Catégorie : Rencontres

  • Délicieux voyage avec Jacques Battin autour de Saint-Lary à découvrir les peintures polychromes des petites églises romanes ornées des vallées d’Aure et du Louron…

    Oui, c’est bien à un délicieux voyage avec lui, son regard vif, incisif, et sa très riche culture que le Dr Jacques Battin nous a conviés, diapositives choisies à l’appui, en un commentaire merveilleusement alerte et plein d’esprit, autour de Saint-Lary-Soulan, où il possède depuis longtemps une résidence, nous a-t-il dit, à découvrir les peintures polychromes des petites églises romanes ornées des villages perchés des vallées d’Aure (Gouaux, Grailhen, Bourisp, Azet, Ens) et du Louron (Jézeau, Mont) qu’il aime parcourir et fréquenter-regarder-explorer patiemment d’un œil magnifiquement cultivé et expert…

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    « Ces 24 églises ornées des vallées d’Aure et du Louron ont été qualifiées de chapelles sixtines des Pyrénées. Les fresques datant du XVIe siècle – et avant… – sont l’œuvre d’artistes anonymes, itinérants, qui ont peint une catéchèse, en forme de bande dessinée pour des populations alors analphabètes. Ces œuvres sont anonymes, probablement dues des peintres itinérants. Par contre, les retables de XVIIIe sont l’œuvre d’artisans connus grâce à des actes notariés conservés« , nous avait-il été préalablement annoncé…

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    Et cette très alerte communication de Jacques Battin formait comme un très approprié petit complément, à l’échelle de la micro-histoire, à la précédente communication présentée à l’Académie de Bordeaux le 26 février dernier par Jacques des Courtils et Marc Saboya, intitulée, elle, « La Polychromie dans la Grèce antique et dans l’architecture du XIXe siècle : les difficiles exploitations d’une découverte«  – celle de cette polychromie grecque antique réalisée par l’important architecte Jacques-Ignace Hittorff (1792 – 1867) – : lire là-dessus mon petit compte-rendu sur ce blog encherchantbien.fr en date du 28 février dernier : « A propos des difficultés d’exploitation-application dans l’architecture en France au XIXe siècle des découvertes archéologiques de la polychromie dans la Grèce antique : une lumineuse passionnante double conférence illustrée de Jacques des Courtils et Marc Saboya à l’Académie de Bordeaux jeudi 26 février dernier » …

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    J’avais alors parlé de la « très grande aisance au micro face à son choix tout à fait excellent de très éclairantes diapositives » de Jacques des Courtils ; que dire alors de la très jouissive performance au micro, pleine d’esprit, je le répète, en plus de son inépuisable culture (et mémoire fantastique !) et face à son choix de diapositives personnelles tout à fait éclairantes, sans parler de son éclairage lumineux des symboles issus de sa connaissance très fouillée – wow ! – de la patristique chrétienne  – une connaissance qui semble se perdre ces derniers temps dans les nouvelles générations qui ont moins fréquenté que nous les cours ce catéchisme… – , hier soir, de Jacques Battin…  

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    Ce fut un bonheur !

    Et qui nous à tous provoqué le désir d’aller, à notre tour, faire ce voyage des Pyrénées centrales, que pour ma part, sans être personnellement ni skieur, ni alpiniste-pyrénéiste – je ne suis pas sportif ! –  comme l’est Jacques Battin depuis l’âge de ses 10 ans, je connais assez bien : j’ai en effet très bien connu, enfant, Bagnères-de-Bigorre, où mon frère et moi passions nos vacances, accompagnant 3 années de suite notre mère – native de Tarbes, le 11 février 1918 : son père, mon grand-père adoré Paul Bioy (Oloron, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), fut responsable plusieurs années durant de tout le secteur ouest (Lourdes – Luz-Saint-Sauveur – Gavarni) des Contributions indirectes du département des Hautes-Pyrénées – qui y faisait une cure, auprès du Dr Michel Demangeat (Bordeaux, 8 août 1927 – Bordeaux, 15 mars 2011 – j’ai assisté aux obsèques de celui-ci le 18 mars en la basilique Saint-Seurin : j’avais suivi ses passionnantes présentations de malades le samedi matin au Centre Abadie dans le cadre du certificat de Psychologie de la Licence de Philosophie, l’année 1966 – ), qui, l’été, remplaçait son beau-père le Dr Borde comme médecin de cure à Bagnères – ainsi, est-ce à la piscine de Bagnères-de-Bigorre que j’ai appris à nager… – ; puis les hautes vallées de Haute-Garonne, ma belle-mère, née Paulette Germès, possédant une maison de famille à Saint Béat…

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    Nous, Bordelais, avons forcément fréquenté à diverses reprises, lors de vacances, les Pyrénées, comme le Pays basque et le Bassin d’Arcachon…

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    En recherchant des éléments biographiques à propos du Dr Michel Demangeat,

    j’ai découvert que Michel Demangeat avait été reçu membre de l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux le 23 novembre 2006 par le Pr Michel Portmann (Bordeaux, 31 mai 1924 – Arès, 17 septembre 2016) – qui est le fils de Georges Portmann (Saint-Jean-de-Maurienne, 1er juillet 1890 – Sainte-Eulalie, 24 février 1985), dont mon père le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus, 11 mars 1914 – Bordeaux, 11 janvier 2006) avait été l’assistant en ORL de 1939 à 1942, et qui lui avait sauvé la vie (!) en lui permettant d’échapper à la Gestapo qui allait venir l’arrêter à Bordeaux, début juin 1942… ; cf mon très détaillé article du 27 septembre 2014  : « Poursuite d’enquête sur les liens de résistance entre Pierre de Bénouville et les Portmann, père et fils« … – , le 23 novembre 2006.

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    Ce vendredi 13 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Mes grands chocs de littérature : William Faulkner, Antonio Lobo Antunes, Imre Kertész, Hélène Cixous…

    Le titre même de mon article d’hier jeudi 5 mars « Décès ce 5 mars 2026 d’un des plus grands écrivains contemporains, que nous avons ardemment lu, et rencontré même chez lui, à Lisbonne, le 19 février 2004 : Antonio Lobo Antunes (Lisbonne, 1942 – Lisbonne, 2026)… » m’a assez évidemment conduit à m’interroger sur les noms que je mettais au nombre «  des plus grands écrivains contemporains« , à côté d’Antonio Lobo Antunes, à partir de ma lecture, à sa parution en traduction française, en 1987, de « Fado Alexandrino« , puis, en poursuivant, mes lectures, ses romans suivants…

    Je parle donc de la Littérature…

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    Et je mets ici à part, puisque j’ai employé le mot de « choc« , Marcel Proust : une sublime évidence, lui, de la littérature de langue française ;

    hors concours…

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    En amont, bien sûr, et dès la classe de Première au lycée – je lisais aussi « À la recherche du temps perdu« … – , la découverte jubilatoire de l’écriture de William Faulkner : « Le Bruit et la Fureur« , « Sanctuaire« , « Lumière d’Août« , « Absalom, Absalom« , etc.

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    Plus tard, bien plus tard, la rencontre de l’écriture d’Imre Kertész : « Être sans destin« , « Le Chercheur de traces« , et l’extraordinaire « Liquidation« , sur lequel je me suis permis d’écrire un commentaire de lecture bien plus long que le texte même de Kertész : « Lire Liquidation d’Imre Kertész, ou ce qui dure d’Auschwitz« , achevé de rédiger le 13 janvier 2006 ;

    ce que j’ai retranscris en entier en mon article en date du 22 novembre 2022 : « Découvrir (ou, pour quelques uns, relire) « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész : ou ce qui dure d’Auschwitz », ma lecture-commentaire fouillée, achevée de rédiger le 13 janvier 2006, et quasi miraculeusement retrouvée, grâce à une sauvergarde quasi oubliée, de Nathalie Lambrichs, éminente lectrice passionnée de Kertész, ce mardi 8 novembre 2022…« …

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    Et enfin, et à part, avec les conseils hyper-avisés de mon ami René de Ceccatty, les livres absolument merveilleux d’Hélène Cixous…

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    Ce vendredi 6 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • René de Ceccatty : admirable biographe, maintenant d’Hector Bianciotti, mais aussi, en cette occasion-ci, autobiographe aussi, et à nouveau, de lui-même…

    Ayant achevé – cf mon précédent article, de toute première approche, en date du 10 février dernier : « L’art rare de la biographie de René de Ceccatty (suite) : un tout simplement merveilleux « Les Trois vies d’Hector Bianciotti », ou le portrait riche et subtil, à triple facettes au moins, d’un ami proche et discret, ou du moins sélectif en les trois volets de sa propre autobiographie ; ou l’admirable récit de vérité de vies faites de rencontres étroitement imbriquées, intriquées…« … – mes 2 lectures successives du « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« , paru le 19 février dernier aux Editions Séguier,

    je ne peux que réitérer mon immense admiration pour le talent de biographe, et secondairement, à cette occasion aussi, d’autobiographe – mais oui : en complément de ses « Enfance, dernier chapitre » (un chef d’œuvre absolu ! cf mon article « Lire, vraiment lire, ce chef d’oeuvre qu’est « Enfance, dernier chapitre », de René de Ceccatty » en date du 12 décembre 2017, ainsi que le podcast https://soundcloud.com/librairie-mollat/rene-de-ceccatty-divine-comedie-de-dante-ed-points de mon entretien avec René de Ceccatty sur ce livre majeur au Studio Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux le 27 octobre 2017) et « Mes Années japonaises« , principalement – de mon ami René de Ceccatty, dont je suis avec la plus grande attention la publication des livres successifs…

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    « Les Trois vies« , soient, en une première partie, pages 13 à 176,  la vie qualifiée par le biographe d’ »objective«  – factuelle, événementielle, si l’on veut… – ;

    puis, pages 177 à 264, la vie qualifiée de « subjective« , appréhendée à travers le prisme des rapports personnels professionnels (journalistiques et éditoriaux) et bientôt amicaux – mais jamais intimes –  entre le biographé et son biographe, à partir de leurs premières lectures réciproques, puis leur première rencontre effective, jusqu’au décès d’Hector Bianciotti ;

    et enfin, pages 265 à 498, la vie qualifiée d’ »intime » d’Hector Bianciotti, s’exprimant cette fois lui-même en première personne en divers entretiens – dont deux avec René de Ceccatty (aux pages 277 à 283 et 296 à 303) – , ou articles, dans lesquels s’entendent la parole et la voix d’Hector Bianciotti sur lui-même, en un livre qui comporte 590 pages…

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    Ce mardi 3 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Décès ce 5 mars 2026 d’un des plus grands écrivains contemporains, que nous avons ardemment lu, et rencontré même chez lui, à Lisbonne, le 19 février 2004 : Antonio Lobo Antunes (Lisbonne, 1942 – Lisbonne, 2026)…

    Ce jeudi 5 mars 2026,

    la lecture des journaux m’apprend le décès d’un des plus grands écrivains contemporains, que nous avons ardemment lu, livre après livre, passionnément, et même rencontré chez lui, en son atelier d’écriture à Lisbonne, Rua Gonçalves Crespo 4 B, le jeudi 19 février 2004, deux riches heures durant, de 15h 30 à 17h 30 : deux semaines durant nous – je veux dire : nous les membres de l’atelier de pratique artistique (littérature + photographie) « Habiter en poète » que j’avais créé en mon lycée Nord-Bassin d’Andernos-les-Bains – avons arpenté, en compagnie du photographe et ami bordelais Alain Béguerie, les divers quartiers de Lisbonne pour tenter de saisir par des photos les plus fidèles possibles à son style singulier d’écriture, ce que son roman « Traité des passions de l’âme » saisissait, lui, par l’écriture, de sa ville…

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    Campagne photographique mémorable, qui a donné lieu à plusieurs expositions, au consulat du Portugal à Bordeaux, à la libraire Mollat à Bordeaux, et à La Teste-de-Buch pour le Festival des lycéens…

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    Nous avions précédemment rencontré Antonio Lobo Antunes à plusieurs reprises déjà à Bordeaux pour la présentation de plusieurs de ses livres, grâce aux bons soins de notre amie Sylviane Sambor et du Carrefour des Littératures, qui avaient des liens très chaleureux et efficaces avec nombre d’excellents écrivains portugais, et même le président de la République Mario Suares, reçu grâce à son entregent à Bordeaux…

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    Antonio Lobo Antunes (Lisbonne, 1er septembre 1942 – Lisbonne, 5 mars 2026)…

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    Je renvoie donc ici par exemple à mon article « Le « ce qui fait vivre » Antonio Lobo Antunes » en date du 28 mai 2009, où j’évoquais brièvement, au passage, ces richissimes rencontres-là avec lui et son œuvre magnifique de plus de 30 livres très puissants et marquants, chaque fois différents…

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    C’est dire l’importance cruciale de la lecture, de la littérature, et des arts, dont la photographie, quand celle-ci est du moins un art,

    via cet exemple d’Antonio Lobo Antunes, toujours superbement singulier, qui vient, lui le lisboète, de nous quitter ce jeudi 5 mars 2026…

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    Ce jeudi 5 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa