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  • Le merveilleusement idoine dans Mozart Robert Levin, rejoint ici par le parfait idoine aussi Gérard Poulet au violon, dans le lumineux CD « Mozart – Sonates pour piano et violon » (les K. 380 et K. 426, de 1787) du Palais des Dégustateurs (PDD 058), que vient nous offrir le génie d’éditeur du magnifique Eric Rouyer, en des temps pourtant difficiles, tel un miraculeux rayon de soleil…

    Le merveilleusement idoine – tout spécialement dans Mozart – Robert Levin, rejoint ici par le parfait idoine – lui aussi mozartien – Gérard Poulet au violon,

    dans le lumineux de grâce CD « Mozart – Sonates pour piano et violon » (les K. 380 et K. 426, de 1787) du Palais des Dégustateurs (PDD 058) que publie maintenant l’ami Eric Rouyer,

    avec un très beau texte « Chefs d’œuvre entre deux mondes« , de Stéphane Friédérich, aux pages 3 à 7 du livret du CD,

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    tel est le splendide cadeau discographique que vient nous offrir le génie d’éditeur – de son excellent Palais des Dégustateurs – du magnifique Eric Rouyer, en des temps pourtant difficiles,

    tel un miraculeux rayon de soleil venant percer de bien noires nuées,

    – un CD enregistré à la Goillotte, à Vosne-Romanée, au mois de mai 2015…

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    Robert Levin (né le 13 octobre 1947 à New-York), est un génialissime – absolument : quelle stupéfiante jeunesse de jeu ! – pianiste

    dont il m’est arrivé de chanter les louanges – le mot « sublime » revenant chaque fois… – en quelques articles de ce blog :

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    _ le 7 juillet 2021 : « Le plaisir partagé d’un éditeur de disques de voir ses enregistrements reconnus et célébrés : Eric Rouyer (Le Palais des Dégustateurs) , pour le double CD des Trios avec piano de Schubert, par Robert Levin, Noah Bendix-Balgley et Peter Wiley » ;

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    _ le 22 septembre 2022 : « Splendeur absolue des « Sonates » pour piano de Mozart, interprétées par le claviériste Robert Levin sur le propre piano de Mozart dans la Grande Salle du Mozarteum de Salzbourg : un sublime cofffret de 7 CDs ECM… » ;

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    _ le 1er décembre 2022 : « En vue d’un palmarès-bilan de l’année discographique 2022, déjà le miraculeux coffret ECM « The Piano Sonatas on Mozart’s fortepiano » de Mozart, par Robert Levin : un sublime trésor de 7 CDs de joie pure… » ;

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    _ le 6 septembre 2024 : « Et l’achèvement de la sublime intégrale des Concertos pour piano de Mozart du magnifique Robert Levin avec, en l’ultime admirable CD, les Concertos n°25 K. 503 et n° 27 K. 595 (+ un merveilleux « Ch’io mi scordi di te ? » avec Louise Alder) avec l’Academy of Ancient Music, sous la direction, cette fois, de Richard Eggar : un CD admirable, vraiment…« …

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    Et voici que nous parvient, avec le violon plus que jamais juvénile de Gérard Poulet (Bayonne, 12 août 1938),

    cette absolument adéquate interprétation, enregistrée au mois de mai 2015, de ces Sonates pour piano et violon pleines de grâce K. 380, K. 526 et KV Anh 47 d’un juvénile à jamais Mozart…

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    Jouir de cette musique-là de Mozart interprétée avec cette évidence naturelle-là de Robert Levin et Gérard Poulet

    est tout simplement jubilatoire…

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    Aux bons entendeurs, salut !

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    Ce vendredi 5 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Admirer, et plus encore si c’est possible, la merveilleuse sensibilité et intelligence de jeu d’Aline Piboule en sa fantastique « Sonate pour piano » d’Henri Dutilleux : un must discographique !!!

    Je veux clamer ici bien haut le très haut degré d’intensité de ma très chaleureuse admiration pour l’intelligence ultra-sensible du merveilleux – parfait ! – jeu de piano d’Aline Piboule interprétant la singulière « Sonate pour piano » (de 1948) d’Henri Dutilleux (Angers, 22 janvier 1916 – Paris, 22 mai 2013) en son « opus 1 en soliste » au disque – pour reprendre l’expression d’Aline Piboule elle-même à la page 8 du livret de son CD – , le très singulier et très marquant CD Artalinna ATL-A017 « Aline Piboule – Dutilleux & Fauré » – enregistré à Oxford du 18 au 20 août 2016… – que je viens de recevoir après l’avoir commandé le lundi précédent, 20 avril, à mon disquaire préféré à Bordeaux :  

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    une sonate dont l’interprète tenait à dire ceci : « Très certainement la Sonate de Dutilleux m’a sauvée à une époque  : elle seule avait le pouvoir de convoquer en moi énergie et exaltation – voilà ! (…) Je ressens dans cette partition tout l’enthousiasme – oui ! – d’un compositeur dans sa jeunesse, sa fougue au sein d’une architecture solide ; j’y entends, aux côtés d’influences très fortement françaises (mais également russes), une joie sensuelle – voilà ! – de « faire sonner le piano ». Un plaisir du son, de l’espace et des couleurs » – en toute l’extraordinaire richesse de ce rare chef d’œuvre d’Henri Dutilleux…

    Et Aline Piboule d’ajouter : « Dans son essai sur la virtuosité chez Liszt, Jankélévitch évoque la joie – voilà ; et nous la ressentons ici ! – que l’on peut ressentir lorsque l’on s’affranchit de la gravité, tel un danseur« …

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    J’ai comparé à cette magique interprétation-ci d’Aline Piboule, en 2016, à Oxford, une autre (enregistrée en 2000), et par une autre pianiste qu’elle, présente en un coffret Deutsche Grammophon de 6 CDs « Henri Dutilleux Edition » paru, lui, en 2014, et qui m’a laissé, elle, froid : rien de cette vie et de cette vérité essentielle qu’y révèle et magnifie le jeu si sensible et intelligent d’Aline Piboule, léger, véloce en même temps que profond et attentif aux moindres nuances, en l’enregistrement de ce CD-ci, assumé, et même revendiqué, en ce CD Artalinna « Aline Piboule – Dutilleux & Fauré« … 

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    Et voici une vidéo (de 23′ 26) enregistrée à Vitry-sur-Seine lors du Festival Claude Helffer en 2015, un an avant l’enregistrement pour Artalinna à Oxford, même si je place encore plus haut le sublime enregistrement d’Oxford d’août 2016 : c’est lui qu’il faut écouter vraiment ; et le CD Artalinna est toujours disponible…

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    Et je tiens à citer ici in extenso le bel et si juste article de Jean-Charles Hoffelé – immense merci à lui ! –  « Piano français« , en date du 20 avril 2017, qui m’a fait connaître – je l’ignorais jusqu’ici – l’existence de cet extraordinaire et singulier – quelle vie ! – CD Artalinna ATL-A017 « Aline Piboule – Dutilleux & Fauré« … :

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    PIANO FRANÇAIS

    Marier la Sonate de Dutilleux et deux pages majeures de Fauré, quelle étrange idée, non ? Mais lorsque la dernière mesure de la Ballade du second résonne et qu’y succède l’entre chiens et loups qui ouvre l’Allegro de la Sonate, une certaine poésie du son – voilà ! – , du phrasé de l’harmonie, si française – oui – , résonne.

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    Les ponts voulus par Aline Piboule entre ces deux opus que soixante-sept ans séparent laissent percer cette trame diffuse qui fait la singularité d’un art. Pour la Ballade de Fauré et ses nombreux chausse-trappes – Liszt égaré par son écriture fuyante laissera le piano au compositeur après quelques pages, sous l’œil amusé de Saint-Saëns – le ton ample, le son d’orchestre, la simplicité de l’allant mettent partout un ton d’évidence – oui. Cela ne traîne pas, mais pourtant cela rêve, quadrature du cercle que permet un vrai legato, vocal, ombreux.

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    Si la Sonate de Dutilleux commence sans la fièvre qu’y mettaient hier Monique de La Bruchollerie et aujourd’hui Arthur Ancelle, Aline Piboule persiste dans sa poésie trouble – oui, riche, complexe… – , éclairant le médium et le grave d’un clavier de peintre. Sommet de sa lecture d’une précision fanatique, le Lied, grande errance dont la ligne qu’elle soupèse avec art fait sourdre cette mélodie que Messiaen aurait pu composer. Et il faut entendre comment elle entre dans la grande architecture du Choral et variations, trompettes victorieuses, pour construire pas à pas la vaste structure voulue par Dutilleux.

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    La suite de l’album est de pure logique, puisque revenant à Fauré, elle déploie le vaste choral du Thème et variations, le chantant plutôt que le proclamant, l’animant dans le clavier mais sans frapper jamais, léger, joueur – oui, oui, sans jamais rien forcer… – puis soudain tragique. Piano versatile – riche, complexe, mais fluide et merveilleusement évident ! – qui va loin – très loin, profond… – dans cet opus souvent buriné par des mains plus avides. Ici le chant demeure toujours – oui – , vertu fauréenne qui éclaire les structures rythmiques les plus complexes, que porte un très beau Steinway généreusement capté.

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    Je me demande bien ce qu’elle ferait des Barcarolles ou des Nocturnes – c’est désormais réalisé, avec son merveilleux CD Harmonia Mundi HMM 902505 « Gabriel Fauré – Nocturnes & Barcarolles « ; cf mon article en date du 11 avril dernier : « Le rare talent, et à un tel degré de justesse aussi merveilleusement sensible, d’Aline Piboule : découvrir et admirer aussi, avec retard, son CD « Gabriel Fauré – Nocturnes et Barcarolles », de 2024 : une magie de pureté absolue d’interprétation-incarnation de la musique…« …

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Gabriel Fauré (1845-1924)

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    Ballade, Op. 19
    (version pour piano seul)

    Thème et variations, Op. 73

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    Henri Dutilleux (1916-2013)
    Sonate pour piano

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    Aline Piboule, piano

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    Un album du label Artalinna ATL-A017
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    Photo à la une : © Jean-Baptiste Millot

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    Et j’y ajoute ici ces quelques recensions d’articles de presse – avec quelques menues farcissures miennes – :

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    « Aline Piboule comprend aussi bien les deux musiques – Dutilleux et Fauré . Mieux, elle les sent – oui. Son instinct lui permet, entre autres, de boucler la boucle des périples les plus aventureux avec une rare évidence – absolument ! Et sa technique – parfaite – d’en éclairer chaque orientation avec fidélité. » (Pierre Gervasoni, Le Monde, 28 avril 2017)

    « L’on admire la pertinence et l’originalité – les deux ! – de ce premier disque en soliste (…) Si elle s’adapte aux particularités de chaque compositeur (son Fauré est gourmand, son Dutilleux tonique), Aline Piboule leur offre à tous deux un jeu puissant et gracieux – oui – , aux effusions – toujours – bien maîtrisées. » (Sophie Bourdais, Télérama, 14 juin 2017)

    « Disque splendide » – vraiment ! (Alain Lompech, Diapason, Juin 2017)

    « A travers une interprétation raffinée – oui – , architecturée, libre – oui, oui – , de la Sonate pour piano de Dutilleux, ainsi que de la Ballade op. 19 ou de Thème et variations de Fauré, elle affirme une autorité et une science du clavier – sans didactisme aucun, mais avec le plus parfait et profond naturel, et la joie de jouer… – dont il faudra se souvenir » (Michel Le Naour, Cadences, Septembre 2017)

    « le ton ample, le son d’orchestre, la simplicité de l’allant – oui – mettent partout un ton d’évidence – voilà ! Cela ne traîne pas, mais pourtant cela rêve, quadrature du cercle – en effet – permet un vrai legato, vocal, ombreux. »  (Jean-Charles Hoffelé, Discophilia, Avril 2017)

    « … une prise de son exemplaire. Dans les trois œuvres, [Aline Piboule] parvient à conjuguer le mystère et la lumière, la rigueur et la souplesse – oui, c’est cela. La riche texture polyphonique de Thème et Variation est d’une clarté absolue – oui – , mais sans sécheresse, avec bien de la sensualité – oui, voilà… – dans le toucher – merveilleux – (…) On admire également la subtilité – magnifique ! – de la gestion du flux musical, toujours sobre et rigoureux – et fruité – , avec de délicats dégradés de volume (…) particulièrement inventive dans le jeu des timbres et les chatoiements sonores. » (Jacques Bonnaure, Classica, Juin 2017)
    « Un très beau début qui suscite de grands espoirs » – qui seront splendidement avérés – (Jacques Bonnaure, Pianiste, Été 2017)

    « Très bien enregistré (…) une sonorité faite de délicatesse, de tendresse – oui, oui – , c’est merveilleusement phrasé, c’est une interprétation fantastique – oui – de cette Ballade de Fauré (…) simplicité et beauté de l’expression (…) » (à propos de la Ballade de Fauré) … « On ne l’entend jamais joué comme cela (…) Elle en propose une lecture un peu moins musclée, un peu moins athlétique, un peu moins hystérique, il y a une finesse – magnifique – dans le jeu d’Aline Piboule, une manière d’orchestrer son piano de manière différente, où il y aurait plus de place pour certaines des percussions, où l’on entendrait des vibraphones, des instruments à vents, des harpes, et pas forcément des grosses caisses, des cymbales (…) Cela donne un éclairage étonnant, surprenant, et très convaincant. » – mais oui – (à propos de la Sonatede Dutilleux, et notamment de son premier mouvement) (Philippe Cassard, 6 mai 2017)

    « C’est une merveille – absolument ! – d’intelligence musicale, de maîtrise pianistique, d’allant » (pour la Sonate de Dutilleux) … « Pas de Fauré de salon ici, c’est « toutes voiles dehors », presque caracolant dans la Ballade et c’est tout aussi enthousiasmant. Un grand disque de piano. » – tout à fait ! – (Thierry Vagne, 16 avril 2017)

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    Aline Piboule : une idéale et parfaite musicienne du piano…
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    Ce lundi 27 avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • S’enchanter déjà à la lecture richissime de la « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel », de Luc Hernandez (aux Editions La fosse aux ours) : un guide complet sur les 39 opéras de Haendel ; soit une splendide ouverture vers le bonheur de la jubilatoire et quasi orgasmique musique de Haendel. en ses opéras…

    S’enchanter déjà à la lecture de la « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel« , de Luc Hernandez (paru aux Éditions La fosse aux ours le 7 novembre 2025) : un guide complet sur les 39 opéras de Haendel…

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    C’est l’excellente émission « Sous la couverture » de Philippe Venturini de samedi dernier 28 février sur France-Musique consacrée à cette « Promenade amoureuse dans les opéras de Haendel » de Luc Hernandez, agrémentée d’un épatantissime choix de magnifiques extraits musicaux, qui m’a magiquement replongé dans la jubilatoire – souvent orgasmique même ! – féerie de Haendel, avec la très contagieuse passion de Luc Hernandez dans ses commentaires magnifiques.

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    Et en voici le délicieux podcast (de 30′)…

    Et c’est même trop court…

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    Si on connaît les grand chefs-d’œuvre de Haendel tels que le « Messie« , une part de son œuvre opératique prolifique – en effet Haendel était un généreux… – reste méconnue. Luc Hernandez propose une plongée – extrêmement détaillée pour notre plus grand plaisir de découvrir… – dans ses 39 opéras baroques, démontrant la grande diversité – voilà ! – esthétique, dramatique et l’immense – inépuisable ! – créativité du compositeur.

    Si Haendel est largement reconnu pour ses oratorios comme Le Messie, on oublie trop souvent qu’on lui doit le plus grand répertoire d’opéra baroque de son temps : 39 œuvres – conservées et accessibles, en partitions comme aux disques… – , avec des chefs-d’œuvre comme Jules César, Alcina, Ariodante ou encore Serse et son air le plus célèbre, Ombra mai fu. L’ambition de ce livre est d’être le premier guide complet de référence – voilà ! – sur les opéras de Haendel. Il s’agit donc d’établir la genèse de chaque œuvre et sa postérité, depuis sa réception contemporaine jusqu’à une sélection discographique disponible aujourd’hui, avec une analyse exhaustive. Un livre-somme donc – oui, oui ! un trésor ! – , totalement inédit, y compris en langue étrangère.

    Haendel a passionnément – oui ! – composé des opéras (trois fois plus que d’oratorios). C’est aussi cette obsession – oui ! – que veut raconter ce guide. Celle d’un compositeur allemand immigré, féru depuis son plus jeune âge d’opéra italien – et uniquement italien – au point de l’imposer en Angleterre avec un succès sans égal, avant que les nationalismes ne finissent par y mettre un terme… L’amour de l’opéra chez Haendel est aussi un rêve européen, transformant l’art vocal italien en véritable art dramatique – c’est là un trait important – , fusionnant les styles de son époque en un geste personnel – et génial – , posant les bases du théâtre musical moderne – rien moins que cela…

    C’est en comprenant la poésie particulière de la dramaturgie baroque – un élément fondamental – qu’on peut mesurer le génie propre – très singulier, en effet – à Haendel, et mesurer ainsi son extraordinaire modernité : l’éloge de la nature, l’humour et l’anti-héroïsme, le pré-romantisme et la dévotion aux sentiments, un féminisme résolu qui va de pair avec les débuts de la caractérisation des personnages ou de la psychologie, ou encore la peinture symphonique des décors et des atmosphères – voilà… Un art lyrique personnel et à part entière, harmonieux, inventif et – formidablement ! – joyeux, qui, comme l’écrira André Bazin du cinéma, « substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs » – alors que très pudique et même secret en sa vie personnelle et intime, de Haendel lui-même nous en savons si peu : c’est sa musique essentiellement qui, et à quels degrés !, l’exprime tout entière…

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    Et maintenant,

    je me plonge dans les 736 pages de cette merveilleuse somme réalisée avec une formidable compétence passionnée par Luc Hernandez

    constituant une splendide ouverture vers le bonheur – voilà le mot que prononce Luc Hernandez – , de cette jubilatoire musique de Haendel en ses opéras…

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    Ce mercredi 1er avril 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à nouveau, et encore, Telemann : comme quoi même un CD pas top fait accéder au génie jubilatoire si singulier et multiforme de l’immense Georg Philipp Telemann, en particulier dans le registre somptueux de ses si inventives « Ouvertures » à la française…

    Mon désir de découvrir toujours de nouvelles interprétations de l’œuvre si riche – quasi inépuisable : on n’a jamais fait un tour complet… – qui nous est parvenue de Georg-Philipp Telemann (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 1767) – « 200 cantates sacrées, 50 cantates profanes, 50 passions, des centaines d’autres œuvre chorales, et près de 50 opéras sur trois décennies, outre plus de 700 œuvres instrumentales« … – , et qui me fait fouiller dans les rayons bien bien fournis de mon disquaire préféré,

    m’a fait me procurer, par exemple, le CD Talanton Tal 90012 « Georg Philipp Telemann – Bläsermusik für Hautboisten » de l’ensemble inconnu de moi jusqu’ici les hautboïstes de prusse – leur nom d’ensemble est en français… – , placés sous la direction de Georg Corall – un CD enregistré à Embsen du 27 au 30 novembre 2017, et publié en 2018 – , pour la raison, supplémentaire, que j’aime aussi beaucoup les bandes de hautbois : cet ensemble étant constitué ici de 4 hautboïstes (Georg Corall, Eva Griesshaber, Britta Hinrichs et Nikolaus M Broda) et 2 cornistes (Stephan Katte et Fabio Forgiarini) ;

    même si je me doutais bien qu’il ne s’agirait probablement pas là d’une interprétation indispensable, ni, peut-être même, seulement mémorable…

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    Et, de fait, l’interprétation est en effet plutôt poussive, et je dirais même ringarde…

    Mais l’extraordinaire est que cependant le génie fondamentalement jubilatoire de l’immensément généreux Georg Philipp Telemann, est bel et bien présent et tout à fait audible dans cette interprétation sans nul doute imparfaite par ces hautboïstes de prusse de 3 « Ouvertures » (TWV 55:F3 ; TWV 55:c1 et 55c2  ; TWV 44:F10) et 1 « Concerto à 5 » (TWV 44:D2)…

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    Car le miracle Telemann est bien présent là en ce CD quasi perdu, et en tout cas oublié,

    et il opère ! et resplendit !!! tout de même…

    Nous l’entendons, lui, avec sa joie, en dépit de la médiocrité poussive de l’interprétation…

    Et c’est bien là l’essentiel !!!

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    Voilà !

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    Ce jeudi 19 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa