Catégorie : Musiques

  • Les deux concertos pour violon et orchestre de Bohuslav Martinu (suite)

    En prolongement de ma lecture, avant-hier

    _  _,

    de l’article de Jean-Charles Hoffelé Le Jardin secret de Christopher ,

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    je me suis procuré

    le CD des deux Concertos pour violon et orchestre

    de Bohuslav Martinu (1890 – 1959)

    _ le premier, de 1931; et le second, de 1943 _

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    par le violoniste Thomas Albertus Irnberger,

    et la Janacek Philharmonie d’Ostrava dirigée par Heiko Mathias Förster

    _ le CD Gramola 99178 _ :

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    c’est un pur enchantement !

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    Quel chef d’œuvre enthousiasmant, surtout,

    que le premier _ radieux en ses audaces jubilatoires ! _ de ces deux concertos,

    dans la parfaite incarnation, ici, du soliste, Thomas Albertus Irnberger,

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    merveilleusement soutenu par les diaprures épanouies et véloces

    de la Janacek Philharmonie d’Ostrava

    sous la conduite de son chef Heiko Mathias Förster…

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    Martinu :

    un des compositeurs majeurs du XXéme siècle !!!

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    Quel rayonnement ! Quelle force !

    Quelle joie puissante au milieu des difficultés…

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    Ce samedi 23 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • la clarinette et le cor de Johannes Brahms dans sa splendide musique de chambre

    Lundi dernier, 18 mars,

    je consacrai un _ bref _ article enthousiaste

    au magnifique double album _ B Records LBM 015 _

    de l’équipe de dynamiques musiciens constituée autour de Pierre Fouchenneret et Eric Le Sage.

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    Or, ce jour,

    je découvre un commentaire très élogieux, lui aussi, de ce double album Brahms,

    des œuvres de musique de chambre avec instruments à vents,

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    sur le site de Res Musica, et sous la plume de Jean-Luc Caron,

    intitulé

    Musique de chambre pour vents de Brahms, quand le travail paie.

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    Le voici,

    assorti de quelques remarques de commentaires miens…

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    MUSIQUE DE CHAMBRE POUR VENTS DE BRAHMS, QUAND LE TRAVAIL D’ÉQUIPE PAIE

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    Johannes Brahms (1833 -1897) :

    Quintette pour clarinette et cordes op. 115 ; Trio pour clarinette, violoncelle et piano op. 114 ; Sonates pour clarinette et piano, op. 120 n° 1 et 2 ; Trio pour cor, violon et piano op. 40.

    Pierre Fouchenneret, violon. Déborah Nemtanu, violon. Lise Berthaud, alto. François Salque, violoncelle. Florent Pujuila, clarinette. Joël Lasry, cor. Eric le Sage, piano.

    2 CD B-records.

    Enregistrés à la Chapelle musicale Reine Élisabeth, Waterloo, en octobre 2017 et mars 2018.

    Notice bilingue : français et anglais.

    Durée : 128:00

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    brahms_mdc_vol.3_B_records

     

     

     

     

     

     

     

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    Le pari, lancé par quelques musiciens de grande valeur réunis par Eric Le Sage, d’enregistrer en live la totalité de la musique de chambre de Johannes Brahms, connaît un nouvel épisode, le troisième. Remarquable ! _ voilà !

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    Ce nouveau volet aborde les œuvres avec instruments à vent du maître allemand. Il réunit des interprètes manifestement soudés et passionnés _ oui ! c’est capital ! _, complices et adeptes d’un jeu collectif _ parfaitement _ dont le résultat gravé sur deux CD s’avère royal _ en effet ! _  et idéal pour découvrir ou retrouver ce répertoire parsemé de pépites intemporelles _ mais oui !

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    Dans quatre des cinq partitions retenues, Brahms offre une place de première importance à la clarinette qu’il venait de reconsidérer plutôt tardivement (à 57 ans) grâce à sa rencontre _ voilà ! _ avec Richard Mühlfeld, le somptueux clarinettiste de l’orchestre de Meiningen dont la maîtrise technique, timbrique et expressive fascina le compositeur _ oui _ au point de lui consacrer ses derniers opus majeurs _ c’est cela. Le Quintette en si mineur op. 115, associant la clarinette aux cordes du quatuor traditionnel, fut composé au cours du printemps et de l’été 1891 à Bad Ischel _ en villégiature _ , en même temps que le Trio pour clarinette, violoncelle et piano, op. 114 _ autre chef d’œuvre. Le clarinettiste Florent Pujuila _ magnifique ! _ et ses complices soulignent admirablement _ mais oui ! _ les qualités du Quintette impressionnant et original. Le premier mouvement, Allegro, repose sur un thème initial frémissant confié aux deux violons qui sera repris ensuite par la clarinette. L’Adagio et sa mélodie ardente et émouvante confiée à la clarinette s’oriente ensuite vers une sorte de musique folklorique hongroise, brillante et ponctuée d’arpèges. Le mouvement suivant (Andantino) conduit avec ses traits actifs au dernier mouvement, Con moto, qui bénéficie d’un très  beau traitement du thème gémissant suivi de cinq variations et s’achève par un retour surprise du thème de l’Allegro initial.

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    Les autres œuvres connaissent, à l’égal du Quintette, des exécutions que l’on est en droit de qualifier de superlatives _ en effet ! _, sans omettre de dire que le cor de Joël Lasry _ parfait, lui aussi ! _ impressionne tour à tour par sa précision, son timbre et son discours souriant et résigné dans le Trio en mi bémol majeur op. 40 daté de 1865. Après tant de satisfactions, d’aboutissements et de transports, il nous semble inutile de préciser que nous attendons avec impatience _ mais oui _ la sortie du prochain volume de l’intégrale, qui en comptera huit.

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    L’article ajoute ici un renvoi à un précédent commentaire _ en date du 3 juillet 2018 _ du volume 1 de cette intégrale en cours de la musique de chambre de Johannes Brahms

    _ et déjà sous la plume de Jean-Luc Caron ;

    qui n’a cependant pas consacré d’article au volume 2, des Quintettes et Sextuors à cordes de Brahms, je le remarque…

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    Le voici :

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    AUTOUR D’ÉRIC LE SAGE, LE RÉGAL DES QUATUORS AVEC PIANO DE BRAHMS

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    Johannes Brahms (1833 -1897) :

    Quatuors pour piano et cordes n° 1 en sol mineur op. 25 ; n° 2 en la majeur op. 26 ; n° 3 en ut mineur op. 60.

    Pierre Fouchenneret, violon ; Lise Berthaud, Alto ; François Salque, violoncelle ; Eric Le Sage, piano.

    2 CD La Belle Saison Live 011, B Records.

    Enregistré en public à la Maladrerie Saint-Lazare de Beauvais le 5 mars 2017.

    Notice bilingue : français et anglais.

    Durée : 67:41 et 46:48

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    91v00xIxc5L._SL1500_

     

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    « Nous avons en commun la passion de ce musicien hors-pair, qui a aimé comme personne les formations de chambre… » Ainsi s’expriment les formidables _ oui ! toniques et justes ! _ musiciens de cet enregistrement qui définissent leur réunion comme « soudée par une envie inextinguible, une certaine idée de l’audace, une vision de la musique de chambre, et un amour du répertoire ». Promesse tenue !

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    L’écoute débute avec une énergie et un enjouement absolument contagieux _ mais oui ! Cet Allegro du Quatuor pour piano et cordes en sol majeur (n° 1) repose sur trois thèmes inspirant aux interprètes un jeu d’unité, de liberté et d’expansion _ c’est cela. Cette lecture domine _ probablement : par sa juvénilité enthousiasmante ! _ le palmarès des remarquables exécutions du passé. Les musiciens s’adaptent avec un vrai talent et une aisance apparente au climat mystérieux de l’Allegretto, tout comme ils brossent un très beau tableau romantique de l’Andante con moto suivant, qui repose sur une marche fantasque et contagieuse. Le rondo final Alla zingarese, virtuose, échevelé et virevoltant, s’inspire sans doute aucun du Rondo à la hongroise du Trio en sol majeur n° 39 composé par Joseph Haydn en 1795.

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    Le Deuxième Quatuor, en la majeur, se rapproche plutôt de Schubert dans l’Allegro non troppo initial, et de Schumann dans l’Allegro final sans parvenir à retrouver totalement la magie du précédent ; pour autant il ne manque pas d’intérêt. Le Troisième Quatuor pour piano et cordes en ut mineur gagne en indépendance, en pages dramatiques, en confession intime et spirituelle qu’exacerbe le discours prégnant et désespéré, impressionnant et troublant, du troisième mouvement noté Andante.

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    Par une alchimie bien rarement rencontrée, les quatre musiciens de ces lectures géniales nous convainquent, s’il en était besoin, que les trois Quatuors avec piano de Brahms, créés respectivement en 1861 (Hambourg), 1862 (Vienne) et 1875 (Ziegelhausen), font partie de ses plus hautes réalisations _ oui ! _, placées dans la descendance de Beethoven et dans la proximité de génies romantiques de la trempe de Schubert, Mendelssohn et Schumann certes, mais toujours hautement individuelles _ c’est-à-dire singulières, de la part de Johannes Brahms : tout à fait !

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    Puisse le projet de jouer toute la musique de chambre de Brahms déboucher sur d’aussi précieux enregistrements _ à suivre !!!

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    Ce vendredi 22 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’oeuvre de violon de Martinu : l’apport de Christopher Hogwood

    Mon affection pour la musique tchèque _ œuvres comme interprètes _

    m’a toujours incliné vers l’œuvre de Bohuslav Martinu (1890 – 1959).

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    Aussi m’a immédiatement intéressé le quadruple album que Hyperion _ CDS 44611/4 _

    vient de consacrer à la musique pour violon et orchestre de ce compositeur,

    avec le violoniste Bohuslav Matousek,

    et le Czech Philharmonic Orchestra

    sous la direction de Christopher Hogwood _ qui aimait cette musique.

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    Voici le commentaire qu’en donne,

    sur son blog Discophilia du site Artamag,

    Jean-Charles Hoffelé,

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    en une chronique intitulée :

    Le Jardin secret de Christopher.

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    LE JARDIN SECRET DE CHRISTOPHER

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    Christopher Hogwwod vouait une passion à la musique de Martinů, il en aura enregistré quelques albums d’œuvres rares puis, avec la Philharmonie Tchèque, une intégrale absolue de tout ce que le compositeur des Fresques aura écrit pour le violon concertant _ voilà.

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    Héros de cette entreprise courageuse, Bohuslav Matoušek qui avait déjà gravé toute l’œuvre pour violon et piano. Passez à pied joint _ hélas ! _ sur les Concertos, Matoušek ne saisissant pas les audaces du Premier et restant interdit devant la sombre lyrique du Second – revenez aux gravures de Josef Suk (Supraphon) _ oui ! _, ou de Thomas Albertus Irnberger (Gramola) _ un enregistrement récent.

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    Mais ailleurs, dès le premier disque où éclate l’inventivité suractive du Concerto pour flûte (magnifique Janne Thomsen) et violon, la fête est éblouissante _ oui. Enfin regroupée en un coffret à l’appareil critique étoffé, cette somme permet de saisir la permanence du violon _ voilà _ dans l’art poétique de Martinů comme dans le Duo Concertant, si piquant où Régis Pasquier rejoint le violon de Bohuslav Matoušek.

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    Quelle tension dans le Concerto da camera, opus majeur du temps de guerre, dont Hogwood creuse le ton dramatique, quelle alacrité pleine de saveurs bohémiennes dans le Concerto pour violon, piano et orchestre de 1953, si peu souvent entendu. Et les épices néo-baroque-jazzie de la Suite Concertante, partition iconoclaste née au bord de la guerre, emplie de souvenirs d’Albert Roussel et retravaillée en 1944, éclatent de verve, persifflent – le troisième disque enchaîne par ailleurs les deux « états » de l’œuvre.

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    Matoušek attribue à son violon la belle Rhapsodie tchèque (initialement dévolue à l’alto) mais prend l’instrument en clef d’ut pour une version mémorable de la Rhapsody-Concerto où il fait jeu égal avec l’ancien enregistrement de Josef Suk.

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    Ensemble précieux s’il en est, certainement indispensable _ voilà _ à toute discothèque Martinů.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bohuslav Martinů
    (1890-1959)

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    L’œuvre pour violon et orchestre (Intégrale)

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    Concerto pour flûte, violon et orchestre, H. 252
    Duo concertant pour deux violons et orchestre, H. 264
    Concerto pour deux violons et orchestre en ré majeur, H. 329
    Concerto da camera, H. 285
    Concerto pour violon, piano et orchestre, H. 342
    Rhapsodie tchèque, H. 307a
    Suite concertante pour violon et orchestre (deux versions), H. 276/276a
    Rhapsodie-Concerto pour alto et orchestre, H. 337
    Concerto pour violon et orchestre No. 1, H. 226
    Concerto pour violon et orchestre No. 2, H. 293

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    Bohuslav Matoušek, violon
    Régis Pasquier, alto
    Janne Thomsen, flûte
    Karel Košárek, piano
    Orchestre Philharmonique Tchèque
    Christopher Hogwood, direction

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    Un coffret de 4 CD du label Hypérion CDS441/4
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Christopher Hogwood – Photo : © Marco Borggreve

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    Ce jeudi 21 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

     

     

  • Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague…

    Poursuivant les réflexions et recherches de ma lecture exhaustive de la passionnante Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de Maurice Ravel,  j’en suis vite – immédiatement même, forcément ! – venu à m’interroger sur les parentés cibouriennes du compositeur.

    Et plus précisément ses cousinages _ via les diverses branches collatérales au rameau principal Delouart – par rameau principal Delouart, je veux dire celui qui est issu de la fille aînée de Gratien Delouart (1748-1798) et son épouse Sabine Laxague (1752-1845), Marie-Baptiste Delouart (1782-1855), dont descend la fille naturelle de celle-ci, Sabine Delouart (1809-1874), ainsi que ses sœurs, issues de son mariage à Ciboure le 14 septembre 1814 avec Jacques Billac (1772-1839), qui sont Marie-Baptiste Billac (1815-1855), Gracieuse-Gachucha Billac (1819-1902) et Gracieuse Billac (1824-1897), ainsi que leur frère Pierre-Jacques-Billac (1821 – ?).

    De Sabine Delouart, fille naturelle, est née, elle aussi fille naturelle, Marie-Delouart-Ravel (1840-1917), la mère de Maurice Ravel (1875-1937) et son frère Edouard Ravel (1878- 1960), sans descendance.

    Quant à celles que j’appelle ici les branches collatérales Delouart, dont sont issus les divers cousins de Marie Delouart,  c’est d’abord celle qui, issue du mariage, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, de Marie-Baptiste Delouart n° 2 (1784-1842) et Jean Etcheverry (1777-1841), constitue ce que je nomme la branche luzienne de ces descendants ; puis, ensuite, celle qui est issue du mariage, à Ciboure le 28 février 1821, de Marie Delouart n° 3 (1786-1872) et Michel Goyenague (1790-1849), la seconde branche cibourienne ; et enfin, celle qui est issue du mariage, à Ciboure le 30 avril 1823,  de Jean Delouart (1788-1872) et Marguerite Larrea (1798-1844)…

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    Dans mon article précédent de dimanche dernier, 17 mars : « « ,  je me demandais pourquoi Maurice Ravel,  au sein de la famille luzienne de ses amis Gaudin – dont la domicile se situe, jusqu’en août 1923, au 41 de la rue Gambetta ; et ensuite, non loin de là, à la maison « Mirentchu« , 14 rue du Midi – , qualifiait, en sa lettre condoléances du 8 octobre 1910, de « chère cousine » Magdeleine Hiriart-Gaudin (11 mars 1875 – 15 juin 1968) – la veuve de Charles Gaudin (11 novembre 1875 – 13 septembre 1910), l’aîné de la fratrie des sept enfants Gaudin-Bibal – ; et pas ses proches amies (et correspondantes de toute sa vie !), Jane Courteault-Gaudin (16 octobre 1880 – 28 mars 1979), et Marie Gaudin (3 mars 1879 – 8 décembre 1976), les belle-sœurs de Magdeleine, la veuve – en septembre 1910 – de leur frère aîné Charles (19 novembre 1875 – 13 septembre 1910)…

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    Était-ce donc entre les Hiriart et les Delouart – Delouart : le nom de sa mère Marie (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), de sa grand mère Sabine (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874),  de son arrière-grand-mère Marie-Baptiste (Ciboure, 17 juin 1784 – Ciboure, 28 août 1855) et de son aïeul à la quatrième générationé Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), tous natifs de Ciboure… ; Gratien Delouart : fils de Michel Delouart (Ciboure, avant 1718 – en mer, 1748), et petit-fils de Marsans Delouart (Ciboure, ca. 1685 – Ciboure, 1728) ; j’apprends cela aux pages 86, 92 et 93 de l’article Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel, de 1987 de Jean-Noël Darrobers – qu’existait quelque _ même un peu lointaine _ parenté ?..

    Je l’ignore encore à cette date du 20 mars 2019 – mais je vais bientôt le découvrir…

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    Je note cependant que, dans une lettre – décisive pour notre recherche ! – du 16 octobre 1902 à Jane Gaudin (page 82), Maurice Ravel écrit ceci :

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    « Donnez-moi bientôt de vos nouvelles, ma chère Jane, et en attendant, mes souvenirs affectueux à tous (comprenez dans ce tous la famille de votre tante et les Hiriart sans oublier Mme Bibal et ma chère tante Gachuch ».

    …

    De quelle tante (de Jane Gaudin) s’agit-il ici ? Et qui compose donc « la famille de votre tante » ? – s’agit-il d’une tante côté Bibal, telle Dorotea Iburuzqueta-Bibal, l’épouse – et peut-être déjà veuve : j’ignore encore alors la date du décès, précoce, de Pascal Bibal (1847 – 1898) : celui-ci est déjà décédé, le 2 avril 1898 à Bilbao ; et sa veuve vit alors, en 1902, à Bilbao… Ce n’est donc de la tante Dorotea Bibal, née Iburuzqueta, qu’il s’agit dans ce mot de Maurice Ravel à Jane Gaudin ; mais de la tante Louisa Gaudin, née Schlaegel, excellente pianiste par ailleurs… – de l’oncle Pascal Bibal (le frère cadet de sa mère Annette Bibal) ? ou d’une tante coté Gaudin, telle Louisa Schlaegel-Gaudin, l’épouse de Charles Gaudin (le frère aîné de son père Edmond Gaudin ; et déjà décédé, lui aussi, le 9 novembre 1897…) ?

    Pour ce qui concerne la tante Bernardine Bibal (sœurd’Annette Bibal-Gaudin, et la benjamine de la fratrie des 0 enfants Bibal de Victoire Dupous-Bibal, puisque née le 22 août 1855, et cela, nous l’apprendrons tardivement), nous ne découvrirons son existence (et son prénom) que plus tard, Maurice Ravel n’emploierait pas pour elle, demeurée toute sa vie célibataire, cette expression de « sa famille« …

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    Une tante vivant probablement parmi la maisonnée du 41 rue Gambetta… _ Louisa Schlaegel-Gaudin décèdera, elle, à la fin des années 20 : ses obsèques auront lieu à Hasparren le 19 août 1929 ; et elle et son mari Charles (décédé à Saint-Jean-de-Luz, au n° 4 de la rue Gambetta, le 9 novembre 1897-, ont eu six enfants entre 1875 et 1889…

    Quant à Dorotea Iburuzqueta-Bibal (née à Zarauz, Guipuzcoa, fille de Don Ignacio Iburuzqueta et son épouse Micaela Zabala), elle est âgée de 23 ans le jour de son mariage religieux, avec Pascal Bibal, à Zarauz, le 23 janvier 1877 ; et son fils aîné François-Ignace Bibal (1878- 1944) est né, lui, à Saint-Jean-de-Luz le 17 septembre 1878 ; le 16 octobre 1902, celui-ci, dit aussi « Paquito« , avait 24 ans : il deviendra un peintre remarquable, et bien connu…

    Peut-être Dorotea était-elle déjà veuve, oui !, à cette date du 16 octobre 1902, de son mari le peintre Pascal Bibal, décédé probablement à Bilbao : oui, le 2 avril 1898 ; Pascal Bibal et Dorotea Iburuzqueta sont les parents de 6 enfants Bibal : François-Ignace, Marie, Elise, Grégoire, Jeanne et Philippe-Joseph…

    Ces divers indices font pencher pour l’hypothèse Iburuzqueta-Bibal ; mais non : la vérité est du côté de l’autre hypothèse envisagée : l’hypothèse Schlaegel-Gaudin (ajout du 14 juillet 2025)…

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    Et, encore, qui est, en 1902, cette « Madame Bibal« , qu’il ne faut pas non plus oublier ?.. Serait-ce la grand-mère _ née Victoire Dupous (née à Saint-Jean-de-Luz le 9 juin 1822, et dont j’ignore encore la date du décès : le 16 septembre 1903 à Saint-Jean-de-Luz), et veuve de Pierre Bibal (décédé, lui, à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855)… ; et, c’est à remarquer, Victoire Dupous, veuve Bibal, est la propriétaire en titre de la maison du 41 rue Gambetta, si elle vit encore ce mois d’octobre 1902… Elle aurait alors 80 ans… Et c’est tout à fait possible… _ de Jane ? Oui ! Et Victoire Dupous, veuve Bibal, est décédée en son domicile du 41 rue Gambetta le 16 juin 1903 (ajout du 14 juillet 2025)…

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    Quant aux Hiriart, il s’agit là des parents _ j’apprendrai plus tard qu’il s’agit de Dominique Hiriart et son épouse Marianne Imatz ; mais n’anticipons pas ! _ et de la sœur _ son prénom est Marie _ de Magdeleine Gaudin-Hiriart (11 mars 1875 – 15 juin 1968), la belle sœur de Jane Gaudin (et épouse de son frère aîné Charles Gaudin : né le 19 novembre 1875 et qui se noiera dans le fleuve Oubangui, au Congo français, le 13 septembre 1910)…

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    Mais je me suis aussi penché sur le cas des liens de parenté des Delouart-Ravel avec des cibouriens, et tout particulièrement, et d’abord, avec celle que le compositeur nomme ce 16 octobre 1902 sa « chère tante Gachuch » :

    Gracieuse (non : Engrace ! modification du 9 juillet 2025) Billac – dont je ne suis pas en mesure d’indiquer précisément les dates de sa naissance à Ciboure (depuis, si : le 15 mai 1824, et pas (mais si !) le 2 juin 1819, date de la naissance d’une sœur prénommée Engrace, et décédée, à l’âge d’un jour, le 3 juin… et c’est là une grave erreur ! Engrace-Gachucha Billac n’est pas du tout décédée à l’âge d’un jour, le 3 juin 1819 ! et c’est bien cette Engrace Billac, née le 2 juin 1819, qui sera la « chère tante Gachuch » de son petit-neveu Maurice Ravel, auprès de laquelle celui-ci, enfant et adolescent, viendra, à plusieurs reprises séjourner, au domicile des Gaudin chez lesquels elle était domestique, au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ! : modification et ajout du 9 juillet 2025) et de son décès (à Saint-Jean-de-Luz ?)… À continuer de rechercher : oui ; Gachucha Billac est bien décédée dans la maison Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, le 17 décembre 1902…

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    …

    À ce jour je ne peux me fier qu’aux faits que

    1°) c’est Gracieuse Billac _ ne sachant ni lire, ni écrire : une autre sœur de Sabine Delouart et Engrace-Gachucha Billac (ajout du 9 juillet 2025) _, qui, le lundi 8 mars 1875, à midi, est venue procéder à la déclaration à la mairie de Ciboure de la naissance, la veille, dimanche 7 mars, à dix heures du soir, chez elle _ en la maison Estebania, du quai ; maison où elle faisait, semble-t-il (à moins que ce fût sa demi-sœur Sabine Delouart, décédée le 22 décembre 1874), fonction de concierge, et où elle hébergeait sa nièce, devenue parisienne par son mariage, Marie Ravel-Delouart, venue à Ciboure assister aux derniers moments et aux obsèques de sa mère, Sabine Delouart (décédée à Ciboure le 22 décembre 1874), et qui venait d’y accoucher, donc, de Maurice Ravel le 7 mars 1875 _, de son petit-neveu Maurice Ravel, en indiquant qu’elle-même _ de profession « marchande de poissons« , déclara-t-elle _ avait 50 ans _ étant née en 1824 ou 25 _ le 15 mai 1824 ! _, à Ciboure, de Jacques Billac et Marie Delouart, déjà mère (célibataire alors, le 11 mars 1809) de Sabine Delouart _, mariés à Ciboure le 14 septembre 1814 _ lui déclarant ce jour-là qu’il avait 40 ans (en fait 42 : Jacques Billac est né à Ciboure le 5 septembre 1772) ; et elle, 32 ans (et, ici, c’est exact : Marie Delouart est née à Ciboure le 29 juin 1782)… _ ; en fait, Marie-Baptiste Delouart est bien née le 29 juin 1782 à Ciboure : de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et Sabine Laxague (peut-être 1758 – après 1823 _ mais cela demeure à établir : Sabine Laxague est née à Ciboure le 24 novembre 1752 ; et y est décédée, m’a indiqué Philippe Hattat, le 27 février 1845… _) ;

    de même que  2°) c’est elle, Gracieuse Billac, qui, cinq jours plus tard, le samedi 13 mars 1875, fut la marraine du petit Joseph-Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure : Gracieuse Billac étant la tante maternelle _ la demi-sœur de Sabine Delouart (et la sœur d’Engrace-Gachucha Billac) _ de Marie Delouart-Ravel, qui venait d’accoucher ;

    …

    de même que  3°) c’est un autre parent de Marie Delouart-Ravel, la mère de Maurice Ravel, qui représenta le parrain officiel absent _  Joseph-Maurice Ravel… _, en la personne du cibourien, encore, Simon Goyenague (Ciboure, 29 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890), fils de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849) et son épouse  …Marie Delouart _ la troisième sœur de ce nom : nous l’apprendrons bientôt : le 7 avril 2019 ! _, dont le mariage avait eu lieu à Ciboure le 28 février 1821 _ la date doit être remarquée.

    …

    Mais qui était au juste cette Marie Delouart-là, épouse de ce Michel Goyenague ?

    …

    _ était-ce la Marie-Baptiste Delouart _ celle née le 17 juin 1784 ? indique à tort pour ce qui concerne la date l’historien Jean-Noël Darrobers : car il la confond, en effet, avec sa première sœur cadette, née, elle, le 17 juin 1784 (dont je ne n’identifierai l’existence qu’en mon article du 7 avril 2019 « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel« … : ajout du 9 juillet 2025) ; alors que cette Marie-Baptiste Delouart-ci est née, elle, deux ans plus tôt : le 29 juin 1782, à Ciboure _ déjà mère, le 11 mars 1809, et toujours à Ciboure, de Sabine Delouart, la future grand-mère de Maurice Ravel ?

    _ ou était-ce bien plutôt _ oui ! _ une Marie Delouart qui, née le 17 août 1786, à Ciboure _ et elle aussi de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _, serait rien moins que la seconde sœur cadette de Marie-Baptiste Delouart ? _ en fait sœur cadette des deux précédentes Marie-Baptiste Delouart (nées le 29 juin 1782 et le 17 juin 1784) ! Et cela nous ne le découvrirons qu’un peu plus tard ; et c’est très important !..

    Tout en étant la future épouse, le 28 février 1821, de Michel Goyenague ;

    et la future mère

    _ de Jacques Goyenague, né à Ciboure le 16 octobre 1823 _ Jacques, qui serait témoin au mariage de sa cousine germaine Sabine Delouart (née à Ciboure le 24 juin 1825), le 12 août 1852, avec Bernard Cerciat, à Ciboure _, et marié à Ciboure avec Catherine Larrea, le 23 avril 1856, avant de décéder à Ciboure le 22 novembre 1886 ;

    _ ainsi que, le 26 juillet 1827, à Ciboure, de Marie Goyenague (future épouse, à Ciboure, le 17 juillet 1850, de Martin Passicot _ né à Urrugne le 24 octobre 1824, et décédé à Buenos Aires le 27 août 1888 _, et décédée à Buenos Aires après 1898…) ; 

    _ mais aussi, et d’abord, de Simon Goyenague : le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 à l’église Saint-Vincent de Ciboure.

    …

    …

    Simon Goyenague (Ciboure, 22 novembre 1821 – Ciboure, 18 novembre 1890) était en effet le fils aîné de ses parents, Michel Goyenague et Marie Delouart. De profession marin, il épousa à Ciboure, le 15 novembre 1853, Josèphe Joachine Albistur _ née à Fontarabie le 4 février 1828.

    Ce 15 novembre 1853, si la mère de Simon Goyenague, née Marie Delouart, était _ de même que sa tante Marie-Baptiste Delouart, épouse Billac, qui décèdera à Ciboure le 28 août 1855 _ toujours en vie _ en effet, Marie Delouart, veuve Goyenague, décèdera peut-être en 1872 _ à établir au vu des archives d’état-civil de Ciboure : oui, elle décèdera le 15 décembre 1872 ! _ ; du moins, le 23 avril 1856, lors du mariage, à Ciboure, de son fils Jacques Goyenague avec Catherine Larrea, la troisième et plus jeune des trois sœurs Marie Delouart était toujours en vie… _ ; en revanche, Michel Goyenague, le père de Simon, était, lui, déjà décédé (le 20 novembre 1849).

    …

    Ainsi qu’en témoigne en toutes lettres l’acte de mariage du 20 août 1890, à la mairie de Ciboure, entre son petit-fils – le fils de son fils Simon Goyenague et de son épouse Josèphe Joachine Albistur – Pierre Paul Bernard Goyenague _ capitaine de vaisseau _, né à Ciboure le 19 août 1854 et décédé à Ciboure le 8 mars 1829, et l’épouse (et cousine) de celui-ci, Nicolasse Goyenague, née à Ciboure le 11 juillet 1864 _ j’apprendrai plus tard la date de son décès : à Ciboure, le 1er juin 1945 _, fille de Jacques Goyenague _ né, lui, à Ciboure le 16 octobre 1823, et frère cadet de Simon _ et de son épouse Catherine Larrea _ née à Ciboure le 9 octobre 1832, fille de Martin Larrea (décédé, noyé, le 4 avril 1841) et son épouse Silvestre Chourita ; apparentée à Marguerite Larrea, l’épouse de Jean Delouart ?… Jean Delouart (Ciboure, 26 août 1890 – Ciboure, 1872 _ date encore à préciser : le 23 septembre 1872 _) : frère de Marie-Baptiste Delouart (épouse Billac), et Marie Delouart (épouse Goyenague) _, Simon Goyenague, lui _ le parrain effectif, sinon officiel, de Maurice Ravel _, est décédé à Ciboure le 18 avril 1890.

    …

    …

    En 1890 _ l’année du décès de Simon Goyenague, le presque parrain de Maurice Ravel _, Marie Ravel-Delouart avait 50 ans ; et Maurice Ravel, 15 ans.

    …

    J’ignore si la famille Ravel se rendait parfois _ par exemple pour quelque obligation ou pour quelques vacances… _ à Ciboure _ ou Saint-Jean-de-Luz _ ces années-là : la correspondance minutieusement recueillie et scrupuleusement éditée par Manuel Cornejo _ qui commence, page 65, par une lettre de Maurice Ravel à une amie le 11 juillet 1895 _ n’en dit rien _ mais existent des témoignages oraux qui confirment bien cette hypothèse, du moins pour le jeune Maurice Ravel ; et c’est très important. Maurice Ravel est venu à diverses reprises à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta, notamment pour rendre visite à sa grand-tante Gachucha Billac, qui décèdera au domicile des Gaudin, rue Gambetta, le 17 décembre 1902…

    Et toutes deux, Marie-Baptiste Delouart _ épouse Billac le 14 septembre 1814 _, et sa sœur Marie Delouart, épouse Goyenague _ le 28 février 1821 _, ayant aussi pour frère _ issu des deux mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague _, Jean Delouart, né à Ciboure le 27 août 1788 _ la date donnée par Jean-Noël Darrobers, en son article de 1997, est celle du 28 août 1790 : j’ignore pour quelles raisons : probablement du fait de la naissance en 1790 d’un autre petit frère, lui aussi prénommé Jean, et probablement décédé en bas-âge… _ ; et futur époux, le 30 avril 1823, à Ciboure, de Marguerite Larrea ; lesquels auront pour enfants une autre Sabine Delouart, née à Ciboure le 24 juin 1825 (et future épouse, toujours à Ciboure, le 12 août 1852, de Bernard Cerciat _ je viens de l’indiquer… _) ; ainsi qu’un autre Jean Delouart, âgé de 28 ans le 13 novembre 1861 _ il serait donc né en 1833 _, le jour de son mariage à Ciboure avec Dominique Etchepare, âgée de 30 ans)…

    Ce Jean Delouart, frère des deux Marie Delouart – je n’ai pas encore découvert, à cette date très précoce du 20 mars 2019, l’existence d’une troisième sœur Marie Delouart (!), née, elle, le 17 juin 1784, et future épouse d’un Jean Etcheverry ; et dont la descendance sera luzienne : (cette décisive découverte  n’apparaîtra qu’en mon article « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel » daté du 7 avril 2019 (ajout du 9 juillet 2025)… – , lui serait décédé à Ciboure en 1872 _ oui : le 23 septembre 1872 ; dans la misère, et au domicile d’une de ses filles _ j’ignore encore laquelle _, déjà veuve, et mère de plusieurs enfants, indique encore Jean Noël Darrobers en son article sur les ancêtre cibouriens de Maurice Ravel de 1987. L’information est très précieuse : ce Jean Delouart-là était l’oncle et de Sabine Delouart (née en 1809), et de Gracieuse Billac (née le 15 mai 1824) ; et le grand-oncle de Marie Delouart (née à Ciboure le 24 avril 1840), bientôt épouse de Joseph Ravel, à Paris, le 3 avril 1873…

    …

    …

    Il faut ajouter encore que la fratrie _ cibourienne _ des enfants Delouart de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague _ leur mariage avait eu lieu le 28 janvier 1778 à Ciboure _, constituée de Marie-Baptiste (née le 29 juin 1782), Marie (née le 7 août 1786) et Jean (né le 27 août 1788), comportait _ au moins ! _ un quatrième enfant _ j’ignorais encore à cette date du 20 mars 2019 qu’il s’agit d’une troisième sœur nommée elle aussi Marie-Baptiste Delouart : née le 17 juin 1784, et future épouse, à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814, du cibourien Jean Etcheverry) _ : peut-être Pierre Delouart, né à Ciboure le 5 décembre 1778 _ celui-ci pourrait être le premier né (et décédé en bas âge) de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, mariés à Ciboure le 28 janvier 1778 ; ou bien appartiendrait-il à la branche aînée de Delouart ; et ne serait pas un fils de Gratien Delouart ! Et j‘ignore si ce Pierre Delouart a eu, ou pas, une descendance _ dans la seconde des éventualités, cela sortirait de la branche cadette des Delouart cibouriens, celle dont est issu, par sa mère Marie Delouart, Maurice Ravel… À moins qu’il ne s’agisse, encore, d’un autre enfant de Gratien Delouart et Sabine Laxague : le nommé Baptiste-Jean Delouart, époux d’une Gracieuse Casabon, dont parle Jean-Noël Darrobers en son article de 1997, page 147… Mais la chose demeure plutôt confuse pour le moment…

    …

    Je remarque cependant qu’en 1824, 1826 et 1828, Magdelaine, Gracieuse et Jeanne Delouart, qui ont épousé, à Ciboure, respectivement Pierre Dibarboure, Jean-Jacques Bernard et Bertrand Capdepont, étaient les filles d’un Jean Delouart, déjà décédé, et de son épouse Marie Ignarribehere _ mais il s’agit là d’un rejeton cibourien de la branche aînée des Delouart (issue de Miguel Delouart, né en 1681, et époux, en 1707, d’une Marie Hiriart) ;

    alors que Gratien Delouart (1748 – 1798) et sa descendance sont issus, eux _ voilà ! _ de la branche cadette des Delouart, celle née de Marsans Delouart (c. 1685 – mort noyé en 1728) et son épouse Marguerite d’Etchepare (leur mariage eut lieu à Ciboure le 26 janvier 1710) ; puis de leur fils Michel Delouart (non revenu d’une expédition en Amérique ; le bateau Le Cantabre, sur lequel il avait embarqué, était parti en janvier 1748) et son épouse Marguerite Mourguy (leur mariage avait eu lieu à Ciboure au mois de novembre 1744) : Michel Delouart, qui avait une fille, Marie-Baptiste (1746 – 1825), épouse de Bernard Mignagoren (décédé en 1796), dont elle eut 4 enfants, eut en effet un fils posthume, Gratien Delouart, né le 1er mai 1748, quatre mois après le départ sans retour de son père. C’est de lui, Gratien Delouart, et son épouse Sabine Laxague (1758 – 1821) que descend, via Marie-Baptiste Delouart (1784- 1855), puis Sabine Delouart (1709 – 1774), puis Marie Delouart (1840 – 1917), notre Maurice Ravel (1875 – 1937).

    …

    Il y a donc bien peu de chance _ et pour cause ! _ que ce Jean Delouart, déjà décédé le 23 février 1824 lors du mariage de sa fille Magdelaine avec Pierre Dibarboure, soit le même que le Jean Delouart, né le 26 août 1790 _ et décédé, lui, en 1872 : le 23 septembre ! _, et fils de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, qui, « âgé de 35 ans« , venait d’épouser à Ciboure le 30 avril 1823 Marguerite Larrea ; et _ surtout ! _ qui était toujours en vie le 12 août 1852 (âgé de « 59 ans, marin« ), le 21 décembre 1853 (âgé de « 67 ans, marin« ), et encore (« ici présent et consentant » _ huit ans plus tard _) le 13 novembre 1861, lors des mariages, toujours à Ciboure, de ses filles Sabine Delouart (avec Bernard Cerciat) et Marie Delouart (avec Guilhen Etchepare), et de son fils Jean Delouart (avec Dominique Etchepare). Il décèdera, donc, à Ciboure, le 23 septembre 1872…

    …

    Le Jean Delouart déjà décédé à la date du 23 février 1824, et époux de Marie Ignarribehere, était lui, sinon un frère _ Gratien Delouart (1748 -1798) fut en effet, ainsi que nous l’apprend Jean-Noël Darrobers, le fils unique de son père Michel, disparu, lui, en mer en 1748, alors qu’il n’avait pas trente ans ; et Gratien Delouart n’avait qu’une sœur aînée, prénommée Marie-Baptiste, née en 1746, qui épousa Bernard Mignagoren, et en eut quatre enfants ; celle-ci, veuve depuis 1796, décéda en 1825 _, du moins un lointain cousin _ issu, donc, de la branche aînée des Delouart _ de Gratien Delouart, l’aïeul au quatrième degré de Maurice Ravel…

    …

    …

    Mais jusqu’ici, je n’ai pas encore trouvé de généalogie claire et complète des descendants de Gratien Delouart (1748 – 1798) et Sabine Laxague (1758 – après 1823), qui simplifierait bien la tâche de préciser ces parentés cibouriennes, par sa mère, Marie Delouart, de Maurice Ravel…

    …

    …

    Cependant Manuel Cornejo, auquel je viens d’adresser mes deux articles à propos de son si remarquable travail, me signale très opportunément les travaux du regretté Jean-Noël Darrobers :

    …

    Darrobers, Jean Noël, Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel, Ekaina. Revue d’Études Basques[Saint-Jean-de-Luz], n°22, 1987, p. 78-94.

    Darrobers, Jean Noël, Libres réflexions sur un mariage (presque) secret, Ekaina. Revue d’Études Basques [Saint-Jean-de-Luz], 1997, p. 304-315.

    Darrobers, Jean Noël, Les ancêtres maternels de Maurice Ravel, Cahiers de l’I.R.H.M.E.S. Mélanges savoisiens de l’Opera Seria à Maurice Ravel [Genève, Éditions Slatkine], n°4, 1997, p. 139-159.

    …

    Je tâcherai de les consulter, et d’en apprendre davantage _ ce que j’ai bien sûr fait depuis le premier jet de cet article, réalisé le 20 mars ; et en y apportant les ajouts et correcrions adéquates…

    …

    …

    Encore un dernier élément à ce dossier des parentés cibouriennes de Maurice Ravel :

    …

    Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel, avait aussi, semble-t-il, un demi-frère, et toujours hors mariage de sa mère, Sabine Delouart (1809 – 1874) :

    un nommé Pierre Casabon, qui serait né, lui, en 1838.

    …

    Mais dont je n’ai trouvé nulle mention _ ni même une quelconque allusion _ dans le copieux volume de cette Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de (et à propos de) Maurice Ravel.

    A nul moment je n’ai eu la plus petite intuition que Maurice Ravel disposait d’un oncle (ou de cousins) à Ciboure, ou Saint-Jean-de-Luz…

    …

    …

    En cherchant un peu,

    j’ai trouvé qu’avait existé là un autre Pierre Casabon (1871 – 1932) _ dont l’épouse était Josèphe Antoine Zubillaga (1874 – 1932) _,

    père d’un Michel Casabon (1907 – 1992) _ dont l’épouse, à Ciboure, le 25 novembre 1932, était Antoinette Etchechury (1907 – 1996), fille de Jean Etchechury (1866 – 1949) et Marie-Dominique Hiriart (Urrugne, 13 août 1873 – Ciboure, 1949), fille de Jean Hiriart (Urrugne, 1830 – Urrugne, 1er mars 1903), lui-même fils de Jean Hiriart (Urrugne, 12 juin 1786 – Urrugne, ca 1861) : j’ignore à ce jour si existe ou pas une parenté de ces Hiriart d’Urrugne avec l’épouse de Charles Gaudin, Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – 15 juin 1968) : fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – entre 1926 et 1929) et de Marie Dimatz (Saint-Jean-de Luz, 28 octobre 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 9 juillet 1932), petite-fille de Jean-Baptiste Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 18 avril 1816 – Saint-Jean-de-Luz, 24 septembre 1859) et de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille d’Etienne Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 13 mai 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 10 août 1823) et de Françoise Berduqueu (Bidart, 5 juin 1789 – Saint-Jean-de-Luz, 12 mai 1864), puis de Michel Hiriart (1744 – 23 février 1814) et de Marie Duhamel… _,

    lui-même père d’une Marthe Casabon, épouse d’un André Laurent.

    …

    …

    Si la correspondance à ce jour connue de Maurice Ravel _ mais de nombreuses lettres demeurent encore inconnues, ou même auraient été détruites ! _ ne mentionne aucun Casabon, ni oncle, ni cousin, à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure,

    il est assez peu probable que Maurice Ravel n’ait jamais eu, par sa mère, ou par sa chère tante Gachuch, la moindre connaissance un peu effective de l’existence d’un membre de cette famille de cousins Casabon à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure…

    Sauf que Maurice Ravel avait bien d’autres occupations quand il séjournait à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure…

    …

    …

    En tout cas, a existé tout au long de la vie du compositeur, et au moins via sa « chère tante Gachuch » _ avant qu’elle ne décède le 17 décembre 1902 _, un discret réseau de liens familiaux cibouriens : sont apparentés aussi aux Delouart des Billac, des Hiriart, des Larrea, des Etchepare, des Passicot, des Cerciat, des Anchochury… _ page 267, en une lettre du 19 juillet 1911 à Ida Godebska, Maurice Ravel, lui annonçant qu’il loge en la pension des sœurs (en fait belle-sœurs !) Isabelle et Marie-Dominique Anchochoury, 28 rue du Quai, à Ciboure, qualifie Dominica Anchochoury (sic) de « la vieille amie de ma mère« …

    …

    …

    Car Gracieuse Billac _ la marraine de Maurice Ravel _ (née le 15 mai 1824, à Ciboure) était bien la tante de Marie Delouart (née le 24 mars 1840 à Ciboure), la mère du compositeur, en tant que la demi-sœur de Sabine Delouart (née le 11 mars 1809 à Ciboure), la grand-mère maternelle de Maurice Ravel.

    …

    Et c’était en la loge (de concierge) que Gracieuse Billac occupait _ à moins que fut sa sœur même… : soit Sabine Delouart, la mère de Marie Delouart ; tout cela demeure encore embrouillé ! _ à la Maison Estebania, sur le quai, à Ciboure, que Marie Delouart, désormais épouse Ravel, et nièce de Gracieuse Billac, avait accouché de son premier enfant, ainsi cibourien

    _ Marie Delouart-Ravel, alors enceinte de sept mois, s’était en effet rendue à Ciboure à la fin de l’année 1874 afin d’assister sinon aux derniers instants, du moins aux obsèques de sa mère Sabine Delouart, qui est décédée à Ciboure le 22 décembre 1874. En cet état assez avancé de grossesse, Marie Delouart-Ravel avait choisi de demeurer à Ciboure (plutôt que de rentrer chez elle à Paris) jusqu’à son accouchement ; qui adviendra au rez-de-chaussée de la (belle) Maison Estebania, le dimanche 7 mars 1875 ; où résidait Gracieuse Billac, à moins que ce ne fût, plutôt, sa sœur Sabine Delouart ! Laquelle des deux faisait fonction de concierge de la maison Estebania ? Sabine ? Gracieuse ?

    …

    …

    Maurice Ravel demeura toute sa vie très attaché à son « pays natal« , où il aimait tant venir se ressourcer…

    …

    De même qu’il est resté lié à sa « chère tante Gachuch« , le seul vrai lien effectif _ et affectif _ et vraiment _ clairement _ avéré par lui en sa correspondance _ du moins celle qui nous est disponible _ qu’il eut avec la famille cibourienne de sa mère – probablement du fait de la correspondance qui existait avec la famille Gaudin…

    …

    Même si le compositeur, extrêmement discret et pudique, ne se répandait pas en confidences sur lui-même en tant que personne privée, en sa correspondance _ du moins celle qui nous demeure… Qui (et pour quelles raisons) conserve les lettres qu’il a reçues ?..

    …

    …

    Mais Simon Goyenague _ le presque parrain du petit Maurice : ce n’est tout de même pas rien ! Même si les Ravel étaient loin d’être dévots. Pas d’obsèques religieuses ni pour Marie, sa mère, ni pour Maurice lui-même… : Maurice Ravel était athée ! _ étant donc lui aussi parent, et de Gracieuse Billac, et des Delouart _ il était cousin germain de Sabine Delouart, la grand-mère maternelle du compositeur, et de la demi-sœur de celle-ci, Gracieuse : Simon Goyenague et Gachucha Billac formaient donc le premier cercle de ce qui restait de famille à Ciboure (et Saint-Jean-de-Luz) à Marie Delouart-Ravel… _, cette généalogie familiale des Delouart aurait besoin d’être précisée…

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    Découvrir les travaux de Jean-Noël Darrobers sur Les Ancêtres maternels de Maurice Ravel, me sera donc précieux…

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    Ce mercredi 20 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa