Catégorie : Histoire

  • La musique d’Yves Michaud

    Elsa Boublil a  reçu ce dimanche 1er juillet 2018, à 9 h, en son émission Musique-Emoi, notre ami Yves Michaud,

    qui y raconte l’histoire de ses goûts musicaux.

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    Une histoire parlante (en 2 heures d’écoute)…

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    Ce dimanche 1er juillet 2018, Titus-Curiosus – Francis Lippa

     

     

     

     

     

     

     

  • Le renouveau de la musique anglaise sous le roi Charles II : Pelham Humfrey

    Après la tabula rasa de la musique sous le Commonwealth de Cromwell,

    le retour d’exil _ de France et Hollande _ du roi Stuart Charles II, le fils du roi décapité Charles Ier,

    marqua un renouveau flamboyant de la musique anglaise, à partir de 1660.

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    Contemporain de John Blow (1649-1708)

    et de Henry Purcell (1659-1695),

    et gendre du Captain Henry Cooke (1616-1672),

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    Pelham Humfrey (1647-1674) est représentatif de cette nouvelle musique anglaise,

    plus hédoniste _ comme son roi Charles II (1630 – 1685),

    fils aussi de la reine Henriette de France (1609 – 1669), le dernier enfant du roi Henri IV et de Catherine de Médicis.

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    Pan Classics nous propose ainsi un CD de 7 Symphony Anthems de toute beauté,

    interprétés par l’Oxford Consort of Voices

    et les Instruments of Time & Truth,

    tous placés sous la direction du chef Edward Higginbottom :

    un CD Pan Classics PC 10388.

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    Ce vendredi 29 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Comment interpréter au concert (et au disque) les 15 Sonates du Rosaire de Biber ?

    Telle est la question

    que se sont posée les interprètes de deux CDs très récents

    à propos des 15 (5 x 3) Sonates du Rosaire de Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644 – 1704) :

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    _  le double CD The Mystery Sonatas

    par la violoniste Christina Day Martinson et le Boston Baroque, dirigé par Martin Pearlman

    (un double CD Linn Records CKD 501) ;

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    _ le CD Passion _ Biber Rosenmüller Froberger

    par l’ensemble Ausonia :

    la violoniste Mira Glodeanu, la soprano Maïlys de Villoutreys, le gambiste James Munro et le claveciniste-organiste Frédérick Haas

    (un CD Hitasura HSP 004).

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    Les 15 Sonates du Rosaire de Biber sont un des sommets absolus de toute la musique baroque ;

    et posent de très nombreux problèmes d’interprétation,

    tout particulièrementent au concert.

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    Cf le très intéressant article qui vient de paraître sur le site Res Musica :

    Les Sonates du Rosaire par Christina Day Martinson,

    sous la plume de Cécile Glaenzer :

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    The Mystery Sonatas. Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704) : Les Mystères Joyeux ; Les Mystères Douloureux ; Les Mystères Glorieux ; Passacaille en sol mineur. Christina Day Martinson, violon ; Martin Pearlman, clavecin et orgue ; Michael Unterman, violoncelle ; Michael Leopold, théorbe et guitare. 2 CD Linn. Enregistrés à Roslindale, Massachussetts en mars 2017. Durée 120:21

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    the mystery sonatas linnLe cycle des quinze sonates pour violon de Biber est une des partitions les plus extraordinaires du répertoire violonistique. C’est aussi l’illustration la plus aboutie de la technique de la scordatura, qui consiste à changer l’accord de l’instrument pour chacune des sonates. Christina Day Martinson et ses accompagnateurs du Boston Baroque nous en donnent ici une illustration magistrale.

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    Au service du Prince-Archevêque de Salzbourg dans les dernières décennies du XVIIe siècle, le compositeur d’origine bohémienne Heinrich Biber était également un violoniste virtuose. Ces quinze sonates illustrent les quinze Mystères sacrés qui constituent la prière mariale du Rosaire en trois cycles de cinq épisodes (Mystères joyeux, douloureux et glorieux) pour évoquer les étapes de la vie de la Vierge depuis l’Annonciation jusqu’à son Assomption en passant par la Passion du Christ. L’extraordinaire nouveauté de cette partition, c’est qu’à chaque sonate correspond une manière différente d’accorder le violon, et cette altération de l’accord de base induit un monde sonore différent à chaque fois. Pour l’interprète, le résultat sonore ne correspond pas aux notes lues sur la partition. Pour l’auditeur, l’instrument résonne différemment à chaque sonate, selon que l’accord est déplacé vers l’aigu ou vers le grave. Ainsi, pour illustrer l’agonie au Jardin des Oliviers, Biber choisit l’accord le plus dissonant du cycle pour un Lamento dans le ton lugubre de do mineur. Pour donner à comprendre les effets de la scordatura, cet enregistrement a la bonne idée de faire précéder chaque sonate de l’accord des quatre cordes à vide. L’accord le plus inattendu est celui choisi pour la Résurrection : les deux cordes du milieu sont croisées l’une sur l’autre, matérialisant ainsi entre chevalet et cordier la croix du Christ, comme le montre fort judicieusement la photo de couverture du CD. Bien sûr, on peut difficilement procéder à un tel changement d’accord sans mettre en péril le stabilité de l’instrument ; pour cet enregistrement, plusieurs violons ont dû être utilisés.

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    Nonobstant ces prouesses techniques, le résultat sonore va bien au-delà de la froide musique spéculative et de la dimension représentative d’une musique parfois descriptive. À l’écoute, ces sonates ont une force véritablement mystique et les affects, comme dans toute œuvre baroque, l’emportent sur les inventions architecturales. C’est ce que rend parfaitement l’interprétation sensible de la violoniste canadienne. L’instrumentation variée dans l’accompagnement de la basse continue concourt à caractériser chaque sonate : l’orgue seul pour la première alterne avec le violoncelle, le clavecin et le théorbe, et les coups de fouet de la flagellation sont parfaitement rendus par les accords de la guitare.

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    Pour terminer le cycle des sonates, une extraordinaire Passacaille pour violon seule, parfois nommée L’ange gardien à cause de l’illustration qui l’accompagne sur le manuscrit, clôture en apothéose ce sommet du répertoire pour violon. On peut simplement regretter que l’intéressant texte du livret d’accompagnement ne soit disponible qu’en anglais.

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    D’autre part,

    le livret du CD Passion _ Biber Rosenmüller Froberger de l’Ensemble Ausonia comporte une présentation de 9 pages par Frédérick Haas

    tout à fait passionnante,

    à propos des difficultés d’interprétation spécifiques à cette oeuvre anomique,

    tout particulièrement au concert, mais aussi pour un programme de disque.

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    Ce mercredi 27 juin 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une découverte musicale importante : le CD « Oratorio » de l’ensemble Les Accents et Blandine Staskiewicz

    C’est une découverte important et extrêmement réussie

    que nous apporte le magnifique CD

    _ de 17 airs plus beaux les uns que les autres _

    intitulé Oratorio 

    par l’ensemble Les Accents,

    la mezzo Blandine Staskiewicz,

    et sous la direction du chef et violoniste Thibault Noally :

    un CD Aparté AP 178

    de Little Tribecca.

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    Les 5 compositeurs représentés ici

    appartiennent, pour quatre d’entre eux,

    à la troisième génération de de créateurs d’oratorios,

    à Rome, Venise, Naples, un peu Bologne, et aussi Vienne,

    au tournant du premier XVIIIe siècle ;

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    et le cinquième, Porpora, à la génération suivante.

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    La première génération _ du premier XVIIe siècle _ des créateurs d’oratorios,

    fut celle de Carissimi et Rossi, principalement à Rome,

    où fut créé le genre même de l’Oratorio, à la Chiesa Nuova,

    l’église des Oratoriens,

    l’ordre créé par saint-Charles Borromée et saint-Philippe Neri.

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    La seconde génération _ du second XVIIe siècle _

    fut celle de Pasquini, Provenzale, Falvetti, Legrenzi, Stradella.

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    Et la troisième,

    celle de quatre des compositeurs présents sur ce CD :

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    Antonio Caldara (1600-1736),

    Giovanni Bononcini (1670-1747),

    Francesco Gasparini (1661-1727),

    & Alessandro Scarlatti (1660-1725),

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    se déploie dans le premier XVIIIe siècle. 

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    Quant au cinquième,

    Nicola Antonio Porpora (1686-1763),

    il s’épanouit, lui, un peu plus tard dans le XVIIIe siècle.

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    Jusqu’ici, j’avais été presque toujours déçu

    de ce que j’avais entendu au disque, ou même au concert,

    d’Antonio Caldara…

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    Eh bien, pas ici !

    Les quatre airs,

    extraits de quatre oratorios différents

    (La Castita al Cimento, Maddalena a piedi di Cristo, Santa Francesca Romana & Il Martirio di Santa Catarina)

    sont bouleversants de beauté,

    en une interprétation particulièrement émouvante et magnifique _ et variée d’un air à l’autre _ de la mezzo-soprano Blandine Staskiewicz.

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    Le programme, varié,

    extrait de 7 autres Oratorios pour 13 autres airs,

    est merveilleux ;

    et nous fait pénétrer au meilleur, assez probablement _ et encore, bien des surprises nous attendent !!! _,

    de ce genre

    alors magnifiquement servi !

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    Et la notice d’Olivier Rouvière, fournie, précise et développée,

    est particulièrement intéressante quant à ce moment d’histoire de la musique,

    et les fonctions de ce genre très touchant..

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    Une parfaite réussite,

    qui nous met en appétit,

    tant quant au genre et aux compositeurs,

    qu’aux interprètes de ce CD  si réussi !!!

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    Ce vendredi 15 juin 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa