Catégorie : Histoire

  • Ce soir, à 18h 30, Table ronde salle Jean Lurçat, à Bègles : « Mai 68 »

    Dans deux heures, à 18 h 30, salle Jean Lurçat à Bègles,

    une prometteuse Table ronde, à propos de Mai 68 :

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    Ce lundi 30 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Un passionnant « Saint-Jean-de-Luz La Vie quotidienne, de Napoléon III à Charles de Gaulle », par l’Association Jakintza

    La très dynamique Association Jakintza, et les Éditions La Geste ont publié l’année dernière,

    sous les plumes de Claude Louvigné et Guy Lalanne,

    un passionnant Saint-Jean-de-Luz Donibane Lohizune, la Vie quotidienne de Napoléon III à Charles de Gaulle,

    qui ravira tous les amoureux de Saint-Jean-de-Luz, et de sa riche histoire,

    tout particulièrement aux XIXe et XXe siècles _ et notamment sous l’aspect de ses constructions balnéaires _,

    puisque ce très beau volume de plus de 300 pages est composé pour le principal d’une très complète iconographie photographique.

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    Si bien que ce qui est demeuré assez longtemps, pour le lecteur non (ou récent) luzien, un simple nom,

    par exemple de villa, devient ici une image parfaitement précise et très intéressante…

    Un gain très appréciable pour le curieux de la ville et de sa riche histoire.

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    Et j’ai plaisir à citer ici un très remarquable livre précédent de Jakintza,

    sous les plumes de Jacques Ospital et Guy Lalanne, aux Editions Pimientos :

    1936-1945 : Ascain, Ciboure, Saint-Jean-de-Luz et Urrugne _ témoignages d’une époque…

    Un livre qui m’avait déjà passionné !

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    Ce samedi 21 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les musiques qu’aimait à Rome en son palais la reine Christine

    La magnifique harpiste qu’est Mara Galassi

    nous gratifie d’un somptueux CD

    intitulé Portrait of a lady with a harp _ Music for Queen Christina of Sweden, (le CD Glossa 921304),

    constitué d’un très beau programme de musiques qu’à Rome aimait, ou même jouait elle-même, en son palais _ un temps dit le palais Riaro, puis aujourd’hui le palais Corsini_, situé sur la rive droite du Tibre, le long de la via della Lungara qui joint les quartiers du Vatican et du Trastevere _ juste en face de la splendide Villa Farnesina _, et au pied du Janicule,

    la reine Christine de Suède (1626 – 1689)…

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    Rein
    e _ ou plutôt, selon son titre officiel voulu par feu son père, « Roi«  _ de Suède depuis l’âge de six ans _ et la mort de ce père, le roi Gustave II Adolphe _ en 1632,

    elle abdique de sa couronne en 1654, et part vers l’Europe du Sud ; elle décide de se convertir secrètement au catholicisme, lors de son passage à Bruxelles ; puis publiquement cette fois lors de son passage à Innsbruck. Le pape Alexandre VII l’accueille alors fastueusement à Rome, le 20 décembre 1655, en faisant élever en son honneur la porte monumentale d’entrée de Rome qui jouxte Santa Maria del Popolo, Piazza Del Popolo.

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    Suite à de complexes péripéties,

    elle se fixera à Rome en octobre 1668 ; et résidera, définitivement, au Palazzo Riaro alla Lungara _ l’actuel Palazzo Corsini. Elle y réunit de splendides collections de tableaux ; et y organise de superbes concerts de  musique, avec la fine fleur des musiciens présents à Rome :

    Alessandro Melani, Alessandro Scarlatti, Arcangelo Corelli, Bernardo Pasquini, Alessandro Stradella, Giacomo Carissimi, Marco Marazzoli.

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    Et elle ouvre aussi le premier théâtre public à Rome, le Tor di Nona.

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    Au programme de ce très beau CD Glossa,

    et toutes pièces interprétées ici _ splendidement ! et avec une magnifique prise de sons _ à la harpe , au lieu du clavecin ou de l’orgue,

    une suite d’œuvres  _ dont deux Toccatas _ de l’organiste et claviériste Bernardo Pasquini (1657-1710),

    la sonate n°1 de l’opus 1 d’Arcangelo Corelli ( 1653-1713),

    une sinfonia a violino solo d’Alessandro Stradella (1639-1682),

    ainsi que quelques autres pièces d’Alessandro Scarlatti (1660-1725), de Jacques Arcadelt (1670-1747), de Bernardo Pasquini et d’Arcangelo Corelli ; ainsi que d’un compositeur anonyme.

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    Un récital merveilleux !!!

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    Ce mardi 17 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Merveilleuse musique et merveilleuse interprétation ! Le CD Shostakovich (Piano Quintet + String Quartet n° 3) du Quatuor Belcea & Piotr Anderszewski

    Qu’il est bon d’être magnifiquement subjugué dès les premières notes des premières mesures de musique par un CD de musique !

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    Eh bien, c’est l’expérience d’un tel transport que je viens de vivre dès les premières mesures du premier mouvement (Prelude, Lento) du Quintette avec piano en sol mineur de Dimitri Chostakovitch, par le Quatuor Belcea et Piotr Anderszewski au piano (le CD Alpha 360).

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    Une œuvre composée en 1940, et qui valut au compositeur un franc succès, tant auprès du régime (et de Staline), que du public. Ce mouvement, Prélude (de 4′ 46″) , fait d’ailleurs couple avec la Fugue, Adagio, du mouvement qui suit (de 11′ 34″), où tout se ralentit encore et se tend…

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    Le livret, sous la plume de Clemens Matuschek, est excellent,

    à faire apparaître le profond double jeu des deux œuvres de ce disque,

    le Quintette de 1940 _ l’URSS n’est pas encore en guerre, et jouit de sa reconquête de la partie orientale de la Pologne, en tant que bénéfice sien du partage avec le Reich nazi de la malheureuse Pologne, à la suite du pacte Molotov-Ribbentrop d’août 1939, qui permit à Hitler d’avoir les mains libres pour attaquer à l’Ouest… _,

    et le Quatuor à cordes n° 3, de 1946, de Dmitri Shostakovich (1906 – 1975), par le QuatuorBelcea et le pianiste Piotr Andreszewski (CD Alpha 360).

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    L’appréciation du très lucide _ lui aussi _ collègue compositeur Prokofiev (1891 – 1953) est citée :

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    « Je connais des gens qui ont employé les moyens les plus désespérés pour composer une fugue tant soit peu originale. ILs n’y sont que rarement arrivés. Mais la fugue de Chostakovich contient une quantité de choses nouvelles« …
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    L’interprétation est, elle aussi, magistrale ;

    celle du pianiste,

    celle des cordes aussi,

    d’une clarté confondante ;

    et avec énormément de sous-entendus les plus ambigus possibles…

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    Une citation _ de l’altiste Krzysztof Chorzelski _  avance, à propos de l’Intermezzo, Lento _ à nouveau, d’une incroyable tension dans l’étirement grinçant d’une insupportable douceur ! _, du quatrième mouvement :

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    « On a presque l’impression que c’est la dernière issue, une fuite dans la construction d’une fausse idylle. Une atmosphère comme celle du roman de Boulgakov, Le Maître et Marguerite… »

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    Pour conclure, superbement ce livret :

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    « Pour Dimitri Chostakovitch, le grand succès remporté par cette œuvre eut d’ailleurs, outre sa réhabilitation sociale _ après la terrible déchéance consécutive à la rage de Staline face à l’opéra Lady Macbeth de Mzensk, en 1936 _, un autre effet secondaire agréable, comme il le révéla _ avec infiniment d’humour (grinçant, ici encore) _ à un de ses amis :

    « Sais-tu pourquoi j’ai ajouté une partie de piano au quatuor ? Pour la jouer moi-même et avoir ainsi une raison de voyager pour donner des concerts dans différentes villes et villages. Cela me permettra aussi de voir le vaste monde ! » »…

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    Un disque superbe de bout en bout !

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    Ce samedi 14 avril 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa