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  • Magnifier le magique coffret de 3 CDs DG « Bohuslav Martinů – The Symphonies – Bamberger Symphoniker – Jakub Hrusa » : la célébration de Crescendo Magazine hier, après mon article en date du 21 mai dernier…

    Magnifier le magique coffret de 3 CDs DG 486 7810 « Bohuslav Martinů – The Symphonies – Bamberger Symphoniker – Jakub Hrusa » : la célébration de Crescendo Magazine hier 27 août par Serge Martin « Jakub Hrůša magnifie le puzzle multiforme des symphonies de Martinů« , après mon article « Bohuslav Martinů au pinacle : ses 6 symphonies sublimement interprétées par les Bamberger Symphoniker dirigés par un Jakub Hrůša en état de grâce… » en date du 21 mai dernier,

    tel est ce jour le 21ème article, depuis celui du 25 septembre 2021 « Ecouter les fantasques « Nuits magiques » de Bohuslav Martinů…« ,  que je consacre à ce compositeur que je porte au pinacle, selon mon principe que la plus belle musique fait un immense bien, qu’il importe d’aider à partager le plus largement possible…

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    Jakub Hrůša magnifie le puzzle multiforme des symphonies de Martinů

    par Serge Martin

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    Bohuslav Martinů (1890-1959) : Symphonie n° 1 H. 289 ; Symphonie n° 2 H. 295 ; Symphonie n° 3 H. 299 ; Symphonie n° 4 H. 305 ; Symphonie n° 5 H. 310 ; Symphonie n° 6 « Fantaisies symphoniques » H. 343.

    Bamberger Symphoniker, Jakub Hrůša, direction. Texte de présentation en anglais. 3 CD DGG 4867810.
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    Crescendo avait annoncé cette intégrale Martinů dans ses cinq albums pour passer la semaine du 16 mai dernier. La disponibilité physique du coffret permet d’affiner – voilà – une perception déjà fort favorable. En premier lieu pour la personnalité du chef Jakub Hrůša, qui accomplit depuis plusieurs années de bien belles choses – absolument ! – à la tête de son Orchestre symphonique de Bamberg. Un succès qui lui a valu de prendre la succession de Pappano à Covent Garden. En second lieu parce que l’orchestre de Bamberg – comportant, déjà, de nombreux musiciens tchèques d’origine – a une tradition avec Martinů, dont il a gravé en 1987-1988 la deuxième intégrale des symphonies sous la baguette de Neeme Järvi (après la version historique de Václav Neumann). Ensuite parce que la belle intégrale de Jiří Bělohlávek à la tête de la Philharmonie tchèque n’avait pu être menée à bon port. C’est dire si nous avions besoin – oui – d’un enregistrement bénéficiant de toute l’excellence technique actuelle, mise au service d’un chef qui ait une vision d’ensemble – voilà – de ce superbe massif symphonique en constante mutation – oui.

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    Un écho tardif mais concentré de l’art de Martinů

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    Paradoxalement, Martinů ne vint que fort tard au genre symphonique. Il a 52 ans lorsque Serge Koussevitzky crée à Boston, en 1942, la première symphonie qu’il lui a commandée. La sixième et dernière symphonie sera achevée en 1953 et créée deux ans plus tard. Toute l’œuvre symphonique de Martinů a donc été écrite sur une durée d’un peu plus de dix ans – voilà. L’époque de leur composition croise la tension des années de guerre – oui – et, après celle-ci, les atermoiements du compositeur pour un retour dans sa patrie, où, redoutant l’influence soviétique, il ne retourna pas, préférant s’installer en France – c’est bien cela.

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    C’est dire si cette musique reflète à la fois – voilà, voilà le creuset complexe et riche – la dynamique de la société américaine, l’esprit de finesse de l’impressionnisme français et un chaleureux sentiment national qui s’exprime par le recours à des mélodies populaires et des mouvements de danse.

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    Un merveilleux travail de synthèse – exactement !

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    Autant de pistes dont Hrůša fait un usage méticuleux – soigneux en même temps que fluide – tout en restituant à l’ensemble sa personnalité très particulière – singulière, en effet. On est fasciné par sa capacité à générer cette indicible rumeur des cordes, que l’on croyait propre à la Philharmonie tchèque mais qui, dès le « moderato » introductif de la 1re symphonie, impose son climat aussi secret qu’obsédant – voilà, voilà.

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    Le chef construit également à merveille le climat organique de ces œuvres, suscité par l’accumulation de courtes cellules, motiviques et rythmiques, qui crée un climat d’effervescence – sans pathos – tout au long de l’exécution. Le jeu complexe des répétitions en vient presque à faire de Martinů un précurseur inattendu de la musique répétitive. Une chose est certaine : l’attention minutieuse aux archétypes de l’écriture de Martinů permet au chef de bâtir de passionnants ensembles qui s’imposent autant pour leur mobilité créatrice – oui – que, par contraste, pour la profondeur – voilà : ce sont des mots présents et récurrents en mes propres articles de mon blog encherchantbien.fr – de certains mouvements lents. Il reste chez le compositeur tchèque des accents de mélancolie poignante – oui – , un sens permanent de l’interrogation – oui : rien d’asséné – qu’il faut savoir servir pleinement sans jamais s’appesantir – absolument ! – — et, ici, Hrůša fait merveille – oui !

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    L’écriture de Martinů délègue un rôle moteur aux instruments solistes – oui – , particulièrement les bois et les cuivres, qui créent des dialogues, brefs mais pertinents, avec la masse orchestrale, un peu à l’instar de ceux du ripieno et du tutti propres au concerto grosso – oui – , dont le compositeur était d’ailleurs friand. Et ici, les solistes survoltés du Symphonique de Bamberg jouent à fond le rôle de relance pertinente et vivace – oui – de la forme musicale.

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    Autant de qualités qui permettent à Jakub Hrůša de s’inscrire sans conteste à la tête de la discographie actuelle de ces symphonies – voilà. On peut alors apprécier le mélange de légèreté printanière et de gravité pensive – oui – de la première symphonie, l’effervescence rythmée de la deuxième, l’engagement déterminé de la 3e avec ses références beethovéniennes en temps de guerre, la joie salvatrice de la libération de la 4e — qui entoure un largo central introspectif —, la force rythmique de la 5e conjuguée à des moments d’éternité dans ses sections lentes – oui, oui. Le tout débouchant sur la prodigieuse synthèse – voilà – de la 6e symphonie, qui récupère et récapitule dans un geste magnifique toutes ces fidélités stylistiques qui font le prix de l’écriture de Martinů – c’est parfaitement dit là. On a rarement été aussi minutieux dans le détail et aussi architecte dans la construction discrète de ces grands ensembles qui ont la discrétion – qualité martinienne : pas de tapage, pas d’esbroufe – de ne pas s’afficher comme tels. Une intégrale qui fait désormais référence – tout à fait : un régal !

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    Son : 9 — Livret : 7 — Répertoire : 10 — Interprétation : 10

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    Écouter Martinů fait grand bien.

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    Ce vendredi 28 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Goûter le pur enchantement, irrésistible, des sœurs Labèque interprétant la merveilleuse, mais pas encore assez reconnue à son génie propre, Fanny Mendelssohn : la perfection même, festivement naturelle, du jeu…

    Soumettez-vous, vous aussi, à votre tour, au pur enchantement, irrésistible – c’est une pure grâce ! – , des sœurs Labèque interprétant – à la perfection de leur jeu ! – la merveilleuse Fanny Mendelssohn (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin 14 mai 1847), bien trop dans l’ombre encore aujourd’hui – et on se demande bien pourquoi…  : cf ma question déjà posée dans mes articles des 30 janvier 2022 « L’élégance musicale exaltante, sublime, des Mendelssohn : Felix et Fanny ; et la question de la perception de la singularité de la voix de Fanny…«  et 23 mars 2025 « La délicate et délicieuse difficulté d’attribuer à l’oreille soit à Fanny soit à Felix Mendelssohn leurs merveilleux de poésie « Lieder für das pianoforte » et « Lieder ohne Worte » : le jubilatoire CD Alpha 1119 « Guess Who ? – Fanny et Felix Mendelssohn » de la magicienne Olga Pashchenko ; et la question de la singularité idiosyncrasique de ces magnifiques compositeurs à la jointure du classicisme éternel et du romantisme naissant…« … – de son heureux petit frère Felix (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847) :

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    regardez et écoutez donc simplement ici cette petite vidéo (de 1′ 38) de Katia et Marielle Labèque dans l’Allegretto de la Mélodie Op. 4 n°2 de Fanny Mendelssohn – la pièce se trouve à la plage 2 du CD n°2 « Of a bright garden » de leur indispensable coffret de 3 CDs Deutsche Grammophon « Katia & Marielle Labèque – 55 » paru le 12 juin dernier…

    c’est sublimissime de naturel et de joie…

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    Une façon d’illustrer par un magique exemple musical – cette magie, vous la constaterez vous aussi !.. – , mon article de découverte émerveillée, le 14 juin dernier, « En forme de célébration-partage de leurs 55 ans de magnifique carrière au concert comme au disque, les épatantissimes sœurs Labèque nous offrent un splendide, très riche et absolument délicieux coffret de 3 CDs « Katia et Marielle Labèque – 55 » de 55 plages (26 inédites, enregistrées cette année-ci 2026, et 29 prélevées dans leurs très beaux enregistrements précédents, réalisés entre 2024 et 1970) : une splendide fête !.. » de leur splendidissime coffret de 3 CDs « Katia & Marielle Labèque 55« …

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    Et d’un tel sublime Fanny Mendelssohn par les sœurs Labèque, d’une telle radieuse évidence toute de simplicité, coulant de source vive, délicate et généreuse, nous en redemandons !

    Nous voulons TOUT !!!

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    Oui, j’aime passionnément Fanny Mendelssohn !

    Oui, j’aime passionnément aussi les sœurs Labèque !

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    Ce jeudi 18 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En forme de célébration-partage de leurs 55 ans de magnifique carrière au concert comme au disque, les épatantissimes sœurs Labèque nous offrent un splendide, très riche et absolument délicieux coffret de 3 CDs « Katia et Marielle Labèque – 55 » de 55 plages (26 inédites, enregistrées cette année-ci 2026, et 29 prélevées dans leurs très beaux enregistrements précédents, réalisés entre 2024 et 1970) : une splendide fête !..

    En forme de célébration-partage de leurs 55 ans de magnifique carrière au concert comme au disque, les épatantissimes sœurs Katia et Marielle Labèque – nées le et le à Bayonne – nous offrent présentement – avant-hier 12 juin – un splendide, très riche et absolument délicieux – jubilatoire ! – coffret Deutsche Grammophon de 3 CDs « Katia & Marielle Labèque – 55« , constitué de 55 plages (26 inédites, enregistrées cette année-ci 2026, et 29 prélevées dans leurs très beaux enregistrements précédents, réalisés entre 2024 et 1970), et respectivement intitulés « Wild is the Wind » (56′ 39) – A dialogue between popular music and classical writing, highlighting the porous borders between genres... – , « Of a Bright Garden » (63′ 15) – A programme across Romantic and 20th century repertoire, shaped around the themes of gardens and childhood… – et « Points of Light » (59′ 06) – A constellation of composers who have profoundly marked the Labèques’ artistic path …

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    Une splendide fête de musique ! coulant de source pure et très vive.

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    Et admirez aussi cette épatante vidéo de présentation (de 9’54) par Katia et Marielle elles-mêmes, où elle font, pour France-Musique, un très simple et éclairant point de retour sur l’aventure heureuse – et de travail très assidu aussi : elles ont été à l’excellente école de leur mère pianiste, Ada Cecchi (Viareggio, 18 juillet 1918 – Bayonne, 9 mars 1997 ; cf par exemple mon article « Musiques de joie : le Bolero idéalement endiablé de Katia et Marielle Labèque dans leur CD basque Amoria, avec les percussions traditionnelles basques du groupe Hegiak de Thierry Biscary«  en date du 21 avril 2020 – de leur incomparable duo de 55 pétaradantes années, rien n’est passé, tout est présent ! : c’est un parfait régal d’évidence, simplicité, naturel, éternellement juvénile et jubilatoire…

    Bravissimo ! Et immense merci !!!

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    Oui, elles sont absolument, et pour jamais, épatantes, les sœurs Labèque !!!

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    Ce dimanche 14 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Bohuslav Martinů au pinacle : ses 6 symphonies sublimement interprétées par les Bamberger Symphoniker dirigés par un Jakub Hrůša en état de grâce…

    C’est un Bohuslav Martinů (Policka, 8 décembre 1890 – Liestal, 28 août 1959) porté au pinacle que viennent nous merveilleusement apporter ses 6 symphonies (H. 289, de 1942, H. 295, de 1943, H. 299, de 1944, H. 305, de 1946, H. 310, de 1946 et H.343, de 1951-53 – toutes composées aux États-Unis – ) telles qu’elles sont sublimement interprétées par les Bamberger Symphoniker dirigés par un Jakub Hrůša en état de grâce, en le coffret de 3 CDs Deutsche Grammophon 486 7810 « Bohuslav Martinů – The Symphonies – Bamberger Symphoniker -Jakub Hrůša » qui vient tout juste de paraître…

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    Cette sublime interprétation a été immédiatement saluée par la rédaction de l’excellent Crescendo Magazine le 15 mai dernier au sein de son article « 5 albums pour passer la semaine : García-Tomás, Martinů, Elgar — et deux escales argentine et française » :

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    « Voilà l’événement martinůien que l’on attendait – probablement – . Jakub Hrůša, l’un des grands chefs tchèques de sa génération – oui ! – , livre avec son fidèle Orchestre Symphonique de Bamberg une intégrale des six symphonies qui pourrait bien faire date– absolument ! – . On y retrouve la nervosité rythmique, les couleurs ambrées des cuivres, ce climat si singulier – mais oui ! – — entre mélancolie morave et fièvre américaine des années d’exil — qui fait toute la singularité – voilà : adorable… – de Martinů. Hrůša ne se contente pas de bien faire : il pense ce cycle dans sa continuité dramaturgique, d’une Première encore néoclassique à une Sixième fantasmagorique – somptueuse ! – . Une intégrale à placer aux côtés des grandes références« …

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    Et au sein de l’article « Music forever » de Jean-Pierre Rousseau, le 19 mai, cette rubrique très justement intitulée « Bain de jouvence » :

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    Quelle vraiment – mais oui ! – bonne idée – elles sont rares en ce moment chez les « majors » ! – que cette nouvelle intégrale des symphonies de Martinů proposée par Jakub Hrůša à la tête de son orchestre de Bamberg. A ajouter dans ma discothèque aux versions de Neeme Järvi (aussi avec Bamberg !) – je la possède aussi – , Václav Neumann (avec l’orchestre philharmonique tchèque) et Jiří Bělohlávek(avec le BBC Symphony), et à bon nombre de versions éparses (Karel Ančerl, Walter Weller, Martin Turnovský, Charles Munch et Wolfgang Sawallisch pour la 6e symphonie)« …

     

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    Avec ici ce bien trop bref coup d’oreille à cette trop courte vidéo-ci, pour vous faire une toute petite idée…

    Ainsi que ce podcast-ci…

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    Un vrai bain de jouvence, en effet,

    et pour un compositeur, Bohuslav Martinů, que j’apprécie vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup…

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    Ce jeudi 21 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa