Catégorie : Histoire

  • Célébrer en beauté et vérité le centenaire de la naissance du grand Dietrich Fischer-Dieskau (1925 – 2012) : le superbe et émouvant travail du baryton Benjamin Appl en son passionnant livre-disque « Hommage à Dietrich Fischer-Dieskau – Benjamin Appl – James Baillieu », Alpha 1131

    C’est un bien bel hommage que le baryton Benjamin Appl – avec le pianiste James Baillieu – que vient rendre à son maître Dietrich Fischer-Dieskau (Berlin, 28 mai 1925 – Berg, Bavière, 18 mai 2012), à l’occasion des célébrations du 100e anniversaire de la naissance de celui-ci, à Berlin, le 28 mai 1925…

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    Bien sûr, appréciant beaucoup beaucoup Benjamin Appl, je me suis empressé d’acheter chez mon disquaire préféré ce magnifique livre-disque Alpha 1131, dès sa mise en place sur la table des nouveautés.

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    Et j’y ai prêté tout aussitôt une première oreille – jamais la bonne : trop surprise !.. – , étonné par l’étendue du répertoire ici enregistré, de même que par le timbre de voix de baryton de Benjamin Appl, un poil plus bas, m’a-t-il alors semblé à cette toute première écoute, qu’auparavant : il me semblait que ce timbre de voix était plutôt celui qu’un Michael Spyres qualifie, pour sa part, de « barytenor« …

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    Et j’ai réservé à un peu plus tard des écoutes bien plus attentives, et à la variété et étendue du répertoire musical abordé ici, et à l’interprétation qu’en proposent ici, en 79′, Benjamin Appl et James Baillieu…

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    Et voilà qu’hier mardi 28 mai, le jour précis du 100e anniversaire de la naissance de Dietrich Fisher-Dieskau, est paru un splendide et précis article de Matthieu Roc sur le site du Magazine Crscendo :

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    Captivant hommage de Benjamin Appl à son maître Dietrich Fischer-Dieskau

    Pour le centenaire de la naissance de son maître (28 mai 1925),  propose un récital qui parcourt les étapes de la vie de , et qui donne lieu à des choix de lieder ou mélodies – très variés – très intéressants.

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    Dans l’histoire du Lied, dans l’histoire de la musique classique au  XXe siècle, occupe une position – en effet – d’exception. Qu’on l’encense ou qu’on émette des réserves, qu’on l’imite ou qu’on l’évite, son legs artistique et discographique est là, immense, fondamental et incontournable. Sa postérité pédagogique est grande aussi, et nombre de ses élèves ont fait une carrière remarquable : Roman Trekel, Michael Volle, Wolfgang Holzmair, Christian Gerhaher, Andreas Schmidt, Bernd Weikl… et parmi les derniers, , pour ne citer que les barytons.

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    Le parti pris dans ce livre-disque est de narrer la vie de DFD – voilà… – en illustrant chaque période ou chaque thème de sa vie avec de nombreux extraits de sa correspondance, de ses livres ou de son journal, ainsi que des pièces musicales qui constituent le CD. L’enfance à Berlin, la vie de soldat, de prisonnier, la naissance des ses enfants, les joies et les malheurs de sa vie conjugale, ses relations avec les collègues et compositeurs, l’enseignement, l’adieu à la scène… tout est évoqué avec franchise et dignité – parfaitement. Le salut nazi obligatoire, la perte du frère handicapé victime de l’odieux eugénisme du IIIe Reich, mais aussi le premier Winterreise public en 1942 entrecoupé de sirènes et de mises à l’abri, la vie sans liberté et la sortie du camp de prisonnier, le choc ressenti par Fricsay et Furtwängler quand ils l’entendirent la première fois, sa profonde amitié avec Britten et Pears… tous ces événements familiaux et artistiques évoqués construisent sans artifice une image de noblesse, de doute et d’exigence – voilà – qui se superpose bien avec l’aura du chanteur, pour ceux qui ne l’ont jamais connu que par ses disques et reportages télévisuels. Ce livre est en outre agrémenté de nombreuses photos et dessins personnels, c’est à dire qui échappent aux copyrights d’EMI ou DGG, parmi lesquels on découvre de nombreuses toiles de Fischer-Dieskau lui-même. Les portraits de Gerald Moore et de Jorg Demus peints par le chanteur en disent long sur le profond respect qu’il éprouvait pour ses collègues et amis. On aurait voulu en savoir un peu plus sur le rôle certainement important qu’a joué sa veuve Julia Varady dans la collection et le tri de ses précieuses archives familiales, mais tel qu’il est, le texte de est juste, précis, délicat – oui – , et il s’en dégage une forme de tendresse assez touchante – absolument…

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    Pour illustrer musicalement une vie aussi riche, Benjamin Appl s’appuie sur 32 pièces musicales de 21 compositeurs différents. Il ne s’agit pas de résumer les choix artistiques de DFD, qui sont incroyablement variés – mais oui ! – , mais d’illustrer sa vie et de rappeler son éclectisme – oui. Bien sûr, Schubert domine, et on trouve du Wolf, du Schumann (Mme et Mr), du Brahms, du Loewe, etc, mais rien de Mozart, Haydn, R. Strauss ou Mahler – en effet, et cela a de quoi étonner un peu… En revanche, on découvrira avec intérêt une délicieuse berceuse de , un lied Heidenröslein écrit par le papa , et deux lieder écrit par Klaus pour son frère Dietrich. Le Debussy, sur un texte traduit par DFD, n’était peut-être pas indispensable, tout comme les Three Songs de Barber, mais ils ne déparent pas un ensemble d’une richesse étonnante – oui, oui. Les découvertes des compositeurs Sinding, Künneke et Grothe sont très agréables – voilà – , surtout connectées comme elles le sont à la biographie – car c’est là le principe de ce travail d’hommage qu’a choisi de prendre ici Benjamin Appl – du grand baryton.

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    Pour ce kaléidoscope rétrospectif, Benjamin Appl prête une voix magnifique et souple – oui, oui – , qui ne cherche pas à imiter celle de son maître, mais qui en a néanmoins bien retenu les leçons. Celle du legato – voilà – est excellemment intégrée, celle de la diction un tout petit peu moins. Articuler et lier, c’est toujours la quadrature du cercle – certes – pour un chanteur – c’est excellement vu – mais reconnaissons que Benjamin Appl est déjà très avancé sur le chemin de l’idéal ) voilà ! – (comme il l’a déjà démontré dans un remarquable Winterreise) ; et c’est sans doute par déférence pour son mentor que dès le premier An die Musik, il choisit le legato comme priorité. Dans le profond – splendide ! – Die Götter Griechenlands, il ose avec le subtil et brillant  – oui – une longueur de tempo qui fait mouche et distille une « Sehnsucht » remarquable. Traités avec la même distinction, les extraits d’opérette (Künneke) et de musique de film (Grothe, pour piano seul) acquièrent les quartiers de noblesse qui auraient pu leur manquer, et font très bonne figure dans ce florilège hyper-select. Le plus impressionnant en termes de performance vocale est certainement le Tenebrae de Reimann sur un texte de Celan, qui exprime jusqu’au cri et la brisure de voix le non-sens, le vide total d’humanité de l’expérience concentrationnaire – oui. Très émouvant aussi, le Süsse Begräbnis de Loewe pour le souvenir de la perte de sa première épouse – Irmgard Poppen, décédée en 1963 – , ou le Meine Lieder, meine Sänge de von Weber, choisi pour exprimer les adieux à la scène. Tout est très réussi, même la réduction pour piano et voix d’un extrait du War Requiem de Britten.

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    Une superbe parution riche et équilibrée, émouvante et attachante – voilà. C’est à la fois une belle rencontre avec un chanteur mythique qui nous a tous profondément marqués, une découverte intéressante de quelques pièces inconnues, et encore un très beau récital de Benjamin Appl.

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    Voici aussi ce bel article rétrospectif de Pierre-Jean sur le site de Crescendo Magazine :

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    Dietrich Fischer-Dieskau, un centenaire en miroir du temps 

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    LE 28 MAI 2025par Pierre Jean Tribot
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    L’immense baryton Dietrich Fischer-Dieskau est né il y a 100 ans. A cette occasion les hommages se multiplient avec la réédition par Warner d’un coffret reprenant l’inégalité de ses albums de lieder et de mélodies pour les labels HMV, Emi Electrola, Teldec et Erato – et pas seulement ce coffret-là. De son côté, le brillant baryton Benjamin Appl, qui a eu la chance d’étudier avec le grand musicien, fait paraître un  superbe – oui ! – livre-disque (Alpha 1131)  qui est un hommage personnel – oui, de Benjamin Appl – à son mentor.

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    Il y a des artistes, comme Dietrich Fischer-Dieskau, ou Maria Callas, devant lesquels le critique est à court de mots, comment rendre compte, comment mettre des mots sur des talents légendaires.  Rien ne sert de refaire leur biographie ou de vider le dictionnaire de ses superlatifs, dans cet article-ci, nous laissons la parole à Manuel  Fischer-Dieskau, le fils de l’artiste et à Benjamin Appl.

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    La première réflexion qui nous vient à l’esprit est la place du musicien dans la mémoire collective et que retenir de cet immense artiste ? Benjamin Appl nous confie “en tant que chanteur, j’admire beaucoup de choses chez lui. Tout d’abord, bien sûr, sa voix magnifique, associée à une intelligence remarquable et à une profonde sensibilité. Mais au-delà de cela, je respecte profondément son importance historique dans la culture allemande, en particulier dans le domaine du lied.”. Pour son fils Manuel : “même s’il y a peut-être maintenant quelques dignes successeurs, à mon avis, il conservera toujours une position particulière dans le domaine du chant. Cela reflète au moins le grand respect que je ressens encore aujourd’hui parmi tous mes collègues chanteurs lorsqu’ils parlent de mon père. Ses enregistrements ont tout simplement établi des normes qui serviront certainement d’exemples à de nombreuses générations futures de chanteurs”.

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    Mais comment travaillait-il ses partitions en fonction de, son fils Manuel nous précise : “il n’avait certainement pas de « liste de classement ». Il était toujours ouvert à tous les types de bonne musique et consacrait cent pour cent de son énergie artistique au répertoire qu’il chantait, qu’il s’agisse de Bach, Mozart, Schubert, Wolf, Britten ou Reimann.  Pour mon père, la préparation d’un programme de concert incluait toujours une étude intensive de l’environnement _ ce que personnellement je nomme « le contexte« ... du compositeur, des influences – artistiques ou sociales – auxquelles le compositeur était exposé. Il a lu leur correspondance, étudié d’autres compositions créées à une époque similaire, regardé des tableaux de grands peintres créés l’année où les compositions respectives ont été créées, etc.

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    D’un point de vue purement « technique », mon père était l’un des rares artistes qui, dès leur plus jeune âge, avaient le « luxe » de répéter des programmes de chant ou des rôles d’opéra à l’aide de leurs propres enregistrements. Une image courante que j’ai en tête est celle de mon père se promenant dans le jardin avec un petit magnétophone à cassettes à l’oreille, chantant ses enregistrements pour rafraîchir sa mémoire de chansons ou de parties d’opéra.  D’un point de vue artistique, chaque nouvelle rencontre avec des partenaires différents au piano ou au pupitre du chef d’orchestre était, bien sûr, incroyablement importante et stimulante pour lui. C’est pourquoi il aimait changer si souvent de partenaire au piano.”

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    Le chanteur était passionné par l’enseignement, Benjamin Appl qui a participé à ses masterclasses et a bénéficié de cours particulier avec le maître, nous énonce : “son enseignement allait bien au-delà de la technique vocale et de l’interprétation : il s’agissait d’habiter émotionnellement et intellectuellement – incarner, dirais-je – le morceau, de s’y plonger aussi profondément que possible. Il encourageait à se remettre constamment en question, à toujours rechercher de nouvelles perspectives. Il ne se contentait jamais d’une simple interprétation, il cherchait à créer quelque chose d’entièrement nouveau à chaque fois. C’est surtout cela qui m’a le plus inspiré pendant les nombreuses leçons que j’ai eu la chance de suivre avec lui.” 

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    Autre caractéristique de sa personnalité, une infinie curiosité – tiens donc !!.  Naturellement, Dietrich Fischer-Dieskau excellait dans le lied allemand et ses grands classiques de Brahms, Mahler, Schubert, Schumann, Loewe, Strauss, Wolff, mais il allait également vers des univers moins fréquentés, comme ceux de Pfitzner, Eisler, Schoeck, Matthus. Polyglotte artistique, il pouvait être tout autant à son aise dans le répertoire français, anglais ou russe. Mais d’où venait cette curiosité, pour Benjamin Appl :   “c’était vraiment un artiste de la Renaissance, profondément curieux et intéressé par presque tout. Au-delà de son chant extraordinaire, il peignait beaucoup (il a créé environ 5 000 œuvres), jouait du piano tous les jours, écrivait de nombreux livres, enseignait beaucoup et s’adonnait à de nombreuses autres passions. Tout cela enrichissait profondément son enseignement. Il était sans cesse en quête de profondeur et de sens – voilà – , et il attendait la même chose des élèves avec lesquels il choisissait de travailler.”

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    Dietrich Fischer-Dieskau, c’est aussi un artiste et une figure qui dépasse le simple cadre de la musique, ainsi Benjamin Appl nous narre “ après la Seconde Guerre mondiale, il a contribué à transformer cette forme d’art qu’est le lied et il est devenu le symbole d’une Allemagne nouvelle, plus humaine – voilà. Dans des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, où tant d’Allemands avaient fui pendant la période nazie, ayant perdu foi en leur patrie, il est devenu un symbole de paix et de réconciliation.”

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    • Un coffret magistral et essentiel

    Warner réédite un plantureux coffret de 79 disques reprenant l’intégralité de ses enregistrements de lied et de mélodies – voilà – , avec un accompagnement pianistique ou orchestral, en provenance de différents labels comme  HMV, Emi Electrola, Teldec et Erato.

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    Si certains grands enregistrements sont des classiques et ont été réédités à maintes reprises; d’autres nous étaient inconnus comme les quelques gravures pour Teldec avec les lieder de Hans Eisler, dont le Hollywood Songbook – je le possède – , ou les mélodies françaises de la Belle époque avec un parcours qui s’étend de Gounod à Fauré, en passant par d’Indy ou Pierné. Mais quel enregistrement retenir absolument pour Benjamin Appl  : “j’admire profondément ses enregistrements des Kindertotenlieder de Mahler, une œuvre qui a pris une importance considérable dans sa vie. Elle est étroitement liée à la perte précoce de son jeune frère, Martin, qui souffrait d’épilepsie. En 1944, les nazis ont enlevé Martin à sa famille et l’ont assassiné, un événement dévastateur qui a profondément bouleversé Fischer-Dieskau. Cette tragédie personnelle résonne dans chaque note de son interprétation, lui conférant une profondeur et une tristesse qui transcendent la musique elle-même. Pour notre part, ce serait également Mahler avec cette fabuleuse intégrale du Knaben Wunderhorn de grand luxe avec Elisabeth Schwarzkopf en compagnie du London Symphony Orchestra sous la direction de George Szell. La beauté du timbre de chanteur, sa maîtrise stylistique et sa connaissance de l’esprit même de ce cycle, nous mènent tant dans la musique que dans la narration. On admire aussi cette faculté à aller au fond des choses avec cette intégrale des lieder de Richard Strauss avec le fidèle complice Gerald Moore, dénominateur commun de tant d’aventures musicales. Saluons enfin, cette rencontre aux sommets entre le baryton et Sviatoslav Richter pour une Belle Maguelonne de Brahms Ce coffret est une boîte aux multiples trésors à déguster à la carte ou ou menu en fonction de ses humeurs du moment.

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    • L’hommage de Benjamin Appl, tel un livre de souvenirs

    De son côté, Benjamin Appl nous propose un véritable livre-disque avec une sélection d’œuvres qui retrace la chronologie de vie – voilà – de Dietrich Fischer-Dieskau. Comment cet album a-t-il été conçu : “depuis des années, je pensais créer un album pour rendre hommage à celui que Leonard Bernstein a un jour qualifié de « chanteur le plus important du XXe siècle ». Dès le début, je savais que je ne voulais pas enregistrer une compilation de ses chansons préférées ou des lieder les plus connus de Schubert. Il interprétait ces œuvres avec une telle profondeur et une telle perfection que toute tentative de suivre ses traces aurait semblé superflue, voire impossible.

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    Ce qui m’a toujours fasciné, ce sont ses premières années : son enfance à Berlin dans une famille où son père et son frère aîné, Klaus, composaient de la musique (certaines de leurs œuvres figurent sur cet album) ; son passage en tant que jeune soldat allemand en Russie ; et les années qu’il a passées comme prisonnier de guerre dans un camp américain en Italie. Il est évident que ces expériences formatrices l’ont marqué plus que toute autre période de sa vie. À partir de là, il m’est apparu évident que cet album devait suivre le chemin de sa vie, retracer le parcours émotionnel et artistique qui a fait de lui l’artiste qu’il est devenu” – et c’est très bien.

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    Cet album se distingue également par la richesse de son texte et de ses illustrations, Benjamin Appl nous précise : “au cours des deux dernières années, j’ai eu le privilège extraordinaire de pouvoir explorer presque tous les documents privés qu’il a laissés : lettres, journaux intimes, contrats, programmes, et bien plus encore. À partir de ces archives remarquables, j’ai décidé de créer un livre qui accompagnerait l’album, retraçant les moments clés de sa vie qui l’ont façonné en tant que personne et en tant qu’artiste.

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    Il était délicat de trouver le juste équilibre : honorer la vie privée d’un homme qui était de nature timide et qui se livrait rarement au public, tout en offrant un aperçu significatif des expériences personnelles qui l’ont profondément influencé. Ce processus a été extrêmement enrichissant, non seulement parce qu’il m’a permis de renouer avec mon ancien mentor à travers l’intimité de son écriture, mais aussi parce qu’il m’a fait découvrir des facettes nouvelles et inattendues de sa personnalité riche, complexe et nuancée.

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    A écouter – ici par exemple… – :

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    Dietrich Fischer-Dieskau. Lieder & Songs on Warner Classics: Complete HMV, Electrola, Teldec & Erato Recordings. 1 coffret de 79 CD Warner Classics. 5021732475459

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    Hommage à Dietrich Fischer-Dieskau. Benjamin Appl, baryton ; Julien Bailleu, piano. 1 Livre disque Alpha 1131

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    Crédits photographiques : Warner Classics

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    De bien beaux hommages qui nous vont tout droit au cœur !

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    Ce jeudi 20 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour repérer les adresses actuelles rue Saint-Jacques à Saint-Jean-de-Luz des maisons où ont résidé certains des membres de la famille Hiriart : Raphaël Dimats (à son décès en 1869) et son épouse Magdelaine Harispe (à son décès en 1883) – leur petite-fille Magdelaine Hiriart (à sa naissance en 1844) et leur arrière-petit-fils Edmond Gaudin (à sa naissance en 1903)…

    Pour repérer les adresses actuelles rue Saint-Jacques à Saint-Jean-de-Luz des maisons où ont résidé – où sont nés, ou bien sont décédés – certains des membres de la famille Hiriart :

    Raphaël Dimats (à son décès en 1869) et son épouse Magdelaine Harispe (à son décès en 1883) ; leur petite-fille Magdelaine Hiriart (à sa naissance en 1844) ; et leur arrière-petit-fils Edmond Gaudin (à sa naissance en 1903)… 

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    Marie (ou Marianne) Dimats (ou Dimatz),

    fille de l’urrugnard Raphaël Dimats (Urrugne, 17 août 1897 – Saint-Jean-de-Luz, 20 janvier 1869) et la luzienne (Acotz) Magdelaine Harispe (Acotz, 10 mars 1802 – 28 février 1883)

    – mariés à Saint-Jean-de-Luz le 6 février 1839, lui, charpentier de marine, est déjà domicilié à cette date à Saint-Jean-de-Luz -,

    est née le 28 octobre 1844 au n° 23 de la rue Saint-Jacques.
    Et c’est le 2 juin 1874 qu’elle épousera Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849, Grand Rue n° 67 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1826, en son domicile – le même – de la rue Gambette n° 30) : aujourdhui le n° 34 de la rue Gambetta.
    Marie Dimatz-Hiriart, devenue veuve en 1826, décèdera le 9 juillet 1932 dans cette maison Hiriart du 30 rue Gambetta :
    c’est elle, veuve, qui apparait toute vêtue de noir sur la photo devant le magasin Hiriart…
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    Son père Raphaël Dimats est décédé le 20 janvier 1869, lui, au n° 45 de la rue Saint-Jacques
    et la veuve de celui-ci, Magdelaine Harispe, est décédée le 28 février 1883 au n° 6, (avec une virgule sur l’acte de décès) de la rue Saint-Jacques.
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    Magdelaine Hiriart, la fille aînée de Raphaël Dimats et Magdelaine Harispe,
    est née le 10 mars 1875 au n°45 de la rue Saint-Jacques.
    Alors que sa sœur cadette, Marie Hiriart, est née le 28 décembre 1877, elle, au n°30 de la Grand Rue, l’actuel n° 34 de la rue Gambetta (au rez-de-chaussée se trouve la boutique des Bijoux Rodon), 
    dans l’immeuble qui appartient toujours à Maylen Lenoir-Gaudin, qui l’a hérité de sa grand-mère Magdelaine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968, Maison Gaudin, 2 rue Garat)…
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    Et Edmond Gaudin, le fils de Magdelaine Hiriart et Charles Gaudin, ainsi que père de Maylen Gaudin-Lenoir),
    est né lui aussi, le 30 mai 1903, au n° 45 de la rue Saint-Jacques,
    dans cette maison qui s’avère avoir été détruite peu après, en 1910, pour élargir ce qui devenait le Boulevard Thiers en direction du Boulevard Victor Hugo – d’après les propres dires d’Edmond Gaudin à sa fille Maylen Gaudin-Lenoir, comme elle-même me l’a narré… 
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    Par conséquent, plus de maison à cet endroit,
    mais à sa place aujourd’hui le petit square devant le café qui a remplacé la banque Lloyds…
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    Reste à localiser les adresses présentes, dans la rue Saint-Jacques d’aujourd’hui, des maisons situées au n° 23 de la rue Saint-Jacques en 1844, où est née Marie Dimats le 28 octobre 1844,
    et au n° 6 de la rue Saint-Jacques en 1883, où est décédée Magdelaine Harispe, veuve Dimats, le 28 février 1883… 
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    Ce mercredi 28 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Une nouvelle découverte ce jour, concernant les cibouriennes sœurs Billac : Engrace Billac (1819 – 1902) et Gratieuse Billac (1824 – 1897) : la marraine de Maurice Ravel, à l’église saint-Vincent de Ciboure le 10 mars 1875, n’est pas sa chère grand-tante Gachucha (= Engrace Billac), mais la plus jeune sœur d’Engrace : Gratieuse Billac !

    En cherchant à préciser et vérifier la généalogie des cibouriens Billac,

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    je viens de découvrir ce matin que la chère grand-tante Gachucha Billac, domestique chez les Gaudin 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz – elle habitait déjà à Saint-Jean-de-Luz en 1862, au moment du décès à Ciboure, le 2 décembre 1862, à l’âge de 18 ans, de son fils naturel Romain Billac (1844 – 1862) – n’est pas celle qui fut la marraine de Maurice Ravel le 13 mars 1875 à l’église saint-Vincent de Ciboure ;
    parce que celle qui fut la marraine du petit Maurice Ravel est en fait sa plus jeune sœur Gratieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824, Maison 118 rue Pocalette – Ciboure, 14 décembre 1897, rue Pocalette n°43).
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    La chère grand-tante Gachucha de Maurice Ravel est Engrace Billac :  Ciboure, 2 juin 1819, Maison n° ?, rue de Pocalette – Saint-Jean-de Luz, 17 décembre 1902, 41 rue Gambetta).
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    Et Engrace Billac est aussi la mère d’un enfant naturel, Romain Billac  (Ciboure, 9 août 1844, Maison Bourbouillonbayta n° 180  – Ciboure, 2 décembre 1862 Maison n°146 quartier de Pocalette), décédé à Ciboure à l’âge de 18 ans, charpentier.
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    Le mariage de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 26 août 1855, Maison Lamacenia n°137, quartier de la place) avec Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1872 – Ciboure, 10 mars 1839, Maison Bourbouillonbaita n° 163), a eu lieu à Ciboure le 14 septembre 1814.
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    Le cibourien Jacques Billac est fils des cibouriens Pierre Billac et son épouse Sabine Errecalde (décédée à Ciboure le 4 septembre 1808 en son domicile, Maison Harisbondonea n° 143, section B, quartier de Pocalette), qui se sont mariés à Ciboure le 17 janvier 1769
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    Pierre Bilac (sic) est décédé à Ciboure le 5 octobre 1792, et a été enterré le lendemain, 6 octobre, dans la sépulture de Touliconbaita (?).
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    Marie Delouart a eu sa fille aînée – née de père inconnu – Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809, Maison n° 17 quartier de Bordagain – Ciboure, 22 décembre 1874, Maison San Esteven, rue du Quai), cinq années avant d’épouser Jacques Billac à Ciboure le 14 septembre 1814.
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    Mais il se trouve que dans le très préciseux document du recensement de la rue Pocalette à Ciboure en 1806 (ou 1816 ?), Marie Deloirte (sic) est dite domiciliée, ainsi que sa mère, veuve Deloirte, Sabine Laxague (Chabadin Lasaga), chez Jacques Billac, en la maison dite Moutanearguinenia, qui jouxte la maison Petitmentenia, rue Pocalette.
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    Jacques Billac et Marie Delouart son épouse ont eu 4 enfants portant le nom de Billac :
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    _ Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 novembre 1815, Maison 118 rue Pocalet – Ciboure, 17 août 1855, Maison Lamacenia n° 139, quartier de la place)
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    _ Engrace Billac (Ciboure, 2 juin 1819, Maison n° ? rue de Pocalette – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902, 41 rue Gambetta)
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    _ Pierre-Jacques Billac (Ciboure, 25 juillet 1821, Maison 118 rue de Pocalette – ? : lieu et date de décès inconnus…)
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    Voilà donc mes découvertes de ce jour, lundi 26 mai 2025,
    en tâchant de revoir d’un peu près les données concernant la famille cibourienne des Billac, issus du mariage de Pierre Billac et Sabine Errecalde à Ciboure le 17 janvier 1869, ainsi que du mariage de leur fils Jacques Billac avec Marie Delouart, à Ciboure le 14 septembre 1814 ;
    en corrigeant les erreurs de mon article précoce en date du 16 avril 2019 : « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel « …
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    La marraine de Maurice Ravel n’est donc pas sa chère grand-tante  Gachucha, Engrace Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902),
    mais bien la sœur cadette de celle-ci Gratieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Ciboure, 24 décembre 1897)…
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    Ce lundi 26 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • La vidéo de l’entretien avec Manuel Cornejo à propos de l’édition de la Correspondance de Maurice Ravel par les soins de Manuel Cornejo, regardée sur youtube plus de 2000 fois en 4 semaines…

    Ce dimanche soir 25 mai,

    la vidéo de mon entretien – abordé et mené tout du long sous l’angle précis des attaches basquaises de Maurice Ravel (à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz), sur lesquelles je mène mes recherches personnelles depuis le mois de mars 2019… – , à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux, avec Manuel Cornejo, à propos de sa magnifique et passionnante édition de la Correspondance de Maurice Ravel par ses soins – aux Editions Gallimard, collection Tel, en 2 volumes – ,

    a été regardée plus de 2000 fois – au nombre de 2023 à 21h50 ce dimanche soir, pour être très précis… – ces 4 dernières semaines, depuis sa mise en ligne sur youtube le dimanche 27 avril dernier…

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    A raison d’un rythme d’à peu près une centaine de vues par jour, ces derniers temps…

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    Ce dimanche 25 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa