Catégorie : Rencontres

  • La délicieuse garbure de Jean-Bernard Hourçourigaray à Esquiüle

    Hier soir, à l’émission Des Racines et des ailes consacrée au Béarn et à la Bigorre,

    très heureuse surprise de retrouver, en compagnie du chef Christian Etchebest, le chef Jean-Bernard Hourçourigaray, chez lui,

    à l’excellente auberge « Chez Château« , à Esquiüle _ premier village basque encore en zone béarnaise, et sur sa belle crête panoramique, en venant d’Oloron _, à côté du fronton.

    …

    Les deux dernières fois que je suis venu à Oloron,

    j’ai pris grand soin de commencer par revenir déjeuner, le mercredi 11 mai 2016 et le mercredi 17 mai 2017, « chez Château », à Esquiüle,

    reçu par le patron, Jean-Bernard Hourçourigaray, et me régalant, outre de l’excellent menu, de sa délicieuse garbure !

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    Le mercredi 11 mai 2016 est d’autant plus aisément mémorable qu’aux environs de 12h 45, s’est produite l’étrange secousse d’un _ léger, mais bien sensible _ tremblement de terre…

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    Le podcast (de 3′ 28) d’un extrait de l’émission d’ hier soir

    permet de contempler ce sublime paysage des ondulations si vertes de ce magique coin du Béarn ; et de se souvenir délicieusement du fumet et du goût incomparable de cette garbure…

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    Ce jeudi 8 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

  • Denis Podalydès lisant la Divine Comédie de Dante dans la traduction fluide et chantante de René de Ceccatty

    Denis Podalydès a donné le 24 janvier dernier, à la Maison de la Poésie, à Paris, une magnifiquement expressive _ et sobre : sans maniérisme ni pathos _ lecture d’extraits choisis de la Divine Comédie de Dante,

    dans la nouvelle traduction _ fluidissime et éminemment poétique !!! _ que vient d’en donner René de Ceccatty, dans la collection Points-Seuil. 

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    Pour commenter cette traduction,

     

    outre les 86 pages de la très précise et détaillée préface de René de Ceccatty pour sa traduction en cette édition Points-Seuil,

    se reporter au détail explicatif passionnant du podcast de mon entretien avec René de Ceccatty au Studio Ausone le mardi 27 octobre dernier.

    …

    Ainsi qu’au commentaire d’expert de Carlo Ossola ;

    cf mon article du 12 janvier 2018 :

    la recension italienne par Carlo Ossola de la traduction en français par René de Ceccatty de la Divine Comédie de Dante.

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    Ce mercredi 7 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La cohérence du blog : Jocelyn Benoist, Martine de Gaudemar et le statut de réalité des personnages de fiction (ou pas)

    Ecoutant jeudi dernier 1er février, au Studio Ausone, Jocelyn Benoist

    présenter en une superbe passionnante conférence de nouvelles réflexions-analyses à partir de son plus récent ouvrage, L’Adresse du réel

    (qui vient de paraître aux Éditions Vrin, et dans l’horizon _ et critique ! _ des thèses de son collègue Markus Gabriel : cf de celui-ci Pourquoi le monde n’existe pas !),

    _ de ce L’Adresse du réel, voici le texte de la Quatr!ème de couverture : « Le début du XXIe siècle a été marqué par le retour du réalisme en philosophie. Sous ce nom, on trouve cependant des doctrines et attitudes variées. Ce livre en propose une évaluation critique et développe une interrogation sur la signification de cette exigence réaliste. Il défend l’idée que, s’il faut maintenir la fonction critique, donc de départage, de la notion de « réalité », son sens n’implique pas qu’on doive ou puisse lui attribuer une adresse fixe, mais au contraire l’exclut. Il faut faire droit au caractère intrinsèquement contextuel du réel. Il faut également lui reconnaître une irréductible pluralité de dimensions, qui fait des expériences esthétique – requalifiée comme poétique – ou morale aussi bien qu’épistémique autant d’épreuves essentielles du réel.« … _,

    …

    me vient assez vite à l’esprit le beau livre que Martine de Gaudemar_ que nous avions reçue, toujours pour notre Société de Philosophie de Bordeaux, dans les salons Albert-Mollat le 11 décembre 2012 _, avait consacré à La Voix des personnages (le livre était paru aux Éditions du Cerf le 11 mai 2011).

    …

    Me souvenant très clairement que j’avais consacré un article _ voici un lien à celui-ci : Le chantier de liberté par l’écoute du sensible, de Martine de Gaudemar en son justissime « La Voix des personnages »… _ à cet ouvrage qui m’avait captivé,

    je recherche cet article mien dans l’archivage bien commode de mon blog En cherchant bien _ sur le site de la librairie Mollat _,

    et le trouve instantanément, à la date du 25 septembre 2011.

    …

    Mais surtout je découvre que l’ouverture de cet article mentionne, et à un double titre, le nom de Jocelyn Benoist ! :

    …

    « Sur le conseil de l’amie Fabienne Brugère,

    je viens de lire _ avec enthousiasme ! _ les 451 pages de l’excellent (dynamisant !) La Voix des personnages de Martine de Gaudemar, paru en mai dernier _ 2011 _ aux Éditions du Cerf,

    dans la collection dirigée par Jocelyn Benoist ;

    …

    lequel _ d’autre part _ viendra ouvrir la saison 2011-2012 de notre Société de Philosophie de Bordeaux (ce sera le mardi 11 octobre _ 2011 _, à 18 h 00, dans les salons Albert-Mollat, rue Vital-Carles), sur le sujet « Voir, vu, visible«  ;

    …

    de Jocelyn Benoist, les derniers travaux parus _ du moins à cette date (de l’article) du 25 septembre 2011 _, aux Éditions du Cerf,

    sont,

    outre le tout dernier Éléments de philosophie réaliste, paru, lui, le 1-6-2011 aux Éditions Vrin,

    Concepts _ Introduction à l’analyse (paru le 28-7-2010), et Sens et sensibilité _ L’Intentionalité en contexte (paru le 12-9-2009)« …

    …

    …

    Et en cherchant un peu encore parmi les archives des articles de mon blog En cherchant bien,

    …

    je découvre encore,

    au sein cette fois de mon article Créer versus s’adapter : l’urgence du comment contrer la logique mortifère du totalitarisme des normes d’existence, selon Roland Gori dans son si juste « La Fabrique des imposteurs » du 25 janvier 2013,

    cette incise-ci (à propos des _ décisifs et complexes _ processus de subjectivation des individus humains) :

    …

    « Quand je parle _ et c’est ici Roland Gori qui s’exprime _ dans les chapitres précédents de « fabrique des subjectivités », je me réfère essentiellement aux travaux de Foucault qui considère le sujet et l’individu comme un produit des techniques de subjectivation

    _ cf aussi (et là c’est moi qui commente), sur les processus de « subjectivation« , le travail passionnant de Martine de Gaudemar, dans son très riche La Voix des personnages ; cf aussi le podcast de la présentation par elle de ce livre à la librairie Mollat, le 11 décembre dernier (c’est-à-dire le 11-12-2012) ; ainsi que mon article du 25 septembre 2011 : Le chantier de liberté par l’écoute du sensible, de Martine de Gaudemar en son justissime « La Voix des personnages »… ; mais Martine de Gaudemar envisage elle aussi, comme Roland Gori (et comme Donald Winnicott), le processus de subjectivation (de la personne infiniment en gestation), comme un « jeu » qui doit résolument être ouvert à l’accomplissement en partie aléatoire des personnes ; comme un« jeu » « artiste« … ; à contre-pied d’une quelconque « bovarysation« , dans les rapports du sujet aux « personnages«  (les fictifs comme les réels, mais ces derniers eux aussi toujours en partie fantasmés…) que celui-ci, le sujet, est amené à plus ou moins volontairement, mais d’abord pulsionnellement, forcément, fréquenter… _,

    autrement dit des modes de civilisation et de pouvoir qui le font apparaître _ lui, le sujet et l’individu _ autant qu’ils le soumettent« …

    …

    Et j’apprends par là-même aussi la date de la réception chez Mollat, et pour notre Société de Philosophie de Bordeaux, de Martine de Gaudemar pour ce beau livre : ce fut le 11 décembre 2012…

    …

    …

    Bref, tout cela paraît très cohérent ! Le blog conservant les traces de ce qui fut un jour noté…

    …

    Et, au-delà de la question du statut de réalité des personnages clairement de fiction,

    le sujet humain comporte, en puissance au moins, une essentielle ouverture-plasticité existentielle empruntant à l’ordre du fantasmatique et du fictionnel…

    …

    …

    Ce dimanche, 4 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La justesse de l’immanentisme du décentrement et de l’élévation d’Etienne Bimbenet en son passionnant Complexe des trois singes _ essai sur l’animalité humaine

    Simplement,

    ce _ court, pour une fois (urgence obligeait) _ très amical échange de courriels avec Etienne Bimbenet à propos de son très riche et lucidissime Complexe des trois singes _ essai sur l’animalité humaine (paru le 5 octobre dernier aux Éditions du Seuil),

    le 28 janvier dernier :

    …

    mon envoi, à 8 h 50,

    intitulé Pour te féliciter et te remercier de la justesse de ton immanentisme du décentrement et de l’élévation :

    …

    …

    Cher Etienne,

    …

    bousculé que je suis par mes diverses activités et urgences,

    …

    j’achève à l’instant de lire, dans ton très précis et passionnant Complexe des trois singes,
    ton Pour un anthropocentrisme élargi (soit ce qui constitue ta deuxième partie, pages 209 à 331) ;
    avec ton chapitre 1, ou Introduction (Un zoocentrisme, pages 9 à 36)
    et ta conclusion (pages 333 à 340)…

    …

    Je tâcherai de lire un peu plus tard les trois chapitres (Un naturalisme, Un moralisme, Une antimétaphysique)
    de ta première partie, Un nouveau fétiche (pages 37 à 208) _ sur lesquels, pour parer au plus pressé, j’ai hélas pour le moment fait l’impasse…

    …

    Eh bien, j’applaudis à la magnifique justesse de tes raisonnements comme à la parfaite probité de ta démarche (en permanence réflexive),
    dont je me sens, très humblement, parfaitement solidaire.

    …

    En un immanentisme du décentrement et de l’élévation, par minuscules mais très efficients degrés, d’un humanisme hyper-lucide
    et en permanence auto-critique,
    et en ferme et radicale opposition, en ses paris que je partage (!), aux divers cynismes égocentrés et strictement utilitaristes
    qui tiennent maintenant le haut du pavé et écrasent le paysage idéologique…

    …

    Sois assuré, cher Etienne, de ma solide amitié,
    si besoin était de m’en ré-assurer en te lisant, livre après livre, ainsi,

    …

    Francis
    et peut-être à jeudi prochain, si jamais tu es _ mais probablement pas… _ à Bordeaux pour la conférence de Jocelyn Benoist

    …

    Et la réponse d’Etienne, le même jour à 11 h 37 :

    …

    …

    Merci mon cher Francis pour ce gentil mail. Tu es le lecteur idéal, sincère, honnête et juste ! Celui que tout un chacun rêverait d’avoir !
    Avec toute mon amitié,
    Etienne

    …

    …

    Ce livre riche et passionnant

     

    …

    dont voici la quatrième de couverture :

    « Quelque chose a changé dans notre rapport aux animaux. La « cause animale » est à l’ordre du jour, et le vivant humain est désormais plus essentiellement animal qu’humain. Cela s’appelle un zoo-centrisme : au centre de notre humanité, l’animalité. En apparence, nous avons tout à gagner à cette nouvelle image de l’homme. Elle nous vient de la biologie de l’évolution, qui nous a situés, quelque part dans l’ordre des primates, en bonne compagnie avec nos cousins les grands singes. Elle est aussi un appel à réformer et à moraliser nos relations avec les animaux que nous exploitons : on respecte d’autant mieux qui nous ressemble. Enfin l’animalité humaine fait de nous des esprits forts, qui ont su en finir avec les dualismes et les grands partages métaphysiques d’antan. Bref : c’est à tous égards une pensée progressiste, car ouverte à la science, généreuse envers les animaux, et philosophiquement éclairée. Il se pourrait pourtant que ces raisons d’en finir avec la différence homme-animal ne soient qu’un ensemble de pensées bancales qui, entre oubli des sciences humaines, réduction de la vie humaine à sa seule vulnérabilité et déni de ce que nous vivons en première personne, composent finalement le portrait idéologique d’un progressisme stérile. Pouvons-nous échapper au « complexe des trois singes », ces trois façons de méconnaître ce que nous vivons et faisons comme vivants humains ? Et pouvons-nous imaginer un progressisme de vérité conscient de tout ce que nous devons aux animaux sans pour autant renier ce que nous sommes ? »

    …

    est, en effet, un modèle de probité de la recherche la plus ouverte et pointue _ et la mieux actualisée _, de l’analyse la plus fine et détaillée, et de la réflexion la mieux critique et auto-critique permanente, qui soient

    en philosophie de l’anthropologie.

    …

    Une entreprise et un chantier plus qu’indispensables…

    Et qui poursuit l’enquête qu’ont marquée les deux ouvrages précédents d’Etienne,

    que sont L’Animal que je ne suis plus (paru le 6 octobre 2011, dans la collection Folio-Essais aux Éditions Gallimard)

    et L’Invention du réalisme (paru le 6 mars 2015, aux Éditions du Cerf) ;

    ouvrage pour lequel j’avais reçu Etienne pour notre Société de Philosophie de Bordeaux, dans les salons Albert Mollat, le 6 décembre 2016 ;

    et dont voici un lien au podcast.

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    Notre Société de Philosophie de Bordeaux recevra, pour ce nouveau livre important qu’est ce Complexe des trois singes _ essai sur l’animalité humaine, Etienne Bimbenet mardi 13 février prochain à 18 heures à la Station Ausone,

    8 rue de la Vieille-Tour.

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    Ce samedi 3 février 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa