Catégorie : Musiques

  • Et découvrir le chef d’œuvre de Valentin Silvestrov « Requiem für Larissa » dans l’interprétation bouleversante, live à Munich le 17 juin 2011, du Chœur et de l’Orchestre de la Radio de Munich, sous la direction magnifique du chef estonien Andres Mustonen…

    Dans ma découverte progressive de l’œuvre musical du compositeur ukrainien Valentin Silvestrov,

    je me suis procuré le CD BR Klassik 900344 du Chœur et de l’Orchestre de la Radio de Munich, et les chanteurs Priska Eser, Jutta Neumann, Andreas Hirtreiter, Wolfgang Klose et Michael Mantaj, sous la direction inspirée du chef estonien Andres Mustonen, enregistrés live à Munich le 17 juin 2011 :

    une interprétation bouleversante d’un immense chef d’œuvre…

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    Ce Mardi 21 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment…

    En forme de première esquisse d’une sorte de CV de mon parcours d’approches et apports divers, multiples et variés de la culture et des arts, et du philosopher vraiment, voici, pour débuter par le plus accessible (par simples clics à opérer !) de mon « œuvre » à inscrire sur un CV concernant mes diverses productions et performances (!) de chercheur-déchiffreur-défricheur et découvreur, voici donc, tout d’abord, cet article-ci en date d’avant-hier samedi 18 janvier 2025 «  », qui constitue un commode récapitulatif de la collection des 45 enregistrements (par podcasts et vidéos) disponibles, à ce jour, de mes entretiens chez Mollat :
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    en effet, avant l’entretien du 13 octobre 2009 avec mon ami Yves Michaud (sur son « Qu’est ce que le mérite ? »), qui entame cette collection de 45 entretiens enregistrés et désormais disponibles par simples clics de liens donnant accès à ces performances miennes d’interlocuteur _ j’aime la vie intense et méditée, toujours vive, de l’interlocution vraie ! _ avec d’excellents auteurs et le plus souvent amis, Denis Mollat n’avait pas encore commencé à procéder à l’enregistrement (podcasts, puis vidéos) de conférences dans les salons Albert-Mollat… Une initiative proprement géniale et fécondissime de sa part !!! Mes assez nombreux entretiens antérieurs à celui de ce 13 octobre 2009, et ils en fut de passionnants, n’ont donc pas été enregistrés, et leur écoute est impossible…
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    On mesure ainsi l’importance de la mise en pratique effective de ces prodigieuses techniques d’enregistrement. Dont viendront profiter les conférences de la Société de Philosophie de Bordeaux, une fois que, sur mon initiative et par mon (discret) entregent, il me faut en toute humilité le souligner ici, ces conférences de notre chère Société de Philosophie de Bordeaux (fondée en 1927) auront désormais lieu dans les salons de la librairie Mollat, et seront, ainsi, enregistrées, conservées et transmises : c’est-à-dire données librement à partager, au monde entier (au moins celui parlant ou comprenant le français) ! _ cf ce qu’en développe la vidéo de mon entretien de mardi 14 janvier dernier avec mon ami Bernard Sève, sur son magistral « Les Matériaux de l’art » _, devenues ainsi disponibles et accessibles de par le monde entier. Et c’est vraiment extraordinaire !!!..
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    Voici, aussi, la possibilité d’accès par simple clic, à toute la collection, elle aussi urbi et orbi disponible, des 2922 articles (à ce jour) de mon blog « En cherchant bien », qui a débuté, sur une proposition d’ouverture d’un tel blog (que j’ai alors choisi d’intituler « En cherchant bien » et signer Titus Curiosus) sur le site de la librairie Mollat, de la très remarquable libraire et amie Corinne Crabos, le 3 juillet 2008 avec l’article programmatique (et non vieilli) de ce blog et que j’avais intitulé tout simplement «  » ; l’article immédiatement suivant, le 4 juillet, étant l’article «  », consacré au CD Alpha 125 de ce chef d’œuvre absolu que sont les « 3 Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima (un article qui me conduira à Venise en février 2011, pour donner, le 21 février 2011, deux contributions au colloque consacré à tout l’œuvre musical de Lucien Durosoir !, je vais l’expliciter un peu plus loin) ; et le suivant encore, le 5 juillet, étant l’article «  », consacré à une exposition à Milan de mon ami l’immense photographe Bernard Plossu…
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    Toutefois, lors d’une révision technique du site Mollat il y a quelque temps _ je ne me suis pas immédiatement rendu compte de la disparition des connexions effectives à mes entretiens enregistrés  : catastrophe ! _, mais le webmaster Jean-Sébastien Giet que j’ai pu alors joindre, a pu m’aider à rétablir _ ouf ! _ toutes les connexions aux podcasts et vidéos de ces très précieux entretiens qui avaient disparus lors de cette refonte complète du site de la librairie Mollat… _, mon blog, tout en continuant d’exister, a cessé d’être directement accessible (par clic immédiat) sur le site de la librairie Mollat : je m’en suis fait une raison : le nom que j’avais choisi pour ce blog, manifestait déjà aussi la nécessité pour l’auditeur ou/et regardeur éventuel, de lui aussi « bien chercher » … C’est donc désormais moi-même qui adresse mes articles à des correspondants et amis me paraissant susceptibles de s’y intéresser ; ayant bien conscience que mes articles pointus et toujours un peu singuliers n’intéresseront pas tout le monde…
    Cependant parfois, à l’occasion de la magie improbable et malicieuse des échanges qui se produisent sur Internet, je découvre que certains d’entre ces articles de mon blog « En cherchant bien » sont devenus malgré tout, contre vents et marées (ou avec, a contrario, leur aide !) comme miraculeusement accessibles, en cherchant un peu (ou bien beaucoup) sur Google, quis’est chargé de les transmettre : ce qui est notamment le cas pour des personnes à la recherche d’informations sur la généalogie mal connue d’eux de leur propre famille ; et ils m’en remercient alors… Et j’ajoute que ce petit jeu-là des aléas des connexions (nouées, coupées ou rétablies) est loin de me déplaîre : mes articles étant, dans mon esprit, tels des bouteilles lancées à la mer, il se trouve donc que certaines de ces bouteilles confiées à l’océan, par le jeu formidable des courants, finissent par atteindre miraculeusement certains de leurs destinataires…
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    Mon texte de 2015 « Oasis versus désert », rédigé, sur la commande expresse de la librairie Mollat au client passionné un peu privilégié que je suis, pour le « Dictionnaire amoureux de la librairie Mollat » paru en 2016 (m’avait été donné le choix du mot ouvrant le titre, et ayant tiré au sort la lettre O, j’avais choisi le mot « Oasis »),  est accessible aussi en l’article intitulé « A Chantal Thomas, en souvenir d’avant 1968 à Bordeaux », un article que j’ai mis en ligne sur mon blog le 17 juin 2022.
    Ce texte, qui m’est cher, exprime ma perspective personnelle sur la vie de la culture à Bordeaux, et la place toute cruciale qu’y tient pour moi la fréquentation régulière, quasi permanente même, des rayons de livres et de disques de ma chère librairie Mollat, pour le lecteur et mélomane à jamais boulimique, insatiable et exigeant, que je suis…
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    Et sur ce même  blog « En cherchant bien », sont aussi accessibles, d’une part mon texte, crucial lui aussi, « Pour célébrer la rencontre », qui fait l’ouverture de mon gros essai, demeuré, lui, inédit, rédigé en 2007, « Cinéma de la rencontre : à la ferraraise _ ou un jeu de halo et focales sur fond de brouillard(s) : à la Antonioni », un texte que j’ai mis en ligne en mon article «  » en date du 26 octobre 2016 (cf aussi sur Antonioni mon article : « Un très intéressant témoignage d’Enrica Antonioni sur Michelangelo Antonioni et la sublime séquence ferraraise de son film (testamentaire…) « Al di là delle nuvole », en 1995… », en date du jeudi 31 août 2023) ;
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    et d’autre part un très long et très précieux commentaire-guide de lecture du chef d’œuvre (absolu !) d’Imre Kertesz « Liquidation », de lecture immédiate cependant assez difficile (et c’est bien, en effet, à mes yeux LE chef d’œuvre d’Imre Kertesz !), que j’ai intitulé : « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész – Ce qui dure d’Auschwitz », intégralement accessible en mon très long article en date du 8 novembre 2022 :  «  ».
     
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    Je continue cette esquisse de  CV un peu désordonnée (mes curiosités, très ouvertes, sont en effet très, très diverses !) par la mention de mon moment, vraiment très important _ un moment-clé ! _ pour mon devenir de chercheur, comme de mélomane passionné, tout le long de la décennie 90, de « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais et l’ami Hugo Reyne, avec, par exemple, mon travail de composition de 90 % du programme du CD EMI – Virgin « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » (+ la rédaction du texte du livret de ce CD), réalisé en 1995 à partir de mes recherches très fouillées (avec d’extraordinaires découvertes !) sur les œuvres de La Fontaine et de Marc-Antoine Charpentier : la redécouverte, mais oui ! (cf là-dessus les précisions de mon article en date du 3 juillet 2020 : « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659 »), du petit opéra donné presque clandestinement, à Paris en 1678, en l’hôtel particulier de M. de Rians, procureur du Roi de l’ancien Châtelet, « Les amours d’Acis & de Galatée », et dont ce CD merveilleux donne à écouter les extraits par recoupements et ré-aboutements retrouvés, dans les œuvres et de La Fontaine et de Charpentier, sur lesquelles j’avais travaillé un an durant, pour La Simphonie du Marais !.. Un article qui évoque au passage mes échanges, alors, avec Patrick Dandrey ; ainsi que le commentaire laudatif que fit de ce CD La Fontaine, Boris Donné, sur le site du « Fablier »…
    J’ai été aussi à diverses reprises récitant _ quelle expérience ! _ lors de concerts de la Simphonie du Marais, en France et en Belgique : par exemple, dans le grand salon d l’hôtel de Ville de Lyon, pour un concert Lully, de la Simphonie du Marais, ou, à deux reprises, à Saint-Michel-en Thiérache, dans l’Aisne, où fut enregistré au mois d’août 1995 ce passionnant CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » : une expérience fabuleuse…
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    Puis ce fut l’étroite collaboration avec l’ami Jean-Paul Combet pour l’aventure elle aussi magnifique, flamboyante, des CDs Alpha qu’il a créés en 1998 (et dû quitter en 2010, faute d’entente avec le racheteur de son label Alpha, le riche brasseur et financier belge Charles Adriaenssen, fondateur (en 2004) de la firme Outhere) : avec, par exemple, mon texte « La construction de l’orgue Dom Bedos en l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux sous la réforme mauriste » du livret du CD Alpha 017 « L’Orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux » du grand Gustav Leonhardt, un magistral CD enregistré à Bordeaux du 10 au 13 juin 2001.  Et j’ai pu rencontrer à diverses reprises l’immense Gustav Leonhardt…
    Cf ici mes articles des 31 août 2014 « Tombeau de Jacques Merlet en son idiosyncrasie _ à un grand bordelais… » et 16 octobre 2024 « Le fabuleux concert Bach (BWV 593, 528, 530 et 564) de l’exceptionnel Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas de l’église Saint-Vincent de Ciboure le dimanche 6 octobre dernier… », dans lesquels je reviens, au passage, sur les circonstances de l’enregistrement de ce très marquant CD Alpha 017 de Gustav Leonhardt à l’orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux…
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    En février 2011, événement évidemment lui aussi majeur en mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur, j’ai donné 2 contributions très détaillées, «  » et « La Poésie inspiratrice de l’oeuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes », au superbe colloque « Lucien Durosoir (1878 – 1955) : un compositeur moderne né romantique », qui s’est tenu au Palazzetto Bru-Zane à Venise, pour mes amis Luc et Georgie Durosoir, avec un séjour magnifique de 6 jours à (et dans) Venise (sur cet arpentage passionné, à cette merveilleuse occasion du colloque Lucien Durosoir,  des calli de Venise, cf mon instructif article « La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise » en date du 4 septembre 2012)…
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    Et encore, en 2019, avec ma cousine Françoise Morin-Bioy,  nous avons organisé à Bordeaux (à la Médiathèque et à l’Institut Cervantes), toute une semaine du mois d’octobre, un colloque international « Regards croisés sur Adolfo Bioy Casares » consacré à notre célébrissime cousin l’écrivain argentin Adolfo Bioy Casares (Buenos-Aires, 15 septembre 1914 – Buenos Aires, 8 mars 1999), le grand ami de Borges : son père, Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 27 juillet 1882 – Buenos-Aires, 26 août 1962), et notre grand-père maternel, Paul Bioy (Oloron-Sainte-Marie, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), étaient cousins germains…
     
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    Enfin, ce mois de novembre 2025 (« Année Ravel 2025 » : année du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875 à Ciboure), il se trouve que les recherches que j’ai entreprises dès le mois de mars 2019, à la lecture méthodique de la première édition de la Correspondance de Maurice Ravel que venait de publier Manuel Cornejo _ le 13 mars prochain paraît en 2 volumes chez Gallimard, dans la collection Tel, une nouvelle édition de cette Correspondance, richement complétée ! par les soins inlassables et efficaces, très féconds, de Manuel Cornejo, le très actif président de la Société des Amis de Maurice Ravel, et devenu un ami _, sur ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel (1875-1937), via sa mère la cibourienne Marie Delouart (1840-1917), vont être éditées par la très dynamique Association Jakintza à Ciboure, que préside Guy Lalanne.
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    Et je dispose d’un appartement bien commode, il est très bien placé, à Saint-Jean-de-Luz.
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    Voilà, pour commencer cette première esquisse de CV du professeur de philosophie (passionné) que j’ai été, des années scolaires 1971-72 à 2012-2013, et que, bien sûr, je demeure : à jamais (comprendre vraiment et aider à partager)…
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    Et le pseudonyme, Titus Curiosus, que j’avais alors choisi, au printemps 2008, pour signer les articles de mon blog « En cherchant bien », me paraît toujours convenir très bien au chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné sans cesse au travail (en recherche !) que j’aime tout particulièrement être…  
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    Et depuis pas mal d’années maintenant, je suis vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux,
    à partir de la cessation _ je ne me souviens pas de la date ; et ne l’ai pas noté : les titres m’indiffèrent, même s’ils peuvent être utiles parfois… _ à ce poste de vice-président d’André Bord (Bordeaux, 6 janvier 1922 – Bordeaux, 2 décembre 2018), dont je m’aperçois qu’il a été nommé membre correspondant de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, en 1996 ; tiens, tiens…
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    Et c’est aussi sur mon initiative, je me permets de le signaler à nouveau ici, que les conférences de notre Société de Philosophie de Bordeaux, autrefois itinérantes, se sont « installées » dans les salons Albert-Mollat ; et sont ainsi désormais enregistrées et diffusées urbi et orbi (!), et même, depuis peu, en direct… Et c’est là, bien évidemment, un privilège formidable !

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    Voilà pour le moment,
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    Ce lundi 20 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Une nouvelle bouleversante interprétation du sublime « Kitsch-Music » (de 1977) de Valentin Silvestrov, par Polina Osetinskaya, après celle de Boris Berman…

    Après le merveilleux double CD PDD 030 « Valentin Silvestrov – Boris Berman » _ enregistré à Beaune du 6 au 9 juin 2022 _ qui m’a fait découvrir et admirer cette sublime musique de Valentin Silvestrov qu’est sa « Kitsch Music » (de 1987 _ il y a 38 ans déjà ; mais nous sommes bien là dans le registre de l’intemporel… _),

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    c’est l’article « Polina Osetinskaya offre un supplément d’âme aux « Musiques simples » de Pärt, Silvestrov et Kancheli » de Jean-Luc Caron paru le 10 janvier dernier sur le site de ResMusica,

    qui m’a fait commander, aussitôt, et recevoir très vite, chez mon disquaire préféré, l’admirable et profondément émouvant CD Evidence EVCD 128 « Simple Music – Pärt – Silvestrov – Kancheli » de la pianiste Polina Osetinskaya _ enregistré à Saint-Petersbourg du 22 au 24 octobre 2024.

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    Quelle sublimissime musique, décidément !

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    Pärt, Silvestrov et Kancheli, trois compositeurs majeurs de notre temps apparaissent sous les doigts inspirés _ oui ! _ de la pianiste russe  avec des pièces pour piano bien éloignées des vertigineuses et ambitieuses partitions capitales qui ont assuré leur réputation internationale.

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    Tous ont en commun une farouche et courageuse opposition à l’autocratie soviétique puis russe qui les ont conduit à s’exiler en Europe occidentale. La pianiste russe partage avec eux des commentaires critiques envers ce régime dictatorial qui lui valent moultes difficultés. Les pièces sélectionnées pour cet enregistrement se positionnent dans le registre de l’intime _ oui ! _, de la pudeur et du respect de la mélodie, une pacifique parenthèse que s’octroient ces personnalités indomptables et déterminées.

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    Für Alina (1976) de l’Estonien marque le début de son style tintinnabuli, sa musique minimaliste, influencée par l’héritage médiéval, faisant suite à la période sérielle et moderniste. Avec Pour Alina, composé pour la fille d’un couple d’amis, il adopte une écriture simple et un tempo libre. Le compositeur confie que « c’est dans cette pièce que j’ai découvert les séries d’accords parfaits dont je fis ma règle très simple de fonctionnement. » Il quitte son pays et s’installe en Allemagne en 1980.

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    Suivent les six courtes Variations sur la guérison d’Arinushka, écrites en 1977, s’appuyant sur des thèmes rudimentaires et bien dessinés dépourvus de sophistication et destinées _ aussi _ à l’intimité.

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    Pärt extrait de sa musique composée pour le film Ukuaru (1973) une valse délicate dont la mélodie devient rapidement populaire.

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    , né _ en 1937 _ deux ans après Pärt, fuit son Ukraine natale en 2022 (il a 85 ans) face à la guerre qui l’oppose à la Russie de Poutine et gagne Berlin. Il a constitué un vaste catalogue et fréquenté différentes esthétiques, souvent avec un grand bonheur, passant d’une modernité assumée à un regard nostalgique tourné vers le passé _ ce que nous donne excellemment à percevoir de double CD « Vaalentin Silvestrov – Boris Berman », du Palais des Dégustateurs . A l’instar de ses chers amis, Pärt et Kancheli, il excelle également dans les petites formes s’exprimant dans le registre de l’intimité enrichies par un passé luxuriant _ et voilà qui est fort bien résumé ! Kitsch Music écrite en 1977 se décompose en cinq courts mouvements parfois comparées à des chansons sans paroles _ à la Mendelssohn _ et riches d’airs concis enrichis de répétitions, le tout se rangeant dans le registre de la nostalgie _ oui… _ bien davantage que dans celui de la satire ou du sarcasme.

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    , lui aussi quitta un temps la Géorgie de ses ancêtres pour retrouver une liberté d’expression effective en Allemagne puis en Belgique (au début des années 1990). Sa production intéresse aussi bien l’orchestre que les compositions complexes et inspirées, requérant de nombreuses combinaisons originales. Vers la fin de sa vie il reprit habilement ses nombreuses participations musicales consacrées au cinéma et au théâtre, ne conservant que l’essentiel des mélodies chaleureuses et des rythmes heureux en les confiant au piano principalement, mais pas uniquement. Le succès national et mondial de ces précieuses miniatures l’a étonné tout en faisant le bonheur non feint d’une multitude d’artistes.  _ née à Moscou le 11 décembre 1975 _ les enrichit à son tour d’une vibrante interprétation _ intense et bouleversante dans son parfait rendu de l’intimité infiniment douce et tendre de certaines de ces pièces _ avec ces 19 miniatures sélectionnées qui rejoint les réussites de pianistes tels que Alessandro Stella, George Vatchanadze, Alessandro Simonetto et Elisaveta Blumina.

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    La pianiste russe agrémente ses interprétations d’un toucher délicat _ oui ! _, d’une note de sensualité contrôlée _ oui, oui ! _ mais aussi d’élans effervescents et de lyrisme élégiaque _ voilà _ qui n’appellent que des éloges _ absolument…

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    Simple Music.
    Arvo Pärt (né en 1935) : Für Alina ; Variations for the Healing of Arinushka ; Ukuaru valss ;
    Valentin Silvestrov (né en 1937) : Kitsch Music ;
    Giya Kancheli (1935-2019) : Simple Music.
    Polina Osetinskaya, piano.
    1 CD evidence classics EVCD126. Enregistré du 22 au 24 octobre 2023, salle de concert Myasnikov, Saint-Pétersbourg (Russie).
    Notice trilingue : anglais, russe et français.
    Durée : 67’

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    A mon tour, je recommande donc ce bouleversant merveilleux et infiniment touchant CD de Polina Osetinskaya _ dont l’acmé est la « Kitsch-Music » de Silvestrov…

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    Ce dimanche 19 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Joël Dehais, rhumatologue et musicien, dressant un superbe portrait hyper-réaliste des pathologies physiologiques et névrotiques de Glenn Gould à son Steinway, à l’Académie de Bordeaux…

    Hier soir, jeudi 16 janvier, invité par mon ami le Pr Joël Dehais – rhumatologue émérite, disciple du magnifique Professeur Raoul Tubiana, éminentissime spécialiste du traitement des pathologies des musiciens instrumentistes ; cf mon article «  » du 28 décembre 2011… – à venir l’écouter, à l’Académie de Bordeaux – en ouverture de sa très prometteuse présidence de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux pour l’année 2025 – , parler – superbement et en idéale justesse ! un modèle du genre… – du cas – pathologique à divers égards, pas seulement physiologiques, névrotiques aussi… – du célébrissime pianiste Glenn Gould,
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    j’ai été un peu étonné – dois-je avouer ici – , au moment des interventions et questions qui ont suivi la conférence, d’une ou deux appréciations musicales émanant de l’assistance, quand la lumineuse démonstration de Joël Dehais venait de mettre en évidence parfaite tout ce que les performances musicales de Glenn Gould tenaient directement – hélas ! trois fois hélas ! – de ses pathologies, tant physiologiques – excellentes probantissimes images et vidéos à l’appui : le contraste saisissant ô combien ! des positions des mains sur le clavier du piano de Daniel Barenboïm et de Glenn Gould, parlait ainsi de lui-même… – que mentales.
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    La question – semblait-il au plutôt baroqueux de goût que je suis, mais je vénère aussi le merveilleux Bela Bartok ! – à poser, mais annexe, certes – et donc hors du sujet de Joël… – , étant plutôt celle du très large et toujours durable succès – essentiellement discographique… – de Glenn Gould auprès d’un très large public – ébaubi : à jamais ?.. – de par le vaste monde encore aujourd’hui – ce qui n’est pas sans m’étonner (et m’inquiéter aussi) pour le destin de l’écoute véritablement musicale…
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    Mais tel n’était pas du tout, bien sûr, le propos _ exclusivement médical et scientifique, lui : pas musical, il faut le souligner… _ du Pr. Dehais… Car Joël Dehais – très éminent médecin ainsi que musicien violiste et hautboïste d’expérience… – a pris grand soin et merveilleuse élégance de ne – surtout ! – rien dire – du tout : ni apprécier, surtout pas ! – de la qualité du jeu de Glenn Gould – dans les magiques « Goldberg« , par exemple… – ; il s’est scrupuleusement contenté, avec son exquise délicatesse – une de ses plus magnifiques très grandes qualités : de personne humaine très rare, ici ! quelle supérieure élégance et attention à autrui… – , de montrer l’étiologie imparable des postures pathologiques de l’instrumentiste à son  piano ; et de modérément regretter que Glenn Gould ne se soit pas plutôt mis au clavecin – instrument davantage percussif – , qu’au piano...
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    Et puis, des goûts et des couleurs…
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    Et de toutes les façons, le terrain – d’authentique et parfaite expertise scientifique médicale : un bijou de ciselure de scalpel délicatissime d’analyse : sans le moindre débord... – du parfait exposé – d’ouverture de sa présidence de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux pour l’année 2025 – de Joël Dehais, était bien celui, et exclusivement, de la pathologie, particulièrement celle des maladies professionnelles des instrumentistes, que Joël a très concrètement contribué – en thérapeute efficient – , dans le sillage du magnifique Raoul Tubiana – je pense aussi à l’épouse de celui-ci, la très fine et exquise et discrète Claude Delay – , à soigner… 
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    Ce vendredi 17 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa