Pour apporter quelques précisions à l’histoire de Navarrenx à partir de 1940, et cela suite à un passionnant contact, le 9 juillet dernier, par un message sur mon blog encherchantbien.fr , avec Marie Sanchez, conservateur du patrimoine retraitée, et en recherche de l’histoire de Frédéric-François Wachsner à laquelle elle travaille,
voici quelques précisions et questions à propos des Wachsner d’Olhau (Silésie), d’une part, et des Verdalle de Navarrenx (Béarn), d’autre part…
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Pour commencer,
mes recherches sur la généalogie de Frédéric-François Wachsner (Olhau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958) se heurtent à des difficultés concernant la généalogie familiale des Wachsner d’Olhau, en Silésie :
Isidor Wachsner (Kattowitz, 27 septembre 1857 – Berlin, 6 novembre 1922) et époux de Jenny Breit (Breslau, 15 décembre 1867 – Theresienstadt, 3 mars 1944) – les parents de Friedrich-Franz Wachsner, avocat berlinois juif, réfugié anti-nazi en France à partir de 1933, interné comme TE au camp de Gurs en 1940, puis résistant – ,
était fils de Loebel Wachsner (20 décembre 1819 – août 1889) et Rosel Zenik (6 mai 1792 – ?).
à mon très détaillé article en date du 28 août 2024 «Pour revenir au maire et conseiller général de Navarrenx Paul Verdalle (1860 – 1948) et sa fille Henriette Verdalle (1896 – 1988), un point sur mes recherches entreprises en 2015 sur leur famille originaire de Dognen, les Labourdette…» ,
sur la généalogie familiale d’Henriette Verdalle (côté paternel de Paul Verdalle – Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – probablement Navarrenx, 19 mars 1948 – et côté maternel de Mathilde-Marie Labourdette – Dognen, 8 août 1871 – Navarrenx, 5 juin 1956 – ),
et dans lequel figure un début d’historique des liens noués entre Henriette Verdalle (Navarrenx, Maison Castéra, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988) et Frédéric-François Wachsner (Ohlau, 1893 – Navarrenx, 8 décembre 1958),
TE au camp de Gurs à partir de 1940, et extrait par le commandant Marcel Brenot d’un des GTEs du camp de Gurs afin de donner, au Vieux Logis à Navarrenx, le domicile d’Henriette Verdalle, des cours d’allemand au fils de celle-ci, André Laclau-Barrère (Cierp, 4 janvier 1925 – Pau, 1er mai 2001).
Frédéric-François Wachsner a ensuite réussi à passer de Navarrenx en Espagne et, de là, à gagner Londres, pour, la guerre finie, revenir à Navarrenx, où il a épousé Henriette Verdalle le 8 décembre 1945…
À son décès le 27 février 1988, Henriette était Henriette Wachsner-Verdalle…
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Voilà donc quelques premiers repères pouvant être utiles à des recherches – par exemple du C.H.AR., le Cercle historique de l’Arribère de Navarrenx… – sur l’histoire d’Henriette Verdalle et son second mari Frédéric-François Wachsner…
Henriette Verdalle, active militante en faveur des Droits de l’Homme, mérite grandement qu’un hommage officiel lui soit rendu à Navarrenx…
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Ce mardi 14 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
Un absolument délicieux « Music for These Troubled Times – Tallis – Byrd – Bull, Gibbons – Shalygin » – soit le CD Fuga Libera FG 867 : enregistré à Valenciennes du 12 au 15 mai 2025, et paru le 15 mai 2026 – par le jeune claveciniste ukrainien Dmytro Kokoshynskyy – né à Kiev en 1997 –, nous offre au CD un superbe récital de musiques conçues principalement pour le virginal, afin de nous aider à surmonter, à son écoute, l’endémique mélancolie présente aujourd’hui dans le monde qui est le nôtre, comme au temps de Robert Burton (Lindley, 8 février 1577 – Oxford, 25 janvier 1640), l’auteur de la célèbre « Anatomie de la mélancolie« , publiée en 1621 :
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Regardez ici la vidéo de ce trailer (de 3′ 01) présenté en anglais par Dmytro Kokoshinskyy lui-même,
et admirez surtout la vidéo de cet extrait (de 1′ 22) du magnifique « Felix namque » de Thomas Tallis– (Kent, ca 1505 – Greenwich, 23 novembre 1585) – , une sublime pièce à l’origine pour l’orgue, et interprétée ici sur un clavecin d’Émile Jobin d’après un Ioannes Ruckers de 1612, une pièce (de 9′ 17) située à la plage 4 du CD…
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Un CD tout à fait impressionnant,
et un interprète assurément à suivre.
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Ce dimanche 12 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
C’est tout simplement ma grande admiration pour l’œuvre d’Ottorino Respighi (Bologne, 9 juillet 1879 – Rome, 18 avril 1936) qui m’a fait désirer me procurer le CD BR Klassik 900533 « Respighi –Lauda per la natività del Signore« , avec cette œuvre religieuse créée à Sienne à l’Accademia Chigiana le 22 novembre 1930, sur un texte de Jacopone da Todi, l’unique œuvre chorale sacrée du compositeur : de quoi attiser la curiosité du mélomane…
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C’est un article en date du 17 juin dernier, sur le site du Magazine Crescendo, intitulé « Ferveur italienne« , sous la plume de Bénédicte Palaux Simonnet, qui m’a fait connaître l’existence du CD BR klassik 900533 « Respighi – Lauda per la nativita del Signore – Frontini/Arman – Sizilianische Weihnachttslieder« , par le Chor des Bayerischen Rundfunks placé sous la direction de Howard Arman, et avec les chanteurs Chen Reiss, soprano, Eunkyung Shin, soprano, Andrew Lepri Meyer, ténor, et Ruth Volpert, alto, qui m’a incité à le commander, pour voir si j’ose dire – c’est à dire écouter et connaître, découvrir – pareille rareté musicale, à mon disquaire préféré…
Ottorino Respighi (1879-1936) : Lauda per la Natività del Signore. Francesco Paolo Frontini (1860-1939) : Canti religiosi del popolo siciliano (chants de Noël siciliens), arrangement d’Howard Arman. Giacomo Puccini (1858-1924) : Sogno d’oro, arrangement d’Howard Arman
Chen Reiss, soprano ; Eunkyung Shin, soprano ; Ruth Volpert, alto ; Andrew Lepri Meyer, ténor. Chor des Bayerischen Rundfunks. Münchner Rundfunkorchester. Howard Arman, direction. 2024. Notice en anglais et en allemand. 1 CD. 50’52. BR Klassik 900533.
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Seule œuvre chorale sacrée – voilà ! – d’Ottorino Respighi, Lauda per la Natività del Signore met en musique le mystère médiéval de la Nativité dû au poète franciscain Jacopone da Todi(1230 – 1306). Le dialogue des anges, des bergers et de la Vierge Marie révèle une facette du compositeur déjà entrevue dans La Belle au bois dormant et ses pièces de piano destinées aux bambini : une inspiration fraîche, délicieuse, sensible au merveilleux – voilà – , qui rejoint son intérêt pour les musiques anciennes et, en particulier, pour le chant grégorien – et c’est à remarquer.
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Cette inspiration se conjugue à une science de l’orchestration – respighienne – où les timbres, les contrastes d’effectifs et de tonalités dessinent un paysage aussi opulent et pittoresque que fervent – voilà, voilà. La ligne mélodique se déploie comme des phylactères auxquels répondent les entrelacs du trio de bassons, flûtes et hautbois (Gloria). Des sonorités pastorales se mêlent à des effets de foule bigarrés évoquant Turandot, voire Moussorgski – mazette ! Les chœurs déferlent doucement en nappes de paix sous les pas de l’Ange (Eunkyung Shin), dont l’apparition se révèle aussi limpide que stratosphérique. Le Berger d’Andrew Lepri Meyer (ténor) et l’alto de Ruth Volpert (Marie) participent à cette harmonie à la fois charnelle et hors du temps – c’est bien vu…
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L’hymne – traditionnel – italien O Sanctissima, orchestré par le chef d’orchestre Howard Arman, met à nouveau les chœurs du Bayerischer Rundfunk à contribution. Ils se développent au rythme d’une respiration paisible, en volumes mouvants semblables à des nuages.
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Les huit chants religieux populaires siciliens de Francesco Paolo Frontini – (Catane, 6 août 1860 – Catane, 26 juillet 1939 : compositeur contemporain, donc, d’Ottorino Respighi, 1879 – 1936) – témoignent de l’éclectisme de ce compositeur d’opéra vériste, passionné par le répertoire populaire et auteur d’une anthologie de vingt-deux mélodies pour voix et piano, Canti religiosi del popolo siciliano, publiée en 1938. Les nuances des différents dialectes raviront les connaisseurs tandis que, là encore, l’orchestration — deux bassons, hautbois, cor anglais, flûtes et piano — se montre légère et ingénieuse. La nascita del Bambino Gesù prend ainsi les accents d’une berceuse gorgée de tendresse. Les rythmes de danse délicatement balancés et la cornemuse instaurent – ici aussi – un climat féerique.
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La mélodie Sogno d’oro, qui inspirera Puccini(Lucques, 22 décembre 1858 – Bruxelles, 29 novembre 1924) pour le quatuor du deuxième acte de La Rondine (1917), apporte une conclusion tour à tour sensible et hollywoodienne, illuminée par le galbe vocal et les aigus en lévitation de la soprano Chen Reiss.
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Un enregistrement qui concilie cultures et époques dans le creuset italien : aussi beau et passionnant sur le plan musical – voilà ! – qu’irréprochable sur le plan technique.
Oui, oui, une curiosité musicale charmante et, au final de l’écoute, représentative elle aussi de l’art subtil et riche, et singulier, et attachant, d’Ottorino Respighi : écoutez ici…
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Ce samedi 11 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
La promenade – à l’initiative de la très féconde Association Jakintza, sise Maison Ravel, 141 rue du Quai à Ciboure – « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel » (issue de 4 des branches de la descendance de Gratien Delouart (1848 – 1898), par les rues de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz – départ de et retour à la Tour de Bordagain, à Ciboure – , qui avait dû être annulée le jeudi 20 novembre 2025 pour cause de trop mauvais temps, s’est déroulée ce dimanche matin 5 juillet 2026 par très beau temps – et pas encore trop chaud – de 9h00 à 11h30, avec une trentaine de personnes tout à fait intéressées par le sujet de cette parenté basque – jusqu’ici très méconnue– de Maurice Ravel, et n’hésitant pas à poser de nombreuses très pertinentes questions à Guy Lalanne et Francis Lippa, qui commentaient les diverses maisons croisées sur le parcours où ont séjourné Ravel et les membres de sa parenté cibourienne et et luzienne, et à se procurer aussi l’ouvrage – le numéro 111 de la Revue Jakintza, paru le 2 novembre 2025 – au passage de la Maison natale de Maurice Ravel ouverte pour cette excellente occasion…
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Le goût de la connaissance de la Musique et le goût de la connaissance du Patrimoine culturel sont ainsi bien vivaces parmi certains cibouriens et luziens…
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Ce dimanche 5 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa