Catégorie : Rencontres

  • A table ! A boire et à manger : L’objectif gourmand de Bernard Plossu et d’autres photographes

    Avant-hier,

    est mise en ligne sur FranceTvInfo, à la rubrique culturebox (section Photos),

    la page suivante :

    …

    « A table ! » et « A boire et à manger » : l’objectif gourmand de Bernard Plossu et d’autres photographes…

    …

    …

    « A table ! » et « A boire et à manger » : l’objectif gourmand de Bernard Plossu et d’autres photographes

    Par Odile Morain @Culturebox

    …

    Mis à jour le 13/02/2018 à 19H26, publié le 13/02/2018 à 19H21

    …

    La galerie Arrêt sur l'image de Bordeaux présent deux expositions photo autour du même thème : "A table ! " et "A boire et à manger" <br /><br /><br />

    La galerie Arrêt sur l’image de Bordeaux présent deux expositions photo autour du même thème : « A table !  » et « A boire et à manger »

    © France 3 / Culturebox

    …

    La galerie « Arrêt sur l’image » de Bordeaux présente jusqu’au 24 février 2018 une double exposition « A Table! » et « A boire et à manger« . Un focus particulier qui dévoile des photos en noir et blanc de Bernard Plossu et quelques pépites de photographes amateurs tirées de la collection Véronique Marit.

    …

    Manger, cuisiner, savourer, partager, les deux expositions de la galerie « Arrêt sur l’image » ressemblent à un livre d’histoire dont le titre principal pourrait être « Dis-moi comment tu manges et je te dirais qui tu es« . Des photos d’anonymes à celles du photographe professionnel Bernard Plossu, ces instantanés en noir et blanc disent aussi notre besoin d’immortaliser les moments de convivialité.
    …
    …
    Décryptage et visite guidée en compagnie d’un chef étoilé et d’un philosophe.
    Reportage : C. Olivari / B. Chague / J. Litvine

    « A boire et à manger » & « A table ! » : deux expos photos sur notre rapport à la nourriture

    …
    …
    film  (1′ 50)
    …
    …

    « A boire et à manger« , la première exposition de la galerie, propose des clichés de Bernard Plossu. Le célèbre photo-reporter _ Bernard Plossu ne partagerait sûrement pas cette qualification… _ qui a parcouru le monde dévoile un aspect plus inattendu de sa personnalité : celui de la découverte d’une autre culture à travers sa cuisine.
    …
    Une femme sans âge très apprêtée devant son déjeuner à Hollywood, un homme en scooter portant des pizzas à Rome, un repas en plein air sous les arbres _ dans le Midi _, des cuisiniers devant un brasero _ au Caire _, les photos de Bernard Plossu racontent le repas sous toutes ses formes.

    « Ce n’est pas l’instant décisif à la Cartier-Bresson, mais il photographie des choses qui lui paraissent significatives« , souligne le philosophe Francis Lippa.

     …

    Avec pudeur et gourmandise, il relate ce moment privilégié à travers le monde.

    « Le plus important, c’est d’être ensemble, ce n’est pas ce qu’on mange« , souligne Nicolas Magie, chef étoilé.

    De ce voyage culinaire, Bernard Plossu a publié un livre avec Claude Deloffre, auteur de livres de cuisine et de voyages, aux Editions Yellow Now. 

    …

    D'un côté une photo de Bernard Plossu et de l'autre un anonyme captent ce moment délicieux du goûter

    D’un côté une photo de Bernard Plossu, et de l’autre un anonyme, captent ce moment délicieux du goûter

    © France 3 / Culturebox / Capture d’écran

    …
    …

    Constituée de photographies amateurs, l’exposition « A Table ! » est plus éclectique dans les formats et dans les tirages. Cette sélection de photographies _ d’auteurs anonymes _ est issue de l’impressionnante collection privée de Véronique Marit. Photographe et collectionneuse dans l’âme, elle a chiné des clichés anonymes chez des particuliers qui témoignent d’instants du quotidien mais qui en disent long sur une autre époque.

    « Pour rien au monde cette dame lâcherait sa tartine… Il y a la gourmandise, mais il n’y a pas le partage dans son regard« , détaille encore Nicolas Magie

    …
    …A table Affiche
    © Galerie Arrêt sur l’image

    …

    …

    …
    …
    Cf mon précédent article du 9 février dernier :

    …

    …

    Ce jeudi 15 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Une pratique bousculante

    En lisant El Pais,

    je découvre un article _ signé Luisgé Martin _ intitulé El Mercado de las Yeguas, la fiesta sexual más salvaje de Berlín qui, dans le droit fil de mes regards sur les pratiques sexuelles _ cf mon article du 31 janvier dernier : William Marx et le concept dangereux d’ »identité sexuelle »  _, m’interroge,

    ne serait-ce que pour cette expression de « fête sexuelle sauvage« …

    …

    Le Voici :

    …

    El Mercado de las Yeguas, la fiesta sexual más salvaje de Berlín

    …

    EL MERCADO de las Yeguas es una fiesta gay que comenzó a celebrarse hace varios años en Berlín y que se ha extendido a otras cuatro ciudades alemanas _ cuelas ? _ y a Ámsterdam. En ella sólo se admite a hombres, que deben decidir antes de entrar si desean desempeñar el papel de yeguas o el de sementales _ bottom or top… Los primeros, las yeguas, acuden antes al club en el que se realiza la fiesta, y allí, ayudados por los “mozos de caballeriza”, se desnudan completamente y se colocan una capucha que les cubre los ojos. Cuando se abren las puertas del local para los sementales, todas las yeguas están ya desnudas y a merced _ quelle étrange conception du rapport amoureux ! _ de los deseos de éstos. Pueden usarlas _ le terme est très parlant ! à l’ère du triomphe de l’utilitarisme ! _ sexualmente como deseen : con las yeguas que han elegido la capucha de color blanco deben respetar las reglas del sexo seguro ; con las que, por el contrario, han elegido el color rojo, los sementales tienen libertad para actuar como prefieran. Los “mozos de caballeriza”, repartidos por todo el local, son los encargados de vigilar ese cumplimiento y de retirar del “mercado” a las yeguas que deseen abandonarlo.

    …

    A las fiestas de Berlín, que se ­celebran en el club Kit-Kat, acuden aproximadamente 200 personas, repartidas con bastante equilibrio entre sementales y yeguas. Hay sobre todo dos grandes espacios, amueblados con gruesos colchones de cuero negro, en los que los sementales montan a las yeguas, enmarañados unos y otros en figuras corporales interminables. Pero también en la barra del local o en las zonas más calmadas puede ­verse a una yegua arrodillada ante el semental, complaciéndole, mientras éste charla con otro o bebe una copa.

    …

    El Mercado de las Yeguas —dicen sus organizadores— no se rinde ante ningún moralismo. Es una exaltación _ una entre otras ? _ del erotismo masculino homosexual que no renuncia a lo primario, a lo instintivo _ mais il n’existe pas d’instincts humains ; seulement des pulsions ! _, a lo atávico. Sus leyes son, dulcificadamente, las del sadomasoquismo _ tiens donc ! _ : poseer o ser poseído, dominar o someterse, imponer la propia voluntad o anularla completamente. Los ­asistentes tienen una media de edad alta, en torno a los 40 años, pero la tipología es diversa : desde cuerpos desastrados y fofos hasta jóvenes musculados.

    …

    Camilo F., un colombiano de 33 años que vive en Berlín, acude siempre a las fiestas del Kit-Kat y a las que se celebran en Leipzig, a una hora de viaje desde la capital. En 2017, según se anuncia rigurosamente en la página web del Mercado de las Yeguas (FickstutenMarkt), se habrán celebrado 15 sesiones entre las dos ciudades. “A veces me gusta ser yegua y a veces semental, no tengo un rol estricto”, dice Camilo. “En Leipzig, donde no me conoce nadie, suelo ser yegua, y en Berlín prefiero ser semental porque me encuentro con algunos amigos. Supongo que esa división tiene que ver con un análisis todavía machista _ tiens donc ! _ de la sociedad, donde es más respetable _ est-ce là le mot juste ?..  _ ser el que domina. Pero las sensaciones son igual de poderosas en uno y otro caso, y no me avergüenzo de ninguna de ellas. Me siento completamente vivo _ tiens donc ! _ en esas fiestas”.

    …

    Camilo asegura que en cada sesión del Mercado suele tener una media de 10 parejas sexuales, aunque cuando se desempeña como yegua, cegado por la capucha, no puede asegurar cuántas de ellas han sido distintas. “Sé perfectamente que en los días de Leipzig tengo relaciones con hombres por los que, en una situación normal, sentiría casi repulsión _ ah ! Pero justamente eso _ tiens donc ! _ es lo que hace este juego sexual fascinante : la transgresión de todas las convenciones del deseo, la aceptación de valores primitivos”.

    …

    Josep Maria Miró escribió una pieza de microteatro que arranca de este escenario y enfrenta a un hijo-yegua con su madre cuando ésta descubre su secreto. La obra se ha representado con éxito en Miami o en Venezuela, desde donde Eduardo Fermín, su director, habla con entusiasmo de la sordidez _ quelle belle association ! _ y oscuridad del texto. “Vi a muchos espectadores llorar y hablé con personas que salían asombradas porque desconocían _ ah ! _ que esos lugares existen. No hacían juicios de valor, sólo sentían compasión por los personajes”.

    …

    Durante la embriaguez de la fiesta, sin embargo, la compasión parece un sentimiento inoportuno : convienen más la euforia _ mais de quelle espèce ? sadique ? trash ?.. _ y la ­lujuria.

    …

    …

    Bien sûr, sadisme et masochisme sont des composantes importantes des pulsions humaines. De là à en faire une « fête » !?!

    …

    Mais pourquoi les lier à ce point à de telles pratiques homosexuelles,

    et collectives, qui plus est ?..

    …

    Ces clichés puritains masochistes et sadiques tiennent facilement, aussi, la une des médias…

    …

    …

    Ce mercredi 14 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Ecouter la Rencontre à la Maison de la Poésie entre Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel le 14 juin 2017

    A l’occasion de la parution _ au mois de mai 2017 _ d’un numéro _ le numéro 1057 _ de la Revue Europe en grande partie à eux consacré,

    eut lieu, à la Maison de la Poésie à Paris, le 14 juin 2017, et modéré par Jean-Baptiste Para,

    un passionnant échange entre deux très puissantes _ et dissemblables _ personnalités de notre littérature,

    et amis très fidèles depuis leur année de Terminale de lycée à Brive-la-Gaillarde :

    Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel.

    …

    En voici le bien intéressant podcast.

    …

    …

    Ce samedi 10 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La très touchante magie poétique des expos « A boire et à manger » et « A table ! » à la galerie Arrêt sur l’Image de Nathalie Lamire-Fabre à Bordeaux

    Le jeudi 11 janvier 2018 dernier,

    eut lieu à la passionnante galerie Arrêt sur l’Image, que dirige, 45 Cours du Médoc, à Bordeaux, Nathalie Lamire-Fabre,

    le vernissage de la double _ très poétique _ exposition suivante, qui se tiendra du 11 janvier au 24 février 2018 :

    …

    …

    A BOIRE ET A MANGER

    &

    A TABLE !

    …

    …
    Photographies de Bernard Plossu

    &

    Photographies trouvées _ mais oui ; et rassemblées par cette phénoménale collectionneuse qu’est, à Liège, Véronique Marit _ de la collection Véronique Marit

    …

    …
    Depuis plus de quarante ans,

    Bernard Plossu parcourt le monde, son 50mm _ quasi en permanence _ en bandoulière,

    et partage ses images _ infiniment _ poétiques dans des dizaines _ le chiffre est encore faible _ de livres _ plus _fascinants _ les uns que les autres ; et de formats et épaisseurs très divers ; et quelques uns en couleur (Couleur Fresson)…

    …

    Cette fois-ci,

    avec cette exposition A boire et à manger,

    il dévoile un aspect plus inattendu de sa personnalité, mais qui est aussi un des grands plaisirs du voyage, celui de la découverte d’une autre culture _ c’est en effet surtout cela qui l’intéresse, et à l’infini ; davantage que la gourmandise culinaire proprement dite : Bernard est en effet un sobre, plutôt frugal _ à travers sa cuisine.

    Son amie de toujours Claude Deloffre, auteur de  livres de cuisine et de voyages, l’accompagne dans ce livre de partages _ voilà ! _ qu’elle  parsème de recettes inattendues.

    …

    …

    A table ! dévoile une nouvelle sélection de photographies de l’impressionnante _ en effet ! _ collection privée _ à Liège _ de Véronique Marit.

    …

    « C’est tout le _ XXéme _ siècle qui défile _ en effet _ d’image en image _ magnifiquement repérées et choisies par ce regard affuté et superbement exigeant (et lui-même ultra-gourmand !!! ) de la collectionneuse _, de mutation en mutation, la vie change de fond en comble, mais ce qui reste immuable _ voilà qui demanderait probablement un peu plus de circonspection, aujourd’hui ; et c’est bien là-dessus que, justement, Nicolas Magie s’interroge… _, c’est l’appétit » _ des Français, quand ils sont vraiment à table _,

     écrit Paul Fournel, en un extrait de l’Avant-propos au livre.

    …

    …

    Les photographies tirées de deux ouvrages – A BOIRE ET A MANGER – A TABLE ! – s’inscrivant dans la _ passionnante ! _ collection LES CARNETS,

    une collection – mise au point _ c’est à noter ! _ avec Bernard Plossu lui-même – qui se propose de revisiter _ avec la plus grande attention _ les archives d’un photographe ou d’un collectionneur

    et d’en extraire des séries thématiques : voilà ! _ aux EDITIONS YELLOW NOW _ dirigées, à Liège, par l’excellent Guy Jungblut.

    …

    …

    Et hier, jeudi 8 février,

    le chef _ du fameux Saint-James, à Bouliac _ Nicolas Magie,

    et moi-même, philosophe (et ami de Bernard Plossu), Francis Lippa,

    …

    avons été conviés par l’hôtesse magnifique de ce lieu d’art si vivant _ et très ouvert _ à Bordeaux, Nathalie Lamire-Fabre,

    à venir présenter ces deux très belles expositions de photographies

    à la caméra de FR3 Aquitaine,

    en répondant aux très pertinentes questions de Candice Olivari.

    …
    …

    En voici donc, ici, le résultat filmé

    tel qu’il a été monté et présenté ce vendredi à 13 heures par FR3 Aquitaine

    en cette un peu évocatrice séquence de presque deux minutes

    _ qui demeure, après montage, du très long moment passé à nous filmer en train de regarder vraiment les photos, et dire quelques mots de nos impressions, sur le champ.

    …
    …

    Notre visite attentive _ avec la loupe quand besoin était _ de ces deux expositions _ de photos parfois de très petit format : en particulier pour les photos anciennes réunies par Véronique Marit ! _ a  été _ vraiment _ passionnante,

    le regard expert, infiniment sensible et extrêmement précis _ et merveilleusement sympathique, je dois y insister… _ de Nicolas Magie étant particulièrement bienvenu,

    en soulignant la dimension conviviale (et souriante, ravie, heuresse) de tout repas _ y compris ceux pris au restaurant ! face aux plaisirs attendus, par les convives rassemblés autour de la nappe, de la gourmandise à venir…

    La nappe blanche : une zone ultra-sensible et envoutante de convivialité festive…

    …

    Cela s’avérant aussi _ et même alors sans nappe blanche réunissante ! _

    dans les photos prises bien loin de la France, ou de son cher bassin méditerranéen, par Bernard Plossu,

    jusque dans le sauvage grand Ouest américain

    _ la thématique n’étant plus alors celle d’« A table !« ,

    mais, un peu plus largement, et en une dynamique tout aussi électrisante d’appétits, « A boire et à manger« .

    …

    …

    La curiosité amène le spectateur de l’exposition,

    mis en situation de dialogue serein avec l’image,

    à s’interroger un peu plus avant _ que ce qu’offre la seule surface immédiatement apparente de cette image _,

    d’abord sur le moment et sur le lieu où fut prise la photo ;

    mais aussi, et par un rappel improvisé _ là immédiatement, à la seconde et sur le champ _ de sa propre expérience, à creuser, pour comparaison, un peu plus loin, sa propre imageance…

    _ j’emprunte ce concept d’imageance à mon amie (LA philosophe de l’image !) Marie-José Mondzain ;

    cf la vidéo de mon entretien avec elle le 7 novembre ternier au Théâtre du Port-de-la Lune.

    …

    …

    Bernard Plossu, quant à lui, répugne,

    et cela, tant sur la page du livre que sur la cimaise du lieu d’exposition,

    à légender ses photos

    _ il faudra donc, tant au lecteur qu’au spectateur de l’expo, se reporter aux notes de fin du livre et au catalogue de l’exposition, quand ce dernier existe, pour satisfaire sa curiosité spatio-temporelle quant à l’origine circonstancielle (anecdotique ?) de la prise de la photo _,

    de façon à amener le regard ici et maintenant du spectateur

    à se concentrer exclusivement sur ce que vient lui offrir, hic et nunc,

    par ce seul face à face _ exclusif de tout ce qui pourrait en détourner matériellement _ avec l’image présentée :

    la photo,

    en sa singularité spatiale mais aussi temporelle, poétique, tout spécialement

    _ en la quotidienneté même, voire surtout ! de la situation ainsi saisie par le regard et le geste du photographe, en sa plénitude et richesse profuse de significations,

    et non en quelque événement tant soit peu exceptionnel, extraordinaire, ou seulement pittoresque… :

    là réside la différence que j’ai soulignée en mon commentaire bricolé audible au film, entre l’idiosyncrasie de Bernard Plossu, et le classique et presque trop connu « instant décisif«  d’Henri Cartier Bresson… _,

    et à trouver en lui-même (c’est-à-dire en sa propre imageance _ suscitée et mise en mouvement par l’émotion _ de regardeur)

    avec quoi faire dialoguer celle-ci,

    de manière on ne peut plus ouverte _ amusée, ludique, joyeuse : en un minimum d’empathie et sympathie… _,

    au lieu de se disperser et engluer _ et se perdre _ dans la lecture _ pré-mâchée, et stéréotypée _ des cartouches,

    et se raccrocher trop facilement et paresseusement à quelque cliché concernant le lieu ou le moment

    ainsi trop vite _ par pur réflexe courant les rues _ identifiés…

    …

    L’imageance sollicitée et gentiment provoquée, par l’éblouissement attendri ou amusé de l’image

    devant elle-même, et à son tour, poétiquement vagabonder et danser, flotter, se déplacer par ses propres ressources :

    au singulier de sa singularité ….

    …

    Bref, il s’agit pour le photographe

    donnant à regarder ainsi ses photos

    d’engager

    qui croise ses images

    à un dialogue ludique et poétique d’émotions et d’imageances,

    entre sa propre imageance de photographe à l’instant de la saisie de cette vue-ci,

    et l’imageance ouverte _ elle-même, à son tour, ludique et poétique _, du regardeur, ici et maintenant.

    …

    …

    Soit un échange généreux d’instants d’éternité

    empruntés à ce que vient offrir la trame même du temps

    de nos vies respectives.

    …
    …

    Ce vendredi 9 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    Pour prolonger l’aperçu sur l’œuvre _ immense _ du grand Bernard Plossu,

    se reporter encore à mes précédents articles de fond _ et avec images _ sur ce blog,

    celui du 27 janvier 2010 : L’énigme de la renversante douceur Plossu : les expos (au FRAC de Marseille et à la NonMaison d’Aix-en-Provence) & le livre « Plossu Cinéma » » 

    et celui du 16 février 2014 : « la justesse ludique d’un photographe « à l’air libre » : Bernard Plossu en deux entretiens, « L’Abstraction invisible », avec Christophe Berthoud ; et la conversation avec Francis Lippa, dans les salons Albert-Mollat, le 31 janvier 2014

    …

    ainsi qu’au podcast de mon très riche et détaillé entretien du 31 janvier 2014 avec Bernard Plossu dans les salons Albert-Mollat,

    à l’occasion de la présentation de son très éclairant _ sur tout son parcours de photographe depuis sa jeunesse _ livre d’entretiens avec Christophe Berthoud, L’Abstraction invisible.