Catégorie : Musiques

  • Ecouter Julia Varady chanter les « Wesendonk Lieder »…

    Dans le coffret de 10 CDs « The Orfeo Recordings » (C210090) tout récemment sorti,

    consacré à des pièces de Verdi, Puccini, Tchaikovsky, Richard Strauss, Spontini, Meyerber, Mozart, Louis Spohr,

    c’est vers le CD Wagner _ le CD n° 5 _ que je me suis spontanément en priorité dirigé.

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    Et d’abord, vers les 5 « Wesendonk Lieder » ;

    puis vers la scène de la mort d’Isolde, à l’Acte 3 de « Tristan und Isolde » _ et sous la direction de Dietrich Fischer- Diskau, en un enregistrement de 1998.

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    Eh bien ! C’est tout simplement parfait !

    Nous planons…

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    Le 17 octobre 2021, Jean-Charles avait consacré sa chronique de Discophilia à ce coffret Orfeo  de Julia Varady,

    sous le titre de « La Soprano de Munich » :

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    LA SOPRANO DE MUNICH

    Ce fut Munich qui offrit à Júlia Várady mieux qu’un théâtre où construire son répertoire, une troupe où trouver sa place _ voilà _ et une tradition de chant à laquelle sa voix pouvait se plier et grandir à mesure _ oui. L’art lui était donné de naissance, et le caractère aussi, l’aisance d’un instrument immense en terme d’étendue et d’intensité _ oui _ allait lui permettre d’aborder tous les personnages qu’elle rêvait d’interpréter._ remarquable _

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    Commencé chez Mozart, son parcours guidé par autant d’affinités électives la mènera jusqu’à Wagner, mais l’essence de son art, et la nature même de sa vocalité l’inclinait _ probablement _ aux Italiens. L’ambre de son timbre la destinait aux héroïnes de Puccini, l’ardeur de son art, et l’aigu impérieux lui ouvriront les grands rôles verdiens où la pureté de son style et l’engagement de son chant se sublimèrent. Finalement, Munich lui donnera aussi un mari _ voilà _, Dietrich Fischer-Dieskau, rencontré en scène pour une Houppelande de Puccini encore chantée en allemand (Der Mantel).

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    À compter des années 1980, Orfeo entreprit d’illustrer son art. Non pas des captations live – elles viendront plus tard – mais expressément des disques, et des plus soignés _ oui : presque trop… _, de prise de son comme de réalisation artistique. Figure centrale de deux opéras que son nom seul suffisait à réhabiliter (Olympie de Spontini, Jessonda de Spohr) et d’une rareté de Meyerbeer (Les Amours de Teolinde), cela aurait fait un début en quelque sorte marginal, mais un plein album de mélodies de Tchaikovski enregistré à la même période est autrement révélateur _ sans doute _ d’une part _ en effet remarquable _ de son art : ce chant, comme celui des Lotte Lehmann ou Sena Jurinac, dit _ voilà ! _ autant qu’il chante.

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    Les années passant, Orfeo documenta scrupuleusement ses prises de rôle successifs, les assemblant en des albums monographiques, un pour Puccini, deux pour Verdi, pures merveilles _ oui _ restées immaculées. Richard Strauss suivra, tout Arabella pour Sawallisch avec Dietrich Fischer-Dieskau et un plein récital qu’on trouvera ici avec son incroyable monologue de Danae, une Scène finale de Capriccio plus passionnée que nostalgique, ses sombres Ariadne et Salome, Fischer-Dieskau lui dirigeant le tout ; puis ensuite un album Wagner où elle effleurera Isolde et Brünnhilde, mais dont le vrai trésor _ oui !!! _ reste ses Wesendonck-Lieder beaux comme des nocturnes.

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    Mais savourez aussi le doublé lieder de Strauss (ce Schlagende Herzen !) et Mozart (Abendempfindung), et perdez-vous dans le moins connu de ses albums, dévolu aux héroïnes de Tchaïkovski _ le CD n° 4 de ce coffret de 10… _ ; écoutez sa « Lettre de Tatiana », éperdue, et le vertige des aigus au long des deux airs de Lisa ! _ de La Dame de Pique…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Júlia Várady
    The Orfeo Recordings

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    CD 1

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    Giuseppe Verdi (1813-1901)

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    Airs, extraits de Nabucco, Il trovatore, La traviata, Un ballo in maschera et La forza del destino
    Lothar Odinius, ténor – Bayerisches Staatsorchester – Dietrich Fischer-Dieskau, direction (enr. les 23, 25, 26 et 28 janvier 1995)

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    CD 2

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    Giuseppe Verdi (1813-1901)

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    Airs extraits de Macbeth, Don Carlo, Aida et Otello
    Stella Doufexis, mezzo-soprano – Bayerisches Staatsorchester – Dietrich Fischer-Dieskau, direction (enr. les 9, 22-24 octobre 1995)

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    CD 3

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    Giacomo Puccini (1858-1924)

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    Airs, extraits de La Rondine, La Bohème, Gianni Schicchi, Manon Lescaut, Suor Angelica, Tosca, Madama Butterfly et Turandot
    Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin – Marcello Viotti, direction (enr. en mars, avril et juin 1993)

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    CD 4

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    Piotr Ilyitch Tchaikovski (1840-1893)

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    Airs, extraits d’Eugène Onéguine, La Pucelle d’Orléans, Mazeppa, L’Enchanteresse, La Dame de Pique et Yolanta
    Daphne Evangelatos, mezzo-soprano – Münchner Rundfunkorchester – Roman Kofman, direction (enr. les 8-10 juin et 19-21 septembre 2000)

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    CD 5

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    Richard Wagner (1813-1883)

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    5 Gedichte für eine Frauenstimme, WWV 91 « Wesendonck-Lieder » (version pour orchestre : Félix Mottl et Richard Wagner)
    Tristan und Isolde, WWV 90 (2 extraits : Prélude de l’Acte I, Isoldes Liebestod)
    Götterdämmerung, WWV 86d (2 extraits : Siegfrieds Rheinfahrt, Brünnhildes Schlussgesang)
    Deutsches Symphonie-Orchester Berlin – Dietrich Fischer-Dieskau, direction (enr. les 26 février-1er mars 1997)

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    CD 6

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    Richard Strauss (1864-1949)

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    Airs et scènes, extraits de Salome, Ariadne auf Naxos, Die Liebe der Danae et Capriccio
    Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (Haushofmeister) – Bamberger Symphoniker – Dietrich Fischer-Dieskau, direction (enr. les 26-29 avril 1999)
    Arabella, Op. 79, TrV 263 (2 extraits : « Er ist der Richtige nicht für mich » (Acte 1) ; « Das war sehr gut, Mandryka » (Acte )
    Helen Donath, soprano (Zdenka) – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (Mandryka) – Bayerisches Staatsorchester – Wolfgang Sawallisch, direction (enr. les 6-14 janvier 1981)

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    CD 7

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    Raretés lyriques

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    Giacomo Meyerbeer (1791-1864)

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    Gli amori di Teolinda, cantate scénique pour soprano, clarinette, chœur et orchestre
    Jorg Fadle, clarinette – RIAS-Kammerchor – Radio-Symphonie-Orchester Berlin – Gerd Albrecht, direction (enr. les 4, 5 & 29 septembre 1981)

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    Gasparo Spontini (1774-1851)

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    Olympie (4 extraits)
    Stefania Toczyska, mezzo-soprano – Franco Tagliavini, ténor – George Fortune, basse – Radio-Symphonie-Orchester Berlin – Gerd Albrecht, direction (enr. les 1er-9 février 1984)

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    Louis Spohr (1784-1859)

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    Jessonda (3 extraits)
    Renate Behle, soprano – Thomas Moser, ténor – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Kurt Moll, basse – Chor der Hamburgischen Staatsoper – Philharmonisches Staatsorchester Hamburg – Gerd Albrecht, direction (enr. les 4-8 juin 1990)

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    CD 8

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    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

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    Ridente la calma, KV 152/210a
    Oiseaux, si tous les ans, KV 307/284d
    Dans un bois solitaire, KV 308/295b
    Das Veilchen, KV 476
    An die Einsamkeit, KV 391/340b
    Der Zauberer, KV 472
    Als Luise die Briefe ihres ungetreuen Liebhabers verbrannte, KV 520
    Un moto di gioia, KV 579
    Abendempfindung, KV 523
    Die Alte, KV 517

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    Richard Strauss (1864-1949)

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    Schlagende Herzen, Op. 29 No. 2
    Ich wollt’ein Sträußlein binden, Op. 68 No. 2
    Säusle, liebe Myrthe, Op. 68 No. 3
    Befreit, Op. 39 No. 4
    Meinem Kinde, Op. 37 No. 3
    Waldseligkeit, Op. 49 No. 1
    Schlechtes Wetter, Op. 69 No. 5
    Frühlingsfeier, Op. 56 No. 5

    Elena Bashkirova, piano (enr. les 12-17 janvier et 21-22 juillet 1991)

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    CD 9

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    Piotr Ilyitch Tchaikovski (1840-1893)

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    Ich wollt’ meine Schmerzen ergössen sich all’
    Glaube nicht, mein Freund, Op. 6 No. 1
    Warum sind denn die Rosen so blaß?, Op. 6 No. 5
    Warum?, Op. 28 No. 3
    Wenn ich das gewusst hätte, Op. 47 No. 1
    Die Seele schwebt langsam gen Himmel, Op. 47 No. 2
    6 Romances sur des poèmes de Daniil Rathaus, Op. 73, TH 109
    6 Mélodies françaises dédiées à Désirée Artôt de Padilla, Op. 65, TH 108

    Aribert Reimann, piano (enr. les 21-23 septembre 1981)

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    CD 10

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    Louis Spohr (1784-1859)

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    6 Mélodies pour baryton, violon et piano, Op. 154
    Schottlisch Lied, Op. 25 No. 2
    Zigeunerlied, Op. 25 No. 5
    Lied beim Rundetanz, Op. 37 No. 6
    Vanitas ! Vanitatum vanitas, Op. 41 No. 6
    Schlaflied, Op. 72 No. 6
    An Mignon, Op. 41 No. 3
    6 Mélodies pour soprano, clarinette et piano, Op. 103

    Júlia Várady, soprano (Op. 103) – Hartmut Höll, piano – Dmitry Sitkovetsky, violon (Op. 154) – Hans Schöneberger, clarinette (Op. 103)
    Enregistré les 3-4 avril 1984 à la Musikhochschule (Op. 154 & 25), et les 25-27 juillet 1984 (Op. 37, 41, 72 & 103) à la Herkulessaal, de Munich

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    Júlia Várady, soprano

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    Un coffret de 10 CD du label Orfeo C210086

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    Photo à la une : la soprano Júlia Várady – Photo : © Deutsche Grammophon

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    Un aperçu tout à fait intéressant…

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    Ce vendredi 14  janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la redécouverte de compositeurs un peu trop délaissés par notre curiosité : par exemple Jean-Baptiste Senaillé (1687 – 1730)

    À nouveau la critique discographique, sous la plume, cette fois, de l’organiste Frédéric Munoz, et sur le site de ResMusica, vient porter son attention sur le CD assez récent, et plutôt inopportunément intitulé « Générations« , qui proposait à l’audition, et par l’interprétation de l’excellent jeune violoniste Théotime Langlois de Swarte et le maintenant un peu sur le retour chef-claveciniste William Christie, 4 Sonates pour violon et clavecin de Jean-Baptiste Senaillé (1687 – 1730) et 2 Sonates (plus une Gavotte) pour violon et clavecin de Jean-Marie Leclair (1697 – 1764)…

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    À ce très intéressant CD Harmonia Mundi HAF 8905292,

    j’ai déjà consacré 2 articles :

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    le 31 mai 2021 ()

    et le 16 août 2021 ().

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    Voici donc cet article de Frédéric Munoz très sobrement intitulé « Sonates de Jean-Baptiste Senaillé et Leclair par Langlois de Swarte et Christie« , paru ce jour même :

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    Si Jean-Marie Leclair demeure connu des mélomanes, la découverte de Jean-Baptiste Senaillé est ici l’un des grands atouts de cet album, gravé en complicité par Théotime Langlois de Swarte et William Christie.

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    Le violon baroque français est porté au XVIIIᵉ siècle par la personnalité brillante de Jean-Marie Leclair. Trois sonates _ en fait seulement la Gavotte d’une d’entre elles _ de ce maitre virtuose, au discours futuriste pour son temps, sont proposées ici. Le programme débute avec l’arrangement d’une Gavotte d’une sonate de Jean-Marie Leclair à deux violons, que les artistes nous livrent avec leurs instruments respectifs de manière à la fois impromptue et inédite, à deux voix seulement en un dialogue intime. Le ton est donné avec la certitude d’une complicité entre les deux musiciens qui va se prolonger tout au long du disque.

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    Comme le font remarquer les interprètes lors de quelques réflexions consignées dans le livret, Jean-Baptiste Senaillé, maitre du violon compose d’une manière qui rappelle quelque peu les périodes passées, à la manière de François Couperin, tout en utilisant _ déjà _ les italianismes qui conviennent si bien au violon baroque. Ce compositeur les avait reçus en Italie _ à Modène _ de son maitre Tomaso Vitali _ 1663 – 1745 ; voilà. Fils de Jean Senaillé, violon du roi, Jean-Baptiste mêle à loisir le style français distillé par Lully tout au long de quatre Sonates choisies parmi les cinq Livres de 10 sonates écrites entre 1710 et 1727 _ voilà. On note chez lui un sens inné de la ligne de basse particulièrement soignée et riche, ce qui ne nécessite pas l’emploi obligatoire d’une basse d’archet en complément du clavecin. Il est bien entendu fort intéressant d’associer ces œuvres à d’autres sonates composées par le grand maitre français du violon que fut _ un peu plus tard _ Jean-Marie Leclair, cadet de Senaillé de 10 ans. Célèbre pour une écriture virtuose et tournée vers l’avenir, à l’image celle de Rameau, Jean-Marie Leclair _ élève, à Turin, de Gian-Battista Somis (1686 – 1763) _ illumine la musique par un élan rythmique sans pareil, lui qui fut au service du roi Louis XV et détenteur d’un violon d’Antonio Stradivari appelé « le noir ».

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    Théothime Langlois de Swarte a découvert le violon ancien auprès de Patrick Bismuth avant de suivre ses études au CNSM de Paris. Il est membre des Arts florissants depuis 2015. Aux Victoires de la Musique 2020, il représente le violon baroque pour la première fois dans la catégorie « Révélation soliste instrumental ». Dans ces œuvres baroques françaises, il déploie une sonorité fruitée, très colorée grâce à un art du discours déjà d’une grande maturité et un violon ancien de Jacobus Stainer de 1665 qui l’inspire assurément. De plus on est heureux de retrouver William Christie au clavecin, ce qui n’est plus si courant que cela, plus souvent à la tête de son ensemble des Arts florissants. Grand continuiste, il apporte au violoniste une assise puissante doublée d’une complicité sans faille.

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    Dans une discographie très restreinte _ c’est bien dommage ! _  concernant l’art de Jean-Baptiste Senaillé, cette production apporte un enrichissement certain dans la connaissance de ce musicien injustement et incompréhensiblement oublié _ mais oui.

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    Jean-Baptiste Senaillé (1687-1730) : Sonates op. 1 n° 5 et n° 6 ; Sonate op. 4 n° 5 ; Sonate op. 3 n° 10.

    Jean-Marie Leclair (1697-1764) : Sonate op. 3 n° 5 (Gavotte) ; Sonate op. 1 n° 5 ; Sonate op. 2 n° 2.

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    Théotime Langlois de Swarte, violon ; William Christie, clavecin.

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    1 CD Harmonia Mundi.

    Enregistré à Thiré en juin 2020.

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    Livret en français et en anglais.

    Durée : 68:25

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    Voilà.

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    Ce lundi 3 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En forme de Voeu Musical pour l’année 2022 : écouter Boris Berman jouer Johannes Brahms…

    En forme de bon vœu musical pour l’année 2022,

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    écouter-regarder la vidéo _ reçue d’Éric Rouyer le 18 décembre dernier _ de Boris Berman (d’une durée de 6′ 21) jouant la Chaconne de la Partita n° 2 en ré mineur de Johann-Sebastian Bach, transcrite pour piano, et la seule main gauche, par Johannes Brahms,

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    en avant-première d’un CD musical à paraître courant 2022 dans l’excellent label du Palais des Dégustateurs,

    en un programme qui comportera, outre cette pièce,

    et toujours de Johannes Brahms :

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    les Variations op 21 n°1 et n°2 ;

    l’Albumblatt, une pièce découverte et authentifiée en 2012 ;

    ainsi que la transcription pour piano de Variations extraites du Sextuor à cordes op. 18.

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    Un programme qui a été enregistré le 7 décembre 2021 au Couvent des Jacobins de la Maison Louis Jadot à Beaune.

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    Et hier 1er janvier 2022, Éric Rouyer, par courriel, m’a aussi adressé ceci :

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    Pour démarrer l’année _ 2022 _, une critique érudite d’un musicologue sans complaisance mais intègre _ Hervé Pennven _ qui ne sélectionne qu’un seul disque par mois _ dans le sommaire du n° 343 de la revue La Nef : à propos du CD Haydn-Schubert de Boris Berman, le CD PDD 025 du Palais des Dégustateurs.

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    Avec mes meilleures pensées pour cette nouvelle année 2022.

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    Éric Rouyer

     

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    Grand merci

    pour ces magnifiques réalisations !!!

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    Ce dimanche 2 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et un nouveau superbe et passionnant CD Pramsohler : « Sonatas for three violins »…

    Et voici que Johannes Pramsohler et son Ensemble Diderot nous gratifient, en leur label Audax, d’un nouveau CD, particulièrement superbe,

    consacré non plus, cette fois, à des Sonates en trio (soient pour 2 violons et basse continue),

    mais à des Sonates pour 3 violons (et basse continue) :

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    le CD Audax Records ADX 13729 « Sonatas for three violins ».

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    En un programme comportant des pièces de 12 compositeurs, de nationalités diverses,

    pour des œuvres composées presque toutes au XVIIe siècle,

    à l’exception de deux, du tout début du XVIIIe siècle (de Johann-Josef Fux et Louis-Antoine Dornel).

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    Les interprètes en sont les violonistes Johannes Pramsohler, Roldan Bernabé et Simone Pirri,

    et, pour le continuo, la violoncelliste Grim Choï et le claveciniste et organiste Philippe Grisvard

    _ tous présents lors du concert où j’avais pu les apprécier à Saint-Pée-sur -Nivelle…

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    Avec, à nouveau, une excellente notice de présentation dans le livret du CD,

    sous la plume de l’excellent Johannes Pramsohler,

    défricheur passionné et passionnant de ce riche répertoire instrumental

    du Baroque musical européen.

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    Ce vendredi 31 décembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa