Catégorie : Philo

  • Lire Thibaut Sallenave : après « Changements d’adresse – une philosophie du déménagement » (2022) et « Petit traité de la ponctualité » (2024), voici maintenant « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? – de la quête du sens au supplément d’être » (2025), un modeste vademecum proposé pour l’accomplissement personnel…

    Lire Thibaut Sallenave :

    après « Changements d’adresse – une philosophie du déménagement » (2022) et « Petit traité de la ponctualité » (2024),

    voici maintenant un admirable « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? – de la quête du sens au supplément d’être » (2025)…

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    Soit une philosophie-sagesse de l’existence renouvelée, foncièrement dynamique et pratique, à dimension pédagogique, aussi – tout frais, tout frais, ce début juin, Prix lycéen du livre de philosophie 2024-2025 pour « Petit traité de la ponctualité« … – , mais dénuée de la moindre lourdeur didactique dissuasive !

    Soit une initiation à un modus operandi fondamentalement ouvert – « Vademecum, vadetecum« …  – de l’accomplissement- car tel en est l’objectif  avisé esquissé – singulier de la personne de chacun.

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    Et en voici, pour commencer, ce que propose la quatrième de couverture de ce lumineux « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? – de la quête du sens au supplément d’être » :

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    Donner un sens à nos vies : n’est-il pas temps de nous délivrer – pas moins… – , individuellement et collectivement, d’une telle – un poil bien trop angoissante, et cela à tous âges – injonction ? Omniprésente – galopante aujourd’hui – , elle – cette permanente impérieuse injonction d’orientation, affolante, terrorisante ; et je déteste aussi l’aveuglement auto-imposé des GPS… – alimente nos réflexions et nos choix : famille, études – ah le diabolique Parcoursup ! J’ai assisté à son sinistre impérieux démarrage… – , carrière, politique… Non sans s’accompagner d’un corollaire plus sombre – et voici la source radicale de l’angoisse – : qu’arriverait-il si nous nous trompions de chemin ? – et faisions fausse(s) route(s)… Si nous passions – en la gâchant, en la ratant : aïe, aïe, aïe… – , à côté de notre – unique et défilante – vie ? Cette recherche – terrorisée – de sens est aujourd’hui accentuée par les multiples crises que traversent nos sociétés (pandémies, environnement, guerres…). Mais doit-on réellement chercher un sens – et qui plus est un sens qui soit unique… – à sa vie ? Est-ce si important ? Ce livre vise à mettre de côté cet impératif écrasant – les Sisyphe que nous acceptons d’être – , afin de nous libérer – voilà ! et c’est ce à quoi aide vraiment le modeste régulier, quotidien, penser philosophique : Socrate, Montaigne, Spinoza, Kant, Nietzsche, etc. ; Jankélévitch le mélomane, aussi… – d’une charge qui, loin de nous motiver, est en fait un obstacle – paralysant parce qu’affolant, empêchant, par ses impérieux diktats, de vraiment et un peu sereinement, et avec joie et un minimum d’humour, réfléchir – à notre accomplissement – voilà l’objectif bien plus authentique : s’accomplir, épanouir joyeusement les meilleures potentialités (données et reçues en germes) de son être. À la place, il plaide pour une vie à soi – avec ses singularités personnelles, enrichies de rencontres vraies (cf ici mon propre article « Pour célébrer la rencontre » : un texte mien de 2007 « retrouvé » ! » en date du 26 octobre 2016), et  en vraie douce profondeur, ouvrantes et vraiment euphorisantes, un peu diverses – qui nous apporte, plus et bien mieux qu’un sens, un – fécond et jubilatoire et varié – supplément d’être – en apprenant, peu à peu à devenir, chacun, ce qu’on sera, de mieux en mieux accompli, épanoui, en nos successives (imprévisibles par quiconque, pas même par soi) métamorphoses, avec espérance et confiance, peu à peu ; sans suffisance non plus…

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    Sur le riche sillon poursuivi de Thibaut Sallenave, philosophe, cf les intuitions premières de mon enthousiaste article du 28 janvier dernier :

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    « L’admirable force de positivité et confiance de Thibaut Sallevave dans ses réalistes et justissimes « Changements d’adresse – Une philosophie du déménagement » et « Petit traité de la ponctualité » : deux précieuses aides pour apprendre très concrètement à mieux vivre, en situations de lieu et de moment à, avec finesse et subtilité, judicieusement appréhender…« 

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    Et je peux déjà  ajouter ici que « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? – de la quête du sens au supplément d’être » fera partie des conférences-entretiens de notre Société de Philosophie de Bordeaux, à la Station Ausone de la librairie Mollat, pour notre saison 2025 – 2026 qui vient…

    Un rendez-vous prometteur dont la date sera prochainement fixée…

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    Ce mardi 3 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A Philippe Bluteau, en remerciement à son envoi de son recueil « Nuits françaises » : trois pièces de théâtre en alexandrins, « Pourquoi Camille ? », « Le Roi commun » et « Mon général »…

    En remerciement à son envoi de son recueil « Nuits françaises » : trois pièces de théâtre en un acte et en alexandrins, « Pourquoi Camille ? » – la scène est à Paris, dans la chambre de Maximilien Robespierre , chez les Duplay, le 31 mars 1794, et les protagonistes sont Lucile Desmoulins, Maximilien Robespierre, et Eléonore Duplay – , « Le Roi commun » – la scène est au Louvre, dans la chambre du roi Charles IX, le 24 août 1572, et les protagonistes sont le roi Charles IX, Marguerite de Valois, sœur du roi, reine de Navarre, et Catherine de Médicis, reine-mère –  et « Mon général » – la scène est à Paris, à l’étage de la Brasserie Durand , le 27 janvier 1889, à 22h, et les protagonistes sont Georges Boulanger, général, Anne de Rochechouart de Mortemart, duchesse d’Uzès, et Marguerite Brouzet, vicomtesse de Bonnemains.

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    Quel merveilleux compliment que cet « accoucheur de réflexion » dont tu me gratifies, cher Philippe,

    pour qualifier ce que j’ai pu t’apporter, en l’exercice de mon métier – accompli avec passion -, lors de ton année de Terminale à Andernos…
     
    Pour ton « Nuits françaises », déjà félicitations pour l’élégance et beauté
    – sobre en même temps que poétique ainsi que mystérieuse (!) –
    de ton choix de couverture et édition : l’objet lui-même, déjà, est singulier et marquant…
    On a envie d’éclairer un peu plus cette belle nuit de l’image…
     
    Et il s’agit là de mises en scène de ce que le pouvoir – « régner » – peut avoir de « folie » et de « nocence »,
    pour reprendre les mots terribles de Saint-Just – « On ne peut point régner innocemment : la folie en est trop évidente » – que tu as choisis de placer en exergue de ces trois pièces de théâtre ici réunies…
     
    Sur ces points ici abordés dramatiquement, on peut lire l’immense Montaigne,
    dont l’essai « De l’utile et de l’honnête » ouvre en profondeur le sublime Livre III des Essais,
    qui se conclut par le fondamental chapitre « De l’expérience »…
     
    Je n’ai pas encore lu tes alexandrins,
    mais j’ai toujours adoré aussi Corneille, très sensible à ces enjeux politiques qui te marquent, et pas seulement par ce choix de ton métier d’avocat…
     
    Pour moi, enseigner à apprendre à philosopher si modestement que ce soit,
    fait crucialement partie des « humanités » qu’il faut prendre en son sens le plus large : les arts en font bien sûr pleinement partie…
     
    A suivre…
     
    Nous aurons pas mal de choses à nous dire, cher Philippe, quand tu repasseras par Bordeaux,
     
    Francis
    Ce lundi 2 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • « Tous les auteurs rêvent d’avoir des lecteurs tels que vous, qui savent décortiquer une pensée sans la trahir »…

    Après réception de mon envoi, à une amie très amatrice d’arts, de ma collection de liens aux podcasts et vidéos de mes entretiens, tels que je les ai rassemblés – sur une durée de 16 ans jusqu’ici – en mon article du 18 janvier dernier «  »,
    …
    ainsi qu’après le visionnage par cette amie de la vidéo – d’une durée d’exactement une heure – de l’entretien – le plus récent  en date des 47 disponibles jusqu’ici, depuis celui du 13 octobre 2009, avec l’ami Yves Michaud à propos de son « Qu’est-ce que le mérite ? »,… – que j’ai mené le 14 janvier dernier à la Station Ausone avec mon ami Bernard Sève, profond et vaste, subtil et pénétrant, philosophe de l’art, à propos de son magistral travail, paru aux Editions du Seuil, « Les Matériaux de l’art »…
    …
    voici ce bien agréable à recevoir courriel que celle-ci m’a adressé en retour :
    …
    …
    « J’ai regardé hier l’entretien avec Bernard Séve, qui était passionnant. Tous  les auteurs rêvent d’avoir des lecteurs tels que vous qui savent décortiquer une pensée sans la  trahir. Merci pour les liens.
    Ce que fait Station Ausone est remarquable.
    Et c’est vrai que Denis Mollat est un passionné de technique »
    …
    – un élément que, en effet, je mettais en exergue en mon envoi à cette amie amatrice d’arts, à propos de ces formidables enregistrements de conférences et entretiens, ainsi conservés et diffusés, à partager, urbi et orbi, grâce précisément à l’initiative fécondissime de ce génie particulièrement inventif et remarquablement efficace de Denis Mollat), sur le site de la librairie Mollat, à Bordeaux ;
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    puis, quelquefois aussi, à l’occasion (probablement algorithmique..), sur l’efficace et très largement présent Google (merci Google !) ;
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    Google qui, à mon grand étonnement (je ne m’en étais guère sérieusement avisé jusqu’ici, même si, à l’occasion, je l’avais effectivement constaté, ne serait-ce qu’en recevant quelques courriels de personnes désirant me remercier ; ou aussi, à deux mémorables occasions, me morigéner et me demander de retirer l’accessibilité à ces deux articles ! ; ce que j’ai bien évidemment accepté de faire… ; désirant me remercier, donc, d’articles déjà anciens les concernant, eux ou leur famille, et me transmettre des demandes de précisions complémentaires…)… ;
    …
    Google qui, à mon grand étonnement, fonctionne pour mon blog comme une importante (et très heureusement bienvenue !) instance de secours, ou plutôt de rattrapage en matière d’accessibilité aux articles de mon blog, puisque le site de la librairie Mollat, lui, ne comporte hélas plus, depuis la plus récente réorganisation de ce site, d’accès direct (!) à ce blog mien « En cherchant bien« , qui lui, jour après jour que je dispose, sinon d’encre et de papier, comme Montaigne ou Proust, du moins des touches du clavier de mon ordinateur, et d’électricité, continue et prospère plus que jamais, à raison de la production et mise en ligne d’un article quotidien… ;
    …
    une situation de fait qui a pour conséquence, ironique, de faire mériter à ce blog « En cherchant bien » d’une seconde façon, en quelque sorte cette fois prémonitoire, et du versant de ses éventuels lecteurs, ce titre-nom que je lui avais attribué à l’origine, du versant de l’auteur que j’étais (et suis et demeure, fidèlement), afin de mettre un discret focus sur cette situation mienne de chercheur passablement « Curiosus » (là encore une signature éminemment significative…)… ;
    …
    cf là-dessus les indications de mon article inaugural de présentation de ce blog « En cherchant bien« , en date du 3 juillet 2008, que j’avais choisi d’intituler : « le Carnet d’un curieux » : à consulter ici… ;
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    fin ici de cette trop longue incise sur les véhicules d’accès aux articles de mon blog « En cherchant bien« …
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    « Tous  les auteurs rêvent d’avoir des lecteurs tels que vous qui savent décortiquer une pensée sans la  trahir  » :
    …
    un compliment assurément précieux,
    et qui fait rudement plaisir.
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    Et je pourrais y ajouter ces recommandations-ci : 

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    parmi les plus merveilleux de ces 47 entretiens enregistrés et disponibles en cliquant sur les liens,
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    devrait vous passionner, et au tout premier chef – le destinataire de mon courriel initial étant Conservateur de Musée et du Patrimoine… – , celui – accessible par podcast – , tout simplement magique (!), avec Jean Clair, le 20 mai 2011, à propos de ses « Dialogue avec les morts » & « L’Hiver de la culture » : on l’y entend et écoute, en ses pauses – et ses rythmes – de paroles, vraiment penser : c’est prodigieux… ;
    …
    mais aussi celui – accessible par vidéo – , assez extraordinaire – elle creuse profond, profond… – , avec Hélène Cixous, le 23 mai 2019, à propos de son puissant et magnifique « 1938, nuits » – pour moi, Hélène Cixous est tout simplement le plus grand auteur français vivant ! « Nobelisable », hasardais-je même, alors, en ouverture à notre entretien à la Station Ausone… ; et la lire est chaque fois pour moi profondément jubilatoire… – ;
    …
    et encore l’entretien très riche – accessible par vidéo – , avec l’ami compositeur – et ultra-compétent mélomane ! – Karol Beffa, du 25 mars 2022, à propos de son lucidissime passionnant « L’Autre XXe siècle musical »…
    …
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    Et aussi  celui – accessible par vidéo – avec mon ami philosophe bruxellois Pascal Chabot, du 22 novembre 2022, à propos de son crucial et décisif, splendide « Avoir le temps : Essai de chronosophie »,
    …
    ainsi que celui – accessible par vidéo – avec François Noudelmann (fraîchement débarqué exprès de New-York où il enseigne…), du 9 janvier 2024, à propos de son infiniment touchant et profond « Les Enfants de Cadillac »…
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    Et encore ceux avec mes chers amis,
    Bernard Plossu – accessible par podcast – , le splendide photographe de l’intime, le 31 janvier 2014, à propos de son très riche et panoramique « L’abstraction invisible » ;
    …
    et René  de Ceccatty – accessible par podcast – , le 27 octobre 2017, à propos de son – un chef d’œuvre ! – « Enfance, dernier chapitre » et de sa traduction en vers de Dante « La Divine comédie »…
    …
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    Et pas mal d’autres entretiens encore,
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    tel celui – accessible par podcast – avec l’ami Denis Kambouchner, le 18 septembre 2013, à propos de son très important, et même fondamental « L’Ecole, question philosophique »,
    …
    et encore celui – accessible par podcast – avec la chère Marie-José Mondzain, le 16 mai 2012, à propos de son passionnant et très éclairant « Images (à suivre) _ de la poursuite au cinéma et ailleurs »,
    …
    etc., etc., etc.,
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    qui sont, eux aussi, très chers à mon cœur..
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    Ce dimanche 30 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • En témoignage de reconnaissance à diverses personnes qui m’ont fait confiance, ou les suites fécondes, en forme d’œuvres, de bien belles rencontres…

    En témoignage de reconnaissance émue à diverses personnes qui m’ont fait confiance,
    voici 2 remarquables courriels de l’ami Eric Rouyer (en date des 22 février et 6 mars derniers), en réponse à 2 envois d’articles de mon blog « En cherchant bien » :
    …
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    _ d’abord celui-ci, en date du 22 février 2025 :

    …
    Cher Francis
     
    Je lis toujours vos envois avec attention, mais j’ai appris à m’en méfier ! Pour la raison qu’il faut leur consacrer toute l’attention qu’ils méritent et pour cela je dois m’assurer au préalable d’avoir pris la précaution d’une disponibilité d’environ 30 minutes.
     
    Merci pour votre juvénile enthousiasme qui fait paraitre de nombreuses personnalités de la musique fanées et inutiles.

    Sincères pensées
    Eric 
    …
    …
    Le mercredi 12 février 2025 à 06:03:08 UTC+1, Francis Lippa <francis.lippa> a écrit :
    …
    …
    A propos du partage ouvert du goût de la musique (et de la curiosité),
    et de la vraie culture, 
    …
    et au pénible et symptômatique moment où disparaissent ces fort utiles véhicules de transmission et partage de culture authentique que sont les magazines Classica, Pianiste et L’Avant-Scène-OpéraJean
    (cf l’articledu Blog de Jean-Pierre Rousseau « La messe est dite » : https://jeanpierrerousseaublog.com/2025/02/08/la-messe-est-dite/ du 8 février dernier…),
    …
    ces modestes petites réflexions-ci :
    en forme de simple exemple,
    sur mon très discret confidentiel blog « En cherchant bien »…
    …
    …
    Francis,
    passeur passionné,
    nageur à contre-courant du mainstream
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    _ et puis celui-là, très bref, mais avec une expression cruciale, et qui me touche beaucoup : « simplicité imprégnante », en date du 6 mars suivant :
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    …
    …
     
    Et aussi, en forme de post-scriptum, ce jour,
    cette petite réflexion-ci :
    …
    …
    chaque fois – autrement dit pas souvent : je déteste quémander (et dépendre)… – que ma candidature ou proposition de participation (à quelque chose) a été refusée,
    ma réaction, dénuée de la moindre amertume (et ressentiment), a été chaque fois de plaindre bien sincèrement et très innocemment ceux qui se privaient ainsi, stupidement, de mon concours : c’étaient eux, et pas moi, les perdants !..
    …
    C’est dire là à la fois ma modestie et ma suffisance !
    …
    …
     
    Et si j’ai à jamais chevillé au corps un « juvénile enthousiasme », pour reprendre la très juste expression d’Eric Rouyer,
    et adore m’enthousiasmer (et admirer, et même très sincèrement porter parfois au pinacle…) avec une « simplicité imprégnante »,
    …
    en revanche, je suis extrêmement exigeant en matière de goût,
    tant des œuvres (et des interprétations) que des personnes (mais oui !),
    même si je n’aime pas perdre le moindre temps (infiniment précieux : la vie défile, les années passent…) à m’épancher sur mes détestations – ce serait dangereusement contagieux… Et il vaut cent milliards de fois mieux la perfusion-infusion-diffusion et partage rayonnnants et contagieux des joies… Là-dessus, je suis absolument spinoziste…
    …
    …
    Et de fait il se trouve que si, prudent (ou lâche), j’ai très rarement candidaté à quoi que ce soit, sinon à des concours de recrutement de la fonction publique ;
    …
    presque toujours,
    étant dépourvu de la moindre ambition et visibilité sociales (la plupart des reconnaissances se faisant hélas pour de très mauvaises raisons, parasites aux vraies qualités vraies des personnes…),
    je me suis trouvé, à quelques rares occasions seulement, répondre favorablement à ces quelques uns qui ont osé solliciter ma collaboration :
    …
    j’aime, en effet, et cela par tradition familiale (ma mère, mon grand-père…), simplement gentiment, et avec total désintéressement, rendre service.
    …
    …
    Et je déteste bien sûr la servilité – mon indépendance-liberté m’est sacrée, à la Montaigne, mon voisin d’enfance…
    …
    Autant que le machiavélisme (que Machiavel le premier, dans « Le Prince », dénonçait !) – un minimum de vraie culture philosophique (et pas journalistique ! ou sciences-po-esque…) fait aussi très grand bien pour la hauteur et justesse de vue !
    …
    …
    Et si je m’amuse à essayer d’un peu lister ceux qui m’ont un jour proposé une collaboration – qui s’est par la suite avérée très féconde, et jouissive ! –,
    voici les noms de quelques uns – et j’en oublie forcément ici quelques autres… – de ceux auxquels va toute ma gratitude reconnaissante :
    …
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    Fernand Bentosela, mon proviseur remarquablement intelligent au Lycée Nord-Bassin d’Andernos, pour la création de mon premier atelier de pratique artistique, sur le Baroque, qui, grâce à Francis Ribemont, le dynamique et inventif conservateur du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, me mènera, avec mes élèves de l’atelier, dix jours pleins chaque fois, le temps de bien déambuler par les rues et nous imprégner vraiment des vraies curiosités (autrement qu’en touristes superficiels ! – mais c’est là un pléonasme : c’est seulement à sa troisième année de son séjour à Rome que Goethe a pu enfin pénétrer un peu la vérité de la ville de Rome et des Romains… –), à Rome en 1992, et à Prague en 1993 et 94 – ces deux capitales baroques si incroyablement riches… – : ce furent des séjours proprement magiques ! avec, déjà, de vraies rencontres d’artistes – tel l’écrivain pragois Vaclav Jamek, rencontré les deux années…
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    Hugo Reyne, pour la Simphonie du Marais, dont je serai un très actif et créatif « conseiller artistique » pour divers disques – surtout le magique « Portrait musical de Jean de La Fontaine« … –, la décennie des années 90 ; ainsi que récitant lors de magnifiquement stimulants concerts : la première fois, impressionnante, dans le grand salon de la mairie de Lyon, pour un beau programme Lully…
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    Jean-Paul Combet, pour les splendides disques Alpha, dont j’accompagnerai très activement la création du merveilleux label, en 1999, et participerai de diverses façons à l’aventure inventive fabuleuse, sous la direction de Jean-Paul, la décennie suivante…
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    Corinne Crabos, lectrice-libraire très fine et très sensible, qui me fera créer pour la librairie Mollat, en juillet 2008, mon très cher blog « En cherchant bien »…
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    Georgie Durosoir, pour le miraculeux colloque « Lucien Durosoir » au Palazzetto Bru-Zane à Venise (en février 2011), auquel j’ai donné 2 contributions, ainsi que toutes ses extraordinaires suites, qui continuent…
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    Et maintenant Guy Lalanne pour l’excellent Jakintza (et Ravel) à Ciboure, après 6 années de travail mien sur la Correspondance de Ravel – rassemblée par l’ami Manuel Cornejo –, depuis 2019, sur ce que j’ai nommé, en les articles de mon blog, « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel…
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    Sans oublier Céline Spector, sous la présidence de laquelle j’ai accepté de devenir, un peu plus visiblement que jusqu’alors – je déteste les m’as-tu-vu ! narcissiques – , « vice-président » de notre belle « Société de Philosophie de Bordeaux », dont j’étais jusque là un très fidèle et actif membre du bureau : c’est ainsi sur mon initiative personnelle qu’a été passé le contrat qui se poursuit encore aujourd’hui entre notre Société de Philosophie de Bordeaux et la librairie Mollat, pour que se tiennent dans les beaux salons de la librairie nos conférences (podcastées, puis vidéocastées) ;
    car depuis pas mal d’années déjà j’étais un assez fréquent modérateur d’entretiens, pas encore enregistrés alors, avec des auteurs que je proposais à la librairie Mollat d’inviter !..
    …
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    Voilà, pour cette petite modeste mise au point de reconnaissances à célébrer…
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    Ce vendredi 28 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa