Catégorie : Histoire

  • Au hasard des soldes, un merveilleux CD Apex « Stravinsky – Bartok » du plus-que-parfait Dezsö Ranki : son admirable parfaite ligne claire dans Bartok…

    Au hasard des soldes, et grand amateur surtout de Bartok, je suis tombé ce matin sur un CD Apex 0927 40911-2 « Stravinsky – Bartok » _ un CD Apex paru en 2006, mais enregistré bien auparavant ! _ du plus-que-parfait Dezsö Ranki, un pianiste singulier que j’admire et révère tout spécialement ;

    un CD qui à l’écoute sur ma platine s’est révélé tout simplement merveilleux…

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    Qu’on en juge ici même avec cette miraculeuse vidéo (d’une durée de 9′ 13) de la Suite Op. 14, Sz 62 de Bela Bartok _ né le 25 mars 1881 à Nagyszentmiklós en Autriche-Hongrie (aujourd’hui Sânnicolau Mare, en Roumanie) et mort le 26 septembre 1945 à New-York _, composée en 1916 :

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    et admirez ici donc la perfection de la ligne claire et absolument impeccable _ idoinement bartokienne ! _ de ce pianiste génial qu’est Dezsö Ranki (né à Budapest le 8 septembre 1951)…

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    On peut trouver aussi, par ce même Dezsö Ranki presque l’intégralité, par lui, des œuvres pour piano seul de Bela Bartok _ soient les CDs 9 à 12 _ dans le splendide coffret Warner Classics 0190296729317 (de 20 CDs) « Bela Bartok – The Hungarian Soul » :

    quelle aubaine, là aussi !..

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    Une merveille !

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    Ce jeudi 4 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et retrouver Magdalena Kozena chantant (en 2007) Bohuslav Martinu : cette fois-là les « Songs on Two Pages » : le profond mystère du charme, en des rencontres chaque fois singulières…

    En  forme de poursuite de la joie musicale intense éprouvée récemment _ cf mon article «  » du 25 juin dernier… _,

    je suis revenu rechercher si la collection des CDs de Magdalena Kozena de ma discothèque personnelle _ j’avais procédé auparavant à un récapitulatif de mes CDs Martinu… _ ne recelaient pas, déjà, quelques mélodies de Bohuslav Martinu (1890 – 1959) par Magdalena Kozena _ née à Brno le 26 mai 1973 _, qui me seraient sortis, ces CDs Martinu/Kozena, de ma mémoire…

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    Et là j’ai retrouvé un CD Deutsche Grammophon paru en 2008, le CD DG 477 6665 « Magdalena Kozena – Songs My Mother Taught me« , avec le piano de Malcolm Martineau _ enregistré à Berlin au mois de mars 2007, déjà… _, comportant aux plages 26 à 32 les 7 mélodies _ une nouvelle fois au nombre de 7 ! _ du recueil « Songs on Two Pages » (H. 302), de 1944, composées, de même que les « Songs on One Page » (H. 294) de 1942-43, du CD Pentatone PTC 5187 077, aux États-Unis…

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    Celles-là, en 2008, m’avaient donc moins marqué,

    alors même que je suis, et depuis longtemps, un admirateur fervent de la musique de Bohuslav Martinu…

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    Pour quelles raisons ? Cela m’est difficile à dire… Peut-être le timbre de la voix de Magdalena Kozena, un peu moins mordoré alors, en cet enregistrement de 2007, en ces « Songs on Two Pages« … Ou bien l’accompagnement du piano de Malcom Martineau, au lieu du tendrissime accompagnement du Czech Philharmonic, en l’enregistrement de 2023, dans cette version _ superbement _ orchestrée par Jiri Teml, de ces « Songs on One Page« … 

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    Ou bien le simple mystère de la grâce de l’instant unique de l’enregistrement, ajouté à celui de la prise de son ?..

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    C’est très difficile à cerner, même après plusieurs écoutes comparées répétées, ce jour, de ce que viennent nous offrir ces deux CDs, l’un avec le piano de Malcom Martineau, et l’autre avec l’orchestre du Czech Philharmonic dirigé par Simon Rattle, de la merveilleuse Magdalena Kozena, née à Brno le 26 mai 1973…

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    Une affaire de charme…

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    Ainsi que de rencontre(s), à chaque fois singulières…

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    À suivre…

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    Ce mardi 2 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La présentation par Tore Tom Denys du nouveau CD « Adriano 5 In memoriam Adriaen Willaert » de son Ensemble « Dionysos Now ! »

    Voici cette présentation par Tore Tom Denys du nouveau CD _ Evil Penguin Classic EPRC 0060 _ « Adriano 5 In memoriam Adriaen Willaert » de son Ensemble « Dionysos Now !«  :

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    IN MEMORIAM ADRIAEN WILLAERT (1490-1562)

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    ‘Vive Adriane, Decus Musarum !’, (’Long live Adriaen, glory of the Muses !’)

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    It has long been my desire to compile a single album of all the many elegies and songs of praise in which Maestro Adriaen Willaert is musically immortalized. In recent years, various musicological articles have been published that shed light on the music that pays tribute to Adriaen Willaert, composed in the period following his death on December 7, 1562.

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    However, recordings and especially performances of most of these works have been lacking until now _ voilà le constat ! All the more reason to fill this ‘vacuum’—which, for some works, spans over 400 years—with Dionysos Now!

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    In my research, I rediscovered a six-part composition by the (until now unknown to me) composer Floriano Canale (c.1550 – 1616 ?), who sets to music the same text  _ voilà ! _ Willaert’s “poulin” Cipriano De Rore (1515/16-1565) used in the ode to his teacher and mentor : Concordes adhibite animos. An ideal opportunity to start and end the recording with these two works, especially since they do not sound like typical ‘deplorations’ on the composer (deplorer = to mourn) but rather as “ceremonial motets” such as those written for emperors and cardinals, full of praise and honor, in Latin, with the typical reference to Greek mythology.

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    The madrigal Sassi, Palae by Andrea Gabrieli (c.1533 – 1583) is an imaginative invocation that calls upon everything that grows and swims in the canals of Venice — from the smallest plants to the mermaids (whether they be unmarried or married!) — to join in mourning. This appeal is based on the writings of one of the Commedia dell’Arte’s leading figures, Antonio Molino, also known as Manoli Blessi. Similarly, Pianza’l Grego Pueta by Alvise Willaert (fl. 1560, Adriaen’s nephew _ voilà : celui-ci porte un prénom typiquement vénitien… _) is based on a personal lamentation of Blessi on the great loss of the “Màstora della Musica.”

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    A true discovery for me _ et c’est bien sûr à relever… _ was the madrigal Giunto Adrian by Lorenzo Benvenuti. The lyrics (by an unknown author) are less personal compared to the other elegies, but no less intense : daring harmonies accompany this beautiful example of mystical poetry, demonstrating that — even though we know almost nothing about this composer — he knows perfectly how to imitate the composition style of Willaert and the way he set text to music, indeed even developing it further.

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    Giovanni Battista Conforti’s (fl. 1550 – 1570) S’hoggi son senz’honor has similarly allegorical lyrics, but they contrast with the added music. The rhythm of the vocal lines feels like a kind of undisturbed rippling in the calm waters of the lagoon. Only in the last line does it become clear that this sonnet is about the death of Adriaen.

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    Dulce Padrun is Adriaen Willaert’s opus ultimum _ voilà _, set to a text by Antonio Molino. In this work, Willaert announces his departure from this (music) world. After the first part, in which his (deceased) dog boasts (in the first person) from heaven how it cured him of his many ailments (by making the summer heat disappear at night), Adriaen decides to join his dog on the “other side.”

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    This madrigal could be a “musical reply” to an earlier work by Daniele Grisonio, also on a text by Antonio Molino, Vù ha ben casun. The two madrigals were published one after the other in the same print in 1564. In the lyrics of Grisonio’s composition, the same deceased pet comforts its owner (Willaert) from heaven by assuring him that he will greet him every year in August in the form of the brightest star in the night sky, referring to the “dog star” Sirius.

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    I added the triptych Parce mihi Domine/Taedet Animam meam/Manus tuae* three “readings for the dead” by Willaert’s student — and later maestro di cappella at the San Marco Basilica —  Gioseffo Zarlino (1517 – 1590), to this recording after reading the article “Deep mourning in Cinquecento Venice” by musicologists Antonio Chemotti and Katelijne Schiltz, which suggests that Zarlino could have composed this music for Adriaen Willaert’s funeral mass.

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    The madrigal Dove sei tu is by Adriaen Willaert himself, written after the death of an unnamed young man.

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    Tore Tom Deny

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    • With special thanks to Katelijne Schilz and Cristle Collins Judd for making their music editions available.

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    Ce dimanche 30 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lars Vogt, toujours vivant à Heimbach ce mois de juin 2024…

    Lars Vogt (Düren, 8 septembre 1970 – Erlangen, 5 septembre 2022) est comme jamais vivant à Heimbach, ainsi que nous le rappellent les cérémonies le commémorant, au moment de la session de ce mois de juin 2024 du Festival Spannungen _ Festival que Lars Vogt a fondé en cette ville de Heimbach, à la Kraftwerk, usine hydroélectrique, en juin 1998 _ des merveilleux concerts de ce magnifiquement singulier Festival Spannungen

    _ cf les très nombreux articles que j’ai, sur ce Blog-ci « En cherchant bien« , consacré à cet artiste ô combien talentueux et généreux, et à ses enregistrements discographiques, à partir de celui « «  du 19 octobre 2009, au moment où j’ai découvert sa radieuse existence…

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    C’est ce qui vient opportunément nous rappeler  l’article de ResMusica « A Heimbach, à la mémoire de Lars Vogt » en date d’avant-hier, lundi 22 juin 2024 :

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    A Heimbach, à la mémoire de Lars Vogt

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    En Allemagne, la ville de Heimbach, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, rend hommage au pianiste et chef d’orchestre , décédé en 2022, en baptisant le pont de sa centrale électrique « pont Lars Vogt », rapporte notre confrère Pizzicato. Né en 1970 à Düren, à proximité, Lars Vogt a créé en 1998 le festival de musique de chambre Spannungen à Heimbach. Pendant la semaine du festival au mois de juin (du 23 au 30 cette année), les concerts se tiennent dans la salle des turbines de la centrale électrique datant de 1905.

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    Et de nombreux disques demeurent pour nous rendre à jamais musicalement très proches ses intenses interprétations, tant comme pianiste, soliste ou chambriste, que chef d’orchestre, de transcendantes musiques…

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    Ce mercredi 26 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa