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  • En attendant les « Mazurkas » de Chopin de Rafal Blechacz, son somptueux CD « Chopin » (enregistré à Berlin l’automne 2021), paru au printemps 2023, et découvert tardivement par moi, suite à une bienvenue conversation sur Chopin, hier, avec mon disquaire préféré…

    En échangeant hier quelques mots sur le trés beau tout récent CD « Chopin intime » de Justin Taylor – cf mon article « Le vraiment intime Chopin du merveilleux CD « Chopin intime » de Justin Taylor, sur l’idéalement idoine pianino Pleyel de 1839 : un bonheur rajeuni !.. » en date du 26 avril dernier  – , vient soudain à l’esprit de Vincent – mon disquaire préféré, au goût parfait ! – une interrogation sur « ce que devient » l’excellent pianiste polonais Rafal Blechacz – né le 30 juin 1985 à Nakło nad Notecią – , dont l’a intensément marqué, en 2023, le CD « Chopin« , avec, dit-il, deux magnifiques « Sonates« …

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    Et à ma question si le magasin en dispose encore d’un exemplaire, il le recherche et me l’attrape – je n’avais pas vu passer ce CD « Chopin » au printemps 2023…

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    De fait, c’est un CD « Chopin » magistral !

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    Et ce matin, très vite je retrouve ce qu’en avait dit sur son blog Discophilia l’excellent – lui aussi – Jean-Charles Hoffelé, en un très judicieux article intitulé « Chopin toujours« , publié le 12 avril 2023

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    Que voici :

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    CHOPIN TOUJOURS

    Quelle tension ! Dès les premières mesures de la Troisième Sonate, Rafał Blechacz impose une urgence – voilà ! – , traits vertigineux, phrasé intense, que le second thème, fébrile, ne dissipera pas. Son immense lecture symphonique est d’une hauteur de vue – voilà ! – qui refuse tout charme, comme si Arturo Benedetti Michelangeli surveillait le pianiste polonais ; ce ne sera pas le Chopin de tout un chacun, si minéral, si hautain, mais ne pas entendre à quel point il magnifie la plus parfaite structure jamais coulée de la plume de l’auteur des Polonaises, ne pas être saisi par l’emportement – magistral ! – de cette vision, est impossible.

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    Le même geste autoritaire sauve la Sonate « Funèbre » du disparate, même la ligne grise du Finale fantomatique s’intègre dans un discours unitaire où le caractère funèbre du Lento n’est pas sollicité, Blechacz déplaçant à bon escient le centre de gravité vers les deux premiers mouvements, dont les audaces semblent soudain anticiper celles du Presto.

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    Le ton blessé, le chant teinté de douleur du Nocturne en fa dièse mineur, pris dans un tempo preste pourra étonner, tout comme les premières mesures de la Barcarolle, introduction qui semble hésiter avant que Venise ne chante dans des couleurs ombrées puis danse soudain dans une inondation de soleil.

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    Magnifique – voilà!, et émouvant aussi – oui ! – surtout après l’ample symphonie qui aura envahi le Finale de la Troisième Sonate. Demain, quels autres opus de Chopin Rafał Blechacz nous réserve-t-il, puisqu’il semble assembler à mesure sinon une intégrale, du moins une vaste anthologie ? J’espère – moi aussi… – les Mazurkas.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Frédéric Chopin (1810-1849)

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    Sonate pour piano No. 2 en
    si bémol mineur, Op. 35

    Nocturne en fa dièse mineur, Op. 48 No. 2
    Sonate pour piano No. 3 en
    si mineur, Op. 58

    Barcarolle en fa dièse majeur, Op. 60

    Photo à la une : le pianiste Rafał Blechacz – Photo : © DR

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4863438

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    Photo à la une : le pianiste Rafał Blechacz – Photo : © DR

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    Un CD « Chopin » vraiment magnifique…

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    Ce jeudi 1er mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Dès la seconde écoute, le ravissement éprouvé du CD Deutsche Grammophon « Seong-Jin Cho – Ravel – the Piano Concertos », merveilleusement adéquat à la personnalité contenue mais formidablement expressive de Maurice Ravel…

    Après la surprise forcément dérangeante, à contrepied de nos expériences passées des diverses interprétations des deux Concertos pour piano de Ravel,

    dès la seconde écoute,

    c’est bien un ravissement, et même éperdu, que nous éprouvons maintenant à cette écoute plus fine, et moins déstabilisée quà la première écoute-découverte, du CD Deutsche Grammophon 486 6820 « Seong-Jin Cho – Ravel – the Piano Concertos« ,

    merveilleusement adéquat, en fait, à la personnalité contenue mais formidablement expressive de Maurice Ravel, à à ses deux sublimes Concertos pour piano :

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    avec un dialogue intelligentissime entre le pianiste si délicat et discret, de tempérament retenu, qu’est le jeune Seong-Jin Cho, et l’orchestre d’une incroyable finesse mais aussi éclat _ américain _ du Boston Symphony Orchestra, et ses solistes parfaits, sous la direction pointue et justissime d’Andris Nelsons _ admirez ici cette vidéo du Concerto en sol (d’une durée de 23′ 57), au Symphony Hall de Boston, le 8 janvier 2024…

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    Et cette fois encore, je ne suis pas loin de partager presque toutes les affirmations du commentaire qu’en a donné avant-hier 25 février Jean-Charles Hoffelé en son bel article de son site Dicophilia intitulé « Les deux côtés du miroir » :

     

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    LES DEUX CÔTÉS DU MIROIR

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    Tellement jazzy _ oui, magifiquement ! _ les Bostoniens, bois et cuivres façon Gershwin _ absolument !!! _, pourtant sans exotisme _ c’est juste : comme si cela correspondait idéalement au génie le plus idiosyncrasique (basque ?) de Maurice Ravel. Dans la capitale du Massachusetts _ Boston, donc _, on jouait français _ à la Monteux, et à la Koussevitsky ; sans compter de nombreux solistes de l’orchestre… _depuis quelques lustres, cela s’entend encore ; pour Seong-Jin Cho, que je sais réservé _ oui ; cf mon article en date du 5 février dernier « Du pays du matin calme aux rives de la Seine (ainsi qu’à Berlin), l’apollinien piano seul de Ravel, presque placide, de Seong-Jin Cho : une grâce musicale et artistique à partager, pour mieux vivre…« … _, c’est une licence supplémentaire à se déboutonner : cet arc-en-ciel si voluptueusement déployé _ absolument ! et avec quelle prise de son ici ! _ par Andris Nelsons, que j’avais tort de craindre peu accordé à l’univers Ravel _ en effet : leur rencontre est prodigieuse ! Quel somptueux éclat ! _, lui inspire une liberté volubile _ et découvreuse d’apects jusque là peu révélés par la plupart des interprètes précédents… _ et des attaques de fauve _ oui, mais en une fulgurance dépourvue du moindre bruit parasite : c’est magnifique… Son piano déborde d’irisations _ oui _, le rêve central de l’Allegramente en est saturé, merveille qui rappelle Martha Argerich dont les abandons millimétrés vont certainement plus loin, mais enfin…

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    Adagio assai très singulier _ oui ! _, parlé _ oui… _, on aimera ou pas _ personnellement j’adore ! _, puis un Presto où sur le piano qui file les souffleurs de Boston persifflent comme les chats du jardin de L’Enfant et les sortilèges, c’est assez irrésistible _ mais oui !, l’effarement déconcerté de la première découverte, une fois dépassé… _, et sauve des lectures « en casquette » : ce moto perpetuo devient vertigineux _ oui, oui _, fausse toccata, fausse course à l’abîme qui semble en un éclair donner la main à son frère sombre, écrit en regard, on l’oublie trop.

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    Dans le songe amer des Bostoniens (ce contre-basson !) _ oui, oui ! _, Seong-Jin Cho sera passé de l’autre côté du miroir, Concerto pour la main gauche tragique _ d’après la guerre ; cf mon article du 4 juillet 2008 à propos du saisissant admirable CD Alpha 125  des trois Quatuors de Lucien Durosoir par le Quatuor Diotima : « Musique d’après la guerre« … _ : il en assemble les épisodes épars dans une grande ligne si noire dont même les cadences, admirablement composées, n’auront pas une étoile.

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    L’éclatant divertissement central où se télescopent des marches d’apocalypse et des souvenirs de l’univers d’avant (Laideronnette et Boléro y compris), gagnés par une suractivité inquiète, retrouveront quelques accents de jazz, seul rappel du solaire Concerto en sol majeur, ailleurs régnera la nuit méphitique où Scarbo rode encore. Prise de son superlative _ oui : et c’est un facteur très important aussi, ici.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Maurice Ravel
    (1875-1937)

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    Concerto pour piano et orchestre
    en sol majeur,
    M. 83

    Concerto pour piano main gauche et orchestre en
    ré majeur, M. 82

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    Seong-Jin Cho, piano
    Boston Symphony Orchestra
    Andris Nelsons, direction

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4866820
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    Photo à la une : le pianiste Seong-Jin Cho –
    Photo : © Christoph Köstlin/Deutsche Grammophon

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    Décidément, un très grand pianiste et musicien, Seong-Jin Cho, est là, et bien là, présent, en ce nouveau magnifique CD Ravel sien, avec sa personnalité bien affirmée, et surtout idéalement idoine au génie idiosyncrasique de compositeur ainsi que de l’homme, en sa vie : Maurice Ravel…

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    Un très grand disque pour ces deux immenses et singuliers chefs d’œuvre de Maurice Ravel…

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    Ce jeudi 27 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir au disque l’œuvre symphonique de George Enescu, par Christian Măcelaru dirigeant l’Orchestre National de France…

    George Enescu (Liveni, 19 août 1881 – Paris 6e, 4 mai 1951) est un immense compositeur, un des compositeurs majeurs du XXe siècle.

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    Christian Măcelaru (Timisoara, 15 mars 1980) est un très grand chef d’orchestre…

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    Avec le triple CD Deutsche Grammophon 486 5505 « George Enescu – Symphonies 1-3  – Romanian Rhapsodies 1 & 2 » _ enregistré à l’Auditorium de Radio-France à Paris au mois de septembre 2022 et aux mois de juin et juillet 2023 _,  la discographie d’Enescu s’enrichit considérablement…

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    Qu’on commence à en juger de la qualité avec ces excellents podcasts-ci des Rhapsodies roumaines n° 1 (d’une durée de 11′ 53) et n°2 (de 11′ 41)…

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    Ce dimanche 8 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un piano, et même mieux, deux pianos, qui crépitent et chantent : Sergei Babayan et Daniil Trifonov dans un éblouissant transcendant « Rachmaninoff for two » !

    Quand la performance virtuose des interprètes galvanise jusqu’aux auditeurs…

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    Et c’est exactement cela qui vient nous subjuguer-transporter-incendier avec le transcendant flamboyant double album Deutsche Grammophon 486 4805 « Rachmaninoff for two » de Sergei Babayan (Gyumri – Arménie, 1er janvier 1961) et Daniil Trifonov (Nijni-Novgorod – URSS, 5 mars 1991) _ le premier ayant été professeur du second, en 2009, au Cleveland Institute of Music, un lieu et une institution importants… _ enregistré à Vienne en mai et août 2023…

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    Voici ce que sur son constamment excellent site Discophilia, en un article sobrement intitulé « Fantaisies et danses« , nous en communique la décidément parfaite oreille (et plume) de Jean-Charles Hoffelé :

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    FANTAISIES ET DANSES

    L’oiseau sirine qui encorbelle de ses trilles mystiques la Barcarolle _ d’après des vers de Lermontov _ de la Suite « Fantaisie-tableaux » semble répondre sous les doigts de Sergei Babayan et de Daniil Trifonov _ écoutez ici le podcast de la sublimissime interprétation (!!!) de cette « Barcarolle«  (en 8′ 29) en ce « fabuleux CD« – ci de Babayan et Trifonov… _ à celui qu’inventèrent _ écoutez-le donc aussi ici (en un podcast de 7′ 27) par Ginzburg et Goldenweiser, en un enregistrement de 1948, disponible sous le label RDC (Russian Compact Disc) _ Grigory Ginzburg _ Nijni-Novgorod, 29 mai 1904 – Moscou, 5 décembre 1961 _ et Alexandre Goldenweiser _ Chisinau-Bessarabie, 10 mars 1875 – Moscou, 26 novembre 1961 : ce dernier professeur du précédent au conservatoire Tchaïkovsky de Moscou, et un des fondateurs de l’école moderne russe de piano : « At age six, his talent (celui de Grigory Ginzburg) was recognized and in 1917, when he was 13, he became a student of Alexander Goldenweiser at the Moscow Conservatory. He remained close to Goldenweiser his whole life _ voilà ! _, becoming his assistant after graduation« , a signalé le 1er mai 2017 Maureen Buja en un article intitulé « Forgotten pianists : Grigory Ginzburg« …

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    Leur conte sélène _ en ce merveilleux CD-ci _ est simplement plus sombre, comme sera plus terrible _ oui, et sublimement véhément... _ de noirceur _ exaltée jusqu’au sublime, voilà ! _ jusque dans l’exaltation centrale La nuit… L’amour _ d’après des vers de Byron _ commencé par un rossignol éperdu _ écoutez-le aussi en ce podcast (d’une durée de 5′ 59) de ce génial CD de Babayan et Trifovov, et subissez-en vous aussi le charme absolu ! Quel génie _ assurément ! _ aura déployé le jeune Rachmaninoff _ l’été 1893, Rachmaninov (Semionovo, 1er avril 1873 – Beverly Hills, 28 mars 1943) a tout juste vingt ans… _ dans cet Opus 5, et comme les deux amis _ Babayan et Trifonov, si magnifiquement complices _ l’entendent _ et l’incarnent aussi splendidement ! _, y infusant des rêves et des contes, rappelant souvent l’univers _ de profonde poésie musicale _ de Nikolai Medtner _ Moscou, 5 janvier 1880 – Londres, 13 novembre 1951.

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    Ce sera le sommet poétique _ oui ! et je le pense aussi… _ de ces deux disques fabuleux _ absolument ! je partage pleinement cet avis… _ où ils se feront _ ensuite _ athlètes pour la Deuxième Suite, prenant des tempos fous _ sublimement tenus _ pour la Valse (même Vronsky et Babin _ Vitya Vronsky (Eupatoria-Crimée, 22 août 1909 – Cleveland, 28 juin 1992) et Victor Babin (Moscou, 13 décembre 1908 – Cleveland, 1er mars 1972  _ ne filent pas à ce point _ écoutez ici Vronsky et Babin en cette Deuxième Suite Op. 17  en un enregistrement du 22 janvier 1934, pour RCA : d’une durée de 19′ 24 _, ça tricote du diable _ oui _, sans oublier de chanter _ en effet et surtout, bien entendu ! quelle merveille sous ces doigts si inspirés de Babayan et Trifonov ! _, savourant la Romance en sonorités dorées (on croirait une scène d’un film hollywoodien), se déchaînant dans la Tarentelle à nouveau dans ce sombre menaçant qui empoisonnera _ aussi _ leur lecture paroxystique _ géniale… _ des Danses symphoniques.

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    Sous leurs doigts, l’orchestre ne manque _ en effet _ pas, tout comme pour la transcription inspirée _ oui _ de l’Adagio de la 2e Symphonie réalisée si proche de l’original par Daniil Trifonov, décidément chez lui ici _ oui, oui, oui _ : ses Concertos l’attestaient _ cf mon article « «  du 23 octobre 2019 à propos des deux merveilleux CDs « Departure » (DG 00289 483 5335) et « Arrival«  (DG OO289 483 6617), comportant les 4 Concertos pour piano op. 1, op. 18, op. 30 et op. 40 du compositeur (1873 – 1943) _, ce nouvel album le confirme _ somptueusement…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Sergei Rachmaninoff
    (1873-1943)

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    Symphonie No. 2, Op. 27 –
    III. Adagio (version pour deux
    pianos : Trifonov)

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    Suite pour deux pianos No. 2, Op. 17

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    Suite pour deux pianos No. 1, Op. 5 « Fantaisie-tableaux »

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    Danses symphoniques, Op. 45 (version pour deux pianos)

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    Daniil Trifonov, piano
    Sergei Babayan, piano

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    Un album de 2 CD du label Deutsche Grammophon 4864805
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    Photo à la une : les pianistes Daniil Trifonov (à gauche) et Sergei Babayan – Photo : © Julia Wesel 

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    Une musique _ quasi gratuite : de l’art pour l’art… _ et une interprétation _ phénoménale de virtuosité, mais bienheureusement dénuée du moindre narcissisme ; admirez (et écoutez !) aussi cette vidéo de 47′ 16 de ces Suites n°1 et n°2 pour deux pianos, lors d’un concert donné par Sergei Babayan et Daniil Trifonov à l’Auditorium de Radio-France, à Paris, le 21 mars 2023 : précédant donc de peu leurs enregistrements, à Vienne, de ce double album, aux mois de mai et août suivants… _ qui nous extirpent en toute beauté d’un présent morose, inquiétant, voire nauséabond…

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    Et sur la virtuosité en musique,

    relire les lumineux chapitres « Pour et contre la virtuosité » de Vladimir Jankélévitch, notamment aux pages 109 à 159 de son « Liszt et la rhapsodie _ Essai sur la virtuosité » ; qui comporte aussi cette phrase, à la page 151 : « Que sa marque propre soit le pathétique ou le brio, la virtuosité, chez Rachmaninov, est toujours somptueuse« …

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    Il est vrai, aussi, que contrairement à ma propre endémique absence de tropisme envers la musique russe _ en général : il y a aussi quelques heureuses exceptions… Mais c’est probablement d’abord par ignorance… _, j’aime beaucoup Rachmaninov.

    Cf le significatif aveu conclusif de mon article du 13 octobre 2018 «  » : « J’aime Rachmaninov, mais oui…« …

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    Ce samedi 15 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa