Catégorie : Musiques

  • A nouveau à propos du superbe coffret Supraphon « Karel Ancerl – Live Recording – Concertos »…

    A nouveau à propos du superbe coffret Supraphon de 7 CDs « Karel Ancerl – Live Recording – Concertos« , auquel j’avais consacré un article le 31 mars dernier :

    « L’immense Karel Ančerl dirigeant l’immense David Oistrakh et l’immense Mstislav Rostropovich avec l’Orchestre Symphonique de la Radio de Prague dans deux Concertos d’Antonin Dvořák : à vénérer !« ,

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    voici ce dimanche 4 mai, sur son site Discophilia, un bel article bien développé de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « Les Concertos de Karel » :

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    LES CONCERTOS DE KAREL

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    Une perle parmi ces gravures éparses commanderait de toute façon – oui ! – l’acquisition de cette belle petite boîte : le 2e Concerto de Chopin piaffé par un Wilhelm Kempff plein d’autorité, nonobstant quelques traits de travers dans le Finale, broutilles !, ajout majeur à sa discographie officielle où le compositeur des Mazurkas fut aussi modestement présent que parfaitement compris.

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    Le Chant du Monde l’avait fugitivement publié, Supraphon rend le concert dans toute la beauté d’une prise de son qu’on croyait jusque là étroite. Le geste du pianiste est vif avec constance, les rythmes prennent toujours le pas sur le cantabile, et les contrechants épicent la ligne mélodique, manière qui s’accorde au geste volontiers drastique de Karel Ančerl, comme aux verdeurs des Tchèques.

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    Cette direction si preste, et assez carrée, en rebutera certains : Henryk Szeryng ne s’y retrouve pas pour un Beethoven oubliable, alors qu’à chaque fois le violon rhapsode d’Ida Haendel y gagne un cadre où discipliner son jeu et envoler son archet : leur Sibelius, leur Beethoven, le Stravinski sont simplement impérissables.

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    Les Russes sont omniprésents, Sviatoslav Richter toujours au diapason du chef, et comme lui jouant carré – écoutez d’abord le 1er de Tchaikovski et comparez le à la tempête de celui d’Emil Gilels – , Mstislav Rostropovitch retrouvant pour le Dvořák l’élan de sa gravure princeps à Prague avec Václav Talich, mais plus animé encore par les tempos prestes que lui exige Karel Ančerl. L’accord est fulgurant – oui, oui ! – avec David Oistrakh pour ce qui reste son plus lyrique enregistrement du Dvořák.

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    Et les Tchèques ? Plutôt qu’Eva Bernáthová, parfois égarée dans le Concerto en sol de Ravel – mais les sortilèges d’orchestre qu’Ančerl fait fuser valent d’être entendus – courrez au justement célèbre Premier de Prokofiev joué avec feu, élégance et humour – voilà, voilà ! – par Ivan Moravec, et écoutez bien la leçon de style de Jan Panenka dans le Concerto de Schumann, pianiste trop oublié, dont l’art dépassait le seul domaine chambriste.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Karel Ančerl
    Live Recordings Concertos

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    CD 1
    Ludwig van Beethoven(1770-1827)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ut majeur,
    Op. 15 (1956)

    Concerto pour piano et orchestre No. 3 en ut mineur,
    Op. 37 (1962)

    Sviatoslav Richter, piano – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    CD 2
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)

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    Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 61 (1966)
    Henryk Szeryng, violon – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    Robert Schumann (1810-1856)
    Concerto pour piano et orchestre en la mineur, Op. 54 (1955)
    Jan Panenka, piano – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    CD 3
    Ludwig van Beethoven (1770-1827)

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    Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 61 (1957)

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    Jean Sibelius (1865-1957)
    Concerto pour violon et orchestre en ré mineur, Op. 47 (1957)
    Ida Haendel, violon – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    CD 4
    Franz Liszt (1811-1886)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en mi bémol majeur, S. 124 (1954)

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    Piotr Ilyitch Tchaikovski (1840-1893)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en si bémol mineur, Op. 23 (1954)
    Sviatoslav Richter, piano – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    Frédéric Chopin (1810-1849)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 2 en fa mineur, Op. 21 (1959)
    Wilhelm Kempff, piano – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    CD 5
    Antonín Dvořák (1841-1904)

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    Concerto pour violoncelle et orchestre No. 2 en si mineur,
    Op. 104, B. 191 (1952)

    Mstislav Rostropovich, violoncelle – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    Concerto pour violon et orchestre en la mineur, Op. 53, B. 108 (1950)
    David Oistrakh, violon – Orchestre Symphonique de la Radio de Prague

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    CD 6
    Piotr Ilyitch Tchaikovski (1840-1893)

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    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en si bémol mineur, Op. 23 (1953)
    Emil Gilels, piano – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    Maurice Ravel (1875-1937)
    Concerto pour piano et orchestre en sol majeur, M. 83 (1959)
    Eva Bernáthová, piano – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    CD 7
    Francis Poulenc (1899-1963)

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    Concerto pour deux pianos et orchestre en ré mineur, FP 61 (1960)
    Juliane Lerche, piano – Ingeborg Herkomer, piano – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    Igor Stravinski (1882-1971)
    Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, K053 (1962)
    Ida Haendel, violon – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    Sergei Prokofiev (1891-1953)
    Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ré bémol majeur, Op. 10 (1962)
    Ivan Moravec, piano – Orchestre Philharmonique Tchèque

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    Karel Ančerl, direction

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    Un coffret de 7 CD du label Supraphon SU4349-2
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Karel Ančerl, avec son ainé
    Václav Talich – Photo : © DR

     

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    Un immense chef, et d’immenses concertistes….

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    Et merci Supraphon pour ces très bienvenues rééditions de CDs…

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    Ce dimanche 4 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir la maison des Gaudin rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz telle que Maurice Ravel y séjourna à diverses reprises tant que ce fut le domicile de ses amis Gaudin, issus du mariage, en 1875, d’Annette Bibal avec Edmond Gaudin, en une maison héritée par Annette Bibal, en 1903, de sa mère Victoire Dupous, épouse en 1843, de Pierre Bibal, et qui elle-même, Victoire, la tenait de sa mère, Françoise Benoît (1786 – 1855), épouse en 1821 de Pierre Jean-Baptiste Dupous (1800 – 1865) ; et dans laquelle Gachucha Billac, la chère grand-tante (1824 – 1902) de Maurice Ravel, fut la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre 1875 et 1886) ; et où séjourna à diverses reprises, et dès son enfance, Maurice Ravel (1875 – 1937), avant que, devenue veuve (en 1920), Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936) ne déménage, avec ses filles Marie Gaudin, puis Jane Gaudin-Courteault, de ce 41 rue Gambetta pour s’installer, au cours du mois d’août 1924, à la Villa Mirentxu, rue du Midi…

    C’est non sans difficulté qu’il a fallu se déprendre de l’erreur de localisation – ainsi à la page 169 de son « Ravel – Portraits basques » (seconde édition de juillet 2016), Etienne Rousseau-Plotto présente-t-il une photo de la maison située à l’angle de la rue Gambetta et de la rue Bague, légendée « La maison des Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz« , sans s’être avisé du changement de numérotation de cette rue Gambetta advenu dans les années 30… – , rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, de la demeure identifiée dans les divers actes d’etat-civil de la famille – naissances et décès – comme le 41 de la Grand-Rue, puis 41 rue Gambetta, suite à des modifications de la numérotation des maisons de cette rue Gambetta de Saint-Jean-de-Luz…

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    Et c’est le désir de photographier maintenant et présenter les demeures, et à Ciboure, et à Saint-Jean-de-Luz – et produire aussi des photos anciennes, quand nous pouvons en retrouver… – , où sont nés ou décédés, ou bien ont séjourné – d’après des témoignages présents et retrouvés dans des correspondances conservées… – divers cousins de la cibourienne Marie Delouart (1940 – 1917) et son fils Maurice Ravel (1875 – 1937), pour le livre à  paraître cet automne aux Editions Jakintza,

    qui nous a conduit, Guy Lalanne et moi-même, à chercher à vérifier le plus « scientifiquement possible«   – preuves à l’appui – ce que nous allions asserter dans ce travail sur ce que j’ai qualifié – très tôt en ma recherche débutée au mois de mars 2019 – de « les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel« .

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    La première idée de formulation de cette expression qui deviendra frappante à propos de ces cousinages basques demeurés jusqu’ici complètement méconnus (!), car Maurice Ravel n’avait pas de cousins identifiés comme tels jusqu’alors, du très simple fait que sa mère Marie Delouart (1840 – 1917) était fille et petite-fille de deux filles-mères : Sabine Delouart (1809 – 2874) et Marie Delouart (1782 – 1855) – pour rencontrer le nom du premier ancêtre masculin officiellement reconnu et avéré du côté Delouart de la mère de Maurice Ravel, il faut en effet remonter à l’aïeul Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)… – ,

    cette première idée de formulation, donc, de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, m’est venue le 7 avril 2019, en mon article « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel« , à propos de ce que j’avais qualifié d’abord de « cousinages cibouriens de Maurice Ravel » ; et mon article se concluait par la phrase : « et je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur« … ; et le 20 mars 2019, mon article s’intitulait encore « Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague… » ; en revanche, mon article du 13 mai suivant s’intitulait, lui : « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » ;

    et le tout premier titre de mes articles à comporter expressément cette expression singulière de « cousinages cibouro-luziens » appliquée à la parenté basque de Maurice Ravel – et que je retiendrai désormais, définitivement – est celui de l’article en date du 19 août 2019 : « Pour commenter mes toutes récentes recherches sur le contexte familial (des Hiriart-Gaudin) des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel » : « cibouro-luziens« , voilà l’expression un peu frappante désormais énoncée ;

    et une expression sur laquelle je désirais mettre expressément l’accent du fait de l’ignorance constatée jusqu’alors de cette descendance luzienne des cibouriens Delouart, via des Etcheverry, des Hiriart et des Gaudin ; et voir ici le questionnement de mon article crucial, en date du 11 octobre 2021, pas sur une simple ignorance de parenté, mais carrément sur sur un étrange déni – très assumé – de parenté avec Maurice Ravel de la part de son cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988), le fils unique de la cousine de Ravel Magdelaine Hiriart (1875 – 1968) : « Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer…« … 

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    Il s’agit donc bien des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel,

    via sa mère, Marie Delouart, et les descendances cibouriennes mais aussi luziennes des deux sœurs nommées elles aussi, touts deux, comme leur sœur aînée, Marie Delouart (1782 – 1855) – d’où, ici, une malencontreuse erreur du valeureux Jean-Noël Darrobers, qui a confondu deux de ces sœurs, et n’a donc pas pu tenir compte, pour l’avoir complètement ignorée, de la descendance luzienne de la sœur née en 1784… – , Marie Delouart (1784 – 1842 – épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, du cibourien Jean Etcheverry (1777 – 1841)) – , et Marie Delouart (1786 – 1872 – épouse, à Ciboure le 28 février 1821, du cibourien Michel Goyenague (1790 – 1849)) –  ainsi que la descendancec du frère, Jean Delouart (1788 – 1872 – époux à Ciboure le 30 avril 1823 de la cibourienne Marguerite Larrea (1798 – 1844)), tous des Delouart donc, frère et sœurs de l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel, la cibourienne Marie Delouart (1782 – 1855)…

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    Et ce sont les maisons – elles-mêmes, si elles ont continué d’exister ; ou bien celles qui, à leur emplacement, leur ont succédé – et à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, de résidence de ces divers cousins basques – de Maurice Ravel – méconnus jusqu’ici, qu’après les avoir identifiées, et puis localisées précisément – eu égard aux changements de numérotation des rues, ou de noms ayant varié, au cours du temps, de ces maisons – , que nous désirons, Guy Lalanne et moi-même, présenter en photos dans notre livre à venir, dans l’espace et le temps de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…

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    Trop d’erreurs ont marqué jusqu’ici les recherches ravéliennes au pays basque, faute de rigueur suffisante, et de vraie recherche de vérification de ce qui a été seulement repris tel quel – par simple copié-collé – , d’un chercheur à l’autre…

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    A suivre : c’est passionnant !

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    Ce samedi 3 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une merveille absolue du coffret Nonesuch « Steve Reich – Collected Works » : son « Jacob’s Ladder », un chef d’œuvre sidérant de 2023…

    Pour entamer l’écoute du coffret Nonesuch 075597904185 « Steve Reich – Collected Works« , de 26 CDs et 1 DVD,

    j’ai choisi de commencer par le CD 26 comportant les deux plus récentes œuvres de Steve Reich – né le 3 octobre 1936 à New-York – , « Traveler’s Prayer » (de 2020) et « Jacob’s Ladder » (de 2023), en une interprétation superlative de Synergy Vocals et du New-York Philharmonic placés sous la direction de Jaap van Zweden – en un enregistrement magnifique du 5 octobre 2023 – :

    « Jacob’s Ladder » est un sidérant chef d’œuvre – de 20′  ; l’œuvre est créée le 5 octobre 2023 au David Geffen Hall (New York) par l’ensemble Synergy Vocals et le New York Philharmonic dirigés par Jaap van Zweden – qui emporte immédiatement la conviction, et déclenche – écoutez ici !.. – l’enthousiasme !

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    Et c’est Karol Beffa qui, lors de notre entretien à la Station Ausone le 25 mars 2022, à propos de son passionnant « L’Autre XXe siècle musical » – regarder ici la vidéo de cet entretien si riche… – , m’a fait découvrir ce compositeur majeur du présent musical qu’est Steve Reich,

    dont il trace une amorce alléchante de portrait en son beau chapitre « L’irruption du minimalisme américain dans le paysage musical français« , à partir de son « chef d’œuvre » de 1976 : « Music for 18 Musicians » ; l’œuvre est donnée au CD 5 de ce coffret, dirigée par Steve Reich lui-même, puis une seconde fois, en une nouvelle interprétation, par l’ensemble Signal – la comparaison des deux est très intéressante ! – , au CD 27…

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    Des œuvres majeures, qui font très grand bien !!!

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    Ce vendredi 2 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En attendant les « Mazurkas » de Chopin de Rafal Blechacz, son somptueux CD « Chopin » (enregistré à Berlin l’automne 2021), paru au printemps 2023, et découvert tardivement par moi, suite à une bienvenue conversation sur Chopin, hier, avec mon disquaire préféré…

    En échangeant hier quelques mots sur le trés beau tout récent CD « Chopin intime » de Justin Taylor – cf mon article « Le vraiment intime Chopin du merveilleux CD « Chopin intime » de Justin Taylor, sur l’idéalement idoine pianino Pleyel de 1839 : un bonheur rajeuni !.. » en date du 26 avril dernier  – , vient soudain à l’esprit de Vincent – mon disquaire préféré, au goût parfait ! – une interrogation sur « ce que devient » l’excellent pianiste polonais Rafal Blechacz – né le 30 juin 1985 à Nakło nad Notecią – , dont l’a intensément marqué, en 2023, le CD « Chopin« , avec, dit-il, deux magnifiques « Sonates« …

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    Et à ma question si le magasin en dispose encore d’un exemplaire, il le recherche et me l’attrape – je n’avais pas vu passer ce CD « Chopin » au printemps 2023…

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    De fait, c’est un CD « Chopin » magistral !

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    Et ce matin, très vite je retrouve ce qu’en avait dit sur son blog Discophilia l’excellent – lui aussi – Jean-Charles Hoffelé, en un très judicieux article intitulé « Chopin toujours« , publié le 12 avril 2023

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    Que voici :

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    CHOPIN TOUJOURS

    Quelle tension ! Dès les premières mesures de la Troisième Sonate, Rafał Blechacz impose une urgence – voilà ! – , traits vertigineux, phrasé intense, que le second thème, fébrile, ne dissipera pas. Son immense lecture symphonique est d’une hauteur de vue – voilà ! – qui refuse tout charme, comme si Arturo Benedetti Michelangeli surveillait le pianiste polonais ; ce ne sera pas le Chopin de tout un chacun, si minéral, si hautain, mais ne pas entendre à quel point il magnifie la plus parfaite structure jamais coulée de la plume de l’auteur des Polonaises, ne pas être saisi par l’emportement – magistral ! – de cette vision, est impossible.

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    Le même geste autoritaire sauve la Sonate « Funèbre » du disparate, même la ligne grise du Finale fantomatique s’intègre dans un discours unitaire où le caractère funèbre du Lento n’est pas sollicité, Blechacz déplaçant à bon escient le centre de gravité vers les deux premiers mouvements, dont les audaces semblent soudain anticiper celles du Presto.

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    Le ton blessé, le chant teinté de douleur du Nocturne en fa dièse mineur, pris dans un tempo preste pourra étonner, tout comme les premières mesures de la Barcarolle, introduction qui semble hésiter avant que Venise ne chante dans des couleurs ombrées puis danse soudain dans une inondation de soleil.

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    Magnifique – voilà!, et émouvant aussi – oui ! – surtout après l’ample symphonie qui aura envahi le Finale de la Troisième Sonate. Demain, quels autres opus de Chopin Rafał Blechacz nous réserve-t-il, puisqu’il semble assembler à mesure sinon une intégrale, du moins une vaste anthologie ? J’espère – moi aussi… – les Mazurkas.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Frédéric Chopin (1810-1849)

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    Sonate pour piano No. 2 en
    si bémol mineur, Op. 35

    Nocturne en fa dièse mineur, Op. 48 No. 2
    Sonate pour piano No. 3 en
    si mineur, Op. 58

    Barcarolle en fa dièse majeur, Op. 60

    Photo à la une : le pianiste Rafał Blechacz – Photo : © DR

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4863438

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    Photo à la une : le pianiste Rafał Blechacz – Photo : © DR

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    Un CD « Chopin » vraiment magnifique…

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    Ce jeudi 1er mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa