Catégorie : Musiques

  • Recherche sur les Cerciat et les Etcheverry, en amont du mariage, le 12 août 1852 à Ciboure, de Sabine Delouart et Bernard Cerciat…

    Ce mercredi 26 mars 2025,

    voici quelques données concernant, en amont de la généalogie, les ascendants Cerciat et Etcheverry de ce Bernard Cerciat (Ciboure, 18 octobre 1824 -en mer, 9 mars 1868), qui est l’époux, à Ciboure le 12 août 1852, de Sabine Delouart, la fille aînée de Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 23 septembre 1874) et son épouse Marguerite Larréa (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1849), le frère et la belle-sœur de Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel :
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    les parents de ce Bernard Cerciat : 
    _ Jean Sersiat (Urrugne, 11 mars 1798 – https://earchives.le64.fr/archives-en-ligne/ark:/81221/r28998z5k4hgnk/f70 – – Ciboure, 27 juin 1849, à Bordagain, maison Briquetbaita n° 57 – https://earchives.le64.fr/archives-en-ligne/ark:/81221/r20346z3th8jxk/f61 –),
    et son épouse, à Ciboure le 31 décembre 1823 – https://earchives.le64.fr/archives-en-ligne/ark:/81221/r20334z6v20q6k/f8 –,
    Sabine Etcheverry (Ciboure, 24 juin 1801 – ?, ?) – https://earchives.le64.fr/archives-en-ligne/ark:/81221/r20351z3swlc6k/f97 –
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    les parents de Jean Sersiat, le beau-père de Sabine Delouart :
    _ Bernard Cerciat (Ciboure, 17 octobre 1768 – ?, ?),
    et son épouse, à Urrugne le 8 mars 1794, Marie Daguerre (Urrugne, 28 mai 1762 – ?,?) ;
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    ainsi que ses grands-parents :
    _ Jacques Cerciat (?, 1728 – Ciboure 30 avril 1790),
    et son épouse, avant 1762, Anne Bart (?, 1733 – Ciboure, 8 décembre 1808)
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    _ Claude Daguerre (Ciboure, vers 1730 – Urrugne, 27 août 1780),
    et son épouse, à Urrugne, le 8 novembre 1758, Marie Hiriart (Urrugne, 33 mai 1727 – ?,?)
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    et les parents de Sabine Etcheverry :
    _ Jean Etcheberri (Saint-Pée-sur-Nivelle, 28 juin 1749 – Ciboure, 16 septembre 1804, qualifié de sieur d’Untxin Etcheberria, dite Briquetbaita – https://earchives.le64.fr/archives-en-ligne/ark:/81221/r20341zr2cr4vk/f70 –),
    et son épouse, à Ciboure, le 26 octobre 1785 – https://earchives.le64.fr/archives-en-ligne/ark:/81221/r20319zsnlwvzk/f615 –, Jeanne Darrigal (?, 1760 – Ciboure, 16 octobre 1804) – https://earchives.le64.fr/archives-en-ligne/ark:/81221/r20341zr2cr4vk/f71  –
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    ainsi que ses grands-parents :
    _ Pierre Etcheberri, dit Briquet (Saint-Pée-sur-Nivelle, vers 1710 – Ciboure, 4 octobre 1798 – https://earchives.le64.fr/archives-en-ligne/ark:/81221/r20341zr2cr4vk/f29 –, en sa maison Untzin Etcheberria « située passé le pont d’Untzin ») – une maison dite « Briquetbaita », où seront domiciliés par la suite certains de ses descendants Cerciat, via la descendance de sa fille Sabine Etcheverry, épouse de Jean Sersiat… –,
    et son épouse, Sabine Pedepoy (Saint-Pée-sur-Nivelle, 22 avril 1719 – Saint-Pée-sur-Nivelle, 10 juillet 1805)
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    _ Pierre Darrigal (Ustaritz, 1732 – Ciboure, après 1785),
    et son épouse, à Ciboure le 10 février 1762, Jeanne Richart (Ciboure, 1734 – ?,? ; héritière de la maison Domingo Hindayarrabaita, ou Crescabilliarienea ).
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    Suivront prochainement une liste complétée des descendants Cerciat – ils sont nombreux… – de ce couple de Sabine Delouart et Bernard Cerciat…
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    Ce mercredi 26 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Alexei Lubimov au sommet pour les sublimes derniers – sublimes ! – opus 116, 117, 118 de Brahms…

    Voilà : j’aime Brahms,

    et j’aime aussi tout particulièrement les interprétations sur instruments anciens excellemment choisis d’Alexei Lubimov.

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    Et je suis quelqu’un de fidèle.

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    Ayant découvert (et entendu, et admiré !) quelques extraits à la radio donnés sur France Musique, de son tout récent CD NIFCCD 154 – de l’Institut Chopin – « Brahms – Alexei Lubimov – Fantaisies – Rhapsodies – Intermezzi – Klavierstücke« , sur un piano Streicher de 1878,

    je me suis bien entendu précipité sur ce très désiré objet, pour ma joie la plus pure !!!

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    Et, surprise, l’article de ce matin mardi 25 mars de Jean-Charles Hoffelé sur son blog Discophilia, intitulé « Expérimental » – dont je ne partage, pour une fois, pas les frilosités : c’est même tout le contraire !!! –, est consacré à cet extraordinaire CD Brahms – enregistré à Brno, du 6 au 9 février 2024 – d’Alexei Lubimov – né à Moscou le 16 septembre 1944…

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    EXPÉRIMENTAL

    Je sais – et moi aussi ! et je la partage… – la passion d’Alexei Lubimov pour les claviers anciens, cette fois il aura jeté son dévolu sur un étrange pianoforte sorti – en 1878 –  des ateliers viennois de Johann Baptist Streicher, l’un des trop rares grands pianos de concert datant de la fin de son activité, le type même d’instrument que, probablement, Brahms jouait.

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    Pourtant, il pose à l’interprète plus de questions qu’il ne lui apporte de réponses : peu de résonances, peu d’harmoniques, un clavier difficile à dompter, tout cela n’est pas – mais pas du tout – pour déstabiliser Lubimov, l’incite à des audaces d’interprétation – d’une justesse proprement jubilatoire : au parfait seul service des œuvres interprétées, comme cela devrait toujours être le cas pour les interprètes… – qui rendent Brahms soudain austère – pas vraiment : seulement juste et lucide, face au temps qui lui reste… – dans l’Opus 118, heurté et cassant au long des visions qui emportent – sublimement – les sept Fantaisies de l’Opus 116.

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    Violentes jusque dans leurs chants comme morcelés, elles donnent le ton de cet album dérangeant – révélateur ! plutôt… -, passionnant aussi tant cet instrument revêche – c’est excessif –  relit, quasiment de lui-même, des cahiers dont l’hédonisme a disparu – pas tout à fait : Brahms s’y confronte seulement et très simplement, sans œillères, au tout simple tragique nu et sans fards, avec sa part de rude âpreté, de la vie, sans le moindre pathos un peu sucré auto-complaisant ; et son interprère parfait de vérité, Alexei Lubimov, est, lui, en quelque sorte, un anti Arkadi Volodos, archétype pour moi de qui préfère s’écouter lui jouer qu’écouter vraiment et servir avec probité la musique…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms
    (1833-1897)

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    7 Fantaisies, Op. 116
    2 Rhapsodies, Op. 79
    3 Intermezzos, Op. 117
    6 Klavierstücke, Op. 118

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    Alexei Lubimov, piano Streicher (1878)

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    Un album du label de l’Institut Chopin de Varsovie NIFCCD 154
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    Photo à la une : le pianiste Alexei Lubimov – Photo : © DRsans fards,

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    Et c’est là absolument admirable de vérité essentielle !

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    Immense merci, Monsieur Lubimov – avec un seul regret : que manque ici, en ce si admirable CD de 80′, l’Opus 119…

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    Ce mardi 25 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ravel et Mozart, ce qui les lie, selon une lucide remarque un peu détaillée de l’excellent pianiste Julien Libeer (« Mozart, l’exemple absolu de Ravel »), au final d’un entretien de présentation de son présent CD « Mozart 1-2-3-4 – solo – duo -trio – quartet », à propos de ce qu’il qualifie d’ »une virée Ravel qui s’annonce pour l’automne »…

    En un entretien avec Pierre-Jean Tribot, intitulé « Julien Libeer face à Mozart« , paru hier 23 mars sur le site de Crescendo Magazine, à propos de la parution le 28 mars prochain de son CD Harmonia Mundi HMM 102699 « Mozart 1 ∙ 2 ∙ 3 ∙ 4. Solo, Duo, Trio, Quartet« , avec Pierre Colombet, violon, Máté Szücs, alto, et Eckart Runge, violoncelle,

    à la question finale de Pierre-Jean Tribot : « Est-ce que vous avez déjà un autre projet de disque en préparation ?« ,

    l’excellent Julien Libeer répond ceci, que je tiens à retenir et signaler ici :

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    « Oui, il y a une virée Ravel – voilà ! – qui s’annonce pour l’automne.

    Mozart ayant été l’exemple absolu – mais oui ! – de Ravel, il paraissait cohérent – et fécond – de travailler sur les deux simultanément – bravo ! – : ce sont deux mondes aristocratiques – oui ! d’une élégance et fluidité toujours parfaites… -, d’une invention mélodique intarissable – oui – , expressive mais jamais vulgaire – en effet ! et c’est aussi à souligner… –, et dont l’absence de coutures visibles – l’art effaçant les moindres efforts de tout le nécessaire inventif travail de l’art – tient du miracle – des qualificatifs d’une justesse d’intuition assez remarquable, et que je tenais ainsi à citer, en ce printemps d’année Ravel 2025.

    Au disque, il s’agira essentiellement d’œuvres pour piano seuls – de Ravel par Julien Libeer, donc… – , mais mes vieux comparses Lorenzo Gatto – violon – et Bruno Philippe – violoncelle – viendront en soutien pour quelques plages«  – de ce futur CD Ravel de l’automne prochain…

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    Voilà donc, avec ce Ravel mozartien à venir – un autre élément, et bien entendu crucial, car très profond et essentiel chez eux deux, est leur semblable dépassement du tragique de la vie, qu’ils intègrent, incorporent, et sublimement dépassent et transcendent comme probablement très peu d’autres, avec cette simplissime naturelle élégance, en dehors d’eux … –, assez prometteur pour cette fin d’ »Année Ravel 2025 » – une retombée un peu utile (et parfois magnifique !) de cette mode un peu mécanique, pour programmeurs de concerts ou producteurs de disques en panne d’inspiration, des commémorations aux dates commodes et faciles à cocher sur les calendriers d’anniversaires…

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    Ce lundi 24 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment réaliser un bel hommage à Ravel qui soit aussi assez original : l’exemple à relever du CD « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », en son regard renouvelé sur sa modernité…

    Comment réaliser un hommage à Ravel qui soit assez original ?..

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    Un excellent exemple à relever est celui du très intéressant CD Erato 5021732601230 « Bertrand Chamayou – Ravel fragments«  – enregistré aux Studios Miraval du 19 au 21 décembre dernier (2014) – ; que j’ai commencé à effleurer en appendice – « Autre ravelienne chose, mais musicale et discographique celle-là…« , écrivais-je alors – à mon article en date du 7 mars dernier « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)…« …

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    Et l’article bien détaillé de Jean Lacroix intitulé « Bertrand Chamayou célèbre les 150 ans de Ravel par un hommage kaléidoscopique » paru le 19 mars dernier sur le site de Cescendo Magazine, m’en fournit une très bonne occasion :

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    Bertrand Chamayou célèbre les 150 ans de Ravel par un hommage kaléidoscopique 

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    LE 19 MARS 2025 par Jean Lacroix
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    Fragments. Maurice Ravel (1875-1937) : Extraits de Daphnis et Chloé, La Valse, transcriptions de Maurice Ravel ; Trois Beaux Oiseaux du paradis, Chanson de la mariée, Pièce en forme de habanera, transcriptions de Bertrand Chamayou. Joaquín Nin (1879-1949) : Mensaje a Ravel. Salvatore Sciarrino (°1947) : De la nuit. Alexandre Tansman (1897-1986) : Prélude n° 5 (Hommage à Maurice Ravel). Frédéric Durieux (°1969) : Pour tous ceux qui tombent (Hommage à Maurice Ravel). Ricardo Viñes (1875-1943) : Menuet spectral (à la mémoire de Maurice Ravel). Xavier Montsalvatge (1912-2002) : Elegia a Maurice Ravel. Betsy Jolas (°1926) : Signets (Hommage à Ravel). Arthur Honegger (1892-1955) : Hommage à Ravel, extrait des 3 Pièces. Bertrand Chamayou, piano. 2024. Notice en français, en anglais et en allemand. 61’ 17’’. Érato 5021732601230.

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    Bertrand Chamayou a travaillé au Conservatoire de Paris avec Jean-François Heisser, un élève de Vlado Perlemuter, qui fut proche de Ravel. Il y a une dizaine d’années, il signait, déjà pour Érato, une – excellente – intégrale de la musique pour piano seul de Maurice Ravel, dont on avait aimé, entre autres qualités, la maîtrise technique, la lisibilité et le souci des détails. Dans la notice qu’il signe lui-même – aujourdhui -, Chamayou précise qu’il avait alors laissé de côté l’un ou l’autre inédit, des travaux d’étudiant et des pages de jeunesse, ainsi que des transcriptions de la main du compositeur. Sous le titre Fragments, qui évoque la brièveté, il réunit ici des pages adaptées par Ravel, d’autres qu’il a arrangées lui-même, ainsi qu’un florilège d’hommages par huit compositeurs, du temps de Ravel jusqu’à notre époque. Tout cela forme un kaléidoscope riche et original que Chamayou domine avec facilité et un sens affirmé des différents climats – en effet. On y retrouve – oui – les qualités énoncées pour caractériser l’intégrale de 2015.

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    Transcrits par Ravel lui-même, Chamayou propose plusieurs moments issus de Daphnis et Chloé. On retrouve les sensations presque picturales de l’œuvre symphonique, avec son lyrisme sensuel, sa dimension mystérieusement raffinée et cette ivresse qui naît de la mise en évidence de la lumière et de l’esthétique liée aux rythmes. Le pianiste y insuffle une vie intense, qu’il porte à son comble – voilà ! voilà ! probablement l’acmé de cet hommage-ci… – dans La Valse – cf ce que j’en disais (et surtout donnais à écouter) en ajout terminal à mon propre article du 7 mars dernier « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)… » : « Ecoutez donc ici le podcast (de 12′ 58) de cette un peu anguleuse – ici – « Valse », notamment – ça dépote !! « … -, version solo impressionnante et envoûtante – oui – de virtuosité – et de modernité, aussi, qui en renouvelle, et de façon très bienvenue, l’approche… _ , à la sonorité généreuse, mêlée à un parfum d’irréalité qui lui confère une aura où la tension est permanente. Chamayou apporte sa propre contribution en transcrivant des mélodies : les Trois beaux oiseaux du paradis, tirés des 3 Chansons de 1915, écrites en temps de guerre, la Chanson de la mariée, l’une des 5 Mélodies populaires grecques de 1904/06, et l’obsédante Pièce en forme de habanera de 1907. Ce sont de petites pièces suggestives et expressives, jouées avec un raffinement sans ostentation.

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    L’idée d’intercaler, entre les pièces ravéliennes, une série d’hommages à lui adressés par d’autres compositeurs, au fil des années, est ingénieuse. Nous faisons nôtres les termes utilisés par Chamayou pour caractériser les accents hispaniques du Mensaje de Joaquín Nin, la douceur énigmatique de l’Elegia de Xavier Montsalvatge, le néo-classicisme lumineux d’Arthur Honegger, ou les cloches envoûtantes d’Alexandre Tansman. – un compositeur que personnellement j’aime beaucoup. Il s’agit, à chaque fois, de brefs morceaux dont l’entrelacement avec les pages ravéliennes crée un climat de complicité, qui trouve, dans le Menuet spectral de 1938 de Ricardo Viñes, proche du compositeur, l’émotion la plus profonde suscitée par la disparition de son ami.

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    Une belle place est réservée aussi à des pages plus contemporaines – accentuant par là une certaine modernité de Ravel, et qui, sans nul doute, lui aurat plue. Elles sont signées Betsy Jolas, qui utilise dans Signets des motifs de la fantasmagorie de Gaspard de la nuit, ou Frédéric Durieux, qui a étudié avec Betsy Jolas et Ivo Malec, et livre en 1997, dans Pour tous ceux qui tombent, un message au climat glacial et blafard – oui – qui fait allusion au Gibet. De son côté, le Sicilien autodidacte Salvatore Sciarrino offre, en 1971, un impressionnant collage de plus de six minutes qui, comme l’explique Chamayou, met bout à bout des bribes d’« Ondine » et de « Scarbo », se jouant de notre mémoire et nous donnant l’impression d’une hallucination.

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    Ce programme original et inédit, conçu avec imagination, est joué par Chamayou avec une fluidité – oui – que l’on trouvait déjà dans son intégrale, à savoir une dimension pointilliste, mêlée à une clarté des lignes – un trait éminemment ravelien ! – et un souci des détails. Une belle manière de saluer cette année dédiée au souvenir de Ravel.

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    Son : 9    Notice : 9    Répertoire : 10    Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    Un bel hommage ravelien, qui séduit,

    et nous aide aussi, de façon très intéressante, à porter nous-même un autre regard, un peu de biais, sur le génie même, à la fois singulier, mais aussi très français, de Ravel, dans la ligne de son sublime « Tombeau de Couperin« – même si Bertrand Chamayou, en cet hommage, prend plutôt l’angle de son « Gaspard de la nuit« …

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    Ce dimanche 23 mars 2025, Titus Curiosus – Franncis Lippa