Catégorie : Histoire

  • Le tout récent merveilleux CD « Scarlatti – Händel » de Pierre Hantaï salué comme il le mérite…

    Hier même 10 novembre,

    à l’occasion de mon plaisir de célébrer les joies que procureur le splendide CD des « Grands Motets sur le Cantique des Cantiques » de Pierre Robert,

    que vient  de publier l’intéressant label Château de Versailles – Spectacles,

    …

    j’évoquais aussi, très brièvement, et au passage,

    en ajoutant, surtout que je ne manquerais pas d’y revenir bientôt _ cf mon article  _,

    le génie admirable de l’interprétation _ toujours (ou presque) si parfaitement juste, sans hystérie ni virtuosisme _ de l’ami Pierre Hantaï…

    …

    …

    Je ne croyais pas si bien dire,

    puisque l’article de ce jour de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia,

    joliment intitulé « Le Soir et le jour« ,

    vient saluer comme il le mérite ce splendide CD « Scarlatti – Händel« de Pierre Hantaï ;

    …

    et vient me donner l’occasion, justement, d’y revenir tout de suite…

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    Voici donc cet article :

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    LE SOIR ET LE JOUR

    Scarlatti et Haendel se croisèrent _  physiquement ; et musicalement… _ plusieurs fois, à Londres, à Venise, et à Rome où le cardinal Ottoboni les réunira le temps d’une joute _ célèbre _ de claviers. C’est que le jeune Haendel éblouissait autant par ses talents de claviériste, plus même à l’orgue qu’au clavecin, que ne le faisait ce diable de Scarlatti. Les destins de leurs œuvres se croisèrent _ oui _, au moment où Scarlatti abandonnait pour le seul clavecin de sa chère princesse portugaise _ Maria-Barbara : à Lisbonne, puis Séville, puis la cour de Madrid, une fois devenue reine d’Espagne… _ l’opéra dont il avait hérité la veine lyrique de son père Alessandro, Haendel délaissait son clavecin pour mettre tout son art au service de la scène. De tout cela, Gaëtan Naulleau, dans un texte épatant, nous conte _ pour le livret de ce CD _  le détail, contrepoint éclairant au disque où Pierre Hantaï réunit _ mais pas gratuitement… _ les deux objets de ses amours.

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    Voici enfin confrontés ces deux diables de l’instrument à cordes pincées. Pas forcément dans l’idée d’une joute comme l’avait voulue Ottoboni, chez lui _ Pierre Hantaï _ la virtuosité _ et très heureusement ! _ reste invisible, dès le grand geste qui ouvre l’Ouverture d’Il Pastor fido qu’il a transcrite à son propre usage, c’est le génie _ dramatique : et Händel en est un maestro… _ du théâtre qui paraît, nous entraînant dans un univers flamboyant _ oui : Hândel a, en effet, le génie d’enflammer…. La grande Suite en ré mineur apporte une touche de _ douce _ nostalgie française, sentiments mis en musiques ; les trois Sonates de Scarlatti qui y répondent sont des feux d’artifice (la K. 24, littéralement ébrouée), mais Pierre Hantaï y met tant de musique, jusque dans les effets de fandango de la K. 429, que la pyrotechnie n’en est _ très heureusement _ plus le sujet : un génie musical répond à un autre _ voilà !

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    Le ton réflexif de la Suite en mi majeur apporte des ombres _ oui _, le claveciniste lui donnant une ampleur qui fait songer à Bach, et rappelle à quel point les œuvres de clavecin de Haendel furent tenues en estime de son vivant. La nuance française qui _ à nouveau _ charme tout au long de l’Air et variations ne croit-elle pas déjà apercevoir Mozart ? Les sonneries de la Sonate K. 443, les « emberlificotements » de la K. 12 et même les pas dansés de la Sonate en si bémol majeur ne font pas oublier le ton nostalgique de l’admirable _ oui _ Cantabile. Est-ce le si beau clavecin de Jonte Knif d’après des instruments allemands du XVIIIe siècle, prêté par Olivier Fortin, qui apporte un éclairage un rien mélancolique _ anticipant en quelque sorte ce que Mozart rendra bientôt de la vraie joie… _ à ce disque si amplement respiré, une nuance vespérale _ voilà _ aux danses et aux saillies scarlatiennes ? Où bien l’ombre de Gustav Leonhardt _ qui ne jouait jamais le trop théâtral à son goût Händel _ venu écouter son élève dans cette église d’Haarlem qu’il fréquenta si souvent ?

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    La joute, vous la trouverez _ en revanche _ dans l’album spumante que le jeune Cristiano Gaudio signe pour L’Encelade. Deux clavecins, celui déduit par Bruce Kennedy d’après Mieke pour les opus de Haendel, et toujours du même facteur, une solaire création d’après des modèles italiens du XVIIe siècle.

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    Virtuose _ lui _ dès l’entrée, le jeune homme nous précipite dans une des Toccatas du Manuscrit de Bergame, aux folies de laquelle William Babell a ajouté une pincée d’épices supplémentaires. Ces Toccatas diaboliques rythmeront un album fulgurant où s’invite un Scarlatti résolument ibère qui saisit dans son instrument transformé en guitare les musiques des rues et des champs, culminant dans les formules obstinées de la Sonate K. 43.

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    Une merveille signée Haendel lui succède, celle en forme de capriccio, la HWV 483, Toccata lente. Aussi brillant que soit le disque, aussi tonique que paraisse le jeu de ce jeune virtuose formé par Olivier Baumont et Francesco Corti, et même si dans une première écoute l’album semble pencher du côté de Scarlatti, le jeune homme atteint une dimension poétique dans la Suite en fa majeur de Haendel, et c’est encore chez Haendel qu’il prend sa plume pour transcrire l’aria parfaite de l’Adagio d’une Sonate pour violon en la majeur, preuve qu’il a plus d’une corde à son art. Et si demain il nous mariait Bach et Couperin ?

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    LE DISQUE DU JOUR

    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)

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    Il pastor fido, HWV 8a (extrait : Ouverture, arr. pour clavecin : P. Hantaï)
    Suite en ré mineur, HWV 437
    Suite en mi majeur, HWV 430, « The Harmonious Blacksmith »

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    Domenico Scarlatti
    (1685-1757)

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    Sonate en mi mineur, K. 147
    Sonate en la majeur, K. 24 (Presto)
    Sonate en la majeur, K. 429 (Allegro)
    Sonate en ré majeur, K. 443 (Allegro)
    Sonate en sol mineur, K. 12 (Presto)
    Sonate en sol mineur, K. 546 (Cantabile)
    Sonate en si bémol majeur, K. 16 (Presto)

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    Pierre Hantaï, clavecin

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    Un album du label Mirare MIR560
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    Georg Friedrich Haendel(1685-1759)

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    Toccata VI en ut majeur
    (extrait : attr. William Babell)

    Toccata XI en ut mineur
    (extrait : attr. William Babell)

    Sonate (Allemande) pour clavecin en la mineur, HWV 478
    Toccata IX en sol mineur, HWV 483 (extrait : attr. William Babell)
    Suite pour clavecin en fa majeur, HWV 427
    Toccata I en sol majeur (extrait : attr. William Babell)
    Chaconne en sol majeur, HWV 435
    Sonate pour violon en la majeur, HWV 372 (extrait : I. Adagio, arr.: Gaudio)

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    Domenico Scarlatti (1685-1757)

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    Sonate en fa majeur, K. 82 (Fuga)
    Sonate en fa mineur, K. 69 (Presto)
    Sonate en ut mineur, K. 32 (Aria)
    Sonate en ut mineur, K. 64 (Gavotta Allegro)
    Sonate en sol mineur, K. 43 (Allegrissimo)
    Sonate en ut majeur, K. 33
    Sonate en ut majeur, K. 53 (Presto)
    Sonate en ut majeur, K. 86 (Andante moderato)
    Sonate en ut mineur, K. 84
    Sonate en ut mineur, K. 58 (Fuga)

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    Cristiano Gaudio, clavecin

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    Un album du label L’Encelade ECL2003
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    Photo à la une : le claveciniste Cristiano Gaudio – Photo : © Julian Bowen Levendusky

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    Ce jeudi 11 novembre 2021, Tutus Curiosus – Francis Lippa

  • Des découvertes fraîches de ce matin concernant certains des cousins cibouriens de Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel ; à commencer par les noms de Simon et Paul Goyenague, qui figurent parmi les successifs propriétaires de la maison Kustorronea, située 21 Quai Maurice Ravel à Ciboure : à 4 maisons de la maison dite aujourd’hui « Maurice Ravel », située au 27 du même Quai Maurice Ravel…

    Ma très brève virée ce matin à Saint-Jean-de-Luz

    n’a pas été tout à fait vaine pour mon travail de longue haleine en cours, concernant les cousins cibouriens de la cibourienne mère de Maurice Ravel, Marie Delouart…

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    J’ai en effet pu me procurer les plus récents numéros (94 et 95) de la revue de la très féconde Association Jakintza, de Ciboure ;

    et il se trouve que le n° 94 (de juin 2021), intitulé « Ciboure – Ziburu Rue du Quai« , est consacré aux maisons du Quai Maurice Ravel (et à leurs arrières, donnnant sur la rue Pocalette).

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    Maisons dont sont cités pas mal _ mais pas tous ? _ d’anciens propriétaires,

    dont, pour la Maison Kustorronea, du 6 rue du Quai et 6 rue Pocalette (aux pages 21 et 22 de ce numéro 94 de la revue Jakintza) _ aujourd’hui 21 Quai Maurice Ravel et 12 rue Pocalette _,

    Simon Goyenague (Ciboure, 22 novembre 1821 – Ciboure, 18 novembre 1890),

    « marin qui demeure à Ciboure« , qui achète la maison le 20 mars 1864 à Jean Larralde, « cordonnier, propriétaire à Saint-Jean-de-Luz » ;

    puis, en 1890, son fils Paul Goyenague (Ciboure, 19 août 1854 – Ciboure, 6 mars 1927),

    « propriétaire » et « capitaine au long cours« , qui acquiert de la commune de Ciboure « la parcelle de terrain entre sa maison et la rue du quai » (soit le porche attenant à la maison).

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    Et en 1902, Paul Goyenague « demande l’autorisation de reconstruire la façade de sa maison située dans la traverse de Ciboure, le long de la route maritime de Ciboure à Socoa« . Et « cette reconstruction porta sur l’ensemble de la maison, à la fois rue Pocalette et rue du Quai » :

    …

    soient des informations bien intéressantes pour notre recherche des cousinages cibouriens de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) et de sa mère, la cibourienne Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917)… 

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    À comparer avec le nom des Goyenague de Ciboure tel qu’il est cité dans l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée dans l’indispensable ouvrage de l’excellent Manuel Cornejo.

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    Ainsi que, bien sûr, et forcément, avec ce nom de Goyenague cité à maintes reprises dans la collection suivie de mes articles de recherches, sur ce blog, à propos des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel ;

    cf par exemple,

    en date du 14 octobre 2020,

    mon utile  …

    …

    Et tout particulièrement mon très utile article du 4 octobre 2020 :

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    …

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    Mais d’autres noms vont bien sûr nous intéresser aussi parmi ceux des divers propriétaires de maisons de ce Quai et de la rue Pocalette,

    cités en ce passionnant numéro 94 de la revue Jakintza, un numéro signé par Paul Badiola et Guy Lalanne…

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    …

    Au passage,

    je tiens d’ores et déjà à souligner une étrange erreur, à la page 23, d’apparentement à Maurice Ravel,

    au moment de sa naissance, le 7 mars 1875,  dans la maison dite « San Estebania« , situé au 12 rue du Quai (aujourd’hui au 27 Quai Maurice Ravel) :

    …

    ce n’est, en effet, pas la sœur de sa mère Marie Delouart _ pour la bonne raison que cette Marie Delouart-ci (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris 5 janvier 1917) n’a pas eu de sœur ! _ qui « assumait la conciergerie 12 rue du Quai, et non rue Pocalette, où le sol du local était encore en terre battue en 1960« ,

    mais probablement la demi-sœur Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), de la grand-mère-maternelle, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), de Maurice Ravel _ Gachucha Billac : grand-tante et marraine de Maurice Ravel… ; Maurice Ravel, dont le tenant lieu de parrain, sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent, ce même 13 mars 1875, ne fut nul autre que …Simon Goyenague ; cf le document cité in extenso par Manuel Cornejo à la page 1646 de son édition de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel (aux Éditions Le Passeur) _ ;

    au domicile de laquelle Gachucha Billac,

    était alors logée Marie Delouart, au moment de son accouchement à Ciboure, dans cette maison « San Estebania« …

    …

    Bien sûr, je vais y revenir…

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    À suivre :

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    d’autres noms un peu moins en vue que le nom des Goyenague,

    intéressant eux aussi les cousinages cibouriens de Marie Delouart et Maurice Ravel,

    vont bien sûr venir ;

    et cela, dès demain : seulement le temps que je les recense le plus exhaustivement possible par rapport à mes recherches patientes et suivies de ces cousinages cibouriens de Maurice Ravel et sa mère Marie Delouart…

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    Qui intéresseront peut-être quelques cibouriens…

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    Ce mercredi 10 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La douceur renversante des Grands Motets du trop oublié Pierre Robert (ca. 1622 – 1699) : une splendide réalisation…

    Le 30 octobre dernier,

    alors même que je me procurais le merveilleux CD « Händel-Scarlatti » du toujours admirable Pierre Hantaï _ j’y reviendrai, forcément : le génie d’interprétation de Pierre y oblige _

    et le plus décevant CD « Anima Æterna » du contre-ténor Jakub-Józef Orlinsky _ j’y reviendrai aussi… _,

    …

    j’étais immédiatement transporté de joie en entendant, qui passait alors sur la platine de mon magasin Mollat,

    un extrait du CD « Grands Motets sur le Cantique des Cantiques« , soit le CD Château de Versailles Spectacles CVS 051,

    par Les Pages et les Chantres du CMBV et l’ensemble Concerto Soave, sous la direction d’Olivier Schneebeli…

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    …

    Et ce n’est que le 3 novembre suivant que je fis un saut au magasin pour me procurer cette petite merveille de douceur resplendissante, si touchante…

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    Et voici que Jean-Charles Hoffelé vient d’y consacrer un très juste article,

    intitulé « L’oublié« ,

    sur son toujours très intéressant site Discophilia.

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    L’OUBLIÉ

    Voici bien des années, Olivier Schneebeli dévoilait quatre grands motets de celui qui fut l’autre maître de la Chapelle Royale de Louis XIV. Face à l’art sévère et impérieux d’Henry du Mont, dont on entend ici le Dum esset rex pour mieux saisir la singularité des compositions de son confrère, celui de Pierre Robert apparaît bien plus audacieux, en particulier porté par les psaumes tirés du Cantique des Cantiques, qui abreuve son imaginaire pictural _ extrêmement ensible _ et encourage l’ardeur de ses déclamations polyphoniques.

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    Musiques somptueuses absolument _ absolument !!! _, et qui ose des sensualités _ d’une douceur véritablement confondante... _, une exubérance de couleurs _ tendres _, une ardeur _ vivante _ des mots qu’on ne retrouvera plus dans la grande théorie des motets qui suivront sous la plume de compositeurs plus soucieux de la pompe ou de la piété que de l’émerveillement _ voilà _ ou de l’expression _ du Cantique des cantiques…

    …

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    Les trois partitions offertes ici sont simplement fabuleuses _ oui ! _, magnifiées par une interprétation ardente _ mais sans la moindre hystérie, ni virtuosisme gratuit : à la française !_, qui fait espérer _ oui _ qu’Olivier Schneebeli et ses troupes versaillaises ne laisseront pas dormir les dix-sept motets qui attendent toujours d’être révélés _ les interprètes du répertoire musical, à moins que ce ne soient les firmes de production de disques, ne font pas assez souvent assaut de vraie curiosité ! _, après tout leur enregistrement intégral devrait être l’un des plus beaux projets du Centre de Musique Baroque de Versailles : il ferait œuvre d’importance _ oui ! _ en rendant à Pierre Robert le rang qui lui revient, entre Lully et Du Mont.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Pierre Robert
    (ca. 1618-1699)

    …
    Grands Motets sur le Cantique des Cantiques :

    …
    Veniat dilectus meus
    Ego flos campi
    Nolite me considerare

    …
    Henry du Mont (1610-1684)

    …
    Dum esset rex

    …

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    Martine Lafdal-Franc, soprano
    Clément Debieuvre, ténor
    Antonin Rondepierre, ténor
    David Witczak, baryton

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    Les Pages et Les Chantes du Centre de Musique baroque de Versailles
    Concerto Soave
    Olivier Schneebeli, direction

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    Un album du label Château de Versailles Spectacles CVS5051
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    Photo à la une : © DR

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    Voir et écouter cette vidéo…

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    Bravo ! Et grand merci pour cette splendide réalisation !

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    Ce mercredi 10 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Relecture-révision de l’important article « Suite de la recherche des modalités de l’apparentement des Gadel aux Ducos du Hauron, en Algérie : en commençant par faire un point sur qui peut bien être celle qui figure sous l’appelation de « Mme Vve Gadel » dans le faire-part de décès d’Eveline Ducos du Hauron… » du 27 décembre 2020

    Et je continue mes relectures-révisions de mes articles de décembre 2020,

    avec la révision-relecture _ avec en rouge et gras les rectificatifs, précisions et ajouts a posteriori _, ce jour,

    de l’important article, pour le progrès de ma recherche, en date du 27 décembre 2020 :

    …

     

     

    …

    …

    Voici donc cette relecture-révision :

    …

    …

    Dans ce cadre présent que je me suis donné afin de rechercher _ le plus méthodiquement possible _ les modalités effectives de l’apparentement de la famille Gadel à la famille Ducos du Hauron _ ou du moins à sa branche « algéroise – algérienne«  : celle issue d’Amédée Ducos du Hauron et son épouse, née Marie-Louise Rey _,

    tel qu’en fournit, en un premier crucial indice, le faire-part du décès de Mme Henri Ducros, née Éveline Ducos du Hauron, tel qu’il est paru dans l’édition du 2 janvier 1939 de L’Écho d’Alger :

    …

    « Monsieur Henri Ducros, administrateur adjoint à Dupleix, ainsi que ses enfants ;

    MM. Ducos du Hauron, Gérard et Roger ;

    Mme Jacquet ;

    Mme Vve Gadel et ses enfants ;

    les familles Ducros, Ducos du Hauron, Gadel, Gentet, Charavel, Ferrand, Bure,

    vous font part du décès de leur chère et regrettée Madame Henri DUCROS née Éveline DUCOS DU HAURON.

    Les obsèques ont eu lieu dans l’intimité le 1er janvier 1939 » ;

    …

    …

    soit une base décisive pour la présente recherche de cet apparentement de la branche « algéroise – algérienne » des Ducos du Hauron aux Gadel _ à partir de 1896, quand Amédée Ducos du Hauron choisit de demeurer en Algérie, alors que tous les autres membres de sa famille choisissent, eux tous, sans exception, de rentrer en France, et de s’installer probablement à Paris, dans le quartier des Batignolles, comme le fait Louis Ducos du Hauron, qui réside au moins depuis le 23 octobre 1896, au numéro 27 de la rue des Batignolles… Pour la famille d’Alcide Ducos du Hauron, la date de leur retour-installation en France, de même que leur lieu de résidence (à Paris ? à Savigny-sur-Orge), restent à établir sérieusement… Cf mon article précédent, de ce matin même, mardi 9 novembre 2021 : … _,

    aux Ducros, aux Gentet ;

    et à travers eux, aux Bure ;

    …

    dans ce cadre présent, donc,

    …

    je dois tâcher de préciser l’identité de cette « Mme Vve Gadel« , présente dans la mention « Mme Vve Gadel et ses enfants » _ qui donc celle-ci est-elle ? et qui sont ses enfants ? _ ;

    une mention qui fait suite, en cette liste du faire-part du décès de Mme Henri Ducros, née Éveline Ducos du Hauron, 

    1° à la mention, inaugurale de ce faire-part, du mari de la défunte « Monsieur Henri Ducros, administrateur adjoint à Dupleix« , ainsi que « ses enfants » _ qui sont-ils donc, en plus du petit Yves-Henri Ducros, né à Port-Gueydon le 8 juin 1930, et suite au décès précoce, peu avant le 23 octobre 1933, à Port-Gueydon aussi, de la petite Mathilde Ducros ? Peut-être le petit Paul-Henri Ducros, né (peut-être à Aumale) le 22 octobre 1921, d’un premier mariage de M. Henri Ducros, avec sa première épouse, née Gibal… _,

    2° à la mention qui suit, de « MM. Ducos du Hauron, Gérard et Roger«  _ les deux frères de la défunte : Gérard est né le 30 août 1909, à Berrouaghia ; mais j’ignore, en revanche, le lieu et la date de naissance de son frère cadet Roger… _,

    et 3° à « Mme Jacquet«  _ la compagne, à ce moment de décembre 1938, de Gérard Ducos du Hauron ; et que celui-ci ne tardera pas à épouser, à Alger, le 25 novembre 1939 _ ;

    et précédant la liste plus générale des familles parentes et alliées : « les familles Ducros, Ducos du Hauron, Gadel, Gentet, Charavel, Ferrand, Bure« …

    …

    …

    « Mme Vve Gadel« , donc :

    veuve, depuis le 30 mars 1930, de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel (Grandserre, 8 juillet 1872 – Alger, 30 mars 1930),

    celle-ci est née Aimée-Laurence Rey _ j’ignore à ce jour, et c’est bien dommage, tant ses lieux et dates de naissance que ses lieux et dates de décès _ ;

    et son mariage avec Victor-Nicolas-Benjamin Gadel a eu lieu à Orléansville le 9 mars 1905 ;

    …

    quant à ses enfants,

    ce sont Robert Gadel (né en 1906 _ je n’en sais pas davantage pour le moment ; et pas davantage aujourd’hui 9 novembre 2021 _ ; appartenant à la classe 1926, celui-ci a demandé et obtenu en 1926 un sursis d’incorporation militaire afin de pouvoir accomplir et terminer ses études de pharmacie à la Faculté d’Alger) ;

    et Georges Gadel

    _ sur ce dernier, voici ces quelques données : « M. Georges Gadel » est, lui le second fils du défunt Victor Gadel et son épouse née Aimée-Laurence Rey. En 1924-25, Georges Gadel est élève au lycée d’Alger ; et en 1933 et 1935, étudiant en droit à la Faculté d’Alger, il fait partie du Bureau directeur de l’Association des Étudiants d’Alger : il en est trésorier adjoint en décembre 1933, puis trésorier général en décembre 1935. Le 26 novembre 1936, Georges Gadel fait partie des vingt jeunes avocats qui prêtent leur serment professionnel, à la Faculté  d’Alger. Et le 8 juillet 1938, les noms de Georges Gadel, avocat à la cour, et Andrée Gaillard, sont présents sur la liste  des publications des prochains mariages, du journal L’Écho d’Alger… Enfin, L’Écho d’Alger du 12 juillet 1942, publie le faire-part de décès suivant : « Alger – Bordj-Bou – Arreridj. M. Georges Gadel, avocat, Mme née Gaillard, leur fille Colette et leur famille, vous font part du décès de leur cher petit Jean-Louis GADEL survenu à Alger le 10 juillet 1942, à l’âge de 10 mois. Les obsèques ont eu lieu dans l’intimité » : et je remarque ici le caractère plutôt succinct caractérisant ce « leur famille« , avec, en particulier, l’absence des noms de la grand-mère « Mme Vve Gadel«  _ vivait-elle encore, ou pas, à cette date ? je l’ignore… _ et de l’oncle « Robert Gadel« ….« ,

    recueillies en mon article «  » du 20 janvier 2021… Fin de l’incise.

    …

    …

    Les parents de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel étaient Victor-Alexandre-Philémon Gadel (Tarascon, 12 octobre 1835 – Marseille, 26 septembre 1927) et la première épouse de celui-ci, Marie-Eugénie-Hortense Rey

    _ devenu veuf de Marie-Eugénie-Hortense Rey à une date que pour le moment j’ignore _ et je l’ignore encore ce 9 novembre 2021 _, Victor-Alexandre-Philémon Gadel se remariera, le 9 décembre 1886, et en Algérie (!), à Birkaden (arrondissement d’Alger), avec celle qui sera sa veuve, en 1927 : Marie Morlier. Mais je me demande, au passage, pour quelle occasion ce Provençal (né à Tarascon en 1835 et qui décèdera à Marseille en 1927) a pu traverser la Méditerranée pour venir jusqu’en Algérie se remarier, en 1886, et à l’âge de 51 ans, à Birkaden…

    En cette Algérie que gagnera, à son tour, lui aussi, en 1902 (dans le cadre de sa carrière militaire), son fils Victor-Nicolas-Benjamin Gadel (qui a alors 30 ans), pour, et à Orléansville, se marier avec Aimée-Laurence Rey le 9 mars 1905 (il a maintenant 32 ans) ; et accomplir en Algérie tout le reste de sa carrière (militaire d’abord, et jusqu’au grade de capitaine ; puis, à partir de 1912, à l’âge de 40 ans, au Trésor, où il débute comme commis de 5e classe), jusqu’à son décès, comme Payeur adjoint au Trésor, à Alger, à la Trésorerie d’Algérie : Victor-Nicolas-Benjamin Gadel décédant à l’âge de 57 ans…

    …

    …

    Mais comment ne pas faire un lien _ un lien décisif pour le progrès de ma recherche de la destinée « algérienne«  d’Amédée Ducos du Hauron et de sa descendance _, en découvrant deux fois ce même nom de Rey porté par deux épouses Gadel _ Marie-Eugénie-Hortense, puis Aimée Louise… _

    avec le nom de Marie-Louise Rey, l’épouse de Marie-Louis-Amédée Ducos du Hauron ?

    …

    …

    De cette Marie-Louise Rey, je connais seulement le lieu (Agen) et la date (20 septembre 1933) de décès, à l’âge de 54 ans _ ce qui fait remonter sa naissance à l’année 1879 ; Amédée, son mari, étant né à Agen, le 24 mars 1867. Et Marie-Louise Rey est inhumée _ non pas ! _ à Agen, dans le caveau familial des Ducos du Hauron, au cimetière de Gaillard _ mais j’ignore si Amédée Ducos du Hauron est inhumé lui aussi à Agen, en ce cimetière de Gaillard ; ou plutôt à Alger : probablement à Alger…

    …

    Amédée et Marie-Louise se sont probablement mariés en Algérie _ sans confirmation ni de lieu, ni de date pour le moment : peut-être à Orléansville ; et peut-être le 21 janvier 1897 : cf à nouveau mon précédent article de ce matin même : … _, dans les toutes dernières du XIXe siècle, ou les toutes premières du XXe ;

    …

    et des 5 enfants dont ils avaient charge de famille, à Rébeval, en 1927 _ d’après l’article d’un quotidien parisien reproduit dans L’Écho d’Alger du 4 mars 1927 ; article donné in extenso dans mon article du 15 décembre dernier : … _, alors qu’Amédée se trouvait à la retraite de sa carrière d’administrateur adjoint de diverses municipalités-mixtes d’Algérie _ dont je me suis efforcé d’établir une liste ; cf mon article du 16 décembre dernier : … _, je ne dispose, pour le moment que des prénoms de leurs deux garçons, Gérard et Roger (qui figurent dans divers faire-part de décès, dont surtout le faire-part de décès de leur sœur Éveline Ducos du Hauron, épouse de Henri Ducros, paru dans L’Écho d’Alger du 2 janvier 1939 ; et auxquels fait aussi allusion _ mais sans donner leurs prénoms _ la lettre d’Alice Ducos du Hauron à Henri Lacroix, du 6 août 1948 : Alice y parle de ses « deux petit-neveux, en Algérie, fils de (son) frère aîné« , Amédée _ cf cette lettre donnée in extenso dans le post-scriptum à mon article du 6 décembre dernier : … _) ;

    …

    pour ce qui est de leurs trois filles _ dont aurait pu faire partie la « Mme Vve Gadel » du faire-part de décès d’Eveline Ducos du Hauron, épouse de Henri Ducros, publié le 2 janvier 1939 par L’Écho d’Alger… _, on peut déjà donner le prénom d’Éveline (décédée, donc, à Alger durant la dernière semaine de 1938) ; ainsi que celui d’Edmée, née à Lamartine, le 9 juillet 1904 _ à moins que cette Éveline et cette Edmée soient une seule et même personne… _ ; reste donc à découvrir le prénom de la troisième de ces trois filles d’Amédée Ducos du Hauron et son épouse Marie-Louise Rey (et sœurs de Gérard et Roger Ducos du Hauron) : j’ignore s’il s’agit, ou pas (dans le cas où celle-ci serait Edmée), de celle qui serait peut-être devenue la veuve d’un Gadel (et duquel d’entre eux, je ne le sais pas non plus) ; à moins qu’elle n’ait été l’épouse d’un Eugène Gentet… Cela demeure à éclaircir…

    …

    …

    Je dois ici ajouter que j’ai aussi été frappé par la mention, sur le faire-part de décès de M. Jean-Baptiste Bure _ survenu à Alger le 31 octobre 1934 _, publié par L’Écho d’Alger le 1er novembre 1934, et au sein de la liste de familles parentes et alliées des Bure, à côté de la famille Gadel et de la famille Ducros, d’une famille « Ducos-Gentet« … Serait-ce là faire allusion à un couple constituée d’une Ducos du Hauron et d’un Gentet ? Voire un Eugène Gentet ?..

    …

    Tout cela reste bien évidemment à débrouiller.

    …

    …

    D’autant que dans le faire-part de décès de M. Victor Gadel, Payeur adjoint du Trésor, publié par L’Écho d’Alger du 31 mars 1930

    _ mais l’exemplaire de ce faire-part, et le seul qui soit accessible sur le web, est malencontreusement incomplet, déchiré (!) qu’il est, et en très fâcheux endroit. Le voici tout de même, et son détail est tout à fait précieux pour notre recherche :

    …

    « Mme Vve Victor Gadel _ née Aimée-Laurence Rey ; et épouse de Victor-Nicolas-Benjamin Gadel à Orléansville le 9 mars 1905 _,

    Monsieur Robert Gadel, étudiant en pharmacie _ né en 1906 ; ce que j’induis de sa classe (1926) d’incorporation  _, Mme née Irène Bure _ ils se sont mariés, à Alger, le 22 décembre 1927 _ et leur fils Jean-Claude,

    M. Georges Gadel ,

    M. et Mme _ née Jeanne Escudié _ Eugène Gadel _ leur mariage a eu lieu à Montpellier le 4 octobre 1910 _ et leurs enfants, de Paris,

    Mme et M. _ Marie-Louise, née Rey, et Amédée Ducos du Hauron : c’est moi qui rétablis ici le prénom d’Amédée, qu’une fort malencontreuse déchirure du papier photocopié et reproduit, a coupé ! _ Ducos du Hauron et leurs enfants _ deux garçons : Gérard et Roger, et trois filles _,

    Mme _ Eveline Ducos du Hauron _ et M. Henri Ducros _ qui n’ont pas encore eu d’enfant, à cette date du 31 mars 1930 : ni la petite Mathilde, ni le petit Yves-Henri ;

    en revanche, Henri-Bavolet Ducros avait eu un fils d’un premier mariage avec une dame Gibal, ou plutôt E. Gibbal : le petit Paul-Henri Ducros, né à Aumale au mois de septembre 1921 _ cf mon article «  » du 12 janvier 2021 _, et qui devait décéder, accidentellement, à l’âge de 20 ans, le 28 mars 1942 ; ses parents, en cette occasion, procéderont à deux faire-part de décès distincts : la mère, E. Gibbal, à Alger, le 30 mars 1942 (sur ce faire-part, le nom du père est omis !) ; et le père, Henri Ducros, administrateur-adjoint en retraite à Birmandreis, en des Remerciements, le 3 avril suivant (on remarque la significative expression : « la mère, née Gibbal« …), parus tous deux dans L’Écho d’Alger ; j’ajoute ici que Henri-Bavolet Ducros a joui de ses droits à pension de retraite à partir du 1er août 1939, selon le Journal Officiel du 1er juillet 1941 ;  il était né à Alger le 25 juin 1887 ; et j’ignore encore le lieu et la date de son décès… Quant à sa carrière d’administrateur-adjoint, cf mon article «  en date du  6 janvier 2021… (ajout du vendredi 9 février 2024) _,

    Mme et M. Eugène Gentet,

    Mme Vve Gentet,

    et les familles Gadel, Dufour, Sibert et Macaire, de Marseille,

    Bure, Escudié, Mann, Donsimoni, Ferrand, Wachter, Gastaud, Rencurel, Maestracci, Cachia, Barzan, Ducros _ d’Azazga _, Jean, Bonopéra _ d’Algérie (et notamment d’Orléansville) _,

    ont la douleur de vous faire part du décès de leur bien cher et regretté

    Monsieur Victor GADEL

    Payeur adjoint du Trésor, Capitaine en retraite, Chevalier de la Légion d’Honneur,

    leur époux, père, beau-père, grand-père chéri, frère, beau-frère, oncle, cousin germain, neveu, cousin, parent, allié et ami,

    survenu à Alger le 30 mars, à l’âge de 57 ans _ il était né à Grandserre (Drôme) le 8 juillet 1872 _,

    et vous prient de bien vouloir assister à ses obsèques, qui auront lieu aujourd’hui 31 mars à 10 heures.

    Réunion au domicile mortuaire, 32 rue Eugène Robe.

    PF GUYE, 38 rue Rovigo, Alger. T. 51-71.« 

    …

    j’ai découvert, et se suivant, les expressions suivantes :

    …

    « Mme et M. Ducos du Hauron _ Sylvia et Roger ? Non pas (le faire-part du décès de Victor Gadel date du 31 mars 1930) ; mais Amédée et son épouse Marie Louise, née Rey ! _ et leurs enfants« ,

    « Mme _ née Éveline Ducos du Hauron ? _ et M. Henri Ducros« ,

    « Mme et M. Eugène Gentet« 

    et « Mme Vve Gentet« …

    …

    Il me faudra donc y revenir…

    …

    …

    Mais pour en revenir au nom de Rey,

    j’ai relevé à trois reprises, parmi les (nombreux) parents et alliés (en l’occurence, de la famille Bure) faisant part d’un décès,

    la mention de « Mme et M. Denis Rey et leur fils Marcel » _ Denis Rey décèdera à Malakoff le 7 novembre 1935 ; mais ces Rey-là n’ont pas un lien direct de parenté avec la famille de Jean-Anatole Rey (Le Grand-Serre, 10 juin 1845  – Oran, 28 janvier 1890)... _ :

    …

    _ dans l’Écho d’Alger du 10 septembre 1929,

    _ et dans Le Progrès d’Orléansville, pour l’annonce du décès, à l’âge de 27 ans, de Mme Alphonse Ducros, née Gilberte Bure ;

    _ et dans L’Écho d’Alger du 11 décembre 1932, pour l’annonce du décès, à l’âge de 29 ans, de M. Albert Bure _ un des frères de Gilberte Bure.

    …

    …

    Et je dois ajouter que dans le faire-part du décès de Mme Alphonse Ducros, née Gilberte Bure, publié par L’Écho d’Alger du 10 septembre 1929,

    sont présentes aussi parmi les mentions des personnes parentes et alliées, les expressions suivantes :

    …

    « Mme Vve Ducros, d’Azazga » _ la belle-mère de la défunte Gilberte Bure ; et mère d’Alphonse, Henri et Edmond Ducros… _,

    « Mme _ en l’occurrence Éveline Ducos du Hauron, belle-sœur par alliance de la défunte, Gilberte Bure, épouse du frère (Alphonse Ducros) de son mari (Henri Ducros) _ et M. Henri Ducros administrateur adjoint » _ beau-frère de la défunte Gilberte Bure _,

    « M. Edmond Ducros, d’Azazga » _ autre beau-frère de la défunte _ ;

    …

    et parmi les nom des familles apparentées :

    « Gadel » _ la famille du mari d’Irène Bure : une des sœurs de la défunte Gilberte Bure _,

    « Ducos du Hauron » _ la famille d’une des belle-sœurs (Éveline, épouse de Henri Ducros) de la défunte Gilberte Bure _,

    « Gentet » _ j’ignore la parenté précise des Gentet avec les Bure ; sauf si l’épouse d’Eugène Gentet s’avérait être une sœur d’Éveline Ducos du Hauron ;

    mais il faut aussi prendre en compte le fait que les épouses Gadel (Aimée-Laurence Rey) et Ducos du Hauron (Marie-Louise Rey) sont des filles de Jean-Anatole Rey et son épouse Adélaïde Gentet (née en 1855 à Orléansville)… 

    …

    …

    Il me faut donc continuer à passer méthodiquement en revue les divers faire-part concernant les décès et mariages des familles Ducos du Hauron, Gadel,

    et leurs alliés, tels, aussi et d’abord, les Gentet et les Bure…

    …

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    Ce dimanche 27 décembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    Nous avons donc assez bien avancé depuis le 27 décembre 2020 !

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    Ce mardi 9 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa