Catégorie : Musiques

  • Aimez-vous Brahms ? A la folie (douce)…

    Après la « joie-Mendelssohn« 

    …

    et sa filiation avec celle (autre joie ! « Sturm un Drang« …) de Carl-Philipp-Emanuel Bach,

    via le maître de Félix, Carl-Friedrich Zelter ; ainsi que la grand-tante de Félix, Sarah Levy

    (quand la curiosité fait « fouiller » et « creuser » un peu !.. voilà ce qui se « découvre » !.. « wow« , comme dit l’ami Plossu !) ;

    …

    filiation dont j’ai pris conscience en m’interrogeant (un peu) sur l’ivresse (de joie !) que me procurent

    et le double « Concerto pour violon, piano et orchestre à cordes » du 6 mai 1823 ;

    et les 12 (ou 13) « Symphonies pour cordes » d’entre 1821 et 1823 ;

    et le sublimissime « Octuor » de 1825,

    tous du sublime « felix felicissimus » !!!

    …

    et via les interprétations _ car c’est aussi crucial ! le maillon absent, c’est pour nous, auditeurs, toute la chaîne qui casse ! _

    de Kremer-Argerich-les Orpheus (en 1989 pour le CD Deutsche-Grammophone) ;

    Concerto Köln (en 1994-95-96, pour les 3 CDs Teldec) ;

    et de Christian Tetzlaff, Isabelle Faust, Lisa Batiashvili, Antje Weithaas, Rachel Roberts, Ori Kam et Tanja Tetzlaff & Quirine Viersen, pour le CD Avi :

    …

    tous CDs exceptionnels !!!

    …
    Cf mon article d’il y a trois jours, le 17 octobre : « Le Bonheur de Félix Mendelssohn« …

    …

    …

    Après la « joie-Mendelssohn« , donc,

    voici ce jour la « tendresse-Brahms«  ;

    ..

    une « tendresse » mâtinée d’inquiétude, et in fine, de « regret » ;

    teintée, en conséquence de quoi, d’un « voile« ,

    …

    un voile « hambourgeois« , c’est bien connu

    (Brahms, né le 7 mai 1833 à Hambourg et mort le 3 avril 1897 à Vienne, est, et à jamais, un enfant de la ville hanséatique de l’embouchure de l’Elbe) :

    …

    ce « voile hambourgeois » transparaît dans l’existence viennoise (et autrichienne), à partir de 1962, de Johannes Brahms : en 1862, Brahms a alors vingt-neuf ans ; il passera à Vienne, la capitale continentale de la MittelEuropa, l’essentiel de ses trente-cinq autres années (de vie et d’œuvre)… _ ;

    …

    Après la « joie-Mendelssohn« , donc, voici, en suivant, aussi, la « marche » du siècle,

    la « tendresse-Brahms » ;

    …

    une « tendresse » mâtinée d’inquiétude, et in fine, de « regret » ;

    teintée, en conséquence de quoi,

    d’un indéchirable « voile » léger

    _ une « gaze » ultra-fine… _

    de « sensucht« ,

    qui vient mouiller d’un rêve de brume

    les journées transalpines de soleil des abords de la Puszta, à Vienne :

    …

    juste après Vienne, et en suivant le Danube qui s’écoule vers l’Est (et la Mer Noire ; cf le récit magnifique, « Danube« , du très grand Claudio Magris…),

    commence tout aussitôt, en effet, l’immense _ et dépourvue d’horizon _ plaine de Hongrie,

    la Trans-Leithanie :

    Joseph et Michaël Haydn sont natifs des bords de cette toute petite rivière-frontière, entre l’Autriche et la Hongrie, qu’est la Leitha…

    …

    De Brahms,

    le sublime compositeur des « Klavierstücke » (et « Fantasien » et « Intermezzi« ) opus 116, 117, 118 & 119 (20 au total ! seulement, pour de telles « merveilles » de moins de cinq minutes chacune… :

    …

    écouter les versions de ces « Klavierstücke« 

    de Wilhelm Kempf, en 1964 _ CD Deutsche Grammophone 437 249-2 _ ;

    Radu Lupu (sans les 116) en 1971 et 1978 _ CD  Decca 417 599-2 _ ;

    ou Stephen Bishop-Kovacevich (sans les 118) en 1983,

    en priorité, me semble-t-il :

    un bagage pour l’île déserte !..

    …

    de Brahms, donc,

    …

    voici que je viens de « tomber« sur une version

    à « tomber à la renverse« ,

    et ce, à chaque nouvelle écoute _ je ne m’en lasse pas ! _

    de son « Quintette pour piano et cordes » opus 34…

    …

    Déjà,

    après un somptueux CD « Ravel, Debussy, Fauré String Quartets » en 2008 (CD Virgin Classics 50999 519045 2 4),

    le jeune quatuor français « Ebene« 

    venait de nous gratifier d’un magnifique « Brahms String Quartet n°1 + Piano Quintet« , avec l’appoint de la jeune (excellente) pianiste Akiko Yamamoto :

    …

    tout d’une confondante douceur ! d’une onctuosité délectable

    (il s’agit du CD Virgin Classics 50999 216622 2 5) ;

    …

    et voici que,

    après ma toute récente « découverte » du CD enthousiasmant

    _ et c’est encore un euphémisme ! à réveiller les mélomanes prématurément morts…_,

    en concert au « Spannungen Chamber Music Festival » de la centrale hydroélectrique de Heimbach, le 11 juin 2008, par Christian Tetzlaff et ses amis,

    des « Octuors » de Félix Mendelssohn et Georges Enesco :

    le CD « Mendelssohn-Enescu Octets for strings » AVI 8553163

    (à thésauriser !!!),

    …

    je me mets en recherche

    …

    et d’autres réalisations de ce violoniste « magique » qu’est Christian Tetzlaff

    _ à la hauteur, au moins, magnifique des Viktoria Mullova, Gil Shaham et Vadim Repin,

    ces autres « magiciens » de la musique (et pas seulement du violon !)…

    …

    et de ce que peut bien être ce « Spannungen Chamber Music Festival«  à Heimbach,

    jusqu’ici inconnu de ma petite « curiosité » ;

    …

    découvrant au passage que l’énigmatique photo (sans légende dans le livret ; et qui n’est pas celle d’un des onze interprètes des deux concerts de ce CD, données elles aussi par ailleurs en ce CD, mais « légendées« , elles…) se trouve être celle de l’âme (ou animateur en chef) de ce Festival, le pianiste Lars Vogt ; mais ce n’est là qu’un « détail«  _ même si « le diable s’y cache« … _, au regard du reste : les découvertes musicales !

    …

    Je m’en enquiers donc auprès de Vincent Dourthe, le très compétent (et magnifiquement probe, dans ses « conseils« ) « responsable » de l’excellent « rayon Musique » de la librairie Mollat (probablement grâce à la profonde mélomanie, passionnée, de Denis Mollat lui-même) ;

    …

    Vincent se souvient aussitôt d’un CD (double) que lui avait commandé une cliente, à la suite d’une émission d’écoutes comparées (à l’aveugle, mais assurément pas en sourds !!!), sur France-Musique, où ce CD-ci de 2 concerts des 12 et 6 juin 2005, à ce « Spannungen Chamber Music Festival » de Heimbach…

    …

    _ le nom m’évoque bien les terribles diatribes du génialissime Thomas Bernhard (9 février 1931, Heerlen, Pays-Bas – 12 février 1989, Gmunden, Autriche) contre certains « villages«  autrichiens, proches de sa ferme fortifiée des environs de Gmunden, en Haute-Autriche, dans le Salzkammergut,

    dans certains de ses textes enflammés (par exemple « Extinction _ un effondrement« .., et qui nous manquent tellement maintenant désormais, depuis la disparition de Thomas Bernhard, il y a vingt ans ;

    je n’ai retrouvé ce ton-là que chez Imre Kertész ; par exemple son « nécessaire » _ et c’est encore un euphémisme ! pardon ! _, lui aussi, « Liquidation«  (« sur » lequel j’ai écrit moi-même, si j’ose dire, un « Lire « Liquidation«  d’Imre Kertez _ ou ce qui dure d’Auschwitz« , inédit _ lecture à lire in extenso en mon article du 8 novembre 2022 : « «  (ajout du 10 juillet 2023)… _ ;

    mais ici je m’égare ;

    revenons plutôt à Brahms et à ses interprétations (au concert et au CD) par des musiciens enflammés !!! _

    …

    Vincent se souvient, donc, d’un CD (double) que lui avait commandé une cliente, à la suite d’une émission d’écoutes comparées (à l’aveugle, mais assurément pas en sourds !!!), sur France-Musique,

    où ce CD-ci

    l’avait emporté sur toute la (riche et redoutable en qualité !) concurrence discographique :

    …

    il s’agit du double CD AVI « Brahms Piano Quintet op. 34 – Sextett op. 36« ,

    par Lars Vogt, Christian Tetzlaff, Veronika Eberle, Hanna Weinmeister & Julian Steckel, pour le « Klavierquintett » en fa mineur, opus 34 ;

    et Isabelle Faust, Christian Tetzlaff, Stefan Fehlandt, Hanna Weinmeister, Gustav Rivinius & Julian Steckel, pour le « Streichsextett » n°2, en Sol Majeur, opus 36…

    …

    Vincent en avait commandé un second exemplaire pour le magasin :

    c’est lui qui vient de faire mon bonheur de « chercheur » un tant soit peu « curieux« …

    …

    De fait, l’interprétation du « Quintette à cordes avec piano » en fa mineur, opus 34 de Brahms, lors de ce concert de Heimbach, le 12 juin 2005, par Christian Tetzlaff et ses amis, ses copains (quels musiciens !),

    est une merveille absolue

    (de vie et de musique !) ;

    …

    cette fois-ci, et à nouveau ;

    comme pour le concert du 11 juin 2008, et l’« Octuor » de Mendelssohn ;

    …

    et pour le concert du 12 juin 2008, et l’« Octuor«  d’Enesco ;

    …

    et pour le concert du 6 juin 2005, et le « Sextuor » n°2, en Sol Majeur, opus 36 de Brahms !..

    …

    Ces CDs AVI du « Spannungen Chamber Music Festival«  de Heimbach

    qu’anime Lars Vogt,

    …

    ainsi que ces concerts eux-mêmes, bien sûr ! dont ces CDs sont les « prises live » et la « conservation« , pour les mélomanes du monde entier…

    …

    et ce « Spannungen Festival » lui-même (à la Centrale hydro-électrique de Heimbach),

    …

    comme ces musiciens amis de Christian Tetzlaff et Lars Vogt,

    …

    sont donc tous ! « à suivre«  :

    …

    une priorité musicale !

    …
    Quel summum de bonheur pour tous ceux qui aiment passionnément la musique !

    …

    …
    Titus Curiosus, ce 20 octobre 2009

  • Le bonheur de Félix Mendelssohn : son Octuor, avec Christian Tetzlaff, en un CD AVI (en public, au Festival de musique de chambre « Spannungen »‘de Heimbach)

    Félix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847) est un formidable pourvoyeur de joie :

    …

    ce qui donne, à pareille constance de jubilation, par (c’est-à-dire grâce à) pas mal de ses œuvres, un aperçu probablement assez consistant, en son intensité, du bonheur accessible, au moins musicalement, pour qui veut bien l’accueillir : par les oreilles et par le cœur (de son âme !)…

    …

    Il m’est souvent arrivé de « recommander » le merveilleux CD comprenant, de ce même Félix Mendelssohn, le « Concerto pour violon, piano et orchestre à cordes » en ré mineur (ou « double concerto » : la partition autographe est datée du 6 mai 1823 ; le compositeur a quatorze ans !..), dans l’interprétation éblouissante _ c’était en 1989 (déjà !) _ de Gidon Kremer, Martha Argerich et l’Orpheus Chamber Orchestra (il s’agit du CD Deutsche Gramophone n° 427 338-2) _

    …

    accompagné d’un très, très beau, aussi, « Concerto pour violon et orchestre à cordes » en ré mineur lui aussi, de ce même Félix Mendelssohn, par Gidon Kremer : l’œuvre fut composée au début de 1822 ; et il ne s’agit pas du très célèbre « Concerto pour violon et orchestre« , dit n°2, et en mi mineur, lui, l’opus 64 de Félix-Mendelssohn-Bartoldy, composé en 1844, pour son ami le violoniste Ferdinand David, et dont la première interprétation eut lieu au Gewandhaus de Leipzig le 13 mars 1845 par son dédicataire ; ce concerto très célèbre-là _ et à très juste titre, lui aussi ! _, davantage « romantique« , lui, s’inspire, en effet, bien moins de C.-P.-E. Bach que des concertos (contemporains) de Paganini, notamment le cinquième…

    …

    D’autres versions de ce « double concerto » (pour violon, piano et orchestre à cordes, en ré mineur, donc _ je reviens à cette œuvre tellement jubilatoire ; et pas assez connue encore des mélomanes !..)

    ont paru depuis au disque ; nulle

    _ par exemple celle par Rainer Kussmaul au violon, Andreas Staier au pianoforte et Concerto Köln, pourtant, en 1998 (un CD Teldec) _

    n’arrive à la cheville de celle-là ! solaire ! tant Kremer, Argerich et les Orpheus se surpassent au service de la musique juvénilissime, au meilleur sens du terme, du merveilleux felix pour toujours Mendelssohn

    _ dont nous fêtons toute cette année 2009 le bicentenaire de la naissance : c’était, en effet, le 3 février 1809 …
    …

    Une version propre à « retarder » le départ des malades en phase terminale pour l’autre monde ; comme à faire faire bien des économies (de médicaments) pour maux de « dépression« , à toutes les Sécurités Sociales du monde !

    …

     Je recommande aussi très vivement (!)

    les douze (ou treize) « Symphonies pour cordes« 

    que Félix Mendelssohn  composa, pour les six premières d’entre elles, l’année 1821 _ l’année de ses douze ans : elles sont dans la « mouvance » de l’œuvre (que je qualifierais de « vibrante« !) de Carl-Philipp-Emanuel Bach ;

    et cela, probablement du double fait,

    _ et du maître de musique du jeune Félix, Carl Friedrich Zelter (né le 11 décembre 1758 et mort le 15 mai 1832 à Berlin), ami personnel de Goethe, et grand admirateur du « Bach de Berlin » (et de Hambourg, aussi : Carl-Philipp-Emanuel _ né, lui, le fils de Jean-Sébastien, à Weimar le 8 mars 1714 et mort à Hambourg le 14 décembre 1788) ;

    Zelter qui faisait travailler son jeune élève en « composition musicale » sur cette œuvre admirée-là ;

    …

    _ et, du fait, aussi, de la grand-tante de Félix, Sarah Levy, qui avait acheté à la veuve de Carl-Philipp une partie des « archives musicales » de son mari ;

    laquelle Sarah Levy en avait fait cadeau, plus tard, à son cher (heureux : felix) petit-neveu musicien :

    …

    d’où,

    en plus de quelque chose _ et qui n’est certes pas rien, ni même peu ! _d’une transmission que je dirais « bachienne« , en héritage musical de Johann-Sebastian, via Carl-Philipp-Emanuel,

    d’où, donc, aussi, le souffle formidable du « Sturm und Drang » parfaitement et jubilatoirement sensible dans la joie musicale si puissante (et si généreusement contagieuse !) de (toute) la musique de Félix :

    …

    se trouve peut-être là, oserais-je donc dire, un des secrets de l’art du bonheur musical confondant (!) de ce formidable génie de la musique…

    …

    Cette parenté musicale-ci, avec le Bach de Hambourg (et Berlin), fut d’ailleurs très tôt parfaitement « notée« , dès 1827, par un journaliste berlinois (de l’ »Allgemeine Musikalische Zeitung« ) d’après lequel « Mendelssohn, quand il eut achevé (de suivre l’enseignement de Zelter), écrivit des symphonies pour instruments à cordes seules dans le style de Bach« …

    …

    La dernière des douze (ou treize) de ces « Symphonies pour cordes » parut en 1823…

    …

    La version en 3 CDs de ces treize « Symphonies pour cordes » de Félix Mendelssohn par Concerto Köln en 1994, 1995 et 1996 est proprement enthousiasmante (3 CDs Teldec : 4509-94565-2 ; 4509-98435-2 & 0630-13138-2 ; ils ont été réédités et sont disponibles dans la collection « Elatus » de Warner-Classics)…

    …

    J’en viens maintenant à l’ »Octuor« , en mi bémol majeur, ce chef d’œuvre des chefs d’œuvre, de Félix Mendelssohn-Bartholdy,

    composé, lui, en 1825, alors que Félix n’a encore que seize ans :

    …

    l’ »exploit » (musical : d’un jeune homme) n’en paraît que plus extraordinaire ; car

    cette musique est la « jeunesse » (mais éternelle !) même !..

    …

    Et l’interprétation

    _ en concert s’il vous plaît ! le 11 juin 2008, au « Spannungen Chamber Music Festival » de la centrale hydro-électrique (« Hydropower Station » ; « Kraftwerk« ) de Heimbach (dans les Monts de l’Eifel) ;

    festival (« Spannungen » signifie « Tensions » !) que dirige depuis sa création en 1997 le pianiste Lars Vogt _

    est confondante de dynamisme, de vie, de musicalité !

    …

    Les (merveilleux !) interprètes en sont :

    Christian Tetzlaff, Isabelle Faust, Lisa Batiashvili, Antje Weithaas, aux violons ;

    Rachel Roberts, Ori Kam, aux altos ;

    et Tanja Tetzlaff & Quirine Viersen, aux violoncelles.

    …
    Cet enthousiasmant « Octuor » de Félix Mendelssohn, saisi au concert à Heimbach le 11 juin 2008,

    est accompagné d’un autre « Octuor » proprement somptueux, lui aussi, d’un autre parfait chef d’œuvre de la musique :

    …

    l’ »Octuor« , en ut majeur, opus 7, de Georges Enesco

    (ou George Enescu, en roumain, ainsi que dans la transcription anglaise :

    Liveni, en Moldavie roumaine, 19 août 1881 – Paris, 4 mai 1955) ;

    un autre immense musicien ; à beaucoup mieux connaître et interpréter (!) ;

    …

    une œuvre composée avant les dix-neuf ans de son génial auteur

    (publiée le 5 décembre 1900, elle fut créée au concert, à Paris, le 18 décembre 1909 par les Quatuors Geloso et Chailley _ Pierre Monteux étant l’altiste du Quatuor Geloso…).

    …
    Les interprètes de cet « Octuor » d’Enesco, à la centrale hydro-électrique de Heimbach

    (dans les montagnes de l’Eifel, non loin de Düren, d’Aix-la-Chapelle et de Bonn, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie),

    saisi au concert, lui aussi, pour le disque, le lendemain, le 12 juin 2008, sont :

    …

    aux violons, Christian Tetzlaff, Antje Weithaas, Isabelle Faust, Katherine Gowers ;

    aux altos, Antoine Tamestit, Rachel Roberts ;

    et aux violoncelles, Gustav Rivinius & Quirine Viersen

    …

    _ quelques uns des interprètes de l’ »Octuor » de Mendelssohn, la veille, on le voit, ont cédé leur place à d’autres, amis, pour l’ »Octuor » d’Enesco…

    …

    C’est là tout l’esprit (magique !) des Festivals de Marlboro (autour de Rudolf Serkin),

    d’Aldeburgh (autour de Benjamin Britten),

    de Lockenhaus (autour de Gidon Kremer)

    que l’on sent souffler sur l’interprétation magnifique de ces deux chefs d’œuvre,

    à ce Festival de Heimbach,

    qu’anime Lars Vogt,

    autour de (et avec) l’excellentissime Christian Tetzlaff.
    …
    Soit,

    un parfaitement euphorisant CD AVI « Mendelssohn – Enescu Octets for strings« ,

    avec le label « Spannungen Chamber Music Festival » : AVI n° 8553163 ! …
    …

    Christian Tetzlaff : un très brillant musicien

    à suivre…

    …
    De même que le festival « Spannungen » de Heimbach, dans l’Eifel…

    …
    Titus Curiosus, ce 17 octobre 2009

    …

    Est parue aussi, cette année 2009,

    une très belle version de l’ »Octuor » de Georges Enesco, pour orchestre, réalisée par le chef Lawrence Foster,

    et interprétée tout aussi brillamment par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, dirigé par ce même Lawrence Foster ;

    …

    le CD comporte aussi la « Sonate pour violon » et piano en ré majeur, opus 25, « dans le caractère populaire roumain« , de Georges Enesco,

    par de jeunes virtuoses enflammés :

    Valeriy Sokolov, au violon, et Svetlana Kosenko, au piano.

    …

    Un très beau CD Virgin Classics « Enescu String Octet – Violin Sonata N° 3 » : n° 50999 519312 2 3…

    …

    …

    Vive la musique ! Vive la jeunesse ! Vive la beauté !

  • La joie Bach : de sublimes sonates à l’orgue Aubertin de Saint-Louis en l’Île par un « solaire » Benjamin Alard

    Des « Sonate a 2 Clav. & Pedal » (BWV 525-530) de Johann Sebastian Bach _ datées « des années 1723-1725« , à l’approche de la quarantaine du maître (1685-1750) _,

    Gilles Cantagrel les présente, page 14 de ses « notes » du livret de ce CD Alpha 152 _ « Sonate a 2 Clav. & Pedal BWV 525-530 » de Johann Sebastian Bach par Benjamin Alard à l’orgue Pascal Aubertin de Saint-Louis en l’Île, Paris… _,

    comme,

    par « leur beauté intrinsèque comme leur puissance poétique« ,

    « des chefs d’œuvre de la musique d’orgue« ,

    tous auteurs confondus, si j’ose dire, et au-delà du seul génie de Bach lui-même ; et « devenues des pièces majeures des programmes de récitals » des plus grands organistes…

    …

    Gilles Cantagrel se ralliant par là même à l’avis du tout premier biographe de Bach, Johann-Nikolaus Forkel (1749 – 1818), en son décisif « Über Johann Sebastian Bachs Leben, Kunst und Kunstwerke« , publié par Hoffmeister & Kühnel, à Leipzig en 1802 (soit la « Vie de Jean-Sébastien Bach » dans l’édition Flammarion de novembre 2000) :

    …

    « La copie la plus ancienne de ces œuvres est due pour partie à Wilhelm Friedemann Bach _ Weimar, 1710 – Berlin, 1784 _, fils aîné du compositeur, et pour partie à sa belle-mère, Anna Magdalena Bach, seconde épouse de Jean-Sébastien. Cette copie demeura en la possession de Wilhelm Friedemann, ce qui accrédite le propos de Forkel _ indique Gilles Cantagrel, page 15 des « notes«  du livret du CD _, premier biographe de Bach _ en 1802, donc _, tenant de la bouche même de l’intéressé _ Wilhelm Friedemann _ que

    « Bach écrivit ces sonates pour son fils aîné Wilhelm Friedemann. C’est en les étudiant que Wilhelm Friedemann se préparait à devenir le grand organiste _ lui-même, à son tour ! sur les leçons de son père… _ que je connus _ dit Forkel, donc, en 1802 _ dans la suite.

    …

    Il est impossible de vanter assez le mérite de ces sonates, composées alors que leur auteur, parvenu à l’âge mûr _ peu avant ses quarante ans, donc _, se trouvait en pleine possession de ses moyens : on peut les considérer comme étant son chef d’œuvre en ce genre (…). Il existe de Bach d’autres sonates pour l’orgue : elles sont dispersées dans diverses mains et doivent être comptées parmi ses meilleures œuvres, sans qu’elles puissent égaler celles que je viens de mentionner » _ fin de la citation de Forkel.

    …

    Et « c’est là le seul témoignage historique que nous possédions sur ces œuvres« , précise encore Gilles Cantagrel, page 15, qui ajoute cependant que « il est possible d’en reconstituer avec vraisemblance la genèse à partir de ce document » même :

    …

    « On sait que Bach veilla avec le plus grand soin, un soin que l’on peut même qualifier d’écrasant, à l’éducation musicale de son fils aîné qui manifesta très tôt des dons exceptionnels. A la fin du siècle _ le XVIIIème… _, Cramer rapporte que Bach « n’était satisfait que du seul Friedemann, le grand organiste ». Il lui enseigna le clavecin, l’orgue, le violon, et toutes les disciplines de l’écriture musicale. A son intention, il écrivit ses premiers ouvrages didactiques, « Inventions » à deux voix et « Sinfonie«  à trois voix, qui sont tout autant un traité de contrepoint que des exercices pour les doigts. Puis le premier livre du « Clavier bien tempéré« . Et il n’est pas douteux que c’est dans l’« Orgelbüchlein« , le « Petit Livre d’Orgue«  de son père, que le jeune garçon, déjà claveciniste aguerri, put faire son apprentissage d’organiste. Peu après, les six « Sonates en trio«  _ enregistrées ici, en ce CD Alpha 152 _ allaient le rompre à la haute école instrumentale, ce qui devait lui permettre de participer aux exécutions des cantates dominicales _ à Leipzig _ en tenant la partie d’orgue obligé des œuvres composées au cours de l’année 1726. Il avait quinze ans.

    …

    Mais on sait le labeur harassant qui, à la même époque, dans les premiers temps de son cantorat à Leipzig, attendait Bach. En composant, faisant copier et répéter, puis exécuter une nouvelle cantate chaque dimanche, durant ses quatre ou cinq premières années leipzicoises, il allait constituer un répertoire qu’il pourrait exploiter les années suivantes.

    …
    Mais il ne lui restait guère de temps pour songer à d’autres œuvres nouvelles.
    Aussi n’est-il pas possible qu’à ce moment il ait pu composer les
    « Sonates en trio » _ voilà la déduction importante de Gilles Cantagrel, page 16.

    …
    A l’examen, au contraire _ poursuit celui-ci sa « déduction« … _, il apparaît _ voici l’enseignement majeur pour nous ! _ que leurs dix-huit mouvements sont, au moins en grande partie _ et cela s’entend ! se savoure ! et avec quelle sublime délectation, même !.. _, sinon en totalité, des adaptations de pages antérieures, de musique de chambre essentiellement _ pour la cour du prince, si délicieusement mélomane, de Cöthen, Léopold d’Anhalt-Cöthen, à l’excellentissime service musical duquel Bach demeura de 1717 à 1723. Seule la sixième Sonate pourrait être une création entièrement neuve. Pour certaines d’entre elles, du reste, des états originaux sont connus ; de même qu’on en connaît des résurgences ultérieures« …

    …
    Autre précision intéressante de Gilles Cantagrel, en son si riche, comme chaque fois, livret, page 18 :

    …

    « Les « Sonates » occupent une place tout à fait particulière dans l’œuvre de Bach, à côté des « Concertos » transcrits d’après des originaux ultramontains _ c’est-à-dire italiens : notamment Antonio Vivaldi ! _, puisqu’il s’agit de pièces pour l’orgue qui ne sont pas destinées à l’église _ ni au culte _ ; et ne sauraient y être exécutées, en tout cas pas dans le cadre d’une cérémonie cultuelle _ voilà ! _, messe ou vêpres _ ou autres encore… On n’y relève d’ailleurs pas trace _ en effet ! _ de motif de choral » _ d’après le legs canonique de Luther..

    …
    Cependant Gilles Cantagrel précise, et sur un mode interrogatif fort intéressant :

    « Mais tel ou tel mouvement ne pourrait-il cependant trouver place dans le déroulement de ces grandes liturgies de la musique et de la parole _ sur le modèle des « Abendmusiken«  de Franz Tunder et Dietrich Buxtehude à Sainte-Marie de Lübeck, par exemple… _ qu’affectionnaient alors les luthériens allemands ?

    …

    Et _ de plus, en effet ! _ existe-t-il une frontière bien nette entre le sacré et le profane _ baroques _, en ce temps où « tout citoyen est sociologiquement chrétien » ? Il suffit de voir comment ces œuvres sont constituées de pages ici assemblées, ayant connu d’autres parures sonores ou appelées à d’autres usages _ oui !

    …
    Il n’empêche que le tout
    _ de ces six « Sonates« -ci _ forme un ensemble d’une remarquable cohérence dans sa diversité _  oui ! c’est même un caractère fondamental du « Baroque«  ; qui n’est ni le maniérisme ; ni le rococo…

    …

    Certes, les six « Sonates » respectent toutes la coupe en trois mouvements de la « sonata di camera » italienne _ oui ! (…) De l’économie du matériau , Bach tire toujours la plus grande substance sonore et le plus miraculeux équilibre entre la densité et la transparence _ formulation magnifique de pertinence. C’est l’ineffable poésie des mouvements lents, dans les amples festons de la mélodie rêveuse du « Largo » de la Sonate 2 ; le chant désolé du « Lento » de la Sonate 6 ; et plus encore, peut-être, la poignante méditation du « Largo » de la Sonate 5. Mais que d’énergie vitale dans les mouvements animés : le « Vivace » vertigineux qui conclut la Sonate 3 ; ou l’ »Allegro » final en coupe de rondo de la Sonate 6 qui referme le recueil, en un jubilatoire tournoiement de motifs bondissants ! », pages 18-19…

    …

    De la remarque suivante, page 19 du livret du CD : « contrairement à l’habitude de l’époque pour la musique d’orgue, que l’on notait sur deux portées seulement« ,

    Gilles Cantagrel déduit encore ceci :

    « les sonates sont _ ici _ notées sur trois portées, correspondant à la main droite, à la main gauche et aux pieds intervenant sur le pédalier, parfait reflet de l’écriture en trio _ des sonates de musique de chambre. C’est là sans doute _ et c’est tout à fait éclairant _ un souvenir _ ou même davantage ! _ de l’instrumentation d’origine de la plupart de ces pages ;

    …

    mais il y a plus,

    puisque cette disposition isolant chaque partie

    équivaut à la notation « en partition », que l’on pratiquait encore à cette époque, celle de « L’Art de la fugue » ou du « Ricercar » de l’« Offrande musicale« .

    …

    Cette écriture d’une parfaite lisibilité _ que sert ici si splendidement l’intelligence musicale de Benjamin Alard à « son«  orgue Aubertin de Saint-Louis en l’Île _ est pour Bach une façon d’inciter à prendre la plus grande intelligence du texte, de son réseau contrapuntique si serré, si étroitement maillé, tout en invitant l’interprète à individualiser chacune des trois parties, quant à sa couleur, à son phrasé, à son articulation.
    …
    Et c’est bien là l’un des défis techniques _ lumineusement relevé : quelle splendeur musicale que celle de Benjamin Alard ! _ lancés par le compositeur à l’exécutant _ servant sa musique _, chargé de traduire la vivante autonomie de chacune des voix en dialogue _ oui ! et comment ! à l’instar du « dialogue des Muses« … _ avec les autres. Il lui faut posséder une indépendance parfaite des doigts et des pieds, dans leur non moins parfaite interdépendance. Faire entendre comment un personnage renchérit sur un autre ou s’y oppose. On comprend bien la fonction didactique _ quelle chance eut le jeune Wilhelm Friedmann d’apprendre à un tel « matériau didactique » à un tel degré : royal !!! _ qui est aussi celle de ces chefs d’œuvre« …

    …

    Quel interprète splendide est déjà, lui aussi, aujourd’hui, le jeune et si merveilleux Benjamin Alard !!!

    …

    Que son professeur Elisabeth Joyé,

    visible, ainsi que Jean-Paul Combet (et Hugues Deschaux) sur la dernière des photos prises lors de l’enregistrement de ce CD par Robin Davis, donnée page 50,

    ait apporté aussi ici

    son « aide précieuse & amicale » (page 5),

    illustre l’importance de ces miraculeuses filiations musicales…

    …

    Grand merci à eux tous

    pour ce qu’ils nous donnent si splendidement

    …

    _ « jubilatoirement«  :

    c’est le mot de mon titre,

    comme celui qu’utilise, page 3, Jean-Paul Combet en sa courte présentation de ce CD :

    …

    « la difficulté _ d’exécuter une sonate à trois voix pour un musicien soliste, tel que, ici, l’organiste _ ne demande pas une technique ostensiblement et vainement virtuose, mais une capacité cérébrale de totale indépendance des trois voix (main droite, main gauche, pieds).

    …

    Pour les avoir pratiquées autrefois, je peux témoigner _ indique donc Jean-Paul Combet _ à la fois de cette difficulté

    et du plaisir jubilatoire _ soit la « joie » de mon titre d’article ! _

    que procure la conduite d’un tel « attelage »,

    qui traite l’orgue comme un ensemble de musique de chambre«  _ rien moins ; et le principal est là !.. _

    …

    Grand merci à eux tous

    pour ce qu’ils nous donnent si splendidement, donc,

    d’une telle si belle musique !!! 

    …
    Titus Curiosus, ce 15 septembre 2009

  • Merveilleux concert « Duphly » samedi à 18 heures à l’Hôtel de Soubise, Chambre du Prince, par Elisabeth Joyé

    En un lieu parfaitement idoine,

    la superbe « Chambre du Prince » de l’Hôtel de Soubise _ 60 rue des Francs-Bourgeois, au cœur du Marais à Paris _,

    dont la décoration, par Germain Boffrand (et peintures de François Boucher, Carle Van Loo, Jean Restout et Charles Trémolières), fut entreprise à partir de 1732 _ Louis XV avait 22 ans _,

    à l’occasion du remariage, le 2 septembre 1732, du second prince de Soubise, Hercule-Mériadec de Rohan-Soubise (1669-1749 _ le prince avait 63 ans),

    avec une jeune veuve de 19 ans, Marie-Sophie de Courcillon (1713-1756, petite-fille du bien connu mémorialiste Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau (l’auteur de cette « mine de renseignements » _ sur le règne de Louis XIV _ qu’est son « Journal d’un courtisan à la cour du Roi-Soleil« ) ; et épouse éphémère _ d’entre l’âge de 15 ans et celui de 17  : mariée le 20 janvier 1729, jeune veuve le 14 juillet 1731 _ du duc de Picquigny _ 1701-1731 _ ) ;

    …

    cet Hôtel, autrefois « de Clisson« , puis « de Guise« , était devenu propriété des Rohan-Soubise en 1700, par achat aux héritiers de Mademoiselle de Guise, décédée en 1686 ;

    et il avait hébergé en ses murs, de 1660 à 1686, Marc-Antoine Charpentier, dont cantates et pastorales constituèrent l’essentiel de la production pour la duchesse de Guise, cousine de Louis XIV et dernière descendante de la célèbre famille…

    …

    Élisabeth Joyé, parmi une assistance extrêmement attentive et chaleureuse, a donné en concert le programme de son si réussi CD « Duphly » Alpha 150 que j’avais chroniqué le 20 juillet dernier : « Comment bien jouer la musique : sur le “Duphly” d’Elisabeth Joyé…« …

    …

    Mes impressions si heureuses du CD

    se sont splendidement confirmées en ce concert de la « Chambre du Prince » de l’Hôtel Soubise,

    un des plus beaux hôtels particuliers, au Marais, du Paris du XVIIIème siècle :

    …

    c’est une gravité légère qui émane tout à la fois sereinement et motoriquement des doigts véloces sans précipitation aucune, jamais, d’Elisabeth Joyé dans les longues phrases tenues que déroule, notamment en sa chaconne, ou en ses rondeaux, et ses courantes, et ses allemandes, de Duphly, notre magique musicienne…

    …

    Au retour à la maison,

    j’ai comparé sa « Forqueray » de Duphly _ la première pièce du disque, en « ouverture » ! ;

    et qui en effet m’avait d’abord comme surpris par sa gravité, sa noblesse, à la toute première audition ! _

    à celle de Skip Sempé

    dans un récent brillant récital de « Pièces de clavecin » françaises (« A French collection » _ CD Paradizo PA0007),

    plein de verve et de brio ;

    …

    voici un extrait du message que j’adressai dès le dimanche, à mon retour à Bordeaux ;

    par retour de courrier à un message d’Élisabeth,

    me remerciant d’être venu de Bordeaux l’écouter à l’Hôtel de Soubise :

    …

    De :   Titus Curiosus

    Objet : Rép : duphly 5 septembre
    Date : 6 septembre 2009 14:43:06 HAEC
    À :   Élisabeth Joyé

    …

    C’est moi qui te remercie
    pour la grâce de ce concert

    et cette réunion amicale chaleureuse !..
    …
    Je viens de récouter et ta « Forqueray » de Duphly
    et celle de Skip Sempé
    _ j’ai vite retrouvé ce CD assez récent parmi mes disques !
    …
    Eh bien, je préfère, et de loin, la tienne, même si tu trouves à « redire » (un peu peut-être…) à cette pièce au CD ;
    la sienne est « énervée » ; et certains passages sont « savonnés » !
    J’aime la note de « gravité (légère)« , toute de profondeur développée, que tu lui donnes
    ainsi qu’à (presque) tout le reste des pièces, d’ailleurs ; elle me ravit absolument !
    C’est toi qui es dans le juste ;

    nonobstant ce scrogneugneu de X. (un critique), pas assez « emballé » (pour aller jusqu’à vouloir y consacrer un « papier« ) !..
    …

    Pour moi,

    à ce concert,

    comme à ce disque,

    c’est à la quintessence de l’esprit et du charme musical français

    que nous avons, magiquement, grâce à Elisabeth Joyé,

    accès : rien moins !

    …
    Et je suis sûr que de par le monde,

    à Prague, à Istanbul, à Buenos Aires,

    sans parler de Tokyo,

    partout où on a encore un grand vivant désir

    et le culte du plaisir

    du charme de l’esprit artistique du goût français,

    …

    un pareil CD et un pareil récital de concert

    seront accueillis avec un tapis de roses !

    …
    Titus Curiosus, ce 9 septembre 2009

    …

    Post-scriptum :

    en avant-concert, j’ai passé le début de l’après-midi de ce samedi parisien

    dans l’enfilade des salles du Louvre, au second étage,

    consacrées à la peinture française :

    …

    Corot, Michallon, Granet,

    Pierre-Henri de Valenciennes,

    Fragonard, Chardin, Watteau,

    Poussin, Vouet, Champaigne,

    Georges de la Tour, Valentin de Boulogne…

    …

    Etonné (et presque écrasé, même :

    je n’ai pas pu m’empêcher de le confier à une famille de visiteurs (américains : il m’a fallu le leur traduire !) assis sur un banc dans une salle consacrée au XVIIème)

    de rencontrer une telle profusion de toiles plus saisissantes de charme tranquille les unes que les autres

    qu’il me semblait, pour certaines (et même bon nombre) d’entre elles, du moins,

    ne pas avoir encore vues ainsi exposées (en ce lieu, lui-même tellement idoine !)…

    …

    Ensuite,

    ayant regagné le Marais, après un tour aux Tuileries (trop de monde faisant la queue au Musée du Jeu de Paume ; et puis je n’apprécie pas du tout l’artificialité vulgaire et people d’un Martin Parr ! c’était l’expo Agustí Centelles que je désirais découvrir !..)

    je me suis posé, attablé à une terrasse d’un café tout proche de l’Hôtel de Soubise,

    au coin très agréablement passant de la rue des Archives et de la rue des Francs-Bourgeois,

    dans la douce attente joyeuse et ensoleillée du concert d’Élisabeth,

    à percevoir, sans rien guetter, surtout, quelques bribes de conversations étayées, de loin en loin, de salves d’esprit de jeunes parisiens (un peu « branchés« ), se narrant, peut-être, à la Éric Rohmer (cf par exemple « Le Goût de la beauté« ), de quasi anodines rencontres de vacances…