Catégorie : Histoire

  • L’expo RotSpanier à l’Espace Darwin

    Le 8 février dernier

    _ jour du 80 éme anniversaire de la Retirada des Républicains espagnols en France _,

    et comme annoncé dans mon article  du 28 janvier dernier,

    …

    a eu lieu à l’espace Darwin _ à La Bastide, Bordeaux-rive droite _

    le vernissage de l’exposition,

    organisée par mon ami l’historien allemand Peter Gaida,

    RotSpanier.

    …

    Une expo itinérante _ elle doit séjourner deux mois à l’Espace Darwin.

    Et tout à fait pédagogique.

    …

    …

    Étaient présents,

    outre le groupe musical Ay Carmela, de Pessac,

    des représentants des municipalités de Bordeaux

    _ Madame Ana Maria Torres, conseillère municipale déléguée pour les relations avec la Péninsule ibérique _,

    ainsi que de Pessac.

    Etc.

    …

    …

    J’ai pu y saluer Peter Gaida,

    dont la recherche sur l’exploitation du travail des Étrangers par les Allemands

    _ exploitation des travailleurs des GTE (du régime de Vichy, en France), Organisation Todt, Mur de l’Atlantique, etc. _

    durant la Seconde Guerre Mondiale,

    est tout à fait remarquable.

    …

    …

    Ce vendredi 15 février 2019, Francis Lippa – Titus Curiosus

  • Et découvrir les Messes retrouvées de Jehan Titelouze…

    Et aujourd’hui,

    découvrir un autre pan jusqu’ici totalement inouï _ car inconnu ! _ de la musique religieuse européenne _ et en l’occurrence française ! _ :

    …

    le premier volume de l’enregistrement discographique des Messes retrouvées de Jehan Titelouze (ca 1563 – 1633)

    _ un CD Paraty 918174 (que dirige Bruno Procopio) _,

    par l’Ensemble Les Meslanges,

    dirigé par Thomas Van Essen & Volny Hostiou ;

    et avec François Ménissier à l’orgue de Champcueil.

    …

    Comportant la Missa Sex Vocum Cantate,

    et la

    ,

    …

    ainsi que le Pange Lingua & un Magnificat Secundi Toni, pour toucher sur l’orgue 

    dont les pièces sont en alternance avec,

    de Jean de Bournonville (Noyon, ca. 1585 – Paris, 27 mai 1732),

    des Faux bourdons, pour le Pange Lingua ;

    et  une polyphonie, pour le Magnificat…

    …

    Une musique assez austère, certes 

    mais d’une grande intensité spirituelle.

    …

    Une découverte musicale importante

    pour le répertoire français du premier dix-septième siècle.

    …

    …

    Ce jeudi 14 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir un compositeur (polonais) et son oeuvre (de musique religieuse) : Bartlomiej Pekiel (1601 – 1670)

    L’intéressant et original producteur discographique polonais Dux

    nous propose un triple album _ riche donc ! _,

    dit ,

    de l’œuvre essentiellement religieux

    _ constitué de Messes et Motets _

    du compositeur polonais du XVIIe siècle Bartlomej Pekiel (1601 – 1670),

    par l’ensemble Octava,

    sous la direction artistique de Zygmunt Magiera.

    …

    C’est, bien sûr, une découverte musicale _ aussi belle qu’intéressante _,

    même si la Pologne d’alors

    n’était certes pas à l’écart des grands courants musicaux européens,

    notamment catholiques italiens.

    …

    …

    Voici une présentation de ce travail musical, par l’éditeur :

    …

    Les albums de l’ensemble Octava publiés par le label polonais DUX consacrés à Bartlomiej Pekiel (1601 – 1670) paraissent aujourd’hui sous la forme d’un coffret de trois CDs, en l’occurrence l’intégrale des vingt-neuf pièces religieuses qui subsistent de ce compositeur. Pekiel est l’une des grandes figures de la musique polonaise du dix-septième siècle, servant la dynastie des Vasa (1567 – 1668 : les rois Sigismond III, Ladislas IV, roi de 1632 à 1648, et Jean II Casimir, roi de 1648 à 1668) _ une période faste de l’histoire de la Pologne. De 1633 à 1655, Bartlomiej Pekiel fut assistant de l’italien Marco Scacchi (Gallese, près de Viterbe, 1602 – Gallese, 7 septembre 1662) _ voilà _ à la cour de Varsovie, avant de devenir lui-même maître de chapelle, puis s’installa dès 1657 à Cracovie où il officia au même poste de maître de chapelle. Son style polychoral imite le stile concertato italien, en vigueur à Venise _ à Saint-Marc _ avec Gabrieli _ Giovanni Gabrieli, Venise, 1557 – Venise, 12 août 1612) _, où chœurs et instruments se répondent _ de tribune à tribune _ ; mais Pekiel se singularise par sa façon de varier son style d’écriture, sa polyphonie fluide et économe, toujours soutenue par un verbe incarné, un lyrisme et une couleur harmonique originaux. Ses deux messes les plus célèbres, la Missa Concertata La Lombardesca et la Missa a 14 avec double chœur accompagnés d’un ensemble instrumental comportant violons, bois et sacqueboutes, écrites dans le stile moderno, évoquent dans leur magnificence Claudio Monteverdi (Crémone, 15 mai 1567 – Venise, 29 novembre 1643). La très belle collection de motets fait plutôt appel à la monodie et répond à un autre versant de l’influence du crémonais, notamment les opéras et les madrigaux. Écoutez le fiévreux dialogue de l’Audite Mortales _ la plage 10 du troisième CD. Si l’ultime Missa Pulcherrima (1669) à quatre voix dénote un retour à Giovanni Pierluigi da Palestrina (Palestrina, ca 1525 – Rome, 2 février 1594), ce retour se fait en élaguant les parties vocales pour n’en retenir que le suc, lui conférant ainsi la pureté délicate du diamant. La fugue, seule pièce instrumentale du coffret _ la dernière plage du second CD _, rappelle que Pekiel fut d’abord organiste. Cet Opéra Omnia dans l’interprétation exemplaire de l’ensemble Octava (respect du texte, musicalité), fait désormais figure de référence.

    (Jérôme Angouillant)

    …

    …

    Á découvrir !

    …

    …

    Ce mercredi 13 février, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Extravagantes Seicento » et le splendide répertoire Schmelzer-Biber-etc. à la cour des Habsbourg dans la seconde moitié du XVIIe siècle

    En simple prolongement à mon article d’hier

    à propos d’une excellente après-midi de musique (et 4 CDs) :

    …

    …

    je tiens à mettre l’accent

    sur la performance éblouissante d’interprétation

    d’un répertoire jubilatoire,

    qui, déjà, littéralement me transporte :

     

    …

    celui de la musique de chambre à la cour des Habsbourg _ au sens le plus large _

    dans la seconde moitié du XVIIe siècle (ou Seicento, en italien),

    …

    par le magnifique jeune ensemble italien Girandole Armoniche

    composé d’Esther Crazzolara, Teodoro Baù et Federica Bianchi,

    …

    en son CD Arcana A113 intitulé Extravagantes Seicento :

    …

    une musique instrumentale raffinée,

    souvent de forme, à l’italienne, sonate ;

    ou, à la française, suite :

    …

    ainsi, en ce CD, aux plages 7 à 10,

    une extraordinaire Sonatina anonyme (mais possiblement de Biber),

    pour viole de gambe ou violon solo,

    …

    comportant une entrée, intitulée Sonatina,

    et les quatre danses de base de la Suite :

    une Allemande, une Courante, une Sarabande _ sublimissime _ et une Gigue.

    …

    Le répertoire est copieux et vaste ;

    …

    et bien des trésors merveilleux dorment encore

    en maintes bibliothèques

    de châteaux ou d’abbayes

    de par le vaste empire d’Autriche ;

    …

    n’attendant que la curiosité des musicologues

    pour les découvrir,

    et celle des interprètes

    pour les faire retentir

    au concert, ou en CD…

    …

    pour l’enchantement renouvelé des mélomanes.

    …

    …

    Et la collection Arcana a assurément eu du nez _ et de l’oreille ! _

    en découvrant un aussi prometteur ensemble chambriste baroque.

    …

    Une excellente relève d’interprètes

    de ce si beau répertoire,

    est ainsi assurée !

    …

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    Ce dimanche 10 février 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa