pas composé, elle, d’opéras ; seulement des airs, madrigaux, et cantates … – ,  constitue présentement une icône pionnière, aujourd’hui multi-célébrée, de la création musicale féminine, en 3 récents intéressants CDs consacrés à sa gloire :

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    _ « Barbara Strozzi – A portait in Five Acts – Duets for Two Sopranos« , un CD cpo  555 510-2 dirigé par Romina Lischka, avec Dorothee Mields et Hana Blazikova – enregistré à Brême du 14 au 17 août  2021 – ,

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    _ « Barbara Strozzi – Arie et Duetti – Il Segreto delle Muse« , un CD Pan Classics PC 10453 dirigé par Raphael Garrido, avec Florence Susant et Marie-Laure Coenjaerts  – enregistré à Montfrin du 21 au 27 novembre 2022 – ,

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    _ « Virtuosissima Sirena – Barbara Strozzi« , un CD Arcana A 589 dirigé par Riccardo Doni, avec Laura Catrani – enregistré à Vigevano, du 4 au 7 février 2024 – ; écoutez ici « La Vendetta« , Op. 9 n°1 (2′ 32) à la plage 3 de ce CD de Riccardo Doni,

    comme à la plage 19 du CD de Romina Lischka,

    et à la plage 11 du CD de Gabriel Garrido ;

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    soit une brillante rafale de parutions discographiques récentes à la gloire de la première grande compositrice amplement publiée, par ses soins, de son vivant : Barbara Strozzi…

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    Ce jeudi 26 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Elargir la focale sur la création de parfaits Madrigaux à la très raffinée cour des Este à Ferrare à la Renaissance : découvrir le « Quinto Libro » de « Madrigali a cinque voci » (Milan 1572) de Nicola Vicentino (1511 – 1577), interprété par l’Ensemble del Dipartimento di Musica Antica del Conservatorio di Vicenza, dirigé par Stefano Lorenzetti…

    C’est un vraiment passionnant CD Dynamic 8064 « Nicola Vicentino – Madrigali a cinque voci – Libro Quinto » – enregistré à Vicence en mai 2013 (et en mai 2024 pour cinq pièces instrumentales interprétées au clavecin : on remarquera les 11 années écoulées pour que puisse paraître enfin ce magnifique CD… – que vient nous offrir Stefano Lorenzetti, dirigeant l’Ensemble del Dipartimento di Musica Antica del Conservatorio di Vicenza, et présent aussi au clavecin, venant compléter très heureusement notre connaissance de la magnifique collection de sublimes Madrigaux ayant éclos à la Cour très raffinée des Este – dont le flamboyant duc Alfonso II d’Este (Ferrare, 1533 – Ferrare, 1597) – à Ferrare, à la Renaissance,

    avec cette superbe interprétation des 12 « Madrigali » du « Quinto Libro a cinque voci » – publié à Milan en 1572 – de Nicola Vicentino (Vicence, 1511 – Milan, 1576), élève d’Adrien Willaert (Rumbeke, ca 1470 – Venise, 1562), et actif à la cour des Este à Ferrare, où il influença Luzzasco Luzzaschi (Ferrare, ca 1545) – Ferrare, 1607) et Carlo Gesualdo (Venosa, 1566 – Gesualdo, 1613).

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    Nicola Vicentino étant plus célèbre jusqu’ici dans l »histoire de la musique pour son traité « L’antica musica ridotta alla moderne prattica » (Rome, 1555), ainsi que son invention d’un instrument, l’archicembalo, que pour son œuvre musicale elle-même, dont ne demeurent que ses Livres I (1546) et V (1572) de Madrigaux,

    comme le souligne l’excellent article de Denis Morrier à la page 93 du numéro n°752 du mois de février du magazine Diapason : « Grâce à sa diversité d’approches, cette réalisation trouve une place de choix dans une discographie par trop lacunaire » jusqu’ici…

    D’où l’incontestable très grand intérêt de ce CD qui nous permet d’accéder à l’écoute – très savoureuse – de la musique importante de ce compositeur crucial dans l’histoire de la musique si magnifique de la Renaissance, Nicola Vicentino.

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    Cf aussi les presque top riches ressources mentionnées dans mes articles « Ferrare, quand tu nous tiens… : Italo Calvino, Giorgio Bassani, Michelangelo Antonioni et l’ultra-raffinée civilisation ferraraise des Este : affinités et philiations… » du 16 décembre 2023 ; et « Une nouvelle merveille du Dionysos Now ! de Tore Tom Denys : le CD « Adriano 5 In memoriam Adriaen Willaert »… » du 29 juin 2024, issus de mon essai fouillé sur le chef d’œuvre ultime du ferrarais Michelangelo Antonioni (Ferrare, 1912 – Rome, 2007), le bouleversant « Al di là delle nuvole » (1995), mon « Cinéma de la rencontre : à la ferraraise _ ou un jeu de halo et focales sur fond de brouillard(s) : à la Antonioni« , rédigé en 2007, dont l’ouverture est accessible en mon article «  » du 26 octobre 2016…

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    Mais regardez ici cette trop brève vidéo de présentation (de 4’28) du CD « Nicola Vicentino – Madrigali a cinque voci – Libro Quinto« …

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    Une musique envoûtante…

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    Ce samedi 21 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’art rare de la biographie de René de Ceccatty (suite) : un tout simplement merveilleux « Les Trois vies d’Hector Bianciotti », ou le portrait riche et subtil, à triple facettes au moins, d’un ami proche et discret, ou du moins sélectif en les trois volets de sa propre autobiographie ; ou l’admirable récit de vérité de vies faites de rencontres étroitement imbriquées, intriquées…

    L »ami René de Ceccatty vient de me faire adresser par les Éditions Séguier son tout nouveau « Les Trois vies d’Hector Bianciotti«  – Hector Bianciotti : Colchin Oeste (Argentine), 18 mars 1930 – Paris 16e, 12 juin 2012 – . qui paraitra en librairie le 19 février prochain…

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    Et dès ce mardi 10 février, je viens de savourer, avec la plus grande gourmandise et délectation, ma toute première lecture de son premier grand chapitre, pages 13 à 176, intitulé « Vie objective d’Hector Bianciotti« , et qui s’efforce, sans rien trahir de secrets ou non-dits un peu délicats, de retracer, le plus factuellement – pour ce qu’on peut, en recherchant, avec le recul du temps, en découvrir, mais aussi le révéler, sans trahir la confiance de l’ami hyper généreux et modeste disparu… – possible, le très complexe parcours de vie, depuis son enfance pauvre en Argentine (1930 – 1955), son passage – très difficile, miséreux, de survie précarissime… – par l’Italie et l’Espagne (1955 – 1960), et puis sa vie (1960 – 2012) – de beaucoup de services éditoriaux et journalistiques, et pas seulement d’écrivain magnifique qu’il réussit aussi et surtout à devenir … – en France et à Paris…

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    Hector Bianciotti fut en effet très sélectif en sa propre autobiographie – partielle, avec des trous importants sur certaines périodes de sa vie, ainsi que sur certaines de ses activités, jugées moins dignes d’être narrées, et sur certaines personnes selon divers critères : le focus dépendant des choix (d’écrivain) de son récit en chacun de ces trois livres… – en trois volumes : « Ce que la nuit raconte au jour » (1992), « Le pas si lent de l »amour » (1995) et « Comme la trace de l’oiseau dans l’air » (1999)…

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    Le travail biographique de René de Ceccatty est une fois encore – après ses magnifiques « Violette Leduc » (1994), « Pasolini » (2005), « Maria Callas » (2009), « Alberto Moravia » (2010), « Elsa Morante » (2018), « Serge Tamagnot«  (2025) ; sans oublier son passionnant (!) « Mes Argentins de Paris«  (2014) ; ni, forcément, sa transcendantissime (!!!) autobiographie « Enfance, dernier chapitre » (2017) : cf mon article « Lire, vraiment lire, ce chef d’oeuvre qu’est « Enfance, dernier chapitre », de René de Ceccatty » en date du 12 décembre 2017 (avec aussi  ce lien au podcast  de notre entretien sur ce merveilleux livre, qui eut lieu au Studio Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux le 27 octobre 2017…  – admirable de délicatesse, à l’égard de la personnalité lumineuse de délicatesse – voilà, voilà ! – et d’immense générosité – un trait majeur et dominant de sn caractère – , mais trop souvent très durement blessée en son parcours de vie difficile – son « destin« , disait-il… – , de celui qui a été un ami qui l’a très généreusement aidé de manière totalement désintéressée en sa carrière éditoriale et journalistique, à lui aussi : de janvier à décembre 1987, René de Ceccatty est l’assistant d’Hector Bianciotti chez Gallimard…

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    On lira aussi avec grand profit la très précise et commode « Chronologie d’Hector Bianciotti » située aux pages 506 à 524 de cet admirable « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« …

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    Et en attendant bien sûr ma lecture du très important aussi chapitre suivant (pages 177 à 264) : « Vie subjective d’Hector Bianciotti« ,

    c’est-à- dire « le point de vue personnel » – d’ami – de René de Ceccaty sur l’ami très proche et constamment fidèle qu’a été pour lui Hector Bianciotti, « dans la mesure où notre rencontre a eu des conséquences importantes sur mon existence professionnelle, intellectuelle et intime« , ainsi que prend soin de l’exprimer René de Ceccatty à la page 12, en l’Avant-Propos de son livre  – intime aussi, en effet,, avec l’épisode de la rencontre suivie des « neuf années – 7 septembre 1993 – 7 septembre 2002, très précisément – que dura la liaison«  de René de Ceccaty avec Christian Py, devenu le personnage de « Hervé » dans les 5 livres, magnifiques, que lui a consacrés René de Ceccatty : « Aimer«  (1996), « Consolation provisoire » (1998), « L’Éloignement » (1999), « Fiction douce«  (2000) et « Une Fin » (2004) ; c’est en effet Hector Bianciotti qui les avait fait se rencontrer ; et ces 5 récits, suivis, de René de Ceccatty constituent sans conteste un des sommets de son œuvre à lui, d’écrivain majeur…

    Cf ce que rapporte René de Ceccatty aux pages 205 à 224, notamment, de ce « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« …

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    Nos vies sont faites de rencontres, qu’elles soient amicales ou amoureuses, imbriquées, intriquées…

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    Et sur l’amitié, je relève ces mots-ci d’Hector Bianciotti, prononcés le 2 février 1989, et rapportés ici à la page 158 :

    « J’ai survécu – voilà ! – grâce à l’amitié – voilà, voilà ! Ma vie a été très difficile – réellement – , mais j’ai été sauvé – voilà ; et à diverses reprises, et en divers endroits – par l’amitié – de plusieurs. D’individu à individu, il peut – vraiment – y avoir de l’estime, de la fidélité, tout ce qui est de l’ordre de l’amitié, une profonde solidarité : on peut savoir – vraiment… – qu’on ne trahira jamais cet ami, et qu’il ne nous trahira jamais. »

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    Et Hector Bianciotti d’ajouter aussitôt :

    « Mais quant au mot « amour, ii implique presque toutes les possibilités de l’être, une quasi possibilité d’absence à soi-même. Et cela c’est impossible. L’enfer n’est pas de ne pas être aimé, mais de se rendre compte qu’on n’est pas capable d’aimer. Le seul amour est la mère, il faut oser le dire aujourd’hui. C’est d’ailleurs un amour qui s’exprime à contretemps. Il n’y a pas d’amour sur Terre. C’est une terrible souffrance – voilà !

    Il y a la passion, elle sert au devenir de l’espèce, mais l’amour n’existe pas« …

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    Un travail de biographie tout à fait passionnant, car il sait creuser loin et profond, avec une infinie permanente délicatesse de vérité.

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    Ce mardi 10 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa