Étiquette : Justin Taylor

  • Le Chopin assez tragique de Benjamin Grosvenor : composer, interpréter, écouter, admirer…

    Après plusieurs divers CDs Chopin – par Rafal Blechacz (enregistré à Berin en 2021), Justin Taylor (enregistréé à Bever en 2024), Alessandro Deljevan (enregistré en 2024) – qui ont récemment retenu mon attention et rencontré ma satisfaction à leur écoute,

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    voici que vient de paraître aussi un très intéressant, à nouveau, CD Chopin par ce passionnant pianiste britannique qu’est Benjamin Grosvenor :

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    il s’agit du CD Decca 487 0958 « Benjamin Grosvenor – Chopin – Sonatas 2 & 3 – Ballade n° 1 – Berceuse – Nocturnes » – enregistré au Garsington Opera (Buckinghamshire) du 23 au 26 octobre 2024  – ,

    un CD à la tonalité tragique marquée ;

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    presque trop peut-être – mais c’est seulement à la toute première écoute que je le ressens ainsi ; et la première écoute n’est jamais vraiment fiable, trop dépendante qu’elle est de la culture et des expériences acquises, et pas assez ouverte à la singularité frappante à laquelle notre oreille et notre goût ont à se confronter au présent de la découverte de ce nouveau CD qui paraît… – , en cet enregistrement presque trop parfait, en effet, de ce splendide interprète – et tout particulièrement de Chopin… – qu’est Benjamin Grosvenor – né à Southend-on-Sea (Essex) le 8 juillet 1992…

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    En ma discothèque personnelle, je dispose déjà de 3 autres vraiment très beaux CDs de Benjamin Grosvenor comportant des œuvres de Frédéric Chopin – son compositeur à l’évidence fétiche, par conséquent… – , respectivement enregistrés en 2011, 2013 et 2015 :

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    le CD Decca 478 3206 « Benjamin Grosvenor – Chopin – Listz – Ravel  » – avec de Chopin les 4 Scherzos 0p. 20; Op. 31, Op. 39 et Op. 54, et 3 Nocturnes : Op. 15 n°2, Op. posthume 72 n°1 et en do majeur (1830)…  – ,

    le CD Decca 478 5334″Dances – Benjamin Grosvenor » –  avec de Chopin l’Andante spianato et Grande Polonaise brillante Op. 22 –

    et le CD Decca 483 0255 « Benjamin Grosvenor – Homages – Bach-Busoni – Mendelssohn – Franck – Chopin – Liszt » – avec de Chopin la Barcarolle 0p. 60…

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    En effet, Chopin est un compositeur de l’intimité et des proches, et pas du concert public – à la Franz Liszt  – , en plus d’avoir été aussi un homme fragile et modeste, timide dans le monde, ailleurs et tout au contraire qu’à son piano face à son œuvre, vis-à-vis de laquelle il était impitoyablement exigeant,

    ainsi qu’en témoigne, donné dans le texte du livret de ce CD sous la plume de Paul Kildea, ce très intéressant témoignage de George Sand, rapporté par elle en sa passionnante « Histoire de ma vie« , en 1854 :

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    « Alors – au retour d’une promenade dans la campagne – commençait le travail le plus navrant auquel j’ai jamais assistée. C’était une suite d’efforts, d’irrésolutions et d’impatiences pour ressaisir certains détails du thème de son audition – telle qu’éprouvée par lui, Chopin, au cours de leur promenade dans la campagne – : ce qu’il avait conçu tout d’une pièce, il l’analysait trop en voulant l’écrire, et son regret de ne pas le retrouver net, selon lui, le jetait dans une sorte de désespoir. Il s’enfermait dans sa chambre des journées entières, pleurant, marchant, brisant ses plumes, répétant ou changeant cent fois une mesure, l’écrivant et l’effaçant autant de fois et recommençant le lendemain avec une persévérance minutieuse et désespérée. IL passait six semaines sur une page pour en revenir à l’écrire telle qu’il l’avait tracée du premier jet« …

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    Mais dès ma seconde écoute de ce nouveau CD tout entier consacré à Chopin par Benjamin Grosvenor,

    je succombe – et rends tout simplement mes armes de simple écouteur-mélomane qui aime beaucoup, beaucoup, Chopin, et recherche toujours et encore, inlassablement, à mon tour, en bout de chaine, de simple écouteur, sa vérité, à lui, Chopin, de compositeur jetant sur le papier son œuvre telle qu’elle lui vient, en son inspiration, maintenant, et grâce au CD défilant sur ma platine, dans le jeu probe et au vif de son interprète, au seul service, comme je le désire, du compositeur et de l’œuvre elle-même, et le plus loin possiblr de l’ego trop souvent narcissique (à la Volodos…) du virtuose, en concert comme au CD… – à la parfaite justesse et vérité de ce splendide et très émouvant CD Chopin sous ces doigts-là de ce merveilleux pianiste qu’est décidément, oui, oui, Benjamin Grosvenor – écouter-regarder cette vidéo de 53′ d’un extrait de la Berceuse Op. 57 ..

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    Ce samedi 24 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En attendant les « Mazurkas » de Chopin de Rafal Blechacz, son somptueux CD « Chopin » (enregistré à Berlin l’automne 2021), paru au printemps 2023, et découvert tardivement par moi, suite à une bienvenue conversation sur Chopin, hier, avec mon disquaire préféré…

    En échangeant hier quelques mots sur le trés beau tout récent CD « Chopin intime » de Justin Taylor – cf mon article « Le vraiment intime Chopin du merveilleux CD « Chopin intime » de Justin Taylor, sur l’idéalement idoine pianino Pleyel de 1839 : un bonheur rajeuni !.. » en date du 26 avril dernier  – , vient soudain à l’esprit de Vincent – mon disquaire préféré, au goût parfait ! – une interrogation sur « ce que devient » l’excellent pianiste polonais Rafal Blechacz – né le 30 juin 1985 à Nakło nad Notecią – , dont l’a intensément marqué, en 2023, le CD « Chopin« , avec, dit-il, deux magnifiques « Sonates« …

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    Et à ma question si le magasin en dispose encore d’un exemplaire, il le recherche et me l’attrape – je n’avais pas vu passer ce CD « Chopin » au printemps 2023…

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    De fait, c’est un CD « Chopin » magistral !

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    Et ce matin, très vite je retrouve ce qu’en avait dit sur son blog Discophilia l’excellent – lui aussi – Jean-Charles Hoffelé, en un très judicieux article intitulé « Chopin toujours« , publié le 12 avril 2023

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    Que voici :

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    CHOPIN TOUJOURS

    Quelle tension ! Dès les premières mesures de la Troisième Sonate, Rafał Blechacz impose une urgence – voilà ! – , traits vertigineux, phrasé intense, que le second thème, fébrile, ne dissipera pas. Son immense lecture symphonique est d’une hauteur de vue – voilà ! – qui refuse tout charme, comme si Arturo Benedetti Michelangeli surveillait le pianiste polonais ; ce ne sera pas le Chopin de tout un chacun, si minéral, si hautain, mais ne pas entendre à quel point il magnifie la plus parfaite structure jamais coulée de la plume de l’auteur des Polonaises, ne pas être saisi par l’emportement – magistral ! – de cette vision, est impossible.

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    Le même geste autoritaire sauve la Sonate « Funèbre » du disparate, même la ligne grise du Finale fantomatique s’intègre dans un discours unitaire où le caractère funèbre du Lento n’est pas sollicité, Blechacz déplaçant à bon escient le centre de gravité vers les deux premiers mouvements, dont les audaces semblent soudain anticiper celles du Presto.

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    Le ton blessé, le chant teinté de douleur du Nocturne en fa dièse mineur, pris dans un tempo preste pourra étonner, tout comme les premières mesures de la Barcarolle, introduction qui semble hésiter avant que Venise ne chante dans des couleurs ombrées puis danse soudain dans une inondation de soleil.

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    Magnifique – voilà!, et émouvant aussi – oui ! – surtout après l’ample symphonie qui aura envahi le Finale de la Troisième Sonate. Demain, quels autres opus de Chopin Rafał Blechacz nous réserve-t-il, puisqu’il semble assembler à mesure sinon une intégrale, du moins une vaste anthologie ? J’espère – moi aussi… – les Mazurkas.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Frédéric Chopin (1810-1849)

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    Sonate pour piano No. 2 en
    si bémol mineur, Op. 35

    Nocturne en fa dièse mineur, Op. 48 No. 2
    Sonate pour piano No. 3 en
    si mineur, Op. 58

    Barcarolle en fa dièse majeur, Op. 60

    Photo à la une : le pianiste Rafał Blechacz – Photo : © DR

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    Un album du label Deutsche Grammophon 4863438

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    Photo à la une : le pianiste Rafał Blechacz – Photo : © DR

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    Un CD « Chopin » vraiment magnifique…

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    Ce jeudi 1er mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le vraiment intime Chopin du merveilleux CD « Chopin intime » de Justin Taylor, sur l’idéalement idoine pianino Pleyel de 1839 : un bonheur rajeuni !..

    C’est un vraiment merveilleux portrait de Chopin – à l’œuvre chez lui à son pianino  – saisi dans l’intimité feutrée de sa composition sur son Pianino Pleyel de 1839, que vient nous offrir l’assez inattendu claveciniste  – jusqu’ici !.. – Justin Taylor, en un supérieurement réussi – bravissimo maestro ! admirez ici cette vidéo de 4′ 26 du magnifique « Nocturne » n°20 qui ouvre ce récital… – CD Alpha 1132 – enregistré à Rosario – Bever, en Belgique, au mois d’octobre 2024 ; et avec une prise de son formidable de l’ami Hugues Deschaux…

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    Le programme de ce saisissant délicieux, mais aussi, et même surtout, justissime CD, est centré principalement et au départ sur son choix des « Préludes » n° 2, 4, 5, 9, 10, 16 et 18 de Chopin, dont l’écriture convient en effet idéalement à ce jeu d’ »équilibre assez miraculeux entre diction et rondeur » de ces pièces, ainsi que les qualifie parfaitement Justin Taylor dans sa présentation – sobrement intitulée « J’avais envie de partager ce dialogue rare qui existe entre une œuvre et un instrument« … – du livret…

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    Des pièces complétées par d’autres idoinement choisies par l’interprète...

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    Comme quoi interpréter Chopin passe non seulement par savoir être fidèle à sa bien connue admirable filiation mozartienne, bien sûr, mais aussi par une filiation jusqu’ici un peu moins bien identifiée : celle à l »égard d’un François Couperin, maître en « sensibilité, souplesse, rondeur » et infiniment subtile délicatesse ; ce à quoi aide considérablement ce merveilleusement feutré et velouté Pianino Pleyel de 1839 – « C’est un « petit » piano droit (six octaves et demie) au cadre en bois, doté d’une très belle résonance naturelle du fait de ses petits étouffoirs. Il a un timbre un peu voilé dans les aigus – Liszt parlait d’une sonorité « argentine et voilée – une sonorité envoûtante que l’on a peu l’habitude d’entendre au piano. La mécanique est très fluide, les marteaux sont légers, et il n’y a que deux cordes par note. Le son nous parvient directement puisqu’il s’agit d’un piano droit, ce qui ajoute à la proximité spécifique à cet instrument. Toutes ces caractéristiques en font un piano avec peu de tension, ce qui permet une grande souplesse dans le timbre, un instrument sur lequel on travaille chez soi, et qui en même temps peut nous faire voyager« , indique excellemment Justin Taylor en son livret… – qu’a idoinement choisi Justin Taylor pour cet enregistrement…

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    Bravo à tous ces jeunes interprètes _ Justin Taylor est né à Angers le 16 juin 1992 : il a 32 ans… – dont tant les idée que les interprétations, viennent formidablement renouveler avec bonheur – oui, vraiment : je pense ici aux supérieures et très marquantes (magistrales !) réalisations discographiques de ces magiciens pianistes trentenaires que sont un Ammiel Bushakevitz, 39 ans (Jerusalem, 9 avril 1986), un Adam Laloum, 38 ans (Toulouse, 25 février 1987), un Pavel Kolesnivov, 36 ans (Novossibirsk, 25 février 1989) ou un Samson Tsoy, 36 ans (Aktobe – Kazakhstan, 24 octobre 1988), tous merveilleux, et dont j’ai tout dernièrement encore chanté les louanges… – la joie de notre écoute, en un répertoire pourtant déjà bien balisé, et depuis longtemps, par les plus grands interprètes, et presque saturée à nos oreilles en voie d’être blasées, à force d’habitudes trop bien installées, et presque encalminées…

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    Il me faut bien, ces derniers temps-ci, à la fois constater ce magnifique renouvellement – et sans absolument rien de forcé ! tout en absolue justesse à l’égard des œuvres si merveilleusement servies, et ainsi rajeunies, mais oui… – des interprétations , et, mieux encore, m’en réjouir, et surtout les en féliciter !!!

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    Avoir la connaissance d’une admirable œuvre musicale, c’est déjà énorme,

    mais avoir la chance de découvrir toujours de nouveaux chefs d’œuvre d’interprétation – cette fois – de ces chefs d’œuvre musicaux-là – déjà hyper-connus, quasi jusqu’à saturation… –, nous en renouvelant complètement – c’est-à dire rajeunissant, voilà ! – l’écoute pour nous les faire vraiment redécouvrir, ces chefs d’œuvre, tels qu’au tout premier jour même de leur création par le compositeur lui-même,

    c’est proprement merveilleux et vraiment formidable…

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    Immense gratitude donc à ces passeurs – et « renouveleurs » de jouissance ! – de ces trésors de musique,

    au moins de notre part – en bout de chaîne – à nous, qui pouvons avoir ainsi le bonheur – à l’écoute très admirative de ces interprétations (au concert comme au disque) si merveilleusement renouvelées de ces chefs d’œuvre déjà connus et reconnus… – de les partager avec eux, les interprètes, et après, bien sûr, le compositeur qui les a créés,

    à notre modeste tour de simples mélomanes !

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    Toute une miraculeuse assez rare chaîne – « Tout ce qui est beau est difficile autant que rare« , conclut, d’expert et en beauté, son « Ethique« , le cher Spinoza… – d’incroyables joies advenant et survenant en ces diverses exigeantes opérations,

    qu’il faut toute sa vie apprendre à réaliser, accueillir et recevoir, avec justesse et humilité…

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    Ce samedi 16 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « E Il Violoncello Suono » : une bien belle exploration de la percée réussie du violoncelle dans l’Italie baroque du premier XVIIIe siècle, par Hanna Salzenstein et cinq excellents partenaires

    « E Il Violoncello Suonò » :

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    c’est un bien joli et tout à fait séduisant parcours d’exploration _ avec aussi des inédits : l’« Aria da suonare XIX col violoncello e spinetta o violone«  de Giulio Taglietti (1660 – 1718) et la « Sonata per violoncello e basso continuo in sol minore«  (Adagio, Allegro, Grave et Giga) de Gasparo Garavaglia (XVIIIe siècle) ; et pas seulement des œuvres un peu mieux connues, telle la très belle « Trio sonata a violino, violoncello e basso continuo in sol maggiore«  RV.820 (dont voici l’« Allegro« , l’« Adagio« , l’« Allegro – Adagio – Allegro« , l’« Adagio – Allegro » et l’« Allegro« ) du vénitien Antonio Vivaldi (1678 – 1741), ou un « Largo«  d’une « Sonata a violoncello solo e basso continuo » du padouan Giovanni-Benedetto Platti (1707 – 1763), ou encore de très beaux « Capricci per violoncello solo« , tel celui-ci en do mineur (ici en une belle vidéo de 4’00) du bruxellois Giuseppe-Maria Dall’Abaco (1710 – 1805)…  _ des percées réussies de l’instrument violoncelle dans la musique baroque du premier XVIIIe siècle italien, que vient nous proposer la violoncelliste Hanna Salzenstein, en compagnie de cinq excellents partenaires _ Justin Taylor, au clavecin ; Thibaut Roussel, au théorbe ; Albéric Boullenois, au violoncelle aussi ; Théotime Langlois de Swarte, au violon ; et Marie-Ange Petit, aux percussions _, et en des œuvres de formations très variées, il faut aussi le souligner,

    avec le très intéressant CD de ce titre, le CD Mirare MIR 698, enregistré au mois d’octobre 2023 à Paris ;

    dans lequel nous recevons tout ce qui apparente ce bel instrument un peu grave _ un superbe Pieter Rombouts, Amsterdam, vers 1710-1715 _ à la gamme infiniment variée des inflexions parlantes et chantantes de la voix humaine…

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    Un CD tout de charme très intime…

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    Ce jeudi 7 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa