En échangeant hier quelques mots sur le trés beau tout récent CD « Chopin intime » de Justin Taylor – cf mon article « Le vraiment intime Chopin du merveilleux CD « Chopin intime » de Justin Taylor, sur l’idéalement idoine pianino Pleyel de 1839 : un bonheur rajeuni !.. » en date du 26 avril dernier – , vient soudain à l’esprit de Vincent – mon disquaire préféré, au goût parfait ! – une interrogation sur « ce que devient » l’excellent pianiste polonais Rafal Blechacz – né le 30 juin 1985 à Nakło nad Notecią – , dont l’a intensément marqué, en 2023, le CD « Chopin« , avec, dit-il, deux magnifiques « Sonates« …
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Et à ma question si le magasin en dispose encore d’un exemplaire, il le recherche et me l’attrape – je n’avais pas vu passer ce CD « Chopin » au printemps 2023…
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De fait, c’est un CD « Chopin » magistral !
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Et ce matin, très vite je retrouve ce qu’en avait dit sur son blog Discophilia l’excellent – lui aussi – Jean-Charles Hoffelé, en un très judicieux article intitulé « Chopin toujours« , publié le 12 avril 2023
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Que voici :
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CHOPIN TOUJOURS
Quelle tension ! Dès les premières mesures de la Troisième Sonate, Rafał Blechacz impose une urgence – voilà ! – , traits vertigineux, phrasé intense, que le second thème, fébrile, ne dissipera pas. Son immense lecture symphonique est d’une hauteur de vue – voilà ! – qui refuse tout charme, comme si Arturo Benedetti Michelangeli surveillait le pianiste polonais ; ce ne sera pas le Chopin de tout un chacun, si minéral, si hautain, mais ne pas entendre à quel point il magnifie la plus parfaite structure jamais coulée de la plume de l’auteur des Polonaises, ne pas être saisi par l’emportement – magistral ! – de cette vision, est impossible.
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Le même geste autoritaire sauve la Sonate « Funèbre » du disparate, même la ligne grise du Finale fantomatique s’intègre dans un discours unitaire où le caractère funèbre du Lento n’est pas sollicité, Blechacz déplaçant à bon escient le centre de gravité vers les deux premiers mouvements, dont les audaces semblent soudain anticiper celles du Presto.
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Le ton blessé, le chant teinté de douleur du Nocturne en fa dièse mineur, pris dans un tempo preste pourra étonner, tout comme les premières mesures de la Barcarolle, introduction qui semble hésiter avant que Venise ne chante dans des couleurs ombrées puis danse soudain dans une inondation de soleil.
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Magnifique – voilà!, et émouvant aussi – oui ! – surtout après l’ample symphonie qui aura envahi le Finale de la Troisième Sonate. Demain, quels autres opus de Chopin Rafał Blechacz nous réserve-t-il, puisqu’il semble assembler à mesure sinon une intégrale, du moins une vaste anthologie ? J’espère – moi aussi… – les Mazurkas.
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LE DISQUE DU JOUR
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Sonate pour piano No. 2 en
si bémol mineur, Op. 35
Nocturne en fa dièse mineur, Op. 48 No. 2
Sonate pour piano No. 3 en
si mineur, Op. 58
Barcarolle en fa dièse majeur, Op. 60
Photo à la une : le pianiste Rafał Blechacz – Photo : © DR
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Un album du label Deutsche Grammophon 4863438
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Photo à la une : le pianiste Rafał Blechacz – Photo : © DR
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Un CD « Chopin » vraiment magnifique…
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Ce jeudi 1er mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa


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