Catégorie : Rencontres
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Quand la forêt de l’Eden, ou quasi elle, brûle… Si près du Pyla et ses villas parmi les pins…
La forêt de l’Eden,ou plutôt la partie de la forêt usagère de La Teste, qui la jouxte, à peine plus au sud, et qui, elle, est bel et bien encore en train de brûler,à peine plus au sud, aussi, juste derrière, que les belles villas du Haut-Pyla, à La Teste,…m’évoque bien sûr l’Eden de la famille de René et Marcel Dulas dont parle Hélène Cixous dans les livres qu’elle écrit, non loin de là, dans sa maison d’écriture des mois de juillet-août, des Abatilles-Arcachon _ voir, par exemple, et entre plusieurs autres, « Défions l’augure« , ou encore « Nacres _ cahier« _ :une fermette de résiniers.…Cf le détail sur cet Eden-ci en mon article du 17 octobre 2019 : « Toute première approche de « Nacres », un cahier publié par Hélène Cixous : à déchiffrer… ».…Ou celui du 12 juin 2018 : « Le volet 3 du triptyque Osnabrück-Jérusalem d’Hélène Cixous : le shakespearien Défions l’augure _ une méditation sur l’imageance de l’écriture » .…Et regarder/écouter la vidéo de notre entretien à la Station Ausone le 23 mai 2019 à propos de son magistral « 1938, nuits« ………L’Eden est en effet le nom de cette partie juste au nord de la forêt usagère de La Teste (-de-Buch) où sont nés et où ont vécu les Dulas,amis (ou hommes-à-tout-faire bienveillants et efficaces) d’Hélène quand elle réside non loin de là, tout près, aux Abatilles (d’Arcachon)………Cf par exemple ce passage, à la page 83 du « Nacres » d’Hélène Cixous, à propos de René Dulas, dit Tontus, et des promenades avec les enfants d’Hélène au Natus-de-Haut :…« 17 octobre 2017Tontus est mort. En apparence. Pif _ Pierre-François, le fils d’Hélène _ me raconte longuement la légende de Tontus René Dulas et le royaume d’Éden (l’habitation des onze Dulas dans la forêt des Landes, hommes des bois, sans école, qui ne vont dans la société extérieure et hostile que pour le service militaire). Mes enfants, élevés _ c’est dit _ par ces forts de la nature, sur le Natus. Natus, nom propre du Bourrier.Aller au Natus, expression _ conservée telle quelle _ de leur enfance.Au lieu-dit Natus-de-Haut, le Bourrier créé en juillet 1916 au cimetière national de La Teste, tout ça mes enfants, sous les ordres des Dulas, Chef Tontus, l’ignorent, ils vont au Natus comme à l’Éden, l’Éden des enfants sauvages est un mont de débris immondices de la ville, écharnures, morceaux de carcasses d’avions, casques de guerre. »……Et il se trouve aussi qu’une avenue très discrète, presque secrète _ il est très aisé de la manquer, outrepasser son embranchement sans la repérer pour la prendre, et y monter… _, aux splendides villas parmi les magnifiques pins, s’appelle, et en hommage à cette jungle perdue située à son sud-est quelques kilomètres plus loin, Avenue de L’Eden_ c’est en vérité un chemin sinueux et étroit qui serpente, ne cesse de grimper et redescendre, parmi les pins ; et dessert ses diverses villas ; et c’est aussi un paradis… _,dont je connais un heureux propriétaire, Raphaël Vialard, de l’une de ces superbes villas, qui s’en fait le très intéressant et exhaustif, passionnant, historien, au Pyla.…Cf mes articles du 23 juin 2018 : « Une virée d’été au Pyla, où les trouées parmi les pins vers le Bassin sont d’authentiques Marquet ! » ;et du 10 août 2018 : « L’histoire singulière du Pyla, « la ville sous les pins » : un magnifique travail d’historiographie de Raphaël Vialard« ………Et très souvent je pense à tout cela, si fragile, avec ces pins, dès que la chronique évoque quelque incendie de forêt, même ailleurs qu’en Gironde………Et voilà que maintenant c’est quasi cet Eden-là même qui brûle, en la forêt usagère de La Teste, à peine plus au sud que la majestueuse grande dune du Pyla, sans qu’on parvienne jusqu’ici à en circonscrire l’incendie………Et donc je me demande si l’amie Hélène Cixous réside cet été, aussi, en sa chère maison d’écriture, aux Abatilles ;et bien sûr comment elle va………Je pense aussi à mes amis Dumora, Bernadette et Jean-Pierre, et à leur si belle maison du Haut-Pyla : quasi en surplomb de l’Eden… Et guère loin, donc, de l’incendie présent en la forêt usagère : à peine un peu plus plus au sud, derrière l’extrémité méridionale de la grande dune du Pyla………À cette heure-ci, il ne fait que 34° à Bordeaux, au lieu des 38° d’hier.……Ce vendredi 15 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa……P.s. :ce samedi matin, à 8h, le maire de La Teste, interviewé à la télévision, fait le point sur l’extension du feu de la forêt usagère de La Teste, et donne le nombre de 3 150 hectares à cette heure brûlés… -
Ré-écouter en continu le puissamment charmeur et envoûtant « El Dorado » de John Adams (de 1991), dans l’enregistrement de Kent Nagano (en 1993, pour Nonesuch), en suivant aussi les analyses qu’en donne, avec admiration et lucidité tranquille, Karol Beffa en son passionnant et très riche « L’Autre XXe siècle musical » : pour contribuer à cerner l’idiosyncrasie de sa puissante imageance à travers les inventives hybridations de ses compositions…
Ce dimanche matin, et comme pour saluer le très beau temps et la chaleur californienne promise et à venir,
je mets sur ma platine le magique et troublant « El Dorado » de John Adams , en 1991,
tel qu’interprété par le Hallé Orchestra sous la direction de Kent Nagano, en un superbe enregistrement en juillet 1993, à Manchester _ soit le CD 14 du superbe merveilleux coffret de 40 CDs de l’Intégrale Nonesuch 075597932294 de nouveau disponible ! Quel trésor ! _,
en suivant aussi les pages d’analyse que lui consacre Karol Beffa, aux pages 181 à 200, de son indispensable « L’Autre XXe siècle musical »
_ cf aussi la vidéo de mon très détaillé entretien avec Karol Beffa, sur ce livre, à la Station Ausone (de la librairie Mollat) à Bordeaux, le vendredi 25 mars dernier, accessible aussi en mon article du 7 avril suivant : « L’Entretien magnifique de Karol Beffa avec Francis Lippa à la Station Ausone, à Bordeaux, le 25 mars 2022, à propos de son passionnant « L’Autre XXe siècle musical » : artisanat, singularités, hédonisme, en un panorama considérablement élargi et ouvert, et infiniment plus juste et heureux, de la création musicale au XXe siècle…« …
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Outre son talent, d’abord, bien sûr, de compositeur, mais aussi, ensuite, d’interprète (au piano, ou à la direction d’orchestre), ainsi, encore, que d’enflammé improvisateur au piano,
Karol Beffa est un magnifiquement compétent écouteur-mélomane ainsi qu’analyseur merveilleusement fin de musique,
et un très efficace partageur _ communiquant et pédagogue _ de tout cela !
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Que de talents réunis _ et si efficacement inter-connectés _ en ce très remarquablement sur-doué de la musique !!!
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Ce n’est donc peut-être pas tout à fait un hasard, si, pour Marcel Bluwal et la télévision, en 1982, le petit Karol Beffa, âgé alors de 8 ans, a interprété le rôle de l’enfant Mozart _ écouter ici son témoignage rétrospectif là-dessus le 13 novembre 2020 sur France-Musique…
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Bien sûr, jouir de la musique de l’ »El Dorado » de Johns Adams, ne passe pas nécessairement, et loin de là (!), par la lecture de l’analyse que sait si finement en donner Karol Beffa.
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Et il est même très fortement déconseillé de commencer par là !
La jouissance de la musique est d’abord une délectation de la sensibilité la plus ouverte et accueillante à l’inouï, et impromptue qui soit…
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L’analyse compétente et sereine _ dénuée de pathos _ n’est en quelque sorte qu’un luxe supplémentaire pour une écoute peut-être un peu plus affinée _ mais ce n’est même pas sûr : à chacun de savoir aussi la transcender en son écoute la plus sensible et ouverte possible de la musique rencontrée… _, tel celui d’une belle cerise sur un surtout très délicieux gâteau…
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Voilà :
découvrir et arpenter tout l’œuvre enregistré sur disques, ici pour Nonesuch, de John Adams, à défaut de l’écouter live au concert, est une chance à saisir désormais bien plus accessible.
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Et, oui, John Adams est bien un compositeur admirable de cet « autre XXe siècle musical » un moment discrédité,
qui se situe, en sa création éminemment singulière, et nécessairement hybride aussi, tout à fait dans la lignée des grâces somptueuses d’un Debussy et d’un Ravel, notamment _ en ce chapitre « El Dorado » de son livre, c’est à trois reprises, pour Debussy, et quatre reprises, pour Ravel, que Karol Beffa évoque ces noms pour les relier au plus intime de l’œuvre si puissamment charmeur et envoûtant, en son idiosyncrasie propre, de John Adams…
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Cet article-ci de ce dimanche matin
prolonge celui du mercredi 30 mars dernier « Apprendre à aller à la rencontre un peu poussée de l’oeuvre d’un compositeur contemporain, tel que John Adams ; ou le talent pédagogique rare et très éclairant de Karol Beffa en incarnation de Kairos musical…« , qui permettait d’accéder aux podcasts des écoutes de la partie I (« The Machine in the Garden« , 12′ 40), et la partie II (« Soledades« , 16′ 09), de l’ « El Dorado » de John Adams en ce même enregistrement pour Nonesuch, sous la direction de Kent Nagano, à Manchester, en juillet 1993…
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Ce dimanche 10 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
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Un bouleversant et grandiose hommage, hier samedi 2 juillet à 15h 30, à Eduardo Lourenço, penseur majeur et crucial, à la Halle des Chartrons, à Bordeaux
Hier, à 15h 30, à la Halle des Chartrons, à Bordeaux, un événement culturel extrêmement émouvant _ je l’ignorais ; et ne m’y attendais pas du tout _, dont témoigne ce courriel de remerciement a posteriori à mon amie Martine Fragoas, qui avait eu la gentillesse de m’informer samedi matin même de la présence à Bordeaux _ pour une rencontre-hommage, en ce lieu-là, à Eduardo Lourenço _, de mon amie Sylviane Sambor, laquelle avait fait part à Martine de son plaisir à m’y rencontrer…
……Chère Martine,…alors que, grâce à toi, je me suis rendu, vers 14 h, à la Halle des Chartrons afin d’avoir le plaisir de converser un peu avec Sylviane Sambor _ toujours merveilleuse de positivité féconde ! _,c’est en fait tout l’après-midi que j’ai passé là,pour assister d’abord à l’hommage à Eduardo Lourenço, à 15 h 30…Cet hommage fut non seulement profond et bouleversant, mais même grandiose :_ par la lecture d’un merveilleux texte d’Eduardo Lourenço, Montaigne ou la vie écrite, écrit directement en français, à Vence le 28 juin 1992 (et sur la demande de Sylviane pour ses Éditions de L’Escampette),_ par un témoignage précis et développé de Sylviane elle-même sur ses diverses riches rencontres avec Eduardo Lourenço _ en particulier pour son magnifique très marquant Carrefour des Littératures _,_ mais aussi par un discours extraordinairement puissant de Manuel Dias Vaz,qui, à la fin, a fait entonner à l’assistance entière, debout, le « Grandola Vila morena » de ton cousin Zeca Afonso……A mon arrivée à 14 h, Sylviane m’a très gentiment invité à venir prendre un café avec les organisateurs de cette manifestation ; et les échanges de la conversation, déjà, ont été passionnants.…Mieux encore, une des participantes de cette riche conversation ayant cité le nom de Blaye où elle organisait prochainement des manifestations culturelles,j’ai prononcé le nom de Bourg-sur-Gironde, en indiquant que venait de s’y installer, le 9 mai dernier, l’éditrice Colette Lambrichs _ des si importantes Éditions de La Différence, et maintenant du Canoë.…Mais j’ignorais que les parents de Sylviane habitaient Bourg-sur-Gironde.Et j’ai pu alors, peu après, donner à Sylviane les nouvelles coordonnées de Colette Lambrichs _ nous devons nous rencontrer bientôt _, qu’elle a pu joindre, à la suite, très vite, au téléphone :présente à Bourg ce dimanche pour un important anniversaire familial, Sylviane devait passer venir dire quelques mots à Colette Lambrichs à son nouveau domicile de Bourg……Voilà comment fonctionnent les connexions ! et les mémoires fidèles et reconnaissantes……Un grand merci, donc, chère Martine, pour cette transmission de l’information sur la très mémorable rencontre d’hier après-midi aux Chartrons en hommage au grand Eduardo Lourenço…Un événement marquant et proprement bouleversant.Manuel Dias Vaz, surtout, m’a beaucoup impressionné.Quelle stature !…Et qu’il ait été un ami très proche de ce penseur majeur qu’a été Eduardo Lourenço (Sao Pedro do Rio Seco, 29 mai 1923 – Lisbonne, 1er décembre 2020) _ tous deux sont originaires de la région de Guarda _ permet peut-être de mieux comprendre sa propre dimension humaine……À suivre,…Francis……Ce dimanche 3 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Ecouter le magnifique Vladimir Jankélévitch parler avec subtilité et justesse à la chère Claude Maupomé de l’art merveilleux de la musique de Maurice Ravel, sur France-Musique en octobre 1972
Les 13 et 14 juin derniers, « Les Trésors de France-Musique » ont re-diffusé deux magnifiques émissions enregistrées _ à deux semaines de distance _ en octobre 1972, dans lesquelles le merveilleux Vladimir Jankélévitch (Bourges, 3 août 1903 – Paris, 6 juin 1985) répondait magnifiquement subtilement à de très pertinentes questions de la chère Claude Maupomé (Paris, 2 novembre 1920 – Lannemezan, 31 mars 2006) _ cf mon article du 17 juillet 2008 « de la critique musicale (et autres) : de l’ego à l’objet _ vers un « dialogue »« … _,
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dont voici les liens aux podcasts (d’une durée de 59′ 59″ chacune) :
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« Vladimir Jankélévitch parle de Maurice Ravel (1)«
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et « Vladimir Jankélévitch parle de Maurice Ravel (2)«
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N’hésitez pas à les écouter : c’est un régal absolu !
À dimension d’éternité.
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Ce vendredi 24 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
