Catégorie : Rencontres

  • Quelques utiles petits repères biographiques concernant, à Navarrenx sous l’Occupation, les activités d’Henriette Verdalle, ses proches et ses protégés, au Vieux Logis…

    Voici, ce jour, quelques petits utiles repères biographiques concernant, à Navarrenx sous l’Occupation, les activités très méritoires d’Henriette Verdalle, ses proches et ses protégés, au Vieux Logis…
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    Depuis le mois d’avril 2013, suite à mon entrée en retraite de l’Éducation Nationale le 12 décembre 2012, et disposant désormais pleinement de tout mon temps pour mener des recherches suivies,
    j’ai entrepris des recherches sur le parcours de vie sous l’Occupation (du 7 juin 1942 au 30 septembre 1944 – dates de son départ de et de son retour à Bordeaux – ) de mon père le Dr Benedykt Lippa – Stanislaus, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006 –
    – cf là-dessus mon riche article récapitulatif (avec des liens utiles à 9 précédents articles jalonnant ma recherche) en date du 30 août 2024 https://encherchantbien.fr/recueil-actualise-darticles-sur-le-parcours-en-bearn-dont-le-camp-de-gurs-du-dr-benedykt-lippa-1914-2006-entre-le-7-juin-1942-et-le-30-septembre-1944-les-gte-du-camp-de-gurs-marcel-brenot/ – ;
    et je me suis employé à recueillir, parfois sur le terrain, souvent par échanges téléphoniques ou de courriels, de précieux témoignages complètement inédits tant sur le camp de Gurs, par lequel est passé mon père à partir du mois de juillet 1942, que sur la vie à Navarrenx sous l’Occupation, autour des Verdalle.
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    Et, à partir de là, au fil de mes contacts et des informations que je recueillais, également sur la vie de la famille Verdalle (l’arrière-grand-père Paul Verdalle – Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – possiblement Navarrenx, 19 mars 1948 – , la grand-mère Henriette Verdalle – Navarrenx, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988 – , le père André Laclau-Barrère – Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001 – des jumeaux Didier et Régis Laclau-Barrère – nés à Bayonne le 31 mars 1976 – avec lesquels j’ai un contact amical ), qui, à Navarrenx, avaient hébergé au domicile d’Henriette Verdalle, le Vieux Logis, dans le Faubourg de Navarrenx, un interné lui aussi du camp de Gurs, François-Frédéric Wachsner – Ohlau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958 – , qui lui aussi, comme mon père à Oloron chez le Professeur Pierre Klingebiel – Bordeaux, 11 juillet 1896 –  Talence, 24 mars 1984 – , a bénéficié d’un contrat de travail de complaisance grâce aux bons soins du commandant de GTE Marcel Brenot –Saint-Laurent-lès-Mâcon, 18 juillet 1893 – Voisin-le-Bretonneux, 1er janvier 1986 – ,
    j’ai recueilli ainsi des témoignages 
    _ de Mirentxu Martin, la mère de Didier et Régis Laclau-Barrère, tout particulièrement, à laquelle j’ai plusieurs fois rendu visite chez elle à Hendaye ;
    _ de Nelly Jamet Cassin –née à Paris le 8 septembre 1932 – , hébergée avec ses parents Pierre et Hélène Cassin et son frère Jacques à Navarrenx de 1940 à 1942-43, et que j’ai rencontrée chez elle à Chaville le 12 juin 2015, le jour où Didier Laclau-Barrère et son épouse Sophie étaient conviés, en même temps que les enfants de Nelly ;
    _ de divers habitants de Navarrenx,
    dont Babeth Lacrouts-Pédelaborde – Navarrenx, 12 juin 1932 – Oloron, 12 mai 2019 – , condisciple de Nelly Cassin à l’école communale de Navarrenx,
    ou Henri Carsuzaa – Navarrenx, 6 décembre 1926 – Navarrenx, 12 mai 2024 – , condisciple d’André Laclau-Barrère jusqu’au lycée de l’Immaculée Conception à Pau, avec lequel je me suis entretenu deux heures durant chez lui, à Navarrenx, le 11 mai 2016…
    …
     
    Bien sûr, il est délicat de s’introduire ainsi dans la vie la plus intime de personnes qui ne sont pas de votre famille,
    mais au-delà de mon désir d’en connaître davantage sur le parcours de mon père, un taiseux, sous l’Occupation en Béarn (Gurs, Oloron, Louvie-Juzon, Jurançon, etc.),
    c’est à partir de ce que Bruno Le Marcis m’a appris des activités complexes de son parent Marcel Brenot (commandant du 182e GTE du camp de Gurs, puis du 526e GTE d’Oloron),
    suite à sa découverte des archives personnelles de celui-ci, au moment du décès de sa belle-mère Denise Brenot – Montrichard, 18 septembre 1925 – Voisin-le-Bretonneux, 27 novembre 2014 – , une des filles jumelles de Marcel Brenot ;
    l’autre jumelle étant Huguette Brenot – Montrichard, 18 septembre 1925 – Angers, 3 juin 2018 – , laquelle, interrogée alors par Bruno Le Marcis sur ses souvenirs de sa vie en Béarn entre 1940 et 1943, parlera avec quelques passionnants détails de Navarrenx, de l’amitié entre Marcel Brenot et Henriette Verdalle, ainsi que de la famille de Pierre Cassin que Henriette Verdalle à aidés,
    que je suis plongé dans la recherche de tout ce qui concernait les activités alors d’Henriette Verdalle…
    …
    De même que Marcel Brenot – cf aussi le très précieux document, très détaillé, notamment à partir de ses archives familiales, réalisé par Bruno Le Marcis sur le passage en Béarn, du 19 juin 1939 au 20 juin 1943, du commandant Marcel Brenot… – a aidé mon père en lui fournissant un contrat agricole de pure complaisance à Oloron auprès du Professeur de Philosophie Pierre Klingebiel – Bordeaux, 11 juillet 1896 – Talence, 24 mars 1984 – , 
    de même Marcel Brenot a donné un semblable contrat de travail de complaisance à François-Frédéric Wachsner, avocat berlinois, lui permettant de s’exfiltrer, lui aussi, du camp de Gurs, en allant résider, lui, à Navarrenx, au Vieux Logis, chez Henriette Verdalle, afin de donner des cours d’allemand à son fils André qui préparait à son domicile le bac,
    de la même façon que Pierre Cassin – Paris, 9 août 1910 – Paris, 26 juillet 2000 – , lui aussi avocat, au Vieux Logis du Faubourg de Navarrenx, donnait à André des cours de Français.
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    Ce mardi 4 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Accéder à nouveau à l’œuvre d’Olivier Greif (1950 – 2000) via le CD « coincidentia oppositorum – Bach – Greif – Liszt » d’Aline Piboule, après le CD « Danse des morts » de L’Atelier de Musique dirigé par Pierre Dumoussaud : la profonde et fondamentale intégrité musicale d’Aline Piboule en son jeu, comme en la composition maîtrisée de ses programmes…

    Hier mardi 21 juillet, en fouillant parmi les riches bacs de mon disquaire préféré, je suis tombé sur un CD d’Aline Piboule, pianiste que j’affectionne tout particulièrement, le CD Artalinna ATL A044 « coincidentia opposotorum – Bach – Greif – Liszt » – enregistré à l’Arsenal de Metz du 26 au 29 avril 2023 – , qui ne figurait pas jusqu’ici dans ma discothèque personnelle, et que je me suis empressé, bien sûr, d’acquérir et écouter – à écouter aussi ici en son intégralité… 

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    Olivier Greif (Paris, 3 janvier 1950 – Paris, 13 mai 2000) n’est pas un compositeur dont la fréquentation de l’œuvre m’est familière, même si je possède un CD à son « Danse des morts » consacré – en regarder ici la vidéo d’une brève (1′ 56) mais intéressante présentation par les interprètes : Pierre Dumoussaud, Philippe Hattat, Edwin Fardini… – , le CD B Records LBM 035 – enregistré Live à Deauville le 1er mai 2021 – ,

    qu’abordait circonstanciellement, à partir du nom du pianiste Philippe Hattat, mon article « Comment ma curiosité et le nom de Philippe Hattat m’ont conduit à la découverte de l’oeuvre d’Olivier Greif (1950 – 2000) » en date du 14 avril 2022,

    un article qui donnait aussi à écouter, au passage, les « Chants de l’âme » d’Olivier Greif :

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    Comment ma curiosité et le nom de Philippe Hattat m’ont conduit à la découverte de l’oeuvre d’Olivier Greif (1950 – 2000)

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    Comment ma curiosité et le nom de Philippe Hattat

    m’ont conduit à la découverte de l’œuvre d’Olivier Greif (1950 – 2000) :

    …

    c’est un article de ResMusica « Le label b-records lance la plateforme de streaming b-concerts » d’avant-hier 12 avril, qui m’a mené à un autre article – signé Jean-Christophe Le Toquin – du même site ResMusica du 5 avril 2020,

    intitulé, lui, « Les chants de l’âme d’Olivier Greif par Marie-Laure Garnier« ,

    qui m’a mené, lui, au nom du pianiste Philippe Hattat.

    …

    Ce qui m’a immédiatement ramené,

    au delà et en-deçà de mon article du 1er septembre 2020 « « ,

    à mes articles de recherches ravéliennes de juillet et septembre 2019,

    qui ont bénéficié de très bienvenus apports de la curiosité (et très aimable aide à ma recherche) de Philippe Hattat – ce fut le 13 juillet 2019, puis le 25 septembre 2019 –

    …

    d’abord à celui-ci, très important, du 15 juillet 2019, «  «  ;

    …

    et puis à ceux-là, des 24 et 30 septembre 2019 :

    « « 

    et surtout « « 

    …

    Voilà les raisonnements et démarches – en rhizomes – qui m’ont donc conduit à découvrir – enfin ! comment avais-je pu jusqu’ici passer à côté ?.. – la musique majeure d’Olivier Greif,

    et, qui plus est, grâce à des enregistrements discographiques comportant la présence au piano de Philippe Hattat

    …

    Illico presto, hier, j’ai pu mettre la main sur le CD B-Records LBM 035 de la « Danse des morts » ;

    …

    et ce jour, je vais chercher en chasse – hélas en vain… – d’un exemplaire du CD B-Records LBM des « Chants de l’âme » d’Olivier Greif

    …

    Mais voici, déjà, de quoi écouter, de ces « Chants de l’âme » d’Olivier Greif,

    ses 9 moments,

    sur des poèmes de Poètes métaphysiciens anglais, dont John Donne – que j’aime tant ! – ,

    ainsi que le plus tardif William Blake 

    …

    1 The Tyger 3’ 08
    2 Deniall 5’ 49
    4 Sic Vita 2’ 44
    6 Virtue 4’ 11
    7 Song 4’ 09
    8 Mortification 8’22
    9 Peace 6’ 08

    …

    Et, en bonus,

    toujours d’Olivier Greif,

    son « Tombeau de Maurice Ravel » pour Piano à 4 mains (d’une durée de 17′ 36) ;

    …

    ce qui s’impose ici…

    …

    À suivre…

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    Ce jeudi 14 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

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    À ce CD Artalinna ATL – A044 « coincidentia oppositorum – Bach – Greif – Liszt » d’Aline Piboule,

    Jean-Charles Hoffelé avait, le 4 juillet 2024, consacré un article intitulé « Le plein et le vide » qui ne m’avait assurément pas marqué,

    et que voici, dominé par une critique assassine, non pas du jeu d’Aline Piboule, admiré lui, mais de la composition d’Olivier Greif,

    en ce disque qualifié par le critique de « si noir« …

    …

    Et qu’on en juge ici : 

    …

    LE PLEIN ET LE VIDE

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    Dans un beau texte – oui – Aline Piboule avoue son amour – oui, empreint d’une certaine touche de mysticisme : elle déclare ainsi, assez elliptiquement, ceci de très personnel, dans le livret : « La musique m’a sauvée, j’ai pu m’y engouffrer à des moments où être seule n’est pas conseillé, et ces deux compositeurs – Greif et Liszt – tous deux pianistes de génie, m’ont accompagnée dans cette quête vers la transcendance« … – des œuvres d’Olivier Greif. Elles me sont toujours tombées des mains et des oreilles – rien moins ! – , et ce n’est pas le ressassement de Domino – la chanson – qui balbutie en boucle à l’ouverture de la 21e Sonate (je préfère la chanson in extenso, plutôt par Lucienne Delyle que par André Claveau) qui allégera l’ennui qui me gagne.

    …

    Bon, allez, si vous aimez les œuvres d’Olivier Greif, qui sont toujours accompagnées du pistolet pour vous révolvériser – pan ! – , vous admirerez l’art qu’y met la pianiste – voilà, voilà – , cet art que je préfère lorsqu’elle l’emploie à la nudité – magnifique, en effet ! – de ce Bach qui ouvre le disque – à écouter ici… – , à la rumeur mystique de Bénédiction de Dieu dans la solitude, au sombre de la Deuxième Ballade – de Liszt – , où ses timbres, son clavier profond – voilà ! – trouvent des chefs-d’œuvre à tutoyer. Et puis à la fin, ce petit Bach/Petri, fragile rayon d’un soleil que je croyais banni de ce disque si noir – l’expression que je viens de souligner pour qualifier l’appréciation générale de Jean-Charles Hoffelé sur ce disque…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Coincidentia oppositorum

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)
    Ich ruf zu dir Herr Jesu Christ, BWV Anh.73 (version jouée au piano)
    Aria « Schafe können sicher weiden » (No. 9, extrait de la Cantate « Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd », BWV 208 ; version pour piano seul : Egon Petri)

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    Franz Liszt (1811-1886)
    Ballade No. 2 en si mineur, S. 171
    Bénédiction de Dieu dans la solitude (No. 3, extrait des « Harmonies poétiques et religieuses III, S. 173 »)

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    Olivier Greif (1950-2000)
    Sonate pour piano No. 21, Op. 303 « Codex Domini »
    Three Poems of Li T’ai Po (Sonate pour piano No. 18), Op. 76

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    Aline Piboule, piano

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    Un album du label Artalinna ATL-A044

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    Photo à la une : © DR

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    Afin de mieux juger,

    je propose ici à chacun d’écouter les 3 mouvements de la Sonate pour piano n°21, Op. 303 « Codex Domini », d’Olivier Greif,

    magnifiquement servis par Aline Piboule en ce CD :

     

    _ I. Varsovie / Prague (5′ 28)

    _ II. Munich (34″)

    _  III. (15′ 05)

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    Avec ce commentaire d’Aline Piboule en le livret de son CD :

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    « D’une noirceur redoutable – donc parfaitement assumée par elle en ce CD – , la Sonate « Codex Domini » d’Olivier Greif évoque la maladie, mais aussi, me semble-t-il, une certaine ambiguÏté empruntée à la chanson Domino : en témoigne l’aller-retour régulier entre profane et sacré, chanson populaire et choral religieux. Le rythme du troisième mouvement suggère même Lou Reed, et son exhortation à prendre le chemin du côté sauvage« .

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    Avec cette conclusion sienne, pour le choix par elle de ce programme Greif – Liszt – Bach pour ce CD :

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    « Cette capacité à la transcendance, à unir les opposés, comme leur profond humanisme, font des trois compositeurs de ce programme de grands passeurs. Par leurs musiques, ils nous accompagnent, tel Hermès, le conducteur des âmes, sur un chemin rempli d’embûches, menant à une fin énigmatique – à apprendre à affronter avec sérénité.

    L’éparpillement, la dissolution dans le cosmos chez Greif, la lumière et l’apaisement chez Liszt, l’humilité éternelle chez Bach : trois chemins différents, trois réponses au silence » – que propose la musique.

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    Un grand bravo et un profond merci à Aline Piboule, et la fondamentale intégrité musicale de son jeu en chacun de ses CDs…

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    Ce mercredi 22 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Les merveilleuses conversations-rencontres que peut parfois offrir le blog : un très réconfortant dialogue avec Françoise Martin-Moro, musicienne…

    Sur les merveilleuses conversations-rencontres que peut parfois offrir le blog,
    voici ce vendredi 17 juillet 2026, un très réconfortant dialogue – avec en rouge les réponses que je joins à son courriel… – avec Françoise Martin-Moro, musicienne (organiste paroissiale à Urrugne), qui m’a adressé avant-hier 15 juillet, à 23h 37, le magnifique courriel suivant :
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    Bonsoir Monsieur Lippa,
     
    Mon  amie Agnès Jacqueminet m’a fait découvrir votre blog et elle m’encourage – merci à elle ! J’ai fait sa connaissance très sympathique samedi 4 juillet dernier à Ciboure lors de la réunion de Jakintza à laquelle je m’étais rendu… – à vous écrire pour vous dire le plaisir – Merci ! – que j’ai pris à ces lectures (tout comme j’avais apprécié votre ouvrage « à quatre mains » – avec Guy Lalanne : « Sur les pas de la parenté basque de Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz », publié par Jakintza le 2 novembre 2025… – sur la généalogie  – basque, via les Delouart… – de Maurice Ravel : un apport indispensable !) – Merci ! Merci ! En regrettant l’absence de témoignages de sa réception : par exemple de la part de Bertrand Chamayou auquel je ne parviens hélas pas encore à faire parvenir effectivement les courriels que pourtant je lui adresse régulièrement : un Cerbère y faisant obstinément obstacle : c’est stupéfiant d’absurdité !!!
    Concernant le blog – encherchantbien.fr – j’ai tout d’abord été très heureuse de constater qu’alors que le monde du disque s’effondre dans l’indifférence générale – trois fois hélas ! – , il reste encore des chroniqueurs sachant prendre le temps d’argumenter leurs enthousiasmes avec goût et conviction ! – Merci ! Merci ! Cela fait très grand plaisir de recevoir de tels compliments… Il n’est pas possible d’assister sans rien faire du tout à l’étiolement mortifère de la culture vraie, exigeante et authentique : c’est là un processus suicidaire menant, et à bride abattue, à la barbarie : les preuves s’accumulant, et à l’échelle mondiale, ces derniers temps-ci… Il est vrai aussi que je dispose à Bordeaux, à la librairie Mollat, d’un magnifique disquaire, ultra-compétent : Vincent Dourthe, avec lequel mes échanges sont vraiment passionnants : il sait merveilleusement écouter la musique…
    J’ai  aussi découvert que vous partagiez – en effet – ma passion – une passion du déchiffrage-défrichage des contextes pouvant éclairer, même si ce n’est apparemment qu’à la marge, la création – pour l’histoire et la généalogie (c’est une de mes marottes : au regard de votre ouvrage ravélien, j’aurais dû me douter que c’était aussi la vôtre ! – absolument… J’ignorais que vous aviez soutenu – par un modeste échange de courriels le 4 septembre 2024 – Mélina Burlaud – pianiste et chercheuse en musicologie – dans ses recherches sur le camps de Gurs : c’est une ancienne élève de mon mari – Jesus Martin-Moro – , devenue sa collègue – bravo ! Je regrette que son projet de livre n’ait pas – encore – abouti (un jour peut être ?! – mais oui, il faut le souhaiter… – ). Étiez-vous présent – hélas non – lorsqu’elle était venue jouer avec une autre de nos amies, la violoniste Clara Cernat ? C’était à Saint-Jean-de-Luz en mai 2023, dans le cadre du cycle FestiOrgues que nous organisons : un programme entièrement dédié aux compositrices féminines, comprenant la création de deux pièces composées au camp de Gurs. Un moment très émouvant, la gaîté de ces courtes pièces (le papier était rare ! – au camp de Gurs : bien sûr – ) contrastant avec le sort tragique – présent alors et à venir bientôt : Auschwitz… – de leurs auteurs – la musique aide vraiment beaucoup la joie de vivre…
    J’ai vu – en mon article en date du 16 octobre 2024 : https://encherchantbien.fr/le-fabuleux-concert-bach-bwv-593-528-530-et-564-de-lexceptionnel-benjamin-alard-a-lorgue-dominique-thomas-de-leglise-saint-vincent-de-ciboure-le-dimanche-6-octobre-dernier/ … – que vous appréciez également – beaucoup ! beaucoup ! – l’art de Benjamin Alard – il est l’élève et ami très proche de mon amie Élisabeth Joyé – : nous l’avions invité en 2024 – le 6 octobre – sur l’orgue de – l’église Saint-Vincent de – Ciboure, il revient en septembre prochain – le 3, à 17h 00 – aux Récollets, au clavecin, dans le cadre du Festival Ravel. Peut-être nous y verrons-nous ! – oui, j’espère y venir…
    Je suis bien consciente que mon avis n’a guère d’importance – mais si ! J’y suis extrêmement sensible !!! – , mais je vous adresse tous mes encouragements – merci ! merci ! – à continuer – je suis un fidèle et un opiniâtre : un passionné… – à alimenter votre blog au fil de vos coups de cœur et de vos rencontres ! – partager est essentiel… Et je suis pour jamais un passeur de vraie culture en ayant été 42 années durant professeur de philosophie au lycée : j’ai adoré mon métier ; et ce Blog encherchantbien.fr le poursuit en quelque sorte, au service du vrai et du beau… Sur la rencontre, cf mon texte « Pour célébrer la rencontre » rédigé en 2007, reproduit en mon article en date du 26 octobre 2016 https://encherchantbien.fr/pour-celebrer-la-rencontre-un-texte-mien-de-2007-retrouve/ …
    Bien sincèrement, 
     
    Françoise Martin Moro
    organiste paroissiale,
    responsable artistique du cycle FestiOrgues
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    Voilà qui fait vraiment grand bien !
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    …
    Ce vendredi 17 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Avec un vif désir de secouer un peu certaines torpeurs béarnaises, et suite aux passionnantes demandes de précisions de Marie Sanchez, conservateur au patrimoine retraitée, concernant le devenir de l’avocat berlinois Frédéric-François Wachsner né à Ohlau, en Silésie, en 1893, l’enrichissement de mon déjà riche article du 30 août 2024 « Recueil actualisé d’articles sur le parcours en Béarn (dont le camp de Gurs) du Dr Benedykt Lippa (1914 – 2006) entre le 7 juin 1942 et le 30 septembre 1944 : les GTE du camp de Gurs, Marcel Brenot, Pierre Klingebiel à Oloron, Henriette Verdalle et Paul Verdalle à Navarrenx ; et les réseaux de Résistance en Béarn… »…

    Avec un vif désir de secouer un peu certaines torpeurs béarnaises du côté de Navarrenx – le temps passant, et les personnes susceptibles de pouvoir témoigner peu à peu disparaissant… – , et suite aux passionnantes demandes de précisions de Marie Sanchez, conservateur au patrimoine retraitée, ayant rencontré, grâce à Google, le nom de Frédéric-François Wachner sur mon blog encherchantbien.fr , concernant le devenir de l’avocat berlinois Frédéric-François Wachsner, né à Ohlau en Silésie en 1893, dont elle a trouvé diverses passionnantes traces du passage à Elbeuf, en Normandie, dès 1937,

    voici, et à toutes fins utiles pour les chercheurs un peu curieux, patients et passionnés, ce jour, l’enrichissement que je viens d’opérer à mon déjà riche article du 30 août 2024 « Recueil actualisé d’articles sur le parcours en Béarn (dont le camp de Gurs) du Dr Benedykt Lippa (1914 – 2006) entre le 7 juin 1942 et le 30 septembre 1944 : les GTE du camp de Gurs, Marcel Brenot, Pierre Klingebiel à Oloron, Henriette Verdalle et Paul Verdalle à Navarrenx ; et les réseaux de Résistance en Béarn… » :

    Frédéric-François Wachsner, ressortissant allemand, ayant été interné au camp de Vernuche (Nièvre), puis au camp de Cepoy (Loiret), avant d’être transféré, en 1940, au camp de Gurs (Basses-Pyrénées), puis autorisé à quitter le camp par le commandant de GTE Marcel Brenot, afin de donner, à Navarrenx, au Vieux Logis d’Henriette Verdalle, des cours d’allemand au fils de celle-ci, André Laclau-Barrère, qui préparait alors le bac à son domicile de Navarrenx ; puis réussissant à passer en Espagne, puis gagner Londres, et retournant, la guerre finie, à Navarrenx, venir épouser Henriette Verdalle le 8 décembre 1945 ; et achevant ses jours à Navarrenx le 28 février 1958…

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    Voici donc mon article du 30 août 2024, enrichi de nouvelles précisions à destination des chercheurs de micro-histoire un peu curieux, patients, et passionnés :

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    Recueil actualisé d’articles sur le parcours en Béarn (dont le camp de Gurs) du Dr Benedykt Lippa (1914 – 2006) entre le 7 juin 1942 et le 30 septembre 1944 : les GTE du camp de Gurs, Marcel Brenot, Pierre Klingebiel à Oloron, Henriette Verdalle et Paul Verdalle à Navarrenx ; et les réseaux de Résistance en Béarn…

    Voici le recueil actualisé des articles de mon blog « En cherchant bien » – tel qu’il était alors hébergé par la Librairie Mollat, à Bordeaux,  depuis le 3 juillet 2008 jusqu’au mois d’août 2025, avant de devenir autonome… –que je viens d’adresser, à sa demande, à Miléna Burlaud – paloise, et native de Pau en 1977 – qui travaille à une thèse sur les musiciens internés au camp de Gurs sous l’Occupation ; afin de l’aider si peu que ce soit à obtenir quelques contributions (documentation – témoignages) à un film-documentaire sur les évadés du camp de Gurs qu’a actuellement en chantier le documentariste Dietmar Schulz…

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    Ces articles (longs et fouillés) ne sont pas rédigés en vue de leur vulgarisation auprès du grand public – leur lecture requérant probablement une patience un peu rare, et vraiment motivée, voire carrément passionnée, pour ne pas paraître indigeste…  – ,
    mais ils comportent un maximum d’informations de détails susceptibles d’aider si peu que ce soit les chercheurs désireux d’informations précises et inédites de micro-histoire…
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    Et c’est moins aux évadés du camp de Gurs – déjà, ceux-là furent-ils très nombreux ? Et c’est surtout sur les filières des réseaux de résistance locaux, qui les ont aidés à passer en Espagne, qu’il faudrait aller puiser des renseignements… – que je me suis personnellement intéressé qu’aux membres des divers GTE retenus en ce camp dit de Gurs, qui en furent alors les prisonniers,
    tel mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislawow, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006), de juillet 1942, à son arrivée, depuis Grenade-sur-Adour, où il avait été interpellé et détenu quelques jours fin juin par des gendarmes du régime de Vichy – il avait franchi clandestinement la ligne de démarcation à Hagetmau, le 7 juin 1942, à l’heure du repas de midi : ma mère Marie-France Bioy, sa fiancée, et ma tante Marcelle Bioy, l’avaient accompagné jusque là en un transport de fugitifs organisé par une infirmière de la clinique Bagatelle, à Talence… – , à août 1943, où il a pu légalement, contrat de travail en règle en poche, gagner Oloron avec, donc, un contrat dit « agricole » pour travailler, en tant que membre du 526e GTE (Groupe de Travailleurs Etrangers) d’Izeste, puis Oloron, auprès de la famille de Pierre Klingebiel (Bordeaux, 11 juillet 1896 – Talence, 24 mars 1984), professeur de philosophie au collège d’Oloron.
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    Au mois d’août 1943, en effet, et sur l’initiative, en amont, un peu plus tôt, de Marcel Brenot (Saint-Laurent-lès-Mâcon, 18 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986), qui a commandé, après le 152e GTE du camp de Gurs, le 526e GTE départemental d’Izeste, puis Oloron,
    mon père bénéficie en effet d’un contrat dit « agricole » de pure complaisance, passé avec Pierre Klingebiel (1896 – 1984), protestant très actif, et proche des Résistants d’Oloron, dont son ami Jean Bonnemason (Gère-Bélestein, 20 novembre 1894 – Oloron-Sainte-Marie, 8 décembre 1955), résistant actif de l’Armée secrète à Oloron, et qui dirigera un temps la municipalité d’Oloron à la Libération de la ville, au départ des Allemands et retrait des Collaborateurs – une voie d’Oloron porte aujourd’hui le nom de Jean Bonnemason ; et celui-ci a appuyé la demande de mon père d’être reconnu comme « Résistant« … – ;
    Pierre Klingebiel avait déjà aidé plusieurs républicains espagnols, protestants – dont plusieurs membres de la famille Maso, et le pasteur Arias Salvador Castro, que mon père, à son tour, aidera à échapper au pire, en 1944 à Muret, en Haute-Garonne… – , et d’autres encore, à quitter le camp de Gurs grâce à des contrats de travail, agricoles ou industriels, passés avc Marcel Brenot.
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    Et je tiens à citer ici in extenso le paragraphe suivant, de onze lignes, aux pages 269 et 270, de la plume d’André Klingebiel en son infiniment précieuse « Contribution à l’Histoire de la famille de Pierre Klingebiel, de 1919 à 1947« , un document de témoignage exceptionnel sur Oloron ces années-là :
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    « Le Commandant de la Compagnie de Travailleurs Etrangers de Pau-Oloron (n° 526) – Marcel Brenot ! (Alcide-Pierre-Marcel Brenot : Saint-Laurent-sur-Saône, 17 juillet 1893 – Voisins-le-Bretonneux, 1er janvier 1986) – connaît bien Pierre Klingebiel qui a déjà accueilli des T.E. espagnols  en « contrat agricole » pour les sortir d’un internement d’attente à Gurs. Il – Marcel Brenot, donc, et c’est à souligner – recherche un contrat pour un jeune polonais qui a terminé ses études de médecine à Bordeaux en 1942 – non, c’était au mois de juin 1939 ; ensuite, mon père a été Assistant en Oto-Rhino-Laryngologie du Professeur Georges Portmann à la Faculté de Médecine de Bordeaux, jusqu’à son départ précipité de Bordeaux, le 7 juin 1942, sur les conseils très avisés du Pr Portmann lui-même, qui avait appris (il était extrêmement bien informé !) que la Gestapo allait venir l’arrêter… – , et qui alors est clandestinement passé en zone libre pour ne pas être incorporé dans l’armée allemande – ou bien pire… Les compétences de ce jeune médecin étranger seront fort utiles à la Compagnie auprès des travailleurs dispersés – chez divers employeurs agricoles ou industriels de la région d’Oloron. Mais pour qu’il ne soit plus interné à Gurs, il faut lui trouver un « travail agricole ou industriel ». Le professeur Klingebiel accepte avec complaisance de signer un contrat agricole pour le Dr Lippa qui pourra ainsi exercer ses talents au service de ses compagnons de la Compagnie » – tel était donc, comme on le voit ici, le souci prioritaire du commandant de GTE Marcel Brenot… 
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    Le fils de Pierre Klingebiel, André Klingebiel – né à Oloron-Sainte-Marie le 24 avril 1930, et toujours de ce monde : nous nous sommes parlé au téléphone le 14 mars dernier… Cependant André Klingebiel est décédé à Bordeaux le 4 mai 2025 – , m’a très aimablement remis aussi tous les documents concernant mon père (TE au 526e GTE) que son père avait très méticuleusement conservés ;
    ainsi qu’un merveilleusement détaillé et passionnant travail d’hommage familial rendu à ses propres parents Klingebiel : une mine d’informations très précises sur leur vie à Oloron tout particulièrement…
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    Mes recherches les années 2013 – 2014  -2015 – entreprises et effectuées à partir de mon entrée en retraite de l’Enseignement Public, le 12 décembre 2012  – , ainsi que mes fréquentes virées à Pau, à Oloron, et puis à Navarrenx, au cours desquelles j’ai patiemment recherché des documents, et surtout recueilli de très précieux témoignages de personnes presque toutes hélas décédées aujourd’hui (en 2024), ont constitué pour ma curiosité passionnée une très féconde aventure, qui vient se réactualiser ce mois d’août 2024 autour de ce projet de conférence l’année prochaine, 2025, à Navarrenx, à l’invitation du Centre Historique de l’Arribére (le CHAr), afin de rendre, en la belle cité de Navarrenx, l’hommage que méritent Henriette Verdalle (Navarrenx, 22 août 1896 – Mauléon-Licharre, 27 février 1988), active militante des Droits de l’Homme et de la lutte contre l’antisémitisme, et son père Paul Verdalle (Mauléon-Barousse, 19 février 1860 – probablement Navarrenx, 9 mars 1948), maire et conseiller général de Navarrenx, celui-là même qui avait accédé à la demande de Jean Mendiondou (Oloron-Sainte-Marie, 25 juin 1885 – Biarritz, 26 octobre 1961), député-maire d’Oloron, de bien vouloir aider à « accueillir », en 1938, les républicains espagnols de la Retirada réfugiés en France, sur le territoire de sa circonscription d’Oloron :
    ce fut ainsi sur les territoires des communes de Dognen, Préchacq-Josbaig et Gurs, que fut construit, avec des matériaux précaires – la durée de ce camp (provisoire) était initialement prévue comme devant être brève : un été… – , le camp de rétention dit de Gurs…
    Et Paul Verdalle l’avait effectivement accepté, en 1938…
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    Et les liens très amicaux qui ont demeuré toute leur vie durant, entre Henriette Verdalle (1896 – 1988) et Marcel Brenot (1893 – 1986) – Frédéric-François Wachsner (Ohlau, 1893 – Navarrenx, 28 février 1958), bénéficiaire d’un semblable « contrat agricole » de complaisance octroyé par Marcel Brenot à Henriette Verdalle afin que cet avocat berlinois donne des cours d’Allemand au fils d’Henriette, André Laclau-Barrère (Cierp, 4 novembre 1925 – Pau, 1er mai 2001) qui préparait alors le bac chez lui, au Vieux-Logis, au faubourg de Navarrenx, s’évada ensuite en Espagne, passa par le camp de Miranda de Ebro, de là réussit à rejoindre Londres, puis revint à Navarrenx la guerre finie, en 1945, où il épousa le 8 décembre 1945 Henriette Verdalle, qui devint ainsi pour le reste de sa vie Madame Wachsner-Verdalle… – ont incontestablement permis, eux aussi, la protection et l’évasion de certains prisonniers des GTE retenus au camp de Gurs ;
    cf là-dessus les travaux remarquables de mon ami Bruno Le Marcis, époux de la petite-fille de Marcel Brenot, et découvreur, au décès de sa belle-mère Denise Brenot (Montrichard, 18 septembre 1925 – Voisins-le-Bretonneux, 27 novembre 2014) des archives parfaitement conservées dans une armoire du père de celle-ci, Marcel Brenot (1893 – 1986)…
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    Afin de s’éclairer davantage sur la présence et les activités comme commandant du 152e GTE du camp de Gurs de Marcel Brenot, Bruno Le Marcis – prenant connaissance des archives minutieusement conservées de celui-ci, qu’il venait ainsi de découvrir en leur armoire, et cherchant bien sûr à les déchiffrer et comprendre… – avait pris contact avec LE spécialiste de ce camp de Gurs, qu’est le palois Claude Laharie ; et celui-ci l’a sur le champ envoyé – le premier contact entre Bruno et moi-même, par courriel, puis par échange téléphonique, a eu lieu le 2 février 2015 – à mes propres recherches sur les GTE des Basses-Pyrénées, dont j’étais devenu, sans le vouloir, entre 2013 et 2015, en quelque sorte LE spécialiste, au moins pour Claude Laharie…
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    Une amitié est ainsi née et s’est construite par nos fréquents échanges, entre les chercheurs que Bruno Le Marcis et moi-même sommes ainsi devenus, sans être ni l’un ni l’autre des historiens professionnels. Fin de l’incise…
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    Henriette Verdalle a aussi aidé, réfugiés qu’ils étaient un peu par hasard, à Navarrenx – ils avaient franchi la ligne de démarcation à Salies-de-Béarn, et s’étaient immédiatement plu à Navarrenx, après un très bon repas au restaurant Camdeborde, comme s’en souvient fort bien Nelly Cassin, alors qu’ils envisageaient jusque là de chercher à rejoindre Nice, le berceau de la famille Cassin, depuis leur retour de Cuneo, au Piémont… – , Pierre Cassin (Paris, 1er octobre 1910 – Paris, 26 juillet 2000), son épouse Hélène Caroli (Trieste, 2 juillet 1905 – Paris, 15 novembre 1985) et leurs deux enfants, Nelly (née à Paris le 8 septembre 1932) et Jacques (Paris, 1938 – Saint-Céré, 2020) – leur seconde fille, la philosophe Barbara Cassin, née plus tard, le 24 octobre 1947 à Boulogne-Billancourt, est désormais membre de l’Académie française : elle y a été élue le 3 mai 2018 – :
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    De leur minuscule maison, avec petit jardin, du quartier excentré en lisière de la forêt, du Bois de Navarrenx – Barbara Cassin la qualifie, d’après le témoignage de sa sœur Nelly, de « maison de la putain« … – , Pierre Cassin, avocat, et cousin parisien de René Cassin (Bayonne, 5 octobre 1887 – Paris, 20 février 1976), se rendait quotidiennement au Vieux-Logis du faubourg de Navarrenx afin d’aider le jeune André Laclau-Barrère (né le 4 novembre 1925), le fils d’Henriette Verdalle, à préparer le bac ;
    et plus tard, après la fin de la guerre, l’avocat Pierre Cassin a reçu chez lui à Paris André Laclau-Barrère qui, envisageant alors de devenir avocat, avait entamé des études de droit à Paris…
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    Et c’est Nelly Cassin (née donc en 1932) qui lors de plusieurs longues conversations au téléphone, et qui m’a invité chez elle à Chaville – pour une très joyeuse rencontre à laquelle avaient été aussi conviés Didier Laclau-Barrère (Bayonne, 31 mars 1976), fils d’André Laclau-Barrère, et son épouse la cantatrice Sophie Koch, pour évoquer ensemble la vie à Navarrenx au Vieux-Logis, chez Henriette Verdalle, sous l’Occupation : ce fut le vendredi 12 juin 2015, chez Nelly Cassin-Jamet à Chaville, avec les membres de sa famille : ses filles Capucine et Eugénie et leurs époux Eric Naepels et Ivan Augusto, et son fils David Jamet et son épouse Marianne Deseilligny, tous très sympathiques… – , m’a fait partager ses souvenirs précis et très vivaces de la vie de sa famille Cassin à Navarrenx, où Nelly a été alors élève de l’école communale…
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    Tout cela est bien sûr passionnant, et très peu connu jusqu’ici.
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    Et en espérant pouvoir aider si peu que ce soit en ses recherches sur la musique au camp de Gurs, et par la bande de menues voire infimes précisions de faits, mais ayant eu un certain retentissement sur l’histoire – méconnue jusqu’ici – des circonstances entourant la création, Miléna Burlaud, pianiste et chercheuse… 
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    À Bordeaux, ce vendredi 30 août 2024, Francis Lippa – Titus Curiosus

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    Ce jeudi 16 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa