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  • A propos de deux ou trois inédits discographiques d’opéras ramelliens enfin accessibles aux mélomanes par le disque…

    Peu à peu, vient, même si c’est un peu lentement, se remplir et compléter, CD après CD, l’incarnation discographique de la riche et si passionnante production musicale opératique de Jean-Philippe Rameau…

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    Car voici 2 nouvelles très attendues _ cf mon article du 18 décembre 2021 «  » d’après le point que faisait alors l’ami Patrick Florentin en son « Rameau’operas on disc« , dans le très récent livre « The Operas of Rameau _ Genesis, Staging, Reception » de Graham Sadler, Shirley Thompson et Jonathan Williams, paru le 10 septembre 2021 aux Éditions Routledge… _ parutions discographiques raméliennes  :

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    _ d’une part le CD Alpha 876 « Rameau chez la Pompadour Le Retour d’Astrée Les Sybarites« , de l’Ensemble Les Surprises sous la direction de Louis-Noël Bestion de Camboulias ;

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    _ et d’autre part le coffret de 3 CDs Alpha 891 de la version de 1749  de « Zoroastre« , des Ambassadeurs-La Grande Écurie sous la direction d’Alexis Kossenko.

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    Et si je me permets ici un récapitulatif, de cette liste discographique d’opéras de Rameau élaborée par Patrick Florentin en septembre 2021, ne restent donc plus à produire au disque que des enregistrements de

    _ la version de 1739 de « Dardanus » (créé à l’Académie Royale de Musique le 19 novembre 1739),

    _ « Les Fêtes de Ramire » (créé à Versailles le 22 décembre 1745),

    _ « Io«  (jamais représenté à la scène) 

    _ et l’intégralité, enfin, de « La Princesse de Navarre » (créé à Versailles le 23 février 1745)…

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    Et pour aborder pour le moment très succinctement mes toutes premières impressions d’écoute de ces deux réalisations discographiques raméliennes,

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    je dois mettre bien au-dessus le travail d’interprétation-incarnation musicale d’Alexis Kossenko pour le coffret Alpha 891, par rapport au travail de Louis-Noël Bestion de Camboulas pour le CD Alpha  876.

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    Mais la qualité même des œuvres de Rameau ici interprétées y est peut-être aussi un peu pour quelque chose…

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    Charge restant bien sûr à moi de bien bien beaucoup mieux écouter le détail de ces deux réalisations…

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    Ce samedi 19 novembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le passionnant Hors-Série « Plossu expérimental ? ! » de la revue Mettray : une poiesis du photographier à la fois singulier en même temps que très normal (voire universel) de Bernard Plossu ; ou son art d’accueillir ce qui se présente dans l’acte même du photographier, d’abord ; mais aussi dans l’opération de reprise et sélection des images, face aux planches-contact, chez lui, à La Ciotat…

    Ce mois de septembre 2002,

    en plus de son numéro annuel pour l’année 2022,

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    la très riche et originale revue Mettray de Didier Morin

    publie un passionnant Hors-Série de 55 pages, intitulé « Plossu expérimental ? !« ,

    de 40 photos de Bernard Plossu,

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    avec un judicieux texte de présentation, éclairant, de 5 pages, de Patrick de Haas,

    avec les chapitres aux titres déjà un peu parlants suivants :

    « Expérimentation, Expérience« , « Observer, Expérimenter« , « Photo ratée-réussie« , « Hasard », « Enfance« , « Sandwich« , « Supports, outils » et « Expérimentation, Expérience (bis)« ,

    qui éclairent donc un peu une proposition de parcours, parmi d’autres, à mener par nous les regardeurs de ce riche, dense, et jouissivement toujours un peu surprenant _ pour qui, du moins, n’est pas encore familier de l’œuvre multiforme et tellement formidablement ouverte de Bernard Plossu _ fascicule…

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    Un opus de papier souple indispensable _ rien moins ! _ à qui s’intéresse si peu que ce soit à ce qui sous-tend et innerve consubstantiellement la pratique assez singulière en même temps que très normale et même quasi universelle du photographier si impactant de Bernard Plossu

    _ cf par exemple aussi, en cette veine, « L’Abstraction invisible » ; le podcast de (50′) de notre entretien sur et à partir de ce livre le 31 janvier 2014, dans les salons Albert Mollat de la Librairie Mollat ; ainsi que mon article du 16 février 2014 « « … _ ;

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    avec la largesse infinie de son art d’accueillir, y compris a posteriori aussi de son geste de photographier, tout ce qui vient se présenter à lui,

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    y compris donc au moment _ « expérimental » si l’on veut ; toujours second, et jamais forcé... _ à la fois encore inquiet mais surtout rasséréné et jouissif, chez lui, de passer en revue et contempler à la volée, maintenant, avec son regard incisif, rapidissime mais auquel rien n’échappe, les planches-contact des photos qu’il a su saisir, auparavant, en ses « campagnes » photographiques plus ou moins organisées, et parfois pas du tout _ Bernard Plossu ayant en permanence avec lui, à portée de sa main, au moins un appareil photographique, en une sorte de « campagne » ouverte de photographier permanente, face à ce qui va survenir… _  dans l’instantanéité toujours surprenante de son geste intensément ouvert et hyper-accueillant de photographier…

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    Oui, tout un art d’accueillir :

     

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    d’abord, bien sûr, sur le champ même de l’acte ultra-rapide et surprenant de photographier ce qui advient et se présente à son regard et à son objectif ;

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    mais, aussi, en un second, voire un troisième temps, aux moments un plus sereins, cette fois, chez lui, à La Ciotat, du passage en revue des séries réunies de planches-contacts en vue

    ou bien d’un recueil en livre (et de son ultra- décisive mise en pages !),

    ou bien d’un montage (tout aussi ultra-décisif !) à commencer à concevoir pour réaliser, une fois sur place, nécessairement, la composition la plus intelligente et plastique possible des panneaux sur cimaises d’une exposition à monter de ces images advenues et puis choisies à garder et montrer, partager… 

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    Toute une poiesis, donc, du « trouvé-créé« ,

    selon la superbe expression d’Alain Bergala, pour Mettray, en 2020, à propos des photos de Françoise Nuñez, citée par Patrick de Haas, à la page 4.

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    Un grand merci !

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    Ce vendredi 21 octobre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Passionnant Jacques Rancière à la Maison des Sciences de l’Homme de Bordeaux : « Sans commencement ni fin. Sur quelques nouvelles de Tchékhov »…

    Ce vendredi 23 septembre,

    à la Maison des Sciences de l’Homme de Bordeaux, Salle Jean Borde _ de 9h 15 à 10h 05 _,

    Jacques Rancière a présenté une suberbe communication intitulée « Sans commencement ni fin. Sur quelques nouvelles de Tchékhov« .

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    Et cet après-midi _ de 15h 15 à 16h 10 _,

    Stéphanie Péraud-Puiségur a proposé un passionnant questionnement sur le sujet de « Tisser l’égalité : scène et style indirect libre dans l’écriture de Jacques Rancière« ,

    conclu sur une question posée à Jacques Rancière, sur le regard que lui-même porte à sa propre écriture (et son propre penser),

    à laquelle celui-ci a sublimement répondu.

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    Un très grand (et rare) intense moment philosophique.

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    Des enregistrements vidéos de ces communications ont été réalisés,

    et seront prochainement disponibles.

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    Ce vendredi 23 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Media Vita » : une oeuvre de 2010 qui donne son titre à un nouveau CD de Karol Beffa, compositeur, mais aussi interprète, une superbe réussite représentative du talent ouvert, riche et très varié du compositeur : une vibrante clarté crépusculaire…

    Ce jour, mardi 13 septembre 2022,

    j’ai pu me procurer le tout nouveau CD, intitulé « Media Vita » _ le CD Klarthe KLA 145 _, de l’ami Karol Beffa, compositeur mais aussi interprète, au piano ;

    les deux œuvres pour chœur mixte, « De Profundis » _ avec aussi l’alto d’Arnaud Thorette _, de 2010, et « Media Vita« , de 2010 également _ sur des commandes de la compagnie du danseur et chorégraphe Julien Lestel _, sont interprétées par le Chœur Media Vita et dirigées par son chef Lionel Sow ;

    les « Deux Poèmes de Guillaume Apollinaire« , de 2019 _ sur une commande du Concours international de chant lyrique de Mâcon _, et « Fragments of China« , de 2017 _ sur une commande de Ninon Colneric, d’après des poèmes de Li Qingzhao, poétesse chinoise du XIIe siècle _, sont pour voix et piano : ici la voix de Jeanne Gérard, soprano, et le piano de Karol Beffa lui-même ;

    enfin, pour piano sont « Solstice« , « Sérénade d’hiver« , « Les Cités de l’oubli« , « Nel mezzo del cammin » _ en un hommage à la « Divine Comédie«  Dante _, « Rocking-Chair« , et « Self-Portrait« , toutes de 2020, et ici par Karol Beffa lui-même…

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    Une bienvenue très harmonieuse variété de compositions, en un splendide bouquet,

    qui séduit,

    autour d’une intense vibrante clarté _ voilà ! _ crépusculaire qui touche au cœur.

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    Et c’est précisément cette clarté-là, à la française, qui me plaît tant dans tout l’œuvre de Karol Beffa…

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    Et en hors-d’œuvre et avant-goût ici, cette belle vidéo-ci (de 5′ 53)

    de Jeanne Gérard et Karol Beffa

    interprétant quelques prenants passages des Mélodies de « Fragments of China » de 2017…

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    Ce mardi 13 septembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa